Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Adoption de la loi Grenelle 2

    Le Parlement a définitivement adopté le 29 juin le texte mis au point quelques jours plus tôt par la commission mixte paritaire sur le projet de loi Grenelle 2. L’UMP et le Nouveau Centre ont voté pour ce texte, qui concrétise les objectifs fixés par la loi Grenelle 1 notamment dans le domaine de la mobilité urbaine (lancement de l’expérimentation du péage urbain par exemple). Mais le PS, le PC et les Verts ont voté contre. L’opposition regrette les reculs sur de nombreuses dispositions, comme l’abandon de la taxe carbone ou le report de la taxe poids-lourd. Le travail n’est pas achevé car le gouvernement doit encore rédiger pas loin de 200 décrets pour que la loi puisse totalement s’appliquer.

  • Bombardier en retard pour le Francilien

    Dans le quotidien Le Parisien du 29 juin, Guillaume Pepy l’annonce en évoquant les arrivées de rames Francilien sur le réseau d’Ile-de-France : « Ce sont des trains ultramodernes, plus beaux que le TGV. Malheureusement, le fabricant, Bombardier, est en retard. Nous devions en avoir quinze en juillet, nous n’en aurons que sept. Je suis très mécontent et je vais rencontrer Bombardier à ce sujet ». Le retard dans les livraisons, estimé à trois mois. Bombardier annonce qu’il va rattraper ce retard progressivement et sera « au clair » début 2011. Actuellement, ce train fait des allers-retours Paris-Nord — Luzarches tous les jours, au rythme de trois allers-retours par jour, uniquement aux heures creuses. Il circulera en heures de pointe sur Paris-Nord — Luzarches et Paris Nord — Persan, via Montsoult, à partir du mois d’août.

  • Un conseil de gouvernance pour manager les grands projets de gares

    Pour concevoir la « grande gare » décrite par Fabienne Keller dans son rapport, il faut réformer les modes de gouvernance. C’est l’objectif que se sont fixé l’AMGVF et la Fnau en lançant un groupe de travail présidé par André Rossinot au printemps 2009. Sur la sollicitation de Guillaume Pepy, ce groupe a travaillé avec Gares et Connexions pour élaborer un modèle de gouvernance des projets, tant de refonte des gares que d’aménagement urbain des quartiers. La proposition : un « conseil de gouvernance » constitué de deux groupes opérationnels. Le premier pour le projet transport – regroupant AOT, transporteurs et prestataires, usagers, Gares et Connexions et RFF, sous la direction de ces deux derniers. Le second pour l’aménagement urbain, dont le « patron » serait la collectivité, avec Gares et Connexions, RFF, ville, Epci, et SEM, ainsi que les autres maîtres d’ouvrage et propriétaires éventuels. Autour de ces deux noyaux gravitent les CCI, commerçants et habitants. André Rossinot, qui s’apprête à expérimenter la formule à Nancy, précise qu’il « ne s’agit pas d’une structure juridique ». Dommage car c’est bien d’une personne morale dont auraient besoin les projets.

  • RTE-T : vers une réorganisation sur deux niveaux

    Le Commissaire européen aux Transports a profité des journées 2010 consacrées aux réseaux transeuropéens à Saragosse pour présenter la réorientation de la politique communautaire dans ce domaine Le Commissaire européen aux Transports a profité des journées 2010 consacrées aux réseaux transeuropéens à Saragosse, en Espagne, pour présenter la réorientation de la politique communautaire dans ce domaine qui va être affinée d’ici à la fin de l’année. Avant la publication d’un livre blanc sur les RTE-T, Siim Kallas a lancé une grande consultation qui court jusqu’en septembre. Principale innovation proposée, les RTE seront désormais répartis sur deux niveaux : un réseau principal incluant les projets prioritaires en cours, reliant les grandes capitales et les principaux ports ou aéroports de l’Union européenne, accompagné d’un réseau qualifié de « global », plus dense qui engloberait les infrastructures de liaison intermédiaires. « Le but de la planification d’un réseau central n’est pas de lancer un nouveau programme, explique la Commission européenne dans son document de travail. Il s’agit plutôt de faire du réseau le fondement d’un système de transport efficace, à intensité réduite en carbone, sûr et sécurisé, en assurant la continuité des projets en cours. »
    L’argent serait concentré sur le réseau central. « Il faut avoir une réflexion sur la manière dont on peut le mieux apporter une valeur ajoutée européenne, il faut voir là où l’effet de levier serait le plus efficace », explique un diplomate. Bruxelles envisage un financement intégré au sein d’un fonds transport qui coordonnerait mieux les différents instruments existants, comme le programme RTE-T ou les fonds structurels européens.
     

