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Auteur/autrice : admin_lvdr
Le projet TGV fret au départ de Roissy est reporté
Le projet de lancer un TGV fret pour relier les grandes plateformes aéroportuaires européennes est reporté, selon Fedex, l’un des promoteurs de ce projet. « Ce projet est un peu endormi aujourd’hui. Il pourrait redémarrer à l’horizon 2015-2016-2017 », a estimé Alain Chaillé, le vice-président régional Europe du Sud du groupe américain, qui s’exprimait le 1er octobre devant l’Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace. Selon lui, « à l’avenir, l’intermodalité a du sens ». L’idée de relier des plateformes avait été lancée il y a quatre ans par l’association Carex. Entre-temps, la crise est passée par là. Or le projet est onéreux. Il nécessite une dizaine de trains spécialement conçus pour transporter des conteneurs d’avions, qui ne pourront être commandés que si les flux sont suffisants pour les rentabiliser.
Le groupe Soufflet s?engage sur le rail
RFF a signé le 28 septembre un accord de partenariat avec le groupe Soufflet. Ce contrat porte sur une douzaine de lignes ferroviaires desservant les sites du groupe spécialisé dans le négoce et la transformation de céréales. Il prévoit que RFF rénove certaines liaisons desservant les silos de l’industriel. En contrepartie, celui-ci s’engage à garantir un volume de trafic minimal sur les lignes réhabilitées. Un comité de pilotage commun aux deux entreprises supervisera la mise en œuvre du partenariat conclu pour une durée indéterminée.
Le groupe Soufflet, expert des filières blé et orge, est le premier collecteur privé français de céréales avec plus de 3 millions de tonnes de céréales collectées en France et près de 1 million de tonnes à l’international. Grâce à cet accord, il compte développer le transport de marchandises par la voie ferrée, notamment en direction des pays européens voisins.Naissance d?un opérateur de proximité en Auvergne
Un nouvel opérateur ferroviaire de proximité est né en Auvergne : SAS Ferovergne est majoritairement porté par des transporteurs routiers et des logisticiens à hauteur de 64 %, mais aussi soutenu par des chargeurs (10 %) et SNCF Geodis (15 %). La société devrait lancer son premier train en novembre pour le compte de Granulats Bourgogne-Auvergne.
Dans un premier temps, Ferovergne va démarrer son exploitation avec du personnel détaché de la SNCF pour conduire ses trains. Mais la société s’est engagée à obtenir sa licence ferroviaire et son certificat de sécurité (ce qui devrait être le cas l’année prochaine), puis à engager ses propres personnels. Elle table sur un report modal de 330 000 t la première année, soit l’équivalent de 13 200 trajets en camion en moins sur les routes, puis l’année suivante sur 500 000 t, soit 20 000 trajets de camion économisés.Neuf services publics vont faire guichet commun
Le gouvernement et neuf entreprises et organismes de service public (dont la SNCF, la Poste, EDF, GDF Suez, Pôle emploi, l’Assurance maladie, la Caisse nationale d’allocations familiales, la Mutualité sociale agricole et la Caisse nationale d’assurance vieillesse) ont signé le 28 septembre un accord national visant à ouvrir des guichets communs dans les zones rurales. L’objectif est d’ouvrir dans un premier temps 60 nouveaux lieux d’accueil, tandis que 300 autres sites verront leur offre de services complétée. Ils seront déployés dans 22 départements métropolitains (un par région) et à la Réunion. La SNCF va par exemple installer des bornes de vente de billets de trains régionaux (TER) dans des bureaux de postes ou des offices de tourisme.
Tracé de la LGV Sud-Ouest validé, financement quasi bouclé
Le tracé de la LGV qui doit relier Bordeaux à l’Espagne et à Toulouse a été définitivement arrêté, a annoncé le 28 septembre le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo. Ce tracé est globalement conforme à celui soumis en mai pour validation au Premier ministre par le comité de pilotage (Copil), à quelques ajustements près, a-t-il expliqué. Quant au financement, estimé en juin 2009 à 16 milliards d’euros, « je crois qu’à deux ajustements près on s’est mis d’accord sur le processus » avec les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, s’est félicité le ministre, qui espère pouvoir signer « d’ici Noël » la convention définitive avec le concessionnaire Vinci.
