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Auteur/autrice : admin_lvdr
Les Chinois vont soumissionner au programme de LGV aux Etats-Unis
Des entreprises chinoises comptent soumissionner pour des programmes de construction de lignes à grande vitesse aux Etats-Unis, a annoncé le 13 mars Wang Zhiguo, vice-ministre chinois des Chemins de Fer. « Nous avons organisé des sociétés de façon à ce qu’elles puissent participer aux soumissions et signer des mémorandums de coopération avec le département des chemins de fer de Californie », a fait savoir le vice-ministre. De plus, lors de la visite de Barack Obama en Chine, en novembre 2009, le ministère chinois des Chemins de fer a signé un mémorandum de coopération stratégique avec General Electric en matière de recherches technologiques. Selon le vice-ministre, outre les Etats-Unis, une douzaine de pays, dont la Russie, le Brésil et la Turquie, ont exprimé le souhait de coopérer avec la Chine sur des projets ferroviaires à grande vitesse.
Un milliard d?euros de pertes en 2009 pour Fret SNCF
L’activité transport de marchandises de la SNCF a perdu un milliard d’euros en 2009, affirme le 16 mars Le Figaro sur son site Internet. Sur cette somme, « 520 millions d’euros sont des pertes d’exploitation et le reste résulte d’importantes dépréciations d’actifs », détaille le journal, en ajoutant que « ce déficit a été enregistré malgré la réalisation d’une plus-value exceptionnelle de 230 millions d’euros sur la vente de terrains dans le quartier des Batignolles à Paris ». Les résultats du groupe devraient être publiés le 24 mars. Ils seront négatifs, avait prévenu dès septembre son président Guillaume Pepy. Car, contrairement aux années précédentes, le déficit du fret ne devrait pas être compensé par la branche voyages, qui regroupe l’activité passagers sur les grandes lignes.
SNCF : Bernard Emsellem nommé directeur général délégué écomobilité
Bernard Emsellem est nommé directeur général délégué écomobilité à partir du 1er avril 2010. Membre du comité de direction générale, Bernard Emsellem aura pour mission de développer l’écomobilité dans une conception globale de bout en bout, associant les différents modes de transport. Il aura la responsabilité de créer d’ici fin 2010 un Institut de recherche et d’échanges sur la mobilité responsable. Bernard Emsellem était depuis 2008 directeur général délégué au développement durable et à la communication. Il est entré à la SNCF en 2002 en tant que directeur de la communication.
SNCF : Patrick Ropert nommé directeur de la communication
Patrick Ropert aura la responsabilité de piloter l’ensemble de la communication externe et interne, en France et à l’international. Il sera membre du comité exécutif. Patrick Ropert était depuis 2007 directeur de la communication opérationnelle de la SNCF auprès de Bernard Emsellem, en charge des relations avec la presse, de la communication de crise et de la communication digitale.
Keolis, une année de transition
Keolis a réalisé en 2009 un résultat net en baisse de 64,3 %, à 19,9 millions d’euros, très impacté par les effets de la crise sur certains de ses contrats, la baisse de fréquentation dans les réseaux et des effets de change défavorables en Grande-Bretagne et en Suède. Le chiffre d’affaires a progressé de 4,9 %, à 3,424 milliards d’euros, dont 59 % réalisés en France. « L’année 2009 a été une année délicate », a reconnu le président de Keolis, Michel Bleitrach. Sur le plan commercial, l’année 2009-2010 a par contre été prolifique pour le groupe français. Les contrats gagnés représentant un chiffre d’affaires cumulé de 9,6 milliards d’euros, ce qui devrait se traduire, dès 2010, par une augmentation de 17 % du chiffre d’affaires. A l’international, on retiendra le contrat pour l’exploitation des trams de Melbourne (3,4 milliards sur quinze ans) et la franchise ferroviaire britannique Southern (2,3 milliards sur un peu moins de huit ans). Keolis a reporté pour 2,6 milliards de CA cumulé en France (dont Bordeaux, 780 millions sur cinq ans).
Keolis a bien réservé des sillons en Allemagne
Répondant à la question d’un journaliste allemand, Michel Bleitrach a confirmé mardi au cours d’une conférence de presse que son groupe a bien réservé des sillons en Allemagne et doit confirmer cette décision avant le 8 avril auprès de DB Netz, le RFF allemand. Ces sillons permettront au groupe français de faire rouler des trains à 200 km/h pendant quatre ans sur des axes nationaux allemands « aujourd’hui mal desservis », notamment vers Hambourg. « Ce serait une opération conjointe SNCF-Keolis, a indiqué Michel Bleitrach. Nous devons encore prendre la décision, tout dépendra du business plan. »
Debrecen commande 18 tramways à CAF
Seconde ville de Hongrie avec 200 000 habitants, Debrecen remplacera une partie de ses tramways anciens par 18 rames commandées à l’espagnol CAF pour 44 millions d’euros. L’entreprise publique DKV a signé fin février ce contrat qui inclut la maintenance des véhicules. Ces trams à air conditionné et plancher bas sont à livrer au plus tard en 2012 et équiperont la deuxième ligne du réseau de la ville. Après Belgrade en novembre 2009, le constructeur ibérique consolide ses marchés en Europe de l’Est et perce à nouveau en Hongrie où il avait déjà vendu, il y a presque vingt ans, 76 voitures Eurocity aux chemins de fer hongrois.