    Isabelle ORY

  • Ferrovie dello Stato prépare son offensive en Europe

    Le groupe public italien promet des surprises cet été sur le marché européen. Outre la France, les Italiens s?intéressent à l?Europe centrale et du Nord « Cet été, il y aura des surprises sur le marché étranger pour Ferrovie dello Stato », c’est ce qu’a affirmé début juin Mauro Moretti, directeur général du groupe public italien de transport ferroviaire. Ce dernier confirme ainsi que l’Italie ambitionne de marquer rapidement des points hors de la Botte. Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Grande-Bretagne : selon le quotidien économique Il Sole 24 Ore, Trenitalia s’intéresserait à de nombreux marchés ferroviaires. La France, qui s’est ouverte à la concurrence en décembre, reste néanmoins sa cible privilégiée. Ainsi, en avril, Mauro Moretti assurait que son groupe comptait toujours faire circuler des trains italiens dans l’Hexagone dès l’été 2010, en s’associant avec le groupe français Veolia. La compagnie italienne, qui aimerait assurer deux allers et retours quotidiens Paris – Milan et Paris – Gênes [ces trains s’arrêteraient dans six gares françaises, Chambéry, Modane, Avignon TGV, Aix-en-Provence TGV, Marseille et Nice, NDLR], a pourtant pris beaucoup de retard dans ce dossier. Et si l’Italie et la France ont signé une « pax ferroviaria » afin de coopérer dans la libéralisation de leur marché, la tension perdure, l’homologation du matériel roulant italien n’étant toujours pas réglée. L’arrivée de Trenitalia en France durant la période estivale semble donc plus que compromise, selon les observateurs. Mais Ferrovie dello Stato a d’autres projets que la conquête du territoire français. Le groupe italien regarde pour l’instant vers l’Europe centrale et du Nord. « Une société comme la nôtre, pour se développer, ne peut que s’attaquer au marché européen », explique Mauro Moretti. Se félicitant d’avoir des comptes dans le vert, Ferrovie dello Stato a aussi besoin de lancer cette offensive européenne au plus vite, alors que le groupe va voir débarquer sur son territoire un premier concurrent. NTV, compagnie ferroviaire privée italienne dont la SNCF détient 20 %, va démarrer son offre commerciale en septembre 2011 et desservira neuf villes de la péninsule.
     