Journées Agir : les indépendants tiennent congrès dans un contexte d’inquiétude budgétaire
Agir, l’association des réseaux de transport indépendants a tenu ses 25es journées, fin septembre, à Clermont-Ferrand. Une localisation en forme de clin d’œil puisque la ville de Michelin et du Translohr fut fondatrice d’Agir, avant de s’en séparer et de la réintégrer l’an passé. Agir, qui compte aujourd’hui 69 adhérents, s’est félicitée par la voix de son président Gilles Bourdouleix, député maire de Cholet, de la vitalité du transport indépendant : « Il ne faudrait pas que le I d’indépendant devienne un I d’isolement, il est important que nous continuions à promouvoir les bonnes pratiques. » Le grand sujet du moment, abordé dans les conférences, est celui de la SPL, ce nouveau mode de gestion dont les réseaux indépendants espèrent beaucoup et qui vient d’être choisi par Saumur. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a salué la dynamique indépendante, tout en rappelant que l’important était que les AOT « disposent d’un véritable choix ». A quelques jours de la clôture du deuxième appel à projets pour le financement des lignes nouvelles de TCSP, Pierre Matthieu, vice-président du Gart, a rappelé que les collectivités locales portent aujourd’hui 87 % des investissements publics en la matière. Alors que de sérieux doutes existent sur la consistance de la nouvelle enveloppe budgétaire, le Gart a demandé à ce que le taux de VT puisse être majoré de 0,6 à 0,9 % dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants.
Marc Véron nommé président du directoire de la SGP
L’ancien directeur de cabinet de Christian Blanc, Marc Véron (61 ans), a été nommé le 24 septembre, par décret du président de la République, président du directoire de l’établissement public Société du Grand Paris, dont il était le préfigurateur depuis le 2 juillet. Deux autres membres du directoire de la Société du Grand Paris ont également été nommés par décret : Pierre-Alain Jeanneney (58 ans), conseiller d’Etat, ancien directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications, ancien directeur du cabinet de Christian Blanc à la présidence d’Air France, et ancien DGA de la RATP quand Christian Blanc en était le président ; Didier Bense (50 ans), qui était directeur du département ingénierie de la RATP.
Début du double débat public sur Arc Express et la double boucle
Le 30 septembre, à la porte Maillot, s’est tenue la réunion de lancement des deux débats publics, Arc Express (Commission particulière présidée par Jean-Luc Mathieu) et métro du Grand Paris (présidée par François Leblond). Les deux débats vont se tenir conjointement pendant quatre mois. Les deux projets, largement concurrents, sont promis à une synthèse. Cependant, la Commission nationale du débat public, présidée par Philippe Deslandes, ne peut organiser les débats que sur les projets des maîtres d’ouvrage, Stif pour Arc Express, SGP pour la double boucle. L’exercice va être acrobatique.

Jean Germain, maire (PS) de Tours : « Les vents sont porteurs »
VR&T : Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’aventure du tramway à Tours ? VR&T : Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’aventure du tramway à Tours ?
Jean Germain : Pourquoiun tramway à Tours ? L’agglomération de Tours fait environ 300 000 habitants. Elle est dans les douze plus grandes agglomérations de France. Pour tout le monde – en tout cas pour tous ceux qui s’occupent de transports –, le tramway s’avère faisable dans une agglomération de cette taille. Et moi je dirais nécessaire ! On a une structure des déplacements qui est tout à fait favorable, puisqu’il y a un axe majeur entre le nord de Tours et Joué-lès-Tours. Tours est une ville ferroviaire, avec une longue tradition de carrefour, ce qui rend aussi logique le choix du tramway sur fer. On sait que l’on sera au-delà de 60 000 personnes par jour. Et en disant 60 000, je suis sûr de ne pas me tromper ! Et puis, il n’y a pas que les problèmes de transport, il y a aussi des aspects environnementaux : la qualité de la vie est un sujet important, et permettre aux gens de mieux se déplacer à des tarifs corrects et sans émission de CO2 dans l’atmosphère paraît une évidence. Evidemment, on peut se demander si c’est une mode ou une nécessité… Pour faire un parallèle un peu osé, il y a beaucoup de manifestations contre la façon dont on veut régler le problème des retraites. Nicolas Sarkozy vous dira que c’est une mode, les syndicalistes vous diront que c’est une nécessité… Et moi, je ferai la même réponse pour un tramway : c’est une nécessité. De plus, je m’appuie sur le résultat des élections municipales. Le tramway avait été au coeur du débat. En face de nous, la liste opposée était farouchement contre, et nous avons fait plus de 62 % ! Je vois bien le rendu de l’enquête publique. Je laisserai bien sûr le président de la commission s’exprimer là-dessus, mais j’en ai les résultats – ils sont connus – et je les regarde. Il peut y avoir des choses qui ne plaisent pas, bien sûr ! Mais je remarque que ce sont surtout les opposants qui se déplacent pour ce genre d’enquête. Or, on a plus de 72 % des gens qui se déclarent favorables au tramway et à son tracé.VR&T : Tout demême, en comparaison d’autres villes, vous avez pris votre temps pour faire ce tram…
J. G. : La ville de Tours a été longtemps isolée, puisque l’agglomération ne s’est créée qu’en 2000. Le tramway est un projet fédérateur, qui ne peut pas se lancer dans une seule ville. Et au-delà de la première ligne, on a le projet de la seconde ligne, on a le projet de l’étoile ferroviaire et du tram-train… Ce sont des choses qui se discutent à plusieurs. C’est l’avenir de l’agglo pour les vingt ans qui viennent qui est en jeu, ça mérite qu’on prenne un peu de temps. Et puis, nous souhaitions sur une grande partie de la ligne avoir une alimentation électrique qui ne soit pas par ligne aérienne, et je vais lier ça à la question du design : Tours est une ville qui est à la fois ville d’art et d’histoire, ville patrimoine mondial, ville qui a un des plus grands secteurs sauvegardés de France, la partie de la Loire qui traverse la ville est classée Natura 2000…C’est quelque chose qui est remarquable du point de vue du patrimoine, qu’il soit construit ou naturel ! Le tourisme est une industrie que nous ne négligeons pas, puisqu’il est pourvoyeur à la fois d’attractivité, d’emplois et de revenus importants.
