Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le tram, arme de Frêche à Montpellier

    Alors que la tension politique est plus vive que jamais à Montpellier entre le président de l?agglomération et la maire de Montpellier Hélène Mandroux, les projets de tramway constituent un atout maître pour Georges Frêche Alors que la tension politique est plus vive que jamais à Montpellier entre le président de l’agglomération Georges Frêche (divers gauche, ex-PS), réélu président de la région, et la maire de Montpellier Hélène Mandroux (PS) qui s’est présentée contre lui aux régionales, les projets de tramway constituent un atout maître dans la stratégie urbanistique et politique du vainqueur des élections de mars.Pour sa première conférence de presse au titre de président de l’agglomération consécutive à ces régionales tourmentées, le 12 avril, Georges Frêche a ainsi brandi l’une de ses principales réussites municipales : le réseau de tramway, passé, présent et à venir. « Pour moi, la priorité absolue de l’agglo c’est le tramway », a-t-il dit à plusieurs reprises. A Montpellier, les emplois sont au centre et beaucoup de gens viennent en ville pour travailler. Il faut que les gens s’habituent à utiliser les parkings relais », a-t-il détaillé. Après 54 millions de voyages en 2006 dont 29 pour le tramway, Montpellier affichait 64 millions de voyages, dont 43 pour le tramway en 2008. L’agglomération ambitionne, avec la ligne 3, d’atteindre 82 millions de voyages en 2012, dont 67 pour le tramway. En plein travaux, et alors que les premiers mètres de rails ont été posés à la fin de l’hiver, la ligne 3 « sera mise en service dès mars ou juin 2012 », a annoncé Georges Frêche, et non en septembre comme prévu à l’origine, grâce au lancement anticipé des travaux en mars 2009. Il s’agissait de participer à la relance anticrise, ce qui valut à la ville « la plus grosse subvention de l’Etat pour les villes françaises » en matière de tramway, soit 81 millions d’euros. De plus, l’élu, comblé par le suffrage universel, a procédé à des annonces sur le phasage, désormais ferme, de deux projets ultérieurs. « Dès que la ligne 3 sera achevée, nous attaquerons la ligne 4 Lavérune – Prades-le-Lez, avec lancement du projet en 2013-2014 pour une mise en service en 2016-2017 », a annoncé le président de l’agglomération. Cette ligne de 17,5 km pour 330 millions d’euros comporterait une section commune de quelque 1 500 m avec la L1 et de 400 m avec la L3. L’autre priorité est l’extension de la ligne 2 à l’ouest, de Saint-Jean-de-Védas à Cournonsec, soit 11 km et 70 millions d’euros en voie unique sur l’ex-ligne Montpellier – Paulhan, dont l’agglo rachète en ce moment la plate-forme à RFF. « On ne parle pas d’argent, mais RFF nous demande plus de 20 mois pour les formalités administratives du retranchement au réseau national », détaille Robert Subra, vice-président de l’agglomération chargé des Transports. Bien que ce soit « une priorité n° 1 » – « sous forme d’un tramway accéléré et pas d’un train tram » – impactant toutes les communes de l’Ouest montpelliérain, la décision de lancement des travaux « n’aura pas lieu avant un an », tempère Georges Frêche. L’avenir du réseau est aussi un élément du jeu de Georges Frêche vis-à-vis d’un autre concurrent à gauche, le Vert Jean-Louis Roumégas. L’homme qui dirigeait la liste Europe Ecologie aux régionales n’est pas parvenu à convaincre le PS parisien de faire liste derrière lui contre le dissident Frêche et a raté la qualification au second tour. La question du transport tenant particulièrement à cœur à cet élu municipal montpelliérain, Georges Frêche a choisi de lui tendre publiquement la main, précisément au cours de cette conférence de presse consacrée au transport. Le groupe Les Verts à la mairie de Montpellier s’est distingué en proposant l’an dernier la création d’une ligne de rocade tram utilisant la section centrale de la future ligne 4 (Saint-Denis – Albert 1er) et les boucles de la L2 (Corum – Gare) et de la future L3 (Gare – Moularès), le tout accompagné d’un retracement de ces deux lignes.
     