    Eléonore KERN

  • Dix ans déjà : à quoi ont servi les PDU

    Documents de planification souvent volontaires, mais aux résultats difficilement quantifiables, les plans de déplacements urbains (PDU) ont bientôt une décennie d?existence. Ont-ils atteint leur but de rééquilibrage des modes de transports ? Deux Français sur trois considèrent encore que les transports et la circulation leur posent des problèmes importants. 72 agglomérations françaises de plus de 100 000 habitants sont pourtant censées avoir pris le mors aux dents via des PDU destinés à favoriser les modes alternatifs à la voiture. Enfin en théorie, car dans la pratique, une petite dizaine est encore à l’ouvrage, Maubeuge, Angoulême, Béthune, Salon-de-Provence ou Thionville pour ne citer qu’elles. A ce retard, de multiples raisons : procédure trop lourde (28 %) et manque de moyens logistiques et humains (21 %), selon une étude du Gart (PDU : panorama 2009, mars 2010) réalisée auprès de 259 AOTU avec un taux de réponse de 55 % (144 réponses). Nouvelles Intercommunalités, fusions de PTU, complexités locales, ajoute le Certu, comme par exemple à Annemasse, où les flux transfrontaliers compliquent la tâche.
    Dans le même temps, des villes en avance comme Lyon, dont le premier PDU date de 1997, en sont déjà à la version 2 (2005). Quoi qu’il en soit, « des PDU efficaces, on en rêve tous ! », commence Martine Meunier-Chabert, chargée de mission déplacements et urbanisme au Certu et à ce titre chargée des PDU. Mais comment reconnaître un « bon » PDU ? Est-ce juste un document qui va au-delà du catalogue de bonnes intentions ? « Ce qui compte c’est quand même la mise en œuvre opérationnelle », relève-t-on au Gart sans vouloir stigmatiser les éventuels bons ou mauvais élèves. « Quand j’ouvre un PDU par la fin, je dois y trouver un tableau avec une liste d’actions, un chiffrage, et un calendrier de réalisation, comme le demande la loi SRU », explique de son côté Martine Meunier-Chabert. Car comme elle le souligne, « on peut écrire toute la littérature qu’on veut, au bout du compte il faut savoir qui finance quoi, comment et à quel moment ». Et sur cette question, force est de reconnaître que ce n’est pas le fort des PDU.
    « En plus des PDU obligatoires, une quarantaine d’agglos ont des démarches volontaires, preuve qu’ils sont institués en documents de planification reconnus, note de son côté le Gart. De plus, ils sont en train de s’enrichir en évoluant notamment vers tout ce qui est complémentaire aux transports collectifs, autopartage, VLS, covoiturage et promotion des modes actifs… » Jusqu’à présent, les mesures étaient en effet très majoritairement liées aux TC. « Le volet transports collectifs est sans conteste le mieux traité par les PDU, tant en termes de quantité que de qualité. […] Près de 69 % ont déjà permis des interventions dans ce domaine », peut-on lire dans l’ouvrage du Gart.
    Quant aux objectifs, les documents restent souvent trop flous. Espace public dévolu à la voiture comme à Bordeaux ou Valenciennes qui le fixent à 50 % maximum, ou plus souvent part de marché de l’automobile. Indicateur insuffisant, dit le Certu : elle peut baisser, mais si parallèlement la mobilité augmente, les émissions de GES aussi ! Il faudrait donc dans l’idéal ajouter les véhicules.km parcourus. Un exemple, à Lyon l’objectif de 51 % de déplacements en voiture en 2005 a été dépassé : « l’enquête ménage de 2006 chiffre à 47,4 % la part de marché de l’auto. On peut donc penser que sur cet indicateur, on pourrait être plus volontaristes dans les PDU en centre-ville desservi par les TC », estime Martine Meunier-Chabert. Un succès indéniable, mais relativement isolé. Enfin, « la loi aurait pu être beaucoup plus précise sur cette question, car elle dit juste “diminuer le trafic automobile” », souligne-t-elle. Quant au volet marchandises, à de rares exceptions près comme La Rochelle, presque tous les documents restent trop frileux, selon les experts.
    Mais là où le bât blesse le plus, c’est du côté de l’évaluation. La loi la prévoit au bout de cinq ans. Très court. De plus, il manque les outils fondés sur des critères harmonisés. « La législation européenne n’était pas stabilisée », justifie la responsable du Certu. « La réflexion débute pour trouver des critères pertinents sur l’impact environnemental », explique-t-on au Gart. Par ailleurs, difficile d’évaluer des résultats en l’absence d’objectifs chiffrés écrits noir sur blanc. Et c’est aussi par manque de moyens humains que les évaluations ne peuvent se faire, car une méthodologie a été donnée dès 2001 par le Certu, préconisant un observatoire et des indicateurs-clés. Seulement, encore faut-il ensuite pouvoir les trier tous ces chiffres. Lyon en a fait l’amère expérience en 2004 avec 800 données… inexploitables. A cet égard, les observatoires de Bordeaux, Orléans ou Clermont-Ferrand feraient plutôt figure de bons élèves. Pourtant, malgré leurs défauts, nos PDU sont enviés pour leur vison globale. Car la chargée de mission du Certu relève que « Bruxelles a pris modèle dessus et nous sommes souvent sollicités comme experts par les pays émergents ».
     

    Cécile NANGERONI

  • Nouveau centre de maintenance HQE à Marne-la-Vallée

    Transdev a inauguré le 25 juin un centre technique HQE à Marne-la-Vallée. L?objectif du site est double : limiter ses impacts sur l?environnement et offrir un lieu de travail sain Transdev a inauguré le 25 juin un centre technique HQE à Marne-la-Vallée (commune de Bailly-Romainvilliers), destiné à la maintenance de 500 véhicules du groupe dont ceux du réseau du Val-d’Europe. A son lancement, le projet s’est inscrit dans une démarche pilote, puisque le référentiel de certification était encore en cours de mise en place. L’objectif du site est double : il s’agit de limiter ses impacts sur l’environnement extérieur et d’offrir un lieu de travail sain. En effet, « la démarche HQE concerne aussi bien la construction, l’exploitation et l’entretien des bâtiments que les aménagements et les ouvrages », explique Anne-Sophie Perrissin-Fabert, directrice de l’association HQE. La suite logique est d’obtenir la certification NF Bâtiment tertiaire en exploitation en démarche HQE d’ici la fin de l’année.
    Pour mériter ce label, le centre de remisage (capacité de 115 bus) et de maintenance joue sur tous les fronts. Au niveau construction d’abord, avec des matériaux soigneusement choisis afin de faciliter l’entretien et la maintenance, ou encore avec l’installation de plus de 20 m2 de panneaux solaires. Ensuite, sur la gestion de l’énergie avec un bâtiment de bureau dit « basse consommation » qui doit réduire les émissions de 21 t de CO2. Enfin, sur la gestion de l’eau et des déchets d’activité : grâce à un système de recyclage et la récupération des eaux pluviales, de 67 à 91 % d’économies sont prévues sur les consommations pour le lavage des bus. Par ailleurs, une procédure de tri des déchets et de recensement des filières d’élimination est mise en place. Une manière très concrète pour Transdev, signataire de la charte DD de l’UITP, de montrer son engagement en faveur du développement durable.
     

