Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Contrat de maintenance de 30 ans pour le tram de Reims

    Le 26 mars, Transdev a confié à Alstom Transport la sous-traitance de la maintenance du tramway de Reims, fourni « clés en main » par ce même constructeur. Chiffré à 93 millions d’euros, ce contrat porte sur la maintenance courante, préventive et corrective du matériel roulant et des installations fixes pendant 30 ans à partir de la mise en service du réseau (prévue en avril 2011), ainsi que sur l’assistance technique, la gestion du stock de pièces de rechange des 18 Citadis et la mise en œuvre du programme de gros entretien. Côté installations fixes, le contrat couvre le maintien en condition d’utilisation de la voie et de la plateforme, des appareils de voie, de l’alimentation électrique (par le sol, sur les 2 km équipés APS, et par ligne aérienne) et autres installations électromécaniques.

  • RFF a choisi quatre bureaux d?études pour Toulouse – Narbonne

    Réseau ferré de France a choisi les bureaux d’études Setec, Inexia, Arenes et Algoé pour les préétudes fonctionnelles de la liaison Toulouse – Narbonne. Ces préétudes visent à comparer plusieurs scénarios de développement des services ferroviaires, dont un de création d’une LGV. Setec mène les études de conception technique, ferroviaire et environnementale et devra élaborer, avec les autres bureaux d’études, les scénarios. Inexia s’intéresse aux scénarios de services ferroviaires. Arenes mènera les études de contexte territorial et Algoé assistera RFF dans le pilotage et le suivi. Les études devraient s’achever à la fin du premier semestre 2011, afin de saisir la Commission nationale du débat public à la fin de l’été 2011. D’un coût de 1,3 million d’euros, les pré-études sont financées par l’Etat et RFF à hauteur de 325 000 euros chacun et par les conseils régionaux de Midi-Pyrénées (300 000 euros), Languedoc-Roussillon (300 000 euros) et Aquitaine (50 000 euros).

  • Six candidats pour les TGV espagnols transfrontaliers

    Après l’appel d’offres lancé par la Renfe en février, six constructeurs ferroviaires se sont positionnés pour fournir les dix trains à grande vitesse et à haute capacité de la liaison directe Espagne – France. En principe, à partir de 2012. Alstom, Bombardier, Siemens sont sur les rangs, ainsi que les espagnols CAF et Talgo, mais aussi l’italien Ansaldo. Chaque convoi devra offrir entre 500 et 800 places, dépasser les 300 km/h et être préparé à la signalisation des deux pays. En effet, via une société commune, la Renfe et la SNCF prévoient de lancer des rames entre, notamment, Madrid et Paris, via Barcelone et Lyon. Le marché pour ces dix trains se monte à 270 millions d’euros. La Renfe devrait demander que 20 % de la charge de travail soient confiés aux ateliers de sa division industrielle Integria. Vu les caractéristiques du matériel, Alstom semble bien placé pour remporter le contrat, grâce à l’expérience acquise avec le TGV Duplex 2N2.

  • Naissance de « Belle-Ile »

    La nouvelle entité spécialisée fret charbon-acier, baptisée provisoirement « Belle-Ile » a vu le jour officiellement le 1er avril. Une direction de la production et de son plateau opérationnel a été créée pour concevoir des solutions d’acheminement, piloter la production et gérer les commandes des clients sur le marché de la sidérurgie. Les agents exploitation et traction ont été regroupés sous le même management. Au total, quelque 2 000 agents ont rejoint cette nouvelle entité, qui couvre le nord et une partie de l’est de la France. « Fusionner les pôles d’activités et les directions fret territoriales nous permet de réduire de façon conséquente nos frais de structures. Cette démarche nous permet aussi de mieux anticiper et de devenir très réactifs pour répondre aux besoins des clients », selon Sylvie Charles, la nouvelle directrice de Fret SNCF.