    Michel Gabriel LEON

  • L?autocar sur la route de la libéralisation

    Le deuxième paquet routier européen autorise désormais le cabotage pour le transport par autocar, c?est-à-dire la desserte entre deux villes d?un même pays dans le cadre d?une liaison internationale C’est un sujet qui monte en Europe, le retour de l’autocar comme alternative au train pour les trajets longue distance. En France, mais aussi en Allemagne, la réflexion est en cours, alors que des lois datant des années 30 empêchent de facto les cars de concurrencer le rail sur l’interurbain. Selon la presse allemande, Berlin envisage de légiférer d’ici 2011. En France, le gouvernement a mandaté un groupe de travail sur le sujet (voir VR&T n° 493 du 7 avril 2010) et veut tenter l’expérience entre Lyon et Bordeaux. Au niveau européen, le lobby routier promeut activement ce mode de transport longtemps délaissé avec sa campagne « SmartMove », qui vise à doubler l’utilisation des cars d’ici dix à quinze ans. « Nous aimerions que ce soit l’un des objectifs du futur livre blanc de la politique des transports, nous espérons provoquer un changement de mentalité chez les décideurs politiques », explique Oleg Kamberski, de l’IRU.
    Une agitation qui fait suite à l’adoption du deuxième paquet routier au niveau européen en décembre dernier. Celui-ci autorise le cabotage pour le transport par autocar, c’est-à-dire la desserte entre deux villes d’un même pays dans le cadre d’une liaison internationale. Certes l’Etat-membre peut refuser son autorisation si cette desserte fait concurrence à un mode de transport détenteur d’un contrat de service public, mais c’est un assouplissement par rapport à la situation antérieure. « Désormais, si l’autorisation est refusée, il faut vraiment que ce soit pour des raisons objectives », explique une source à la Commission européenne. Le texte définit les conditions sous lesquelles les transporteurs internationaux peuvent faire des arrêts. Une possibilité qui intéresse au plus haut point Veolia, propriétaire d’Eurolines, qui relie déjà les grandes métropoles européennes. « Nous attendons de voir ce qui va se passer en France et en Allemagne, explique Michel Quidort, en charge des affaires européennes chez Veolia, mais nous avons déjà identifié un marché qui sera limité en termes de passagers et de chiffre d’affaires. »
    En Allemagne, la Deutsche Bahn se met en ordre de marche pour jouer un rôle sur ce nouveau marché. En France, la SNCF se positionne comme opérateur multimodal. « Nous ne sommes pas opposés à cette ouverture, mais nous souhaiterions un débat au niveau européen, explique Jean-Michel Dancoisne, le représentant de l’entreprise publique à Bruxelles. Nous aimerions une étude d’impact et dans un second temps la définition d’un cadre commun qui s’appliquerait partout. Sinon, il n’y aura pas de cohésion et on risque d’être confronté au problème de réciprocité d’ouverture des marchés. » Une démarche dans laquelle l’opérateur ferroviaire semble pour le moment isolé car aussi bien du côté du lobby routier que de la concurrence, on préfère attendre de voir ce qui se passe au niveau des Etats. A Bruxelles, la Commission n’envisage pas non plus de légiférer, elle estime que ce sont les capitales qui doivent décider, mais elle reconnaît que le débat qui s’engage est bien une conséquence indirecte du paquet routier. Il a bel et bien ouvert une brèche.
     

    Isabelle ORY

  • C?est parti pour l?électrique à grande échelle en Irlande

    L’accord de partenariat, signé le 12 avril par le gouvernement irlandais, l’alliance Renault-Nissan et la compagnie d’électricité ESB, va faire de l’Irlande l’un des pays européens les plus avancés en matière de véhicules électriques. Il porte sur la fourniture de véhicules par Renault-Nissan, la mise en place par ESB d’une infrastructure nationale de recharge et sur la politique et les mesures incitatives que le gouvernement mettra en œuvre. Celui-ci va en effet proposer un bonus de 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique et l’exempter de taxe d’immatriculation. Son objectif : que 10 % du parc irlandais soit électrique d’ici 2020. Nissan commercialisera son modèle Leaf dès le début 2011, tandis que Renault proposera son Kangoo ZE quelques mois plus tard et quelques centaines de son prototype de berline Fluence ZE fin 2011. Côté infrastructures, ESB devrait installer d’ici fin 2011, 3 500 points de charge ainsi que trente stations de charge rapide, dont neuf devraient même être opérationnelles dès fin 2010.

