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Auteur/autrice : admin_lvdr
Thales fournit un cantonnement automatique bidirectionnel en Espagne
Adif, le gestionnaire du réseau ferré espagnol, a signé avec Thales un contrat de 20 millions d’euros pour la mise en œuvre d’un cantonnement automatique bidirectionnel entre Aranjuez et Alcázar de San Juan, au sud de Madrid. Cette modernisation optimisera la capacité et la fiabilité de ce tronçon de 100 km à voie double électrifiée : les trains pourront circuler dans les deux sens sur l’une ou l’autre des voies. Cette mise en œuvre demandera l’adaptation sur le parcours des huit postes d’enclenchement électronique Thales existants et le remplacement des circuits de voie, ainsi que d’autres installations et travaux indispensables pour la mise en service du nouveau système.
Une académie pour palier la pénurie de spécialistes du ferroviaire en Grande-Bretagne
Une pénurie de spécialistes dans le secteur ferroviaire britannique a poussé le secrétaire d’Etat aux Transports, Lord Adonis, à lancer la National Skills Academy for Railway Engineering (NSARE), soit « académie nationale des compétences pour l’ingénierie ferroviaire ». Encouragée par la Railway Industry Association britannique, cette académie a pour but de développer l’expertise ferroviaire outre-Manche, en rehaussant le niveau de l’ingénierie pour satisfaire les besoins en spécialistes, tant au Royaume-Uni qu’à l’international. La première promotion devrait faire sa rentrée en 2011.
Stadler Rail fournira en Estonie 28 rames à Elektriraudtee
Le 9 avril, le gouvernement estonien a annoncé que Stadler Rail avait emporté un appel d’offres pour la livraison de 28 rames destinées à l’entreprise Elektriraudtee, qui exploite les trains de banlieue de Tallinn. Quoique son nom signifie « chemin de fer électrique », Elektriraudtee exploite aussi des lignes en diesel ; c’est ainsi que la commande se répartit entre 18 automotrices électriques à livrer en 2013 et 10 autorails diesel attendus en 2014. Chiffrés à environ 80 millions d’euros, dont 85 % financés par le Fonds européen de cohésion, ces trains apporteront un changement considérable par rapport aux rames héritées des chemins de fer soviétiques.
Des métros Kawasaki pour Washington
C’est le japonais Kawasaki qui fournira les prochaines voitures série 7000 du métro de Washington. Sur la commande totale de 748 voitures pour un montant de 1,48 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), la première série comprendra 364 voitures pour 765 millions de dollars (560 millions d’euros) à livrer avant mars 2016, dont 64 sont attendues pour le 1er avril 2014. Ces voitures circuleront par rame de quatre, voire huit caisses en heure de pointe.
Yves Antonini directeur général de Vossloh Cogifer
Né en 1953, ingénieur civil de l’Ecole nationale supérieure de techniques avancées, Yves Antonini a accompli une grande partie de sa carrière dans le groupe Spie Batignolles, occupant des postes de direction générale au Brésil, puis au Portugal, où il a été président délégué général de 1991 à 1997. Il a ensuite rejoint en 1998 le groupe Alstom Transport, division systèmes et infrastructures, dans des postes de direction générale au Brésil, puis en France. Il a été ensuite nommé en 2002 senior vice-président chez Siemens Transportation Systems en France pour l’activité métros automatiques, puis à Berlin en 2006 pour l’activité systèmes clés en main. Vossloh Cogifer (groupe Vossloh AG) comprend 31 sites industriels sur 19 pays pour un CA 2009 de 424 millions et un effectif de 2 300 personnes dont 556 en France réparties sur cinq sites.
Succès de CNR Datong en Biélorussie
Le constructeur chinois de matériel roulant CNR Datong vient de confirmer la signature, lors de la dernière visite du vice-président Xi Jinping dans le pays fin mars, d’un contrat de 700 millions de RMB (environ 75 millions d’euros) avec les chemins de fer de Biélorusses pour la livraison de 12 locomotives électriques lourdes de fret, dites Hexie, d’une puissance de 9 600 kW et capables de rouler à 120 km/h. La visite du vice-président s’est également soldée par un prêt de la Banque chinoise pour le commerce extérieur (China Exim) pour financer l’électrification de deux lignes : Gomel – Zhlobin – Osipovichi et Zhlobin – Kalinkovichi, dont les travaux seraient confiés à une autre entreprise chinoise, la United Electric Import and Export Corp.