  • La SNCB n’investira pas dans l’Internet à bord des trains

    Contrairement à la tendance actuelle, la SNCB n’aurait pas l’intention d’équiper ses trains d’une connexion Internet, selon le quotidien économique flamand De Tijd du 7 avril. En effet, « une étude de marché avait révélé en 2008 que pour un navetteur et un voyageur d’affaires, Internet était seulement un besoin secondaire », aurait précisé une porte-parole de la compagnie ferroviaire belge. Il a donc été décidé de ne pas investir. Autre argument : « De plus en plus de voyageurs disposent d’appareils avec lesquels ils peuvent se relier à la Toile sans pour autant avoir une infrastructure Internet propre au réseau ferroviaire. » Une stratégie opposée à celle de ses voisins que sont la SNCF, la DB ou encore la compagnie néerlandaise NS, qui envisage d’équiper tous ses trains Intercity d’ici à 2013.

  • Anne Lambusson pour les filiales internationales de Keolis

    Avant d’être embauchée par le groupe Keolis, Anne Lambusson était directrice générale de la division systèmes d’accès passagers de Faiveley Transport et membre du comité exécutif de cette entreprise. Au cours de sa carrière, elle a passé huit ans chez Alstom Transport, où elle a cumulé les fonctions de vice-présidente industrielle et achat et de directrice générale des unités « émergentes » (Chine et Brésil). Elle a aussi participé à l’acquisition et à l’intégration de Fiat Ferroviara. Docteur en ingénierie et gestion de l’Ecole des mines de Paris, ingénieur de l’Ecole polytechnique féminine, elle possède une spécialisation en génie industriel de l’Ecole centrale de Paris et un DEA de gestion (Sorbonne). Anne Lambusson a également travaillé durant plus de dix ans dans le secteur automobile, chez AlliedSignal Automotive et chez Valeo. Son arrivée traduit l’ambition du groupe – qui réalise déjà 41 % de son chiffre d’affaires à l’étranger – de se positionner comme acteur incontournable à l’international.

  • Philippe Mellier, PDG d?Alstom Transport : « Si la Chine se ferme, il faudra parler de réciprocité »

    Avec l?arrivée de la concurrence asiatique, la compétition mondiale sur les trains à grande vitesse entre dans une période charnière. Alstom et les constructeurs européens sont-ils armés pour relever le défi ? Philippe Mellier le croit Ville, Rail & Transports : Avec l’arrivée de nouveaux acteurs, les règles du jeu sont-elles selon vous en train d’évoluer sur le marché mondial de la grande vitesse ?
    Philippe Mellier : Oui, sans doute un peu. Ce qui change la donne est l’arrivée de la Chine. Les Chinois ont annoncé qu’ils allaient bâtir des lignes à grande vitesse et ils le font. Ils ont dit que leur but était de développer une industrie chinoise, et c’est ce qu’ils font. Ils ont commencé par acheter de la technologie à l’extérieur, qui est maintenant considérée comme chinoise. Ils ont ensuite fabriqué des trains chez eux. Et maintenant ils se présentent sur des appels d’offres dans le monde. Aujourd’hui, pour Alstom, la grande et très grande vitesse, c’est 700 millions d’euros sur 5 milliards. Le marché accessible de la grande vitesse se trouve essentiellement en Europe, c’est un marché très exigeant, nécessitant une grande expérience. Et nous sommes très bien placés sur ce marché. Les gros contrats à venir, ce sont Eurostar, l’Espagne, l’Italie, puis le futur marché passé par la SNCF. En dehors de l’Europe, il y a l’Arabie saoudite, puis viendra le Brésil. Ce sont de gros contrats également, mais il s’agit surtout de marchés de génie civil avec une partie matériel roulant plus faible, au plus, quelques dizaines de trains. Ce sont des marchés d’opportunité, on les a ou on ne les a pas. Les technologies japonaise et allemande ayant été vendues à la Chine, c’est maintenant la Chine qui les présente sur ces appels d’offres, avec un gros discount. On n’est pas supris et cela ne change pas notre stratégie. L’arrivée de concurrents est bienvenue, je ne crois pas qu’elle impacte notre chiffre d’affaires.

