Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Commande record des CFF : 59 trains deux niveaux à Bombardier

    Le 12 mai, les CFF ont rendu publique leur décision portant sur l’achat de nouveaux trains à deux niveaux pour le trafic grandes lignes. Chiffré à « environ 1,9 milliard » de francs suisses (1,35 milliard d’euros) pour 59 rames, soit 436 voitures, ce marché est le plus important passé par les CFF pour du matériel roulant. Le vainqueur est Bombardier, qui « s’est distingué tant en matière de confort pour la clientèle que de rentabilité globale » selon les CFF. Ce marché, pour lequel Stadler et Siemens avaient également déposé des offres, comprend une option sur 100 trains. Bombardier assurera la fabrication des nouvelles rames dans son site suisse de Villeneuve (canton de Vaud), ainsi qu’en Allemagne, à Görlitz (Saxe). Leur livraison doit s’étaler de 2012 à fin 2019, avec une mise en service au changement d’horaire de décembre 2013. Une particularité de ce marché concerne la mise en œuvre de la pendulation, qui fera l’objet de tests poussés en vue d’une généralisation sur le réseau suisse à partir de 2016.

  • Le ministre américain des Transports teste Maglev au Japon

    Ray LaHood, le ministre américain des Transports, a testé, le mardi le 11 mai au Japon, un prototype de train à sustentation magnétique, rapporte l’AFP. Le Japon, qui fabrique également les Shinkansen, est en concurrence avec la Chine, la France, l’Allemagne et d’autres pays pour remporter le contrat de fourniture de trains à grande vitesse aux Etats-Unis, pour lequel Barack Obama a promis une enveloppe de 13 milliards de dollars. Ray LaHood est monté à bord du Maglev pour un parcours d’essai à 500 km/h sur les 18 km de la ligne expérimentale de Yamanashi, près du mont Fuji, à l’ouest de Tokyo. Ce train, dont le nom de code est MLX01-901A, a atteint le record du monde de vitesse en test, à 581 km/h, en décembre 2003, a indiqué la compagnie JR Central, qui exploite les Shinkansen reliant Tokyo à Osaka (Ouest). JR Central propose le Maglev pour relier Washington à Baltimore. Au Japon, elle espère le mettre en service entre Tokyo et Nagoya (Ouest) d’ici à 2027.

  • En liquidation judiciaire, AFR cherche à rebondir

    Le 5 mai, le constructeur nordiste de wagons IGF Industries-Arbel Fauvet Rail (AFR) était assigné devant le tribunal de commerce de Paris dans le cadre d’une demande de liquidation judiciaire. Ce qui ne signifie pas nécessairement la fin de cette entreprise au savoir-faire unique en France, qui pourra déjà poursuivre ses activités jusqu’au 15 juin. Les candidats à la reprise d’AFR ont jusqu’au 28 mai pour remettre leur offre, alors que les salariés et les élus font part du large soutien apporté par les décideurs et les clients à la création d’un pôle ferroviaire autour de l’industriel, ce dernier ayant reçu une lettre d’engagement sur une commande de 300 wagons céréaliers dans le cadre de la concrétisation du plan de relance. Les propositions de reprise feront l’objet d’un jugement le 23 juin.

  • Fortes commandes de matériels en perspective pour Taïwan

    La Taiwan Railway Administration (TRA) a annoncé son intention de commander 136 voitures pour ses trains touristiques circulant sur la côte Est et/ou faisant le tour de l’île, ainsi que 296 automotrices électriques destinées à circuler sur le réseau Ouest, desservant la partie développée du pays, que TRA modernise afin d’en faire un réseau de type RER qui proposera des liaisons express intra et intercités de courtes et moyennes distances, en particulier dans et autour des trois principales villes du pays : Taïpeh, Kaohsing et Taichung.

  • Colette Horel, directrice du département développement et action territoriale de la RATP

    Colette Horel, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris, ancienne élève de l’ENA (promotion Voltaire, 1980), a été nommée directrice du département développement et action territoriale de la RATP. Colette Horel a notamment travaillé au cabinet de la ministre chargée des Droits de la femme (1984), puis, la même année, à celui du Premier ministre. Elle est ensuite devenue conseiller technique auprès du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie (1988), conseiller social à la présidence de la République (1989-1991), préfet de la Meuse (1991-1995), puis préfet de la Nièvre, secrétaire générale de la préfecture de Paris (1997 à 2002), déléguée interministérielle à la lutte contre le travail illégal, puis, à partir de 2007, inspectrice générale à l’Inspection générale de l’administration (IGA), poste qu’elle occupait jusqu’à sa nomination à la RATP.

