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Auteur/autrice : admin_lvdr
L?UITP exhorte les transports publics à ne pas laisser passer leur chance
L?Union internationale du transport public veut multiplier les parts de marché du secteur par deux d?ici à 2025. Elle vient de définir et de présenter fin mars à Bruxelles une stratégie destinée à mobiliser ses membres en ces temps de crise « Etant donné la remise en cause actuelle de nos modèles de consommation, nous pensons que le transport public a une fenêtre unique d’opportunité », explique Alain Flausch, le président de l’UITP. « Il faut un changement de posture par rapport à notre activité, renchérit Patrick Vautier, de la RATP, en charge de la promotion de cette nouvelle stratégie. Nous devons être fiers de l’action que nous portons. Nous devons affronter plusieurs défis, celui d’aider les individus à garder leur liberté, celui de la qualité dans une société de consommation, et celui du volontarisme. »
La nouvelle ligne qui sera déclinée tous les ans dans le cadre d’événements internationaux s’appuie sur cinq piliers. Premièrement, orienter le choix des citoyens vers les transports publics. « Par exemple, à Paris, 21 % des habitants sont captifs des transports en commun, 15 % de leur véhicule, le reste de la population fait des choix. Pour que les TP deviennent un réflexe, le secteur doit passer d’une logique de production à une logique de qualité », souligne Patrick Vautier. Deuxièmement, il faut donc promouvoir un changement de culture d’entreprise : passer des indicateurs techniques à une logique de service et de profitabilité, inventer de nouveaux modèles économiques ; l’industrie doit aussi se donner les moyens financiers et humains d’innover. Troisièmement, il faut établir des modèles d’investissement et de financement stable. Quatrièmement, il faut s’adapter aux enjeux locaux. « Par exemple, en France, on ne peut pas parler de péage urbain comme à Londres, note Patrick Vautier, mais on est ouvert sur la possibilité de restreindre l’usage de la voiture en ville. » Enfin, l’UITP voudrait que les villes soient plus visionnaires dans leur gouvernance : « Leur gestion s’effectue trop au jour le jour, il faut apprendre à réfléchir “intégré”, en tenant compte de l’urbanisme et de l’inclusion sociale », prône le responsable de la stratégie.
En présentant ces grands axes, l’UITP espère secouer le secteur pour qu’il ne laisse pas passer sa chance. « Il faut qu’on se dépêche et ce n’est pas gagné », reconnaît Alain Flausch. Déjà, en Europe, la crise a tempéré l’enthousiasme pour l’investissement dans les grands projets de transport ou pour un changement radical de modèle. Un signe : Bruxelles doit bientôt présenter un plan pour promouvoir les voitures vertes sur le continent. « C’est une opération marketing, s’agace le président d’UITP, il faut déconstruire le mythe de la voiture. On se bat contre une vision qui est orientée par la technologie, pas par la politique. » Ceci dit, la bataille se joue aussi beaucoup au niveau des villes et des régions, qui elles continuent pour le moment à investir dans les transports urbains propres.
Alors que le secteur automobile a su mobiliser efficacement les dirigeants européens, qui ont volé à son secours l’an dernier, le transport public entend aussi se positionner sur le terrain porteur de la défense de l’emploi. « Le TP soutient la croissance de l’économie, plaide Alain Flausch, il permet aux individus de participer à l’activité économique, mais pas seulement : il s’agit aussi d’une source d’emplois sûrs, verts et pas délocalisables. Par exemple, la Stib est le plus gros employeur bruxellois. Il faudrait créer un observatoire de l’emploi dans le transport public pour disposer de données chiffrées et faire valoir nos arguments. » Ceci dit, par rapport aux lobbies automobiles, le transport public a encore du chemin à parcourir pour faire passer son message : le 18 mars dernier, seule une poignée de journalistes a suivi la conférence de presse destinée à présenter la nouvelle stratégie…
Isabelle ORY
Des parkings vélos sécurisés pour réduire les conflits d?usage dans le Tarn
La gare de Saint-Sulpice (Tarn) expérimente la première vélo-station du réseau TER midi-pyrénéen. Elle propose aux cyclistes depuis la mi-mars 143 places de stationnement dont 52 en consigne collective fermée, accessible avec la carte d’abonnement Pastel. L’objectif du conseil régional est d’éviter les conflits d’usage croissants entre cyclistes et piétons dans les TER, engendrés par l’augmentation du trafic voyageurs. Le tronçon Toulouse – Saint-Sulpice, au carrefour de trois lignes, est un des plus chargés de France. Cet équipement a coûté 268 714 euros, cofinancé par la région Midi-Pyrénées (11,57 %), la SNCF (25 %), l’Etat (15,36 %) et l’Europe, via le Feder (48,07 %). Le matériel a été fourni par Effia, qui en assurera la maintenance. L’ensemble de l’axe Toulouse – Mazamet sera équipé de 329 places de stationnement vélos pour un coût total de 650 000 euros. Les gares et haltes des autres lignes TER de la région pourront être équipées progressivement en cas de succès de l’expérimentation.
Mise au point de la Commission européenne sur les mégatrucks
Le député vert allemand Michael Cramer a interrogé la Commission européenne sur la légalité de l’autorisation de circulation des mégatrucks entre le Danemark et la région allemande du Schleswig-Holstein. Bruxelles, qui reconnaît ne pas avoir été informée, en a profité pour rappeler la législation européenne et l’état de la réflexion sur ce dossier. Actuellement, les mégatrucks peuvent être autorisés par un pays sur ces propres routes, mais le passage d’une frontière est interdit, les limites fixées à la taille et aux poids des camions pour le trafic intracommunautaire international excluent les géants de 40 ou 60 t. Bruxelles affirme qu’avant de les autoriser elle prendra en considération « les effets sur la concurrence intermodale, la sécurité routière, la résistance des infrastructures, l’environnement et les effets sociaux et économiques prévisibles ».