Les plus grands peintres, les plus grands romanciers, les cinéastes ont célébré cette percée de Tours qui va depuis la Tranchée jusqu’à la place Jean-Jaurès, qui est la nouvelle perspective de la ville (l’ancienne étant sur un axe est-ouest qui va de la cathédrale à la basilique Saint-Martin). Il fallait préserver cette perspective. Il n’y a pas eu de discussion là-dessus, ça s’est fait très rapidement au sein du Sitcat, le syndicat qui gère les transports. Ça a été décidé à l’unanimité, personne ne voulait modifier la perspective monumentale. Nous avons été dans un certain nombre de villes, et nous avons vu que l’on pouvait se passer de lignes aériennes et qu’on n’en était plus au stade de l’expérimentation.VR&T : Et donc, le choix de Tours pour effacer les lignes aériennes ?
J. G. : Ça sera l’alimentation par le sol qui sera adoptée. Nous signons avec Alstom. Et l’APS ira jusqu’à la gare, parce que nous avons eu des tarifs corrects. Nous avions fixé une base de 76 millions d’euros hors taxes sans l’accès à la gare, et là, nous sommes à 73,2 millions avec. Les circonstances économiques du moment et la concurrence ont fait baisser les prix de façon significative.VR&T : Le projet fait la part belle au design…
J. G. : Le design, c’est un élément d’attractivité. Tours est une ville connue dans la région des châteaux de la Loire, qui est au patrimoine mondial. On peut le dire, nous souhaitons que notre tramway soit une attraction ! Nous avons demandé à des artistes reconnus et à un designer de travailler là-dessus, et sur le design du tramway lui-même. Pour que ce soit un objet dont on parle, qui soit attractif, et puis que depuis ce tramway il puisse y avoir un rayonnement artistique et culturel. Daniel Buren va nous aider : il nous a fait un projet sur les traversées de la ville qui est très intéressant. Il y a aussi un aspect de mise en lumière remarquable. Régine Charvet-Pello a obtenu le marché du design du tramway. Elle est aussi votre adjointe à la mairie de Tours.VR&T : Elle était la meilleure ?
J. G. : Oui, elle était la meilleure. La question ne se pose même pas ! Elle a une certaine réputation en la matière. Et il ne faut pas se priver du savoir-faire des entrepreneurs locaux par principe.VR&T : Vous avez demandé de l’argent à l’Etat dans le cadre du deuxième appel à projets pour les transports en commun de province ?
J. G. : Pour l’appel à projets du Grenelle 2, nous participons non pas pour une deuxième ligne, mais pour l’extension de la première. D’entrée de jeu, nous avons décidé d’étendre la ligne au nord, suite à la première enquête publique. Ça va nous permettre d’obtenir des subventions pour ces 2,5 kmsupplémentaires qui n’étaient pas inclus dans le Grenelle 1. Franchement, je ne peux pas vous dire combien nous pourrons récupérer. Qui connaît les finances de l’Etat actuellement ? Nous espérons avoir quelque chose !VR&T : Quels sont vos projets pour la suite ?