    VR&T : Allez vous répondre à la nouvelle mouture de l’appel d’offres de l’Arabie saoudite ?
    P. M. : En Arabie saoudite, pour l’instant, les conditions de l’appel ne nous semblent pas correctes. Elles ne sont pas de nature à ce que l’on puisse se présenter avec une possibilité de gagner. Tant que des conditions équitables ne sont pas réunies, on ne se présentera pas. Il faut savoir que les conditions de l’appel d’offres ont été changées au milieu de la consultation. Cela ne se fait pas. On a admis les Chinois qui n’étaient pas préqualifiés, et toute référence à une expérience de la grande vitesse a disparu du cahier des charges. On n’achète plus un train, on achète un prix. Nous avons au départ tenté notre chance sur des conditions qui nous semblaient équitables, elles ne le sont plus, donc on ne se présente pas. Sur ce sujet, nous avons travaillé en partenariat intime avec la SNCF, et les deux entreprises partagent le même avis. Nous avons alerté les autorités saoudiennes sur ce sujet. Si les conditions devaient évoluer de nouveau vers les conditions initiales, bien sûr que l’on remettrait une offre ! Il faut être sélectif dans notre manière de faire du business, on n’est pas forcé de concourir partout. Ne pas nous présenter à un appel d’offres qui est taillé pour les Chinois, je ne vois pas en quoi cela pourrait abîmer notre réputation. Gagner ou pas n’est pas le problème, ce qui compte est que ce soit équitable. Je ne vais pas engager la réputation d’Alstom sur un appel d’offres non équitable.

    VR&T : On sentait pourtant le « pack France » bien positionné, qu’est-ce qui a dérapé ?
    P. M. : En termes de technologie et de sérieux de l’offre, nous étions bien positionnés. Il faut demander aux chemins de fer saoudiens ce qui s’est passé. Au départ, tout était clair, la terre entière s’est préqualifiée, a dépensé de l’argent pour monter une offre : les Italiens, les Coréens, les Japonais, les Espagnols et nous. Et puis, au milieu du gué, on nous a dit « on change tout, les Chinois sont là ». Sans préqualification. Si seul le prix compte, quelles que soient la technologie et la référence apportées, on peut proposer à un enfant de s’inscrire et de dessiner un train, il a peut-être une chance de gagner !

    VR&T : Au-delà de la querelle sur les chiffres, la nouveauté concernant la Chine est que maintenant les Chinois savent aussi rouler à plus de 300 km/h en vitesse commerciale…
    P. M. : Nous aussi, et en plus nous savons tenir de très grandes vitesses en parfaite sécurité et avec des coûts de maintenance très bas. Et ce non pas avec deux trains par jour, mais avec un train toutes les dix minutes, avec un retour d’expérience de plusieurs dizaines d’années.

    VR&T : On a reproché à l’industrie française de ne pas reconnaître à sa juste valeur la performance chinoise. La mise en service de la première LGV chinoise n’est-elle pas une réussite ?
    P. M. : Aujourd’hui, on a vu une vitesse. Atteindre 313 km/h n’est pas un exploit, pour le reste, attendons. Le plus important est la disponibilité des trains, la manière dont ils se comportent dans le temps, la sécurité de la ligne, la densité de trafic que l’on peut accueillir à cette vitesse en toute sécurité. Il y a un abîme à combler en termes de maintenance, de procédures d’opération, de fiabilité du matériel. Ce que demande un opérateur de trains à grande vitesse est un système très compliqué, très performant, très sécuritaire et capacitif. Le prix à la place, ou la vitesse de pointe, c’est très bien, mais si c’est pour que le train tombe en panne… Est-ce que la DB va acheter des trains aux Chinois simplement parce qu’ils ont deux trains par jour qui circulent ? Je ne crois pas.