  • Alstom fournira 12 RER de plus à Stockholm

    Le 11 mai, Alstom a annoncé avoir reçu de SL (l’autorité organisatrice des transports du Grand Stockholm) une commande supplémentaire de 12 rames de Pendeltåg (RER) pour 120 millions d’euros. Ces rames articulées X60 de six voitures s’ajoutent aux 71 déjà livrées à SL et portent à 162 le nombre de Coradia Nordic commandées par les autorités organisatrices de transports publics en Suède. Autorisées à 160 km/h, les 12 nouvelles rames seront assemblées à Salzgitter (Allemagne), avec un système de traction réalisé à Tarbes et des convertisseurs auxiliaires en provenance de Charleroi (Belgique). Leur livraison est prévue en 2012.

  • Transport for London reprend le PPP Tube Lines

    Deux ans après avoir repris le PPP (partenariat public-privé) Metronet, Transport for London (TfL), le gestionnaire des transports de Londres, a racheté le PPP Tube Lines pour 310 millions de livres Sterling (340 millions d’euros). Avec ce rachat, qui sera finalisé d’ici fin juin, le secteur public reprend le contrôle de toutes les lignes du métro londonien, dix ans après leur attribution à deux PPP, en vue d’en assurer la maintenance et la modernisation. Détenu par les entreprises Amey (gestion de services publics) et Bechtel (BTP), le PPP Tube Lines était responsable des lignes Jubilee, Northern et Piccadilly.

  • Contournement de Nîmes et Montpellier : RFF réceptionne les offres initiales des trois candidats

    Nouvelle étape dans le processus initié le 18 décembre 2009, la réception par RFF le 5 mai des offres initiales des trois groupements candidats pilotés par Bouygues TP, Eiffage et Vinci Concessions pour le projet de réalisation en PPP de 80 km de ligne nouvelle mixte, fret et voyageurs, entre Nîmes et Montpellier. Les candidats admis à remettre une offre finale seront désignés dans le courant de l’été. L’objectif est de désigner le titulaire du contrat de partenariat qui assurera le financement, la construction, l’entretien et la maintenance du contournement de Nîmes et Montpellier (CNM) à l’été 2011. Première phase de la réalisation de la LGV mixte fret et voyageurs entre Nîmes et Perpignan, le CNM, qui s’inscrit dans le prolongement du TGV Méditerranée et de la concession franco-espagnole Perpignan – Figuéras, est attendu à l’horizon 2016.

  • TCSP : le nouvel appel à projet est lancé

    Le ministère de l’Ecologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer vient de lancer le 2e appel à projets TCSP, confirmant l’engagement financier de l’Etat inscrit dans la loi de programmation du Grenelle à hauteur de 2,5 milliards d’euros d’ici à 2020. Dans le cadre du premier appel à projets (avril 2009), l’Etat s’est engagé à soutenir une cinquantaine de projets, présentés par 37 autorités organisatrices (AO), pour un montant total de 800 millions d’euros. Selon un recensement du Gart, près de 45 AO (y compris des départements et régions pour les liaisons périurbaines) se prépareraient à répondre à ce nouvel appel à projets dont les résultats sont attendus en décembre. Soit au total, plus de 70 projets totalisant plus de 500 km de TCSP (tramway et BHNS) et plus de 7 milliards d’euros d’investissement devraient être déposés. Le Gart demande à ce que la contribution de l’Etat qui n’est pas connue à ce jour, soit « au moins équivalente à l’enveloppe du premier appel à projets ».

  • Le Gart veut pouvoir expérimenter le péage urbain

    Le péage urbain, introduit dans la loi dite Grenelle 2 par un amendement sénatorial a été retiré le 17 février contre l’avis du gouvernement. Lors de son conseil d’administration du 5 mars, le Gart a regretté que cette mesure, pourtant très favorable au développement des transports publics, au développement économique et à la santé de nos concitoyens, ait été supprimée par une commission de l’Assemblée nationale. Les élus rappellent que la mesure n’est pas « monolithique » puisqu’elle « peut être déclinée sous plusieurs formes », qu’elle a fait preuve de son efficacité contre la congestion à Londres, Stockholm ou Milan et demandent la possibilité pour les AOT d’expérimenter le péage urbain pendant trois ans. Comme le prévoyaient les amendements de Roland Ries et de Louis Nègre. Précision : « Le montant du péage serait fixé dans les limites d’un seuil fixé par le Conseil d’Etat par l’AOT et son produit lui serait reversé pour développer les transports collectifs, les parcs relais, etc. »