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Auteur/autrice : admin_lvdr
Masteris, une filiale de la SNCF pour commercialiser la maintenance ferroviaire
C’est à l’occasion du salon Innotrans 2010 que la SNCF a lancé sa nouvelle filiale Masteris, présentée comme le « point d’entrée unique pour les services et prestations de la direction du matériel ». S’appuyant sur l’expertise des 39 technicentres français et du Centre d’ingénierie du matériel (CIM), Masteris « répond sur mesure à tous les besoins relatifs à la maintenance, à la rénovation et à l’ingénierie ferroviaire du matériel roulant », tout en proposant des solutions pour la mise à disposition de pièces de rechange (108 000 références). Cette structure légère (11 personnes actuellement) propose à ses clients un service « personnalisé, souple et réactif » en France et en Europe, dans un contexte d’ouverture du marché qui voit arriver des entreprises demandeuses du savoir-faire de la SNCF. A l’international, Masteris est déjà implantée en Belgique (port d’Anvers), en Italie (Turin) et en Allemagne (ITL Dresde, Dortmund), tout en visant un « prochain déploiement de ses activités en Europe de l’Est et au Royaume-Uni ».
Sofanor, filiale de Compin, en redressement judiciaire
Ce devait être l’emblème d’une collaboration industrielle inspirée de l’automobile entre un équipementier et ses clients ferroviaires. Cela se solde par un redressement judiciaire. L’équipementier Sofanor (158 salariés, groupe Compin), installé aux portes de l’usine Bombardier de Crespin, a été placé fin septembre en redressement judiciaire pour six mois. Avec deux urgences : rentrer rapidement 7 millions d’euros pour payer les salariés et les fournisseurs, au besoin en trouvant un repreneur, et la négociation d’un plan social. Les délégués du personnel pointent une situation ubuesque dans laquelle le carnet de commandes est garni pour trois ans, mais à des niveaux de prix qui ne permettent pas à l’entreprise de sortir la tête de l’eau.
Commande ferme de 50 trams à Bombardier pour Melbourne
Le 29 septembre, Bombardier a confirmé avoir reçu du ministère des Transports de l’Etat australien de Victoria une commande ferme « d’environ 303 millions de dollars australiens » (216 millions d’euros) portant sur 50 tramways pour le réseau de Melbourne, exploité par Yarra Trams (Keolis). Cette commande comprend la fourniture pour 2012 de 50 tramways Flexity Swift à plancher bas, une maquette, l’équipement de maintenance, ainsi que la maintenance du parc jusqu’en 2017. Une option porte sur 100 autres tramways. Longs de 33 m et transportant jusqu’à 210 personnes, ces trams seront assemblés en Australie par l’usine Bombardier de Dandenong (Melbourne), tandis que le système de propulsion et les bogies proviendront des usines Bombardier de Mannheim et Siegen (Allemagne).
Tets accélère le fret combiné entre la Chine et Moscou
Le transporteur allemand Tets (Trans Eurasia Transport Solutions) a lancé en septembre un nouveau service régulier pour l’acheminement par rail des conteneurs entre les principaux centres industriels du sud, de l’est et du nord de la Chine avec Moscou, en partenariat avec le chinois Lianyungang China Shipping Container Lines (CSCL). Le « hub » de ce nouveau service sera en effet le port de Lianyungang, entre Pékin et Shanghaï, sur un corridor ferroviaire et multimodal reliant la Chine au Japon, à la Corée, au Sud-Est asiatique et à l’Asie centrale. La traction, qui sera assurée par les chemins de fer chinois, kazakhs et russes, devrait garantir des temps de parcours de 23 à 25 jours entre Lianyungang et Moscou, ou de 28 jours entre Pékin et Moscou. Soit « seize fois moins cher que par avion et deux fois plus vite que par la mer ». D’ici la fin de l’année, Tets compte transporter quelque 1 000 conteneurs 40 pieds entre la Chine et Moscou.
Des candidats du monde entier pour trois usines de matériel roulant en Inde
Les industriels du monde entier sont invités à entrer à hauteur de 76 % dans le capital de trois usines indiennes de matériel roulant, le reste étant apporté par Indian Railways. Bombardier, Siemens, Alstom et GE sont candidats pour l’usine de locomotives électriques de Madhepura (Bihar), chiffrée à 12,93 milliards de roupies (212 millions d’euros). Electro-Motive Diesel (EMD) et GE ont des offres pour l’usine de locomotives diesel de Marhowrah (Bihar), d’un montant de 13 milliards de roupies (213 millions d’euros). Mais c’est pour l’usine d’automotrices électriques de Kanchrapara (Bengale-Occidental), à 15 milliards de roupies (245 millions d’euros), que la concurrence sera la plus rude. Des offres ont en effet été remises par Alstom, Siemens, Bombardier, une joint-venture regroupant CAF, Hyundai Rotem, Jindal et Hitachi, une collaboration entre Kawasaki et Texmaco, ainsi que par l’association entre ABB, Stadler et TWL. Les entreprises retenues seront connues dans les prochains mois et une quatrième usine, située dans le sud du Bengale, pourrait ouvrir son capital dans un futur proche.