    VR&T : Et sur l’appel d’offres de TGV au Brésil, vous vous présenterez ?
    P. M. : Dans la première phase de l’appel d’offres, ou va parler financement, génie civil et concession. Ensuite, seulement les groupements vont se constituer et l’on parlera de la signalisation et des trains. Les premiers à se précipiter sur ces appels d’offres ce n’est pas nous, ce sont les génicivilistes. Ce n’est pas comme un appel d’offres portant uniquement sur trente trains. Le matériel roulant ne représente qu’une petite partie de l’enveloppe des 13 milliards. Nous sommes intéressés pour y participer, mais ce n’est pas nous qui ferons la différence. Maintenant, il est certain que la maturité, les faibles coûts de maintenance et la sécurité de notre système sont de nature à intéresser un concessionnaire qui raisonne sur 30 ou 40 ans. Nous sommes par ailleurs bien positionnés au Brésil et avons d’excellents contacts avec les génicivilistes locaux.

    VR&T : Vous avez été battu dans l’appel d’offres de trains à grande vitesse allemand alors que vous étiez paraît-il moins disant. L’AGV, pourrez-vous un jour le vendre en Allemagne ?
    P. M. : Je ne pense pas… même si notre train est le meilleur. Il y a un protectionnisme forcené. Sur les trains régionaux, on a encore nos chances, mais sur la très grande vitesse, c’est autre chose.

    VR&T : Etes-vous favorable à l’idée de relancer une coopération ferroviaire franco-allemande, de mettre fin au protectionnisme de part et d’autre de la frontière ?
    P. M. : Je pense que la DB, qui se positionne en concurrent frontal de la SNCF, n’a pas la même lecture des choses. Il me semble que c’est de l’angélisme déplacé. On peut parler d’homologation commune, ça oui, mais après ? La grande vitesse, c’est une manière de projeter l’image d’un pays. Il serait illusoire sur ce sujet de croire que les Allemands ou les Chinois vont un jour acheter français. Pour l’instant les Allemands ne veulent ni de la SNCF ni d’Alstom. Il y a depuis des années des appels d’offres internationaux de grande vitesse en Allemagne et, bizarrement, il n’y a que les Allemands qui gagnent.

    VR&T : Les Allemands font la même réflexion concernant le marché français. Siemens a semble-t-il cessé d’avoir des ambitions sur les grands contrats SNCF, et côté RATP l’appel d’offres MI09 ne semblait pas de nature à générer beaucoup de concurrence !
    P. M. : Mais si cela continue, moi aussi je vais cesser d’avoir des ambitions en Allemagne ! On se présente à des appels d’offres, on est moins cher et on perd ! Concernant le MI09, tout le monde avait le droit de répondre. Simplement, livrer un tel train en vingt-quatre mois, tout le monde ne pouvait sans doute pas le faire. Regardez ce qui se passe quand ce sont des clients privés, qui ont tout intérêt à choisir le meilleur, qui décident. C’est le juge de paix, c’est là qu’on voit qui a les meilleurs trains. Et bien, sur ces marchés qui ne peuvent être suspectés d’être ouverts, on gagne ! En grande et très grande vitesse, il y a eu les contrats Virgin et NTV, et on les a remportés à la régulière.

    VR&T : Vous préparez-vous à cette concurrence chinoise ou coréenne en Europe, qu’en est-il de potentielles actions au niveau européen ?
    P. M. : Au plus haut niveau de l’Etat, on en parle, mais aussi dans d’autres Etats et au sein de la Commission européenne. Il y a une vraie prise de conscience sur ce problème. Nous sommes en faveur de la concurrence, mais que celle-ci soit réciproque. On ne peut admettre qu’un concurrent qui a un marché fermé, c’est-à-dire une base de volume sécurisée à des prix élevés, vienne se présenter sur un marché ouvert comme le nôtre. Plus qu’ouvert, on pourrait même dire que notre marché est « offert ». On a ce problème avec le Japon, avec la Corée, où un non-Coréen n’a pas l’autorisation légale de répondre à un appel d’offres, et de plus en plus avec la Chine. Cela a fait du bruit quand j’ai dit il y a dix-huit mois que la Chine allait fermer son marché. Mais c’est vraisemblablement ce qui va se passer. Et si la Chine se ferme, il faudra parler de réciprocité. Il y a des textes de l’OMC qui existent sur ces questions de réciprocité, il suffit de les transposer en droit communautaire puis en droit national. Il faut que l’on en passe par là. Non pas pour fermer notre marché, mais pour pouvoir aller se présenter sur ces marchés-là. Car j’aimerais vraiment pouvoir aller proposer nos trains aux Japonais !

