Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Budapest annule sa commande de métros à Alstom

    Alstom a annoncé avoir été « surpris » par l’annonce de l’annulation de la commande de rames de métro pour les lignes de métro M2 et M4 des transports publics de Budapest (BKV). Ces derniers ont justifié l’annulation du contrat au motif qu’Alstom « n’avait pas fait tout ce qui était attendu dans l’intérêt de l’exécution du contrat ». En particulier, le dispositif de freinage mis en œuvre n’était pas conforme avec la réglementation hongroise. En réponse, Alstom a souligné que les caractéristiques techniques des rames étaient « totalement en ligne » avec l’habilitation de type provisoire approuvée par BKV et délivrée par l’Autorité nationale des transports en août 2007. Le constructeur ajoute que « les rames satisfont aux normes les plus sévères de l’UE et au niveau international » et que « sur plus de 3 000 voitures de métro vendues par Alstom dans le monde, 1 852 sont équipées d’un dispositif de freinage identique ou similaire à celui destiné à Budapest ». Alstom déclare « évaluer la situation et étudier les actions possibles contre la décision des BKV », tout en souhaitant « éviter une action en justice ».

  • Amtrak commande 70 locomotives électriques à Siemens

    Plus qu’une commande, c’est une percée sur le marché américain que Siemens célèbre en annonçant, le 29 octobre, la commande par Amtrak de 70 locomotives électriques Cites Sprinter pour un montant total de 466 millions de dollars (338 millions d’euros). Ces locomotives sont en effet les premières que l’industriel allemand réussit à vendre outre-Atlantique, « deuxième marché du monde pour les locomotives derrière l’Asie, de l’ordre de 1,5 milliard d’euros par an ». Ces engins seront aptes à développer une puissance de 6,4 MW sous trois alimentations électriques différentes (25 kV 60 Hz, 12,5 kV 60 Hz et 11 kV 25 Hz) afin de tracter des trains de 18 voitures à 200 km/h sur le corridor du Nord-Est (Boston – Washington). Dérivées des Eurosprinter et des Vectron, mais mises aux normes anticollision américaines, les Cities Sprinter seront produites essentiellement dans l’usine Siemens de Sacramento (Californie), actuellement spécialisée dans les tramways. Les premières livraisons interviendront dès 2013.

  • Accord RATP – SNCF pour Systra

    La RATP et la SNCF sont tombées d’accord sur Systra. Les deux entreprises publiques vont rester à parité dans leur filiale commune d’ingénierie. Les apports d’Inexia (SNCF, 80 millions de CA estimé en 2010) et de Xelis (RATP, 15 millions) vont permettre de donner à Systra (280 millions de CA attendu en 2010) une taille plus conséquente. Systra rachètera Inexia et Xelis, en prenant 49 % de chacune des deux filiales, la fusion étant envisagée dans les deux ans à venir. Systra sera doté d’un conseil de surveillance dont le président sera pour les deux premières années Pierre Mongin et le vice-président Guillaume Pepy., les rôles étant inversés au bout de 2 ans. L’actuel président, Michel Cornil, cède la place.?La direction sera assurée par un président du directoire, une personnalité nouvelle qui remplacera Philippe Citroën, actuel directeur général de Systra.

  • Une embellie toute provisoire pour la SNCF

    Publier un communiqué pour annoncer les chiffres des neuf premiers mois de l’année, ce n’est pas fréquent. Pour la direction de la SNCF, il s’agit de tirer un bilan avant la grève reconductible du mois d’octobre. C’est d’ailleurs dit clairement : « les effets de la grève interprofessionnelle d’octobre sur la réforme des retraites pèseront sur les comptes du dernier trimestre et la reprise encore fragile. Ils incitent à la prudence sur l’activité à la fin 2010. » En attendant les comptes annuels qui déchantent, ceux des neuf premiers mois de 2010 sont plutôt encourageants pour le groupe SNCF, après les mois de crise. Le chiffre d’affaires est en hausse de 4,8 % (887 millions d’euros) à périmètre et taux de change constants. Et toutes les branches sont en croissance, en ligne avec les prévisions. Lors de la présentation des comptes semestriels, le directeur financier, David Azéma, avait envisagé « la probabilité d’être dans le vert à la fin de l’exercice 2010. » Sauf aléa. La grève pourrait en être un.

  • Tours – Bordeaux : les anti-LGV dénoncent une « arnaque » financière

    Le Collectif des associations de défense de l’environnement (Cade) dénonce une « arnaque », au profit de Vinci, mise au jour dans la convention de financement de la LGV Tours – Bordeaux adoptée la veille par le conseil régional d’Aquitaine. La participation financière du concessionnaire-constructeur Vinci y est à « 29,1 % contre près de 50 % prévus en 2006 », assure le Cade. L’estimation du coût du projet est passée de 6,7 milliards d’euros en 2006 à 7,8 milliards, et il n’est imputé que 1,95 milliard à Vinci et 1,76 milliard à RFF, officiellement au titre du privé, explique le Cade. L’autre moitié viendra de l’Etat et de 57 collectivités locales. Selon ses calculs, il manquerait 1,1 milliard au tour de table. Le Cadre ajoute qu’étant « structurellement déficitaire », RFF sera incapable de financer sa part, qui sera à terme couverte par le contribuable français, confortant ainsi le profit de Vinci « qui percevra l’intégralité des péages pendant 44 ans. Il est inimaginable que les élus ne se soient pas montrés plus préoccupés par cette arnaque ».