J. G. : La deuxième ligne de tramway, le BHNS et l’étoile ferroviaire sont trois sujets étroitement liés. On a à Tours une étoile ferroviaire relativement importante. Elle n’est pas partout en bon état,mais un peu partout on est en train de refaire les aiguillages et les voies. RFF et la SNCF vont se lancer dans le cadencement de l’intégralité des lignes en décembre 2011. Cela fait un peu évoluer notre réflexion dans le temps. Nous nous sommes rendu compte dans le cadre du Scot [schéma de cohérence territoriale, ndlr] qu’on pourrait assez vite avoir des dessertes ferroviaires cadencées sur les voies existantes, avec des tarifs abordables : de l’ordre de 20 à 30 millions d’euros, ce ne sont pas des choses impossibles. On pourrait faire une ligne reliant sur les lignes existantesMonnaie, Notre-Dame-d’Oé, La Membrolle-sur-Choisille, Fondettes, La Riche, le carrefour de Verdun, où il faut construire une halte en correspondance avec le tramway, Saint-Pierre-des-Corps, La Ville-aux-Dames et Montlouis. Elle ne passerait pas à la gare de Tours, mais serait en correspondance avec le tramway au carrefour de Verdun. On va aussi développer le BHNS. On pense qu’on aura d’autres axes à l’avenir, notamment quand l’autoroute A10 sera déclassée, lorsque le contournement autoroutier de l’agglomération tourangelle sera réalisé. Voilà les sujets pour les quinze ans qui viennent ! La première ligne en septembre 2013 ; pour la deuxième ligne, ça ira beaucoup plus rapidement parce qu’il n’y a pas de dépôt à construire et parce qu’il n’y a pas de problème d’effacement de ligne. Il y a juste un passage en pente un peu délicat. Quant à l’étoile ferroviaire, est-ce que c’est un tram-train ou une autre desserte ? Les voies existent, elles ont besoin d’être rénovées, mais la rénovation est en route, et il faudra construire cette halte au carrefour de Verdun.VR&T :Quel tracé pour la deuxième ligne ?
J. G. : En ce qui concerne la deuxième ligne de tramway, car il y aura une deuxième ligne de tramway, elle desservira évidemment l’hôpital Trousseau au sud. Il n’y a pas de doute là-dessus. Nous sommes en train de travailler sur le tracé, car il y a des parties de Saint-Avertin dont il faut qu’on se rapproche un peu, il y a des constructions nouvelles, etc. Pour le reste, je vois les choses, mais il faut aussi s’assurer de leur faisabilité. On ne sait pas encore où la ligne 2 aboutira au nord : tout va dépendre de la façon dont se fera la jonction avec Saint-Pierre-des-Corps. Est-ce que ça va se faire en tram-train cadencé à la place de la navette ferroviaire, est-ce que ça sera en tram ? On ne peut pas faire les deux ! Je pense que dans un délai d’un an on le saura, mais ça dépend de beaucoup de discussions, entre les autorités organisatrices, avec RFF, avec la SNCF, pour voir par exemple si cette liaison aura le statut de navette SNCF ou si elle sera gérée par le Sitcat… Les gares de Tours et de Saint-Pierre-des-Corps sont des gares nationales, la navette est actuellement Grandes Lignes, et on ne peut pas faire du tram-train cadencé en gardant ça. Tant qu’on ne connaît pas le statut de cette jonction, on ne peut pas répondre aux autres questions.VR&T : On a donc dans une dizaine d’années une première ligne de tramway, une deuxième ligne au moins sur la partie sud, une desserte cadencée entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps et une desserte périurbaine sur l’étoile ferroviaire ?
J. G. : Oui. Et je suis relativement optimiste parce que les vents sont porteurs.Budget 2011 : quasi-stabilité pour les transports
Le budget des transports, présenté le 29 septembre, atteint plus de 3,5 milliards d’euros, en baisse de 6 % par rapport à 2010. Si on ajoute le budget attribué à l’AFITF (Agence de financement des infrastructures de France), l’enveloppe globale affiche une légère hausse de 0,4 %. Selon le ministère de l’Ecologie, « le budget de l’AFITF est sécurisé sur la durée. C’est grâce non seulement au maintien d’une subvention budgétaire de 1 milliard d’euros par an sur toute la durée du budget 2011-2013, mais aussi grâce à la mise en place de la taxe poids lourd ». Il faudra toutefois attendre mi-2012 pour voir entrer en vigueur cette taxe. Dans les comptes, une nouvelle colonne de 210 millions d’euros apparaît pour financer les trains d’aménagement du territoire. Ces trains, qui vont faire l’objet d’une convention entre la SNCF et l’Etat, devraient être financés par une taxe de 1 % sur les billets de trains et les péages des autoroutes, selon l’AFP.