    VR&T : Si l’on applique la logique jusqu’au bout, est-il normal de tolérer le « buy american act » ?
    P. M. : Ce sont des contraintes imposées, mais à part les locomotives fret, le marché ferroviaire américain n’est pas fermé. On nous impose le « buy american act », certes, mais c’est très ouvert et transparent. C’est un marché ou l’on peut se présenter seul et qui est très compétitif. Si les Chinois nous disaient par exemple « Vous êtes les bienvenus, l’appel d’offres sera loyal, mais si vous gagnez, il faudra que vous créiez Alstom Chine, que vous implantiez une usine de 5 000 personnes pour construire les trains », je considérerais que ce marché est ouvert. Aujourd’hui, on invite un partenaire chinois à présenter une offre au MOR [ministère des Chemins de fer], qui l’accepte, et ensuite il peut éventuellement choisir un partenaire étranger. Ce n’est pas comparable avec ce qui se passe aux Etats-Unis.
     

    Propos recueillis par François DUMONT et Guillaume LEBORGNE

  • La RATP vient de rendre son plan sécurité

    Outre un décret de février 2006 et des arrêtés complémentaires, le gouvernement a demandé aux opérateurs un plan sécurité. La RATP vient de remettre le sien La prévention du risque attentat dans le métro, les bus et les trams parisiens n’est pas un sujet sur lequel la RATP aime à s’exprimer. D’abord, elle ne se positionne qu’en exécutante, sur un domaine ayant trait au pouvoir régalien de l’Etat. Ensuite, elle estime qu’il ne serait pas malin de renseigner les terroristes. On a tendance à l’oublier, mais le plan Vigipirate est toujours d’actualité. Il a été maintenu à son niveau de vigilance rouge, c’est-à-dire au maximum depuis les attentats du métro de Londres, le 7 juillet 2005. Des attentats qui, en France, ont déclenché des mesures strictes pour protéger les transports collectifs. Et notamment, « en application du décret du 23 février 2006, complété par plusieurs arrêtés, le gouvernement a demandé aux grands opérateurs de transport d’élaborer un plan sécurité opérateur (PSO), et la RATP a récemment remis le sien », explique Pascal Halko, responsable de la communication de crise à la RATP. Destiné à « protéger les infrastructures les plus sensibles après avoir déterminé les points d’importance vitaux », le contenu du PSO est confidentiel, classé secret défense.
    Si elle est tenue de travailler en étroite liaison avec les pouvoirs publics, la RATP peut aussi prendre des initiatives. Exemple ? C’est de son propre chef qu’elle a élaboré la campagne « Attentifs ensemble », il y a quinze ans. Ses désormais célèbres bonhommes dans des pastilles multicolores qui donnent sept consignes (« Ne vous séparez pas de vos affaires personnelles », « Si vous repérez un bagage abandonné, parlez-en à votre voisin »…) ont été imaginés après la vague d’attentats parisiens en 1995, dont le plus important s’était produit en juillet à la station Saint-Michel du RER B. Accompagnée d’annonces sonores, cette campagne est toujours d’actualité sur les réseaux franciliens. En tant que partenaire de l’Etat, elle est tenue de prêter ses installations, comme par exemple pour les opérations d’expérimentation de détection d’explosifs (voir p. 35). C’est ainsi qu’elle participe régulièrement aux « exercices liés à la simulation d’attentats organisés par la “zone défense” de l’Ile-de-France, placée sous l’autorité de la préfecture de police de Paris », poursuit Pascal Halko.
    Parmi les derniers exercices, celui de juin 2009, à la station de métro Saint-Fargeau, simulait une attaque chimique avec à la clé le déclenchement du plan jaune (risque chimique et bactériologique) et du plan blanc (Samu et hôpitaux). De même, des exercices sont organisés régulièrement avec la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. « Il y a des entraînements environ une fois par mois et un ou deux exercices majeurs par an. Le dernier sur le thème des attentats s’est déroulé en novembre 2009, à Saint-Michel. » Pendant que les secours simulent une évacuation, la RATP « arme son dispositif de crise afin de vérifier son efficacité dans le cadre d’un jeu de rôles ». L’objectif est aussi bien sûr de tester la bonne coordination entre les différents intervenants, forces de l’ordre, pompiers, services de sécurité RATP, etc.
    Enfin, la RATP est aussi « moteur dans les programmes de recherche ». C’est ainsi qu’elle a notamment expérimenté des caméras intelligentes, capables de détecter les mouvements de foule anormaux, les individus à comportement suspect ou les colis abandonnés dans ses enceintes. Et de façon générale la vidéosurveillance fait désormais partie intégrante de la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes à la RATP, qui a équipé l’intégralité de sa flotte de bus (plus de 20 000 caméras dans 4 200 bus).
    Arrivée dans les années 80 comme aide à l’exploitation, la vidéosurveillance sert aujourd’hui à la fois à la gestion des flux, à la supervision des équipements et à la sécurisation des installations. Dans les couloirs et sur les quais du métro parisien, quelque 8 000 caméras procurent en temps réel des images au poste de commandement sécurité, et la police a accès aux mêmes enregistrements par le biais de l’application « Aigle ». En temps normal, les bandes sont effacées au bout de 72 heures, mais en cas de besoin (pour l’identification de l’auteur d’une agression par exemple) et sur réquisition judiciaire, elles seront transmises aux autorités.
     

