Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Nouveau souffle pour le vélo à Paris

    Bertrand Delanoë a présenté, le mercredi 26 mai, son schéma d’orientation pour le développement du vélo à Paris pour la période 2010-2014. Parmi les mesures qui seront présentées en Conseil de Paris les 7 et 8 juin prochains, il est prévu 700 km d’aménagements cyclables ainsi que l’agencement de dix portes pour faciliter les déplacements vers la proche banlieue. La généralisation des doubles-sens cyclables dans les zones 30, annoncée en début d’année, sera effective au mois de juillet et permettra d’augmenter le réseau cyclable de 30 %. Une signalétique appropriée sera mise en place sur 11 lignes cyclables, qui seront sécurisées et identifiables par une couleur et un numéro, à l’instar des lignes de transports en commun. Quant au stationnement, la mairie prévoit, entre autres, la création de 1 000 places par an.

  • Le paiement par téléphone NFC est lancé à Nice

    Le 21 mai, le ministre de l’Industrie Christian Estrosi a présenté à Nice le plan destiné à développer « l’économie du sans-contact », qui doit permettre aux consommateurs de régler leurs achats, dont les transports, avec leur téléphone portable ou des cartes bancaires nouvelle génération. « La France peut légitimement prétendre devenir la nation leader de l’économie du sans-contact », a assuré le maire de Nice, première ville française à tester ce type de paiement dans quelque 500 commerces et sur le réseau de transports Lignes d’Azur. Plusieurs milliers de mobiles (il y a un an, on parlait de 3 000) dotés de la technologie NFC (near field communication) vont être proposés par tous les opérateurs de téléphonie mobile de l’agglo (500 000 habitants). Le système doit permettre d’augmenter la rapidité dans les paiements et aussi de supprimer les queues. Selon l’Association française du sans-contact mobile, d’ici fin la 2011, jusqu’à 500 000 personnes pourraient être équipées d’un téléphone sans contact baptisé Cityzi, d’abord un modèle Samsung, puis Sagem devrait suivre. Après ce lancement, Christian Estrosi souhaite développer le projet dans trois à cinq autres villes qui préfigureront un déploiement national, avant d’industrialiser le processus en 2012.

  • Le financement du tunnel du Brenner « pas assuré »

    Le financement de la construction du tunnel du Brenner, entre l’Autriche et l’Italie, n’est « pas assuré », souligne la ministre autrichienne des Transports, Doris Bures, dans un entretien paru mardi dans le magazine Trend. Ce tunnel ferroviaire de 55 km doit permettre de désengorger à partir de 2025 le col du Brenner, principal point de passage entre le nord et le sud des Alpes. Selon le directeur de la société réalisant le projet, Konrad Bergmeister, le tunnel pourrait coûter 9,7 milliards d’euros, contre 8 initialement prévus. « Nous avons négocié le plan de financement jusqu’à 2014 (date du début des travaux), mais le remboursement va durer cinquante ans », explique Doris Bures Or, en raison de la situation des finances publiques, le financement à long terme n’est pour le moment pas assuré. La ministre annonce par ailleurs vouloir réduire de 3 milliards d’euros les investissements des chemins de fer publics ÖBB.

  • La Compagnie des Wagons-Lits confirmée sur les TGV Est et Alleo

    Evincée des autres TGV nationaux au profit de Cremonini, la Compagnie des Wagons-Lits (groupe Accor) reste à bord des TGV Est et des TGV Alleo, à destination de l’Allemagne. Sa filiale française, Grand Est Restauration, vient de remporter l’appel d’offres lancé par la SNCF pour l’exploitation de la restauration et des services à bord de ces TGV. Elle y était d’ailleurs présente depuis juin 2007. Le nouveau contrat, d’une durée de deux ans, débutera le 1er juillet prochain. Son montant : 26 millions d’euros sur deux ans.