Premiers essais de voitures communicantes sur les routes européennes
Le 24 mars dernier, des voitures communicantes ont circulé entre Amsterdam et son aéroport. Des essais financés par l’Union européenne et destinés à démontrer l’intérêt de ce qu’on appelle la mobilité coopérative, c’est-à-dire la mobilité qui utilise les informations transmises par réseau de véhicule à véhicule ou de véhicule à infrastructure pour une circulation plus fluide, moins polluante et plus sûre. Les normes et standards européens sont attendus pour fin 2013, l’introduction sur le marché de ces technologies devrait intervenir à partir de 2015.
Les bus toulousains à l?affiche
Tisséo, la régie des transports de l’agglomération toulousaine, lance une campagne d’affichage d’une dizaine de saynètes pour sensibiliser le grand public sur les situations à risque observées par les conducteurs de bus, avec des conseils de bon sens : se tenir dans le bus pour éviter les chutes, ne pas doubler par la droite en vélo, respecter les signalisations des sites propres… 115 bus porteront ces affiches sur leurs flancs et l’ensemble des panneaux d’affichages à l’intérieur des bus sera réservé à cette campagne jusqu’au 25 avril.
Le tram affole le marché immobilier à Toulouse
La chambre interdépartementale des notaires a présenté une étude sur l’immobilier en Haute-Garonne qui démontre qu’avant même l’arrivée de la ligne E il y a déjà un « effet tramway » à Toulouse. « Les acheteurs ont plus anticipé l’arrivée de la ligne B du métro à Toulouse que celle du tramway. Cependant, le chantier de la ligne E commence à avoir un effet sur les prix de l’immobilier », note Philippe Pailhes, notaire à Toulouse, cité par le quotidien Métro. Dans le quartier de l’hippodrome, les prix auraient augmenté de 1 % alors que presque partout ailleurs à Toulouse la valeur du mètre carré est à la baisse, en moyenne de 7 %. Selon l’étude, le quartier Saint-Exupéry-Lespinet, ni desservi par le métro ni par le futur tram, perd 18 % en 2009 dans l’ancien.
Rennes met ses données de transport en accès libre
Rennes met à disposition du public ses données « mobilité » par le biais du site Internet http://data.keolis-rennes.com. C’est la première fois en France qu’une collectivité décide d’ouvrir les données publiques de son réseau de transport, ainsi que les données d’informations pratiques géolocalisées de 1 500 organismes publics et associatifs. Les données visées concernent le réseau, son infrastructure, la disponibilité des équipements (ascenseurs, escalators, stations de vélos) ou la localisation d’un lieu public. Ce portail permettra aux usagers et aux développeurs de retravailler les données pour créer de nouveaux services, notamment via les téléphones de type Smartphone. Dans un premier temps, seules les données du service Le vélo Star et du réseau Star sont concernées. Elles seront suivies, dans les semaines à venir, par les données du guide Vivre à Rennes et dans les prochains mois, d’une ouverture plus large de données, via le portail en ligne http://www.data.rennes.fr. Un concours, doté d’un prix de 50 000 euros, sera organisé en septembre pour développer de nouvelles applications, en particulier à destination des personnes à mobilité réduite. Parallèlement, Rennes travaille sur le système d’aide à l’exploitation et à l’information voyageurs (SAEIV) qui doit être mise en place en 2011.
De 840 à 1 400 nouveaux bus d?ici 2013 pour la RATP
Pour couvrir ses besoins sur la période 2011-2013, la RATP s’apprête à passer un marché pour l’achat de 840 à 1 400 bus. Cela doit permettre de moderniser le parc existant, tout en assurant le remplacement du matériel le plus ancien. Intégralement financé par la RATP, ce marché approuvé lors du conseil d’administration du 26 mars pourrait s’élever entre 172 et 287 millions d’euros. Ce marché prévoit ainsi la fourniture par Iveco de 420 à 700 autobus urbains standards, par Evobus de 210 à 350 autobus urbains standards, par Man de 210 à 350 autobus urbains standards, avec une possible configuration autoroutière. Ces nouveaux autobus garantissent, notamment, grâce à leur plancher bas une accessibilité totale aux personnes à mobilité réduite.
Troisième parking interopérable pour Thales à Dubaï
RTA, l’opérateur du métro de Dubaï, a retenu Thales pour son troisième parc de stationnement sur la ligne verte de son métro. Complètement intégré au réseau de transport, ce parc sera équipé de 16 travées bidirectionnelles d’entrée/sortie et de 2 automates de paiement « intelligent » acceptant tous les moyens de paiement, y compris les cartes de transport sans contact. L’ensemble des équipements ainsi que les flux de visiteurs seront supervisés via un système central.
Keolis renouvelé à Vichy
La communauté d’agglomération de Vichy Val d’Allier (75 000 habitants) a renouvelé sa confiance au Groupe Keolis pour l’exploitation de son réseau urbain. Le nouveau contrat de DSP, d’une durée de 8 ans, prendra effet le 30 août 2010. Il générera un chiffre d’affaires cumulé de 24,5 millions d’euros. Les principaux axes du contrat portent sur la mise en place d’un nouveau réseau, le renouvellement du parc de véhicules, notamment des minibus, et la mise en place d’une billettique.