    Cécile NANGERONI

  • La métropole marseillaise passe au « tout sans contact » avec ASK

    Le 1er avril, l’entreprise ASK a annoncé avoir été sélectionnée par la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (CUMPM) pour fournir l’ensemble des titres de transport sans contact dans la métropole phocéenne. Parmi ces titres, la carte multimodale Transpass, qui deviendra interopérable avec les autres réseaux des Bouches-du-Rhône et de Paca, remplacera les cartes d’abonnés. Une première en France est le remplacement des supports anonymes destinés aux voyageurs occasionnels (cartes Liberté ou 5 voyages et tickets Solo) par des tickets papier sans contact.

  • Kapsch CarrierCom reprend le GSM-R Nortel et signe avec RFF

    Le 31 mars, l’entreprise autrichienne de télécommunications Kapsch a acquis l’activité GSM/GSM-R de Nortel, passant de 300 à près de 700 salariés. En grande difficulté, Nortel n’en était pas moins le leader mondial du GSM-R (version ferroviaire du GSM) avec 58 % des lignes équipées ou à équiper (en km), devant Nokia Siemens Networks et le chinois Huawei. Ce rachat fait de Kapsch CarrierCom, qui jusque-là était principalement présent en Europe centrale, un acteur mondial du GSM et du GSM-R. L’entreprise familiale autrichienne, qui travaillait déjà avec Nortel et dispose d’un siècle d’expérience en matière de télécommunications ferroviaires, a signé deux grands contrats dès la conclusion du rachat. Chiffré à 180 millions d’euros, le plus important a été conclu pour le compte de RFF dans le cadre d’un PPP avec Synerail (Vinci, SFR, Axa Private Equity, TDF). Et en Algérie, le gestionnaire du réseau ferré Anesrif a signé un contrat de 40 millions d’euros pour le déploiement du GSM-R sur six lignes.