La Chine prête à aider au financement des LGV américaine
Des accords préliminaires de coopération viennent d’être signés entre le gouvernement chinois, l’Etat de Californie et General Electric. Selon le New York Times du 7 avril, citant General Electric, 80 % des éléments seraient fabriqués aux Etats-Unis. La Chine brevetterait sa technologie, fournirait ses ingénieurs et produirait 20 % du matériel. Le site de production automobile de GM à Fremont pourrait être reconverti en vue d’y assembler des trains. General Electric estime que les Etats-Unis dépenseront 13 milliards de dollars dans les cinq ans à venir pour des trains à grande vitesse, alors que la Chine prévoit de dépenser 300 milliards de dollars dans ce domaine dans les trois ans à venir. La Chine propose en outre d’aider au financement des projets. D’après David Crane, haut responsable du rail californien, les représentants chinois font des allers et retours entre Pékin et Sacramento pour expliquer le projet.
Derrière la grève, la réforme des retraites
Alors que débutent les négociations sur la réforme des retraites, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a déclaré ne pas comprendre « l’attitude des pouvoirs publics, qui laissent s’enferrer ce conflit. » Cette allusion aux huit jours de grève (reconductible) à la SNCF donnent au conflit un éclairage particulier. Difficile pour le gouvernement de laisser parasiter les prochaines discussions sur « la » réforme du quinquennat de Nicolas Sarkozy par ce conflit à la SNCF. De quoi inciter la direction de la SNCF au bras de fer, comme l’a fait en décembre dernier Pierre Mongin pour la ligne A du RER, pour mieux « tester » les résistances de syndicalistes qui vont y laisser des forces ? Ou l’inciter à ne pas jouer le bras de fer et à renouer au plus vite avec la CGT. Quitte à s’aliéner les syndicats « réformistes », Unsa et CFDT, qui ne sont pas entrés dans la grève des cheminots ? Des syndicats que le gouvernement a aussi intérêt à choyer au niveau confédéral… dans la perspective de la réforme des retraites.
Bordeaux – Toulouse :?RFF retravaille sa copie
Face à la fronde des collectivités et des anti-LGV dans le Sud-Ouest, RFF a revu sa copie pour le tracé de la future LGV entre Bordeaux et Toulouse, en incluant les propositions des associations locales. Résultat : 4 fuseaux alternatifs techniquement réalisables ont été présentés le 9 avril. La préférence de RFF irait au fuseau D, qui ressemble assez à celui présenté en janvier mais retravaillé, en particulier à hauteur de Montauban. Principale préconisation : un tracé « inséré le long d’infrastructures existantes comme l’autoroute A62 lorsque cela est possible ». Il est ainsi considéré comme le meilleur compromis, qui « minimise l’impact sur l’habitat et les zones naturelles, tout en préservant les fonctionnalités de la LGV ». La concertation devrait s’achever fin mai. Il faut ensuite, à l’intérieur d’un des 4 fuseaux, définir le tracé définitif dans une bande de 100 m, ce qui ne sera pas fait avant fin 2010 ou début 2011.
La régularité selon la RATP
Près de 99 % de régularité pour le métro, plus de 90 % pour le RER… Les chiffres annoncés sur les lignes de la RATP laissent sceptiques nombre de voyageurs. Documents à l’appui, une enquête du quotidien Le Monde, intitulée « La RATP rame avec ses chiffres », apporte un éclairage supplémentaire. Un tableau interne fait apparaître « un mode de comptage différent ». Explication : « la RATP a quelque intérêt pratique à afficher des statistiques honorables. Selon le contrat qui la lie au Stif, elle perçoit des bonus qui se chiffrent en millions d’euros si la régularité du métro est supérieure à 98 % ». Et en dessous de ce seuil, ce sont des malus qui sont appliqués. Pour 2009, le Stif va ainsi verser 15 millions d’euros de bonus à la RATP pour « amélioration de la qualité du service ». Un bonus global décroché grâce au métro, qui masque les résultats des RER A et B, inférieurs aux objectifs. Le système devrait bientôt changer car ce contrat d’objectifs doit être renégocié avant la fin 2011.