  • L?Oise lance un PPP pour la billettique et l?information multimodale

    Le Syndicat mixte des transports collectifs de l?Oise vient de signer un contrat de partenariat public-privé avec le groupement des deux sociétés spécialisées en information voyageurs et billettique Afin de faciliter les déplacements, le Syndicat mixte des transports collectifs de l’Oise (SMTCO) vient de signer un contrat de partenariat public-privé (PPP) avec le groupement des deux sociétés spécialisées en information voyageurs et billettique, Cityway et ERG, pour la création, le financement et l’exploitation de son projet Sismo (système innovant pour informer et faciliter l’usage des transports collectifs publics dans l’Oise). Cette signature d’un contrat de 12 ans intervient à l’issue d’une procédure de mise en concurrence. Le projet consiste en un système intégré de billettique multimodale (carte à puce) et une plateforme d’information multimodale.
    Les fonctionnalités souhaitées sont nombreuses, allant du comptage des voyageurs au SAEIV, en passant par une agence de mobilité, un site Internet avec calcul d’itinéraires, la gestion de la réservation du TAD, du covoiturage, des taxis, et un observatoire de la mobilité. Le tout à mettre en place progressivement entre cet été et mars 2012. Sur le territoire du département, treize AOT sont concernées et autant d’exploitants.
    Parmi les difficultés, le projet doit intégrer la possibilité d’interopérabilité des titres de transport avec le Navigo francilien et ceux des départements voisins de l’Oise. Pour cette mission globale (financement, conception, exploitation), le SMTCO paiera une redevance annuelle moyenne de 2,9 millions d’euros sur 12 ans. L’investissement du partenaire privé pour équiper tous les réseaux de transport collectif de l’Oise (500 cars départementaux, 25 cars régionaux, 120 bus urbains, 35 minibus et véhicules légers TAD, panneaux d’information aux principaux arrêts, 90 000 cartes sans contact, postes de vente…) représente plus de 8 millions d’euros.
     

    Cécile NANGERONI

  • Le premier Maglev sud-coréen lévitera en 2013

    La Corée du Sud va commercialiser bientôt un train à sustentation magnétique à usage urbain. La première ligne est en cours de construction à Incheon Le premier train sud-coréen à sustentation magnétique débutera son service commercial en 2013. La ligne, d’une longueur totale de 6,1 km et desservant 6 stations, est actuellement en cours de construction à l’aéroport international d’Incheon, qui dessert Séoul. Une fois achevée, ce sera, après Nagoya au Japon, la deuxième ligne commerciale au monde de Maglev à usage urbain.
    Avec une vitesse maximale de 110 km/h, le Maglev coréen est en effet destiné aux villes. Maintenu au-dessus des voies par la force électromagnétique, il ne possède pas d’éléments roulant et évite tout contact avec le rail. Conséquences : très peu de vibrations, un niveau de bruit très bas et un excellent confort passager, « ce qui en fait un mode de transport idéal en environnement urbain », explique Shin Byung-chun, directeur du projet au Korea Institute of Machinery and Materials, l’institut de recherche public en charge de la conception et du développement. « Le niveau sonore reste bien en dessous des 65 dB, à comparer aux 75 dB mesurés dans un train conventionnel. »
    Cette technologie ne nécessite donc pas l’installation de murs antibruit, et la structure des rails est très simple, donc économique. « A Séoul, construire une ligne magnétique coûterait trois fois moins cher que de creuser une nouvelle ligne de métro », ajoute Shin Byung-chun. La construction de la ligne d’Incheon est évaluée à 28 millions d’euros, soit deux fois moins que ce qu’aurait coûté une ligne ferroviaire conventionnelle, selon le ministère des Transports. Autre avantage : l’absence de matériel roulant est synonyme de coûts d’entretien peu élevés.
    La fréquentation prévue sera de 28 000 passagers par jour en 2013, puis 37 000 passagers en 2022. Les rames, dont la conduite sera entièrement automatisée, seront constituées de deux voitures d’une longueur de 12 m, pouvant transporter jusqu’à 115 passagers chacune. Les trois rames prévues seront fabriquées par Hyundai Rotem, le constructeur du KTX-II. L’entreprise sud-coréenne sera aussi en charge des systèmes de signalisation. 310 millions d’euros au total – dont 220 millions proviennent du gouvernement – seront investis dans le projet, qui a été initié en 2006.
    Le projet d’Incheon fera figure de test : en cas de succès, la Corée du Sud envisage d’installer des trains à sustentation magnétique dans d’autres grandes villes, et surtout d’exporter son savoir-faire à l’étranger. Shin Byung-chun est confiant, « le marché potentiel est énorme », souligne-t-il. « Si cette ligne de test donne satisfaction, ce mode de transport va se répandre. »
    Dans cette perspective, le choix d’Incheon n’est pas anodin : « L’objectif final est d’exporter notre savoir-faire », explique Shin Byung-chun. Et l’aéroport d’Incheon, qui est la porte d’entrée de tous les visiteurs au pays du Matin calme, est un excellent site pour en faire la démonstration. En outre, la Corée n’entend pas en rester là : selon un haut responsable, le ministère des Transports envisage de développer dans le futur un train Maglev à grande vitesse.
     