Le brésilien MRS achète 115 locomotives GE
Au cours du salon Innotrans 2010, GE Transportation et l’entreprise ferroviaire fret brésilienne MRS Logística (MRS) ont signé un accord portant sur l’achat de locomotives diesel-électriques, comprenant une tranche ferme de 115 engins du type AC44i (transmission électrique à courant alternatif) et une option sur 100 unités supplémentaires. Ces locomotives seront assemblées à l’usine brésilienne de GE. Toutefois, certains éléments clés comme le moteur diesel 12 cylindres FDL seront produits aux Etats-Unis. D’ici fin 2011, 90 unités devront avoir été livrées (dont 30 d’un contrat précédent et 60 du nouveau marché), le reste devant avoir été livré pour 2015.
Le vol de câbles toujours plus inquiétant pour la SNCF
C’est la principale cause de détérioration de la régularité des trains de la SNCF : le vol de câbles. De quoi autoriser Guillaume Pepy, président de la SNCF, à pousser « un coup de gueule » contre ce qui est considéré comme un phénomène d’une « gigantesque ampleur ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2 100 vols répertoriés en douze mois, soit une quarantaine par semaine. Et à chaque fois des milliers de personnes bloquées dans les trains, souvent dans des zones périurbaines. C’est devenu un « phénomène explosif », qui concerne d’ailleurs tant le réseau ferroviaire que les autoroutes, le périphérique… Et comment, pour la seule SNCF, surveiller à toute heure quelque 33 000 km de lignes ? Le travail est fastidieux, mené avant tout par la gendarmerie et la police, afin de remonter les filières de revente du cuivre. Car il n’y a pas de hasard, comme l’a précisé Pierre Izard, directeur général SNCF Infra : « Le rythme des vols est corrélé à quinze jours près à l’évolution du cours du cuivre. »
Le nombre d?embauches à la SNCF revu à la hausse
Il y a plus de départs que prévu au projet de budget 2010 de la SNCF, le nombre d’embauches devrait donc être revu à la hausse. Cela doit faire l’objet d’une discussion, début octobre, entre la direction des ressources humaines et les syndicats. 4 400 départs à la retraite étaient prévus, plus 1 000 autres départs. Compte tenu du nombre de reclassements internes, en particulier d’agents du fret, estimé à 2 000, les embauches devaient être comprises entre 1 000 et 1 600 personnes. La donne a changé. Sans doute inquiets de la réforme des retraites, plus de cheminots que prévu – entre 700 et 800 – se sont décidés à partir : soit plus de 6 000 en tout. Et les reclassements n’ont concerné « que » 1 300 agents du fret. Déjà, début avril, il a été annoncé que le nombre des embauches serait de 2 300, soit un millier de plus que prévu initialement. Un chiffre qui devrait être à nouveau revu à la hausse. Comme l’a précisé François Nogué, directeur des RH, « nous allons revoir cette équation ».
Mise en service plus difficile que prévu du Francilien
La SNCF n’a réceptionné à ce jour que 7 rames du Francilien sur les 16 attendues. De plus, la mise au point (ou le « déverminage ») des rames utilisées en service commercial sur la ligne H (Paris – Persan-Beaumont) est assez difficile, notamment en raison des problèmes liés au système d’emmarchement mobile rendu nécessaire par la non-homogénéité des quais franciliens. A la SNCF, on précise que Bombardier s’est engagé à augmenter la cadence pour rattraper un retard d’environ un an. Il faut rappeler que c’est à la demande pressante des élus et de la SNCF que Bombardier avait accepté d’augmenter la cadence initialement prévue de livraison de ses trains, un nouveau planning que le constructeur n’a pas réussi à tenir.
Lancement de l?enquête publique sur l?extension du tram de Nice
Du 27 septembre au 27 novembre, Nice-Côte d’Azur soumet le projet de prolongement de son tramway ligne 1 à l’enquête publique. Cette extension rendra possible la desserte du quartier Pasteur et du centre hospitalier universitaire Pasteur en 2013. La seconde phase permettra son extension jusqu’au quartier de l’Ariane, puis jusqu’à La Trinité. Depuis son élection, le maire et président de la communauté urbaine, Christian Estrosi, a fait de l’amélioration des transports une priorité.