  • Les vélos JCDecaux repérables sur iPhone

    Le numéro un mondial des vélos en libre service vient de lancer son application « AllBikesNow ». Celle-ci fonctionne sur iPhone et permet de repérer, grâce à un système de cartographie et de géolocalisation, où sont les vélos disponibles, les places libres pour restituer son vélo, la station la plus proche ou encore l’état du compte de l’utilisateur… Elle est disponible pour les vélos en libre service gérés par JCDecaux, soit 18 villes dont 13 en France. Cette application, développée avec la société Zenexity, a notamment reçu le label Proxima Mobile du secrétariat général d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique.

  • Civitas fait sa promotion

    L’initiative Civitas, qui promeut la mobilité urbaine, édite désormais une lettre d’information accessible par mail. Dans sa première édition, celle-ci détaille notamment une initiative de la ville de Gand, en Belgique, invitant les jeunes à se comporter d’une manière civique dans les transports en commun. La lettre vise à disséminer encore davantage auprès des municipalités les bonnes pratiques soutenues financièrement par l’initiative à travers l’Europe.
    www.civitas-initiative.org

  • Vers un quatrième paquet ferroviaire ?

    La Commission européenne poursuit sa réflexion sur l’ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire domestique. Plusieurs options sont actuellement à l’étude par la DG Move et ses consultants, qui pourraient être présentées d’ici à l’été aux acteurs du secteur pour consultation. Bruxelles réfléchirait à la possibilité d’une concurrence ouverte dans les cas où les lignes sont commercialement viables et à la mise en place de contrats de service public ailleurs. Les projets sont encore des ébauches mais semblent signifier que la question de l’ouverture à la concurrence du trafic passagers est désormais programmée.

  • Françoise Grossetête, ambassadrice de la taxe carbone aux frontières

    L’eurodéputée UMP a été chargée par Pierre Lellouche et Xavier Bertrand de promouvoir l’idée d’un mécanisme d’ajustement aux frontières de l’Union pour les marchandises en provenance de pays moins vertueux écologiquement. Objectif pour l’élue de Rhône-Alpes : convaincre les instances européennes et notamment ses collègues du Parlement européen. Françoise Grossetête avait déjà défendu la taxe carbone aux frontières en déposant des amendements dans le cadre des négociations sur le paquet énergie-climat. Sa tâche ne sera pas simple, la Commission européenne et certains Etats membres restant ouvertement sceptiques sur l’opportunité d’une telle taxe.

  • Design soigné pour les nouveaux trains-couchettes chinois

    Les Chinois ont mis en service en début d’année les premiers trains-couchettes à « grande vitesse » de Bombardier Sifang Transportation. C’est le cabinet français MBD Design qui a réalisé l’étude design des aménagements intérieurs, en particulier celui des voitures-couchettes. « Le design des compartiments-couchettes exprime la fonctionnalité de l’ensemble tout en donnant une impression de confort et de finition », a expliqué MBD Design. Dans ces compartiments-couchettes de 4 et 6 places, les passagers disposent d’une télévision individuelle.

  • Le Vietnam choisit le Shinkansen

    Le Vietnam va faire appel à la technologie japonaise pour construire une ligne à grande vitesse de 1 560 km entre Hanoï et Hô Chi Minh-Ville. Les entreprises japonaises vont pouvoir se partager un marché estimé à 56 milliards de dollars.

  • Transdev reconduit à Briançon

    La Société des transports briançonnais (filiale de Transdev, associée aux Autocars Rignon) a été renouvelée jusqu’en 2022 pour la délégation de service public des transports de Briançon. Il est prévu une mise en accessibilité totale dès 2012, le déploiement du système d’information-voyageurs sur l’ensemble du parc, la mise en place d’une nouvelle billétique et une offre TAD.