    Frédéric OJARDIAS

  • Développer le véhicule du futur en partant des attentes? des utilisateurs

    Le pôle Véhicule du futur (PVF) de Mulhouse a mis sur pied en 2009 un observatoire appelé Les Mobilistes. Objectif : trouver de nouveaux savoir-faire et de nouvelles solutions de mobilité en cohérence avec les attentes des utilisateurs Les « Mobilistes »… quésako ? Un néologisme utilisé par le pôle Véhicule du futur (PVF) de Mulhouse pour définir les gens qui se déplacent. Ce pôle de compétitivité, créé en 2005 pour travailler sur les solutions pour véhicules et la mobilité du futur, a en effet mis sur pied en 2009 un observatoire appelé Les Mobilistes. Il a comme objectif de trouver de nouveaux savoir-faire et de nouvelles solutions de mobilité en cohérence avec les attentes des utilisateurs. « L’idée ici n’est pas de réaliser l’étude à partir d’une offre technologique comme c’est souvent le cas, mais de savoir de quoi les gens ont besoin, quelles sont leurs attentes… Nous nous focalisons sur les utilisateurs », explique Bruno Grandjean, directeur de programme systèmes et services de mobilité au pôle Véhicule du futur. Les études de consommateurs n’étant pas la raison d’être du PVF, cet observatoire a été développé en partenariat avec INX, une société spécialisée dans ce secteur.
    Les Mobilistes proposent un programme annuel en trois temps. Un premier pour faire le point avec les adhérents pour savoir quels sont leurs besoins et vers quels thèmes s’orienter. Une deuxième étape procède à différentes études auprès de panels de consommateurs permettant d’établir des carnets de route, ainsi qu’à des études sur sites en conditions réelles afin d’avoir le ressenti de l’utilisateur. Enfin, la troisième étape propose une synthèse des travaux effectués : « le cahier mobiliste » retraçant les faits marquants, les tendances, prospectives et pistes de réflexion.
    L’avantage pour les adhérents (l’Observatoire en comptait une trentaine la première année, le PVF en ayant en tout 200) est de mutualiser des recherches qui leur coûteraient individuellement beaucoup plus cher. Sachant que certains thèmes sont récurrents dans les interrogations des entreprises du secteur automobile aujourd’hui. La mobilité électrique fait par exemple partie de ces sujets et est abordée par Les Mobilistes. « On sait ce qu’était le véhicule du passé : une voiture à moteur thermique. Mais pour le moment, le véhicule du futur n’existe pas, ajoute le directeur de programme. A l’avenir, différents véhicules seront proposés, et surtout différentes solutions. On achètera un service de mobilité, on fera appel de façon ponctuelle à des types de véhicules et de services variés. Ce sont des choses qui se mettent déjà en place dans les grandes villes et dont on était encore très loin lors de la création de ce pôle, il y a cinq ans. » Mais pour le moment, même si le sujet est à la mode, « on voit bien que les gens restent confus face à l’offre électrique », ajoute-t-il.
     