Le photovoltaïque s’?invite dans les transports
Le navigateur Raphaël Dinelli avait couru le dernier Vendée Globe sur un bateau à énergie solaire. Sur le même modèle, il vient de présenter aux Sables-d?Olonne un train équipé de cellules photovoltaïques particulièrement puissantes. Et si le soleil pouvait suffire, dans les transports, à couvrir tous les besoins en énergie en dehors de la locomotion ? C’est sur ce principe que Raphaël Dinelli, homme des mers, à la tête de la fondation Océan vital vouée au développement des énergies renouvelables, a présenté trois concepts de véhicules à assistance électrique générée uniquement par le soleil. Une automobile, un autocar mais surtout un TER au toit recouvert de 48 m2 de cellules photovoltaïques susceptibles d’assurer son éclairage intérieur et d’abaisser quelques autres sources de consommation d’énergie. La rame est un TER électrique à deux niveaux. Elle est préparée par le Centre d’ingénierie du matériel (CIM) du Mans et devrait être mise en circulation commerciale à la fin de l’année dans la région des Pays de la Loire qui finance le programme de recherche du laboratoire de Raphaël Dinelli à 85 %. « Aujourd’hui, nous pouvons garantir l’éclairage d’une rame Duplex toute la journée grâce à cette nouvelle technologie qui en combine trois : les panneaux de cellules photovoltaïques mis au point par Raphaël Dinelli, les batteries classiques lithium-ion et les ampoules LED à faible consommation. Une rame nécessitait une puissance de 15 kW/h par voiture. Le recours aux ampoules de basse consommation permet de réduire les besoins à 8 kW/h. C’est ce que nous apporte le solaire », résume Philippe Girou, du CIM, chef de ce projet de « train solaire ».
L’amélioration, par Raphaël Dinelli, de l’efficacité des panneaux voltaïques est à l’origine de ce programme d’application au monde du transport. L’électricité générée par une cellule photovoltaïque représente dans le bâtiment entre 5 et 10 % de l’énergie reçue par le soleil. Là, elle atteint 21 % et monte parfois jusqu’à 40 %. Autre avancée, brevetée par Raphaël Dinelli, le panneau de cellules photovoltaïque est devenu léger et d’une extrême souplesse. La trouvaille vient des matériaux composites. La cellule, à l’origine très fragile, est « encapsulée », elle ne se casse plus. Le panneau solaire se plie sans dommage. Dix fois moins de verre, dix fois moins d’aluminium, il perd aussi 90 % de son poids. Il ressemble à un film plastique. Son épaisseur varie de 0,6 et 1 mm. Il se pose comme un film adhésif sur des surfaces qui n’ont plus besoin d’être planes. Le toit du TER est bombé, il y est donc collé. « Nous vérifierons, prochain défi, qu’il résiste aux très grandes vitesses du train », indique Raphaël Dinelli. Pour lui, auparavant, la plus grande difficulté technique, commune à tous les moyens de transport, consiste à générer une alimentation électrique continue malgré une source d’énergie potentiellement illimitée mais d’accès réduit. D’abord en raison de la surface de panneau disponible. Sur un train, elle est beaucoup plus petite que sur une maison, encore plus petite sur une voiture. Ensuite, le véhicule traverse des zones d’ombre. « Les systèmes dédiés au transport se révèlent donc, par nature, très complexes. Nous avons une grande avance acquise en mer. Le pont d’un bateau n’est pas toujours exposé au soleil lui non plus. Nous savons bien que dans ce domaine le nerf de la guerre réside dans la capacité en batteries que l’on peut embarquer. Mais on ne peut les multiplier à l’infini. L’autre voie possible, c’est d’avoir à alimenter des systèmes à consommation d’énergie de plus en plus basse. Dans certains secteurs du transport, ils existent encore peu. Pas du tout même dans l’autocar », explique Raphaël Dinelli.
Le nouveau train « écolo » dévoilé sur plans aux Sables-d’Olonne ira un peu plus loin dans ce sens. « En plus de son nouveau système d’éclairage, il comportera tout un tas d’innovations qui réduiront encore son empreinte carbone : entre autres, du tissu bio pour les fauteuils et des commandes pour passagers sous forme de tables digitales tactiles », assure Philippe Girou. En attendant, un jour, de diminuer encore l’énergie non renouvelable consacrée au gros poste du chauffage, principale consommation d’un train hors locomotion. Celui imaginé