  • DSB Sverige remporte les trains régionaux de l’Uppland

    DSB Sverige remporte les trains régionaux de l’Uppland

    Le 21 octobre, l’autorité organisatrice des transports départementaux de l’Uppland ont annoncé que DSB Sverige, filiale suédoise des chemins de fer de l’Etat danois (DSB) avait remporté l’exploitation des trains régionaux Upptåget entre Upplands Väsby (banlieue nord de Stockholm) et Gävle (157 km plus au nord), via l’aéroport d’Arlanda et Uppsala. Chiffré à 80 millions de couronnes suédoises (environ 8 millions d’euros) par an pour une offre de 3,1 millions de km-trains (comparable au TER Haute-Normandie), ce contrat entrera en vigueur en juin 2011 pour une période de 10 ans et 6 mois. Il s’agit du cinquième train régional remporté en Suède par une filiale des DSB. Pour cette desserte, actuellement exploitée par l’entreprise « historique » suédoise SJ, la DB, Veolia et le privé Tågkompaniet étaient également candidats.

  • Alstom livre neuf rames de métro à São Paulo

    La CPTM (Companhia Paulista de Trens Metropolitanos), de São Paulo, a commandé à Alstom Transport 9 rames de métros pour un montant « d’environ 80 millions d’euros ». Issus de la gamme Métropolis, les métros seront conçus et fabriqués sur le site de Lapa, où Alstom emploie 850 salariés. La livraison de ces rames de 8 voitures destinées à la ligne 11 est prévue mi-2012. Parmi les éléments de confort de ces nouvelles rames, on trouvera l’intercirculation entre les voitures, un système lumineux informant les malentendants de l’ouverture et de la fermeture des portes, l’affichage dynamique d’informations, la climatisation, des caméras de sécurité, des détecteurs de fumée et un système de lutte anti-incendie.

  • Commande de 295 locomotives électriques à KTZ et Alstom-Transmashholding

    Les chemins de fer kazakhes ont commandé au consortium réunissant Alstom, Transmashholding et Kazakhstan Temir Zholy (KTZ) 295 locomotives électriques à voie large (1 520 mm). Ces engins seront de deux types. Dérivées des DJ4 livrées à la Chine, les 200 KZ8A seront des locomotives doubles, développant 8,8 MW et capables de rouler à 120 km/h. Elles sont prévues pour les convois de fret les plus lourds (9 000 tonnes). Les 95 KZ4A seront quant à elles des locomotives pour trains de voyageurs (200 km/h) et devraient permettre de ramener le temps de parcours Almaty – Astana à 3 heures. Les premières KZ8A et KZ4A seront produites à Belfort d’ici 2012 et 2014. Le reste de la production incombera à une nouvelle usine encore à construire à Astana. La valeur du contrat s’élève à 1,3 milliard d’euros.

  • La trêve entre NTV et les FS est rompue

    Une semaine après avoir fait la paix devant le ministre des Transports Altero Matteoli et le sous-secrétaire d’Etat Gianni Letta, c’est par presse interposée que l’opérateur historique italien s’en prend au nouvel entrant. Dans une interview au Corriere della Sera du 26 octobre, Mauro Moretti, patron des FS, s’étonne de ne pas avoir eu d’excuses de NTV qui accusait RFI, de faire obstruction aux essais. Il explique aussi que les problèmes viennent de l’AGV d’Alstom qui perdrait de la stabilité au-delà de 250 km/h et que NTV voudrait réussir en 90 jours ce que les ETR 600 et 610 ont fait en deux ans et demi. Réplique de NTV : « Ces propos confirment l’hostilité à notre égard ». Tout en affirmant ne plus se prêter à la polémique, Luca di Montezemolo explique : « De la part de quelqu’un habitué à dépenser les deniers publics, nous comprenons qu’investir un milliard d’euros dans une entreprise privée est considéré comme un risque entrepreneurial de peu de valeur. » Le lendemain, le ministre en personne affirmait que les propos du patron des FS n’étaient « absolument pas acceptables ».

  • Nouvelle chaîne de traction Optonix en essais à Pékin

    Depuis le 20 octobre, 6 rames équipées de la nouvelle chaîne de traction Optonix d’Alstom effectuent des marches d’essais sur la ligne 15 du métro de Pékin (Beijing Dongzhimen Airport Express Rail Co.) à intervalles de 10 minutes, après 50 jours d’essais de type. Prévue pour entrer en service commercial fin 2010, la phase 1 de la ligne 15 dessert 9 stations sur un parcours de 20,2 km. La nouvelle chaîne de traction développée par Alstom pour le métro de Pékin permettra de réduire le temps de trajet et d’accroître la fréquence des trains, tout en réduisant de 30 % l’énergie consommée par rapport à un métro classique, grâce aux améliorations de performances de cette chaîne de traction et aux freins à récupération d’énergie. Les deux premières rames doivent être livrées dans 9 mois par un consortium constitué d’Alstom (unités Chine et Europe incluses) et de Shanghai Alstom Transport Electrical Equipment Co., Ltd (SATEE), joint-venture d’Alstom en Chine. Au total, 180 voitures sont destinées à la ligne 15.