    Marion BONNET

  • CFF Cargo double ses pertes

    Le transporteur suisse, frappé de plein fouet par la crise, a pris des mesures pour augmenter sa productivité et réduire ses coûts.?Il espère revenir à l?équilibre en 2013 La branche marchandises des chemins de fer suisses, CFF Cargo, a encore creusé ses pertes en 2009. Elles sont passées de 20,8 millions d’euros en 2008 à 43,6 millions l’année dernière. En cause, bien sûr, la crise économique qui a frappé de plein fouet l’activité. Le trafic a reculé de 7 % à 11 674 millions de tonnes-km. Le recul atteint 13,5 % sur le marché domestique et 4,7 % à l’international. « Le chiffre d’affaires des industries sidérurgiques et métallurgiques, principaux clients de CFF Cargo, a chuté de moitié au cours de l’exercice. Les transports de conteneurs et de caisses mobiles en transport combiné ont enregistré un recul de 14 % », a précisé Andreas Meyer, le directeur général exécutif des CFF, en présentant mi-avril les comptes de l’exercice passé. La direction reconnaît que l’activité fret représente l’un des dossiers « épineux » qui exigera encore à l’avenir de nombreux efforts. Toutefois, nuance Andreas Meyer, « malgré la récession, CFF Cargo a réussi à atténuer, au moins en partie, l’impact de la crise conjoncturelle grâce à des mesures précoces visant à augmenter la productivité, grâce à l’examen en cours des systèmes de production et de leur adaptation aux fluctuations du marché, grâce enfin à la renonciation à certains transports non rentables ». L’ensemble de cette politique aurait conduit à des économies de l’ordre de 80,2 millions d’euros.
    Parmi les décisions prises pour stopper le déclin, la direction est en train de fonder une société distincte pour externaliser ses transports par trains complets destinés au transit alpin. Le but est de simplifier l’organisation et de ce fait les coûts de production. « Nous entendons avant tout agir comme tractionnaire pour le trafic combiné sur l’axe nord – sud qui relie les ports de la mer du Nord au nord de l’Italie et cherchons, de fait, à nous associer à des opérateurs de transport combiné », a expliqué Ulrich Gygi, le président du conseil d’administration de CFF Cargo SA. Des négociations sont actuellement menées avec l’opérateur suisse Hupac pour qu’il prenne une participation dans la nouvelle société. « Nous souhaitons en outre standardiser les prestations de CFF Cargo pour les wagons complets sur le marché national et recentrer davantage son offre sur les besoins de ses clients », poursuit Ulrich Gygi. Cette politique devrait permettre aux CFF de renouer avec l’équilibre d’ici à 2013, espèrent ses dirigeants.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • Transilien étend son réseau de covoiturage

    Après l’avoir testé sur 23 puis 58 gares, SNCF Transilien propose depuis le 5 mai son service de covoiturage sur 347 gares, soit la majeure partie de son « parc », qui en compte 381. Les abonnés du Transilien peuvent donc se rendre sur le site www.transilien.com pour accéder au site de covoiturage dédié aux déplacements à destination des gares franciliennes. Développé en partenariat avec GreenCove Ingénierie, le site pourrait potentiellement faire covoiturer 100 000 Franciliens, soit 8 % des clients Transilien SNCF.

  • Réunion du comité de pilotage de la LGV Paris-Normandie

    Le comité de pilotage de la ligne nouvelle Paris – Normandie s’est réuni le 18 mai autour de son président Jean-Pierre Duport et des représentants des collectivités concernées (les trois régions traversées, Haute-Normandie, Basse-Normandie, Ile-de-France, mais aussi les conseils généraux et RFF). Le comité de pilotage a demandé aux collectivités locales de remettre leurs propositions d’ici au 15 juin au sujet des fonctionnalités du projet. Une synthèse sera réalisée en juillet, qui permettra d’élaborer plusieurs scénarios pour la ligne nouvelle. Un comité fret doit aussi se réunir pour faire le point début juillet, en présence des opérateurs intéressés, les ports et Voies navigables de France. Le prochain comité de pilotage est programmé le 26 octobre.