    Cécile?NANGERONI

  • Déminage terminé, Brest peut construire son dépôt

    Les bombes font un peu partie du paysage à Brest. Il est rare qu’une opération d’urbanisme ne tombe pas sur un explosif, dans l’une des villes les plus bombardées par les alliés en 1945. La zone du chantier de l’atelier-dépôt du futur tramway de Brest, a dû être évacuée une dernière fois mi-juin pour le désamorçage d’une bombe américaine de 250 kg. Le déminage de cette zone se sera soldé par 16,5 tonnes d’explosifs retirées. Il aura également fallu détruire 11 blockhaus pour finalement pouvoir procéder fin juin à la pose de la première pierre de ce dépôt et centre de maintenance du futur tramway de l’agglomération brestoise. Ce centre technique, qui assumera dépôt, entretien, vérification et nettoyage des 20 rames de tram, abritera aussi le centre de contrôle. Il sera « le maillon essentiel du nouveau dispositif de transport en commun », a indiqué la métropole dans un communiqué. A terme, une centaine de personnes devraient être rattachées à ce site de 7 000 m² orné de 1 279 m² de panneaux photovoltaïques (soit 960 panneaux).

  • Des bus équipés d?un système d?écoconduite en Val-de-Loire

    A terme, on espère de 5 à 10 % d’économies de carburant, correspondant à plusieurs dizaines de milliers de litres de gazole. Depuis début mai, un nouveau dispositif électronique d’écoconduite fabriqué par Viveris Technologies, société d’ingénierie en technologies avancées, équipe 25 bus des Rapides du Val-de-Loire, réseau interurbain (Transdev). Le système FMS Eco est un calculateur embarqué dans le tableau électrique du véhicule qui récupère et analyse en temps réel les informations techniques du moteur relatives à la conduite du chauffeur. Ainsi, en cas de sur ou sous-régime, tous deux générateurs d’un mauvais rendement du moteur, le conducteur est incité à modifier sa conduite et informé du rapport optimal à engager par des voyants lumineux et un signal sonore. 50 autres véhicules équipés du système devraient être livrés d’ici à 2012.

  • Un calculateur d?itinéraires dynamique à Pau

    En même temps que son nouveau réseau Idelis (Keolis) et que son site Internet reseau-idelis.com, la communauté d’agglomération de Pau-Pyrénées met en ligne un service de cartographie dynamique basé sur Google Maps. Mis au point par l’agence Actigraph et couplée au calculateur d’itinéraires Navitia développé par Canal TP, le service (http://www.reseau-idelis.com/carte/cartePau/GoogleMapVersion2.html) permet de naviguer virtuellement sur l’ensemble de l’agglomération paloise et des communes alentour. A partir du 3 juillet, en cliquant, on pourra sélectionner lignes et arrêts de bus, consulter les horaires et, bien sûr, calculer un itinéraire. Pratique, le menu contextuel « Y aller-En partir-Horaires à cet arrêt » qui s’ouvre en pointant sur un arrêt de bus simplifie la recherche. Enfin, comme pour toute carte Google, une palette permet de zoomer ou de réduire avec une visualisation à différents niveaux (agglomération, commune, quartier) et de se déplacer virtuellement. Un outil idéal pour bien utiliser Idelis, un réseau hiérarchisé de 19 lignes, dont 3 baptisées Temporis, cadencées avec un bus toutes les 10 minutes, et 15 lignes de proximité ou en rocade, auxquelles s’ajoute une navette en centre-ville circulant toutes les 7 minutes. L’agglo a parallèlement simplifié ses tarifs – le billet unitaire descend à 1 €, le carnet coûtant 8 €, l’abonnement mensuel 24 € – et proposera bientôt des services complémentaires d’autopartage (Idelib) et de vélos en libre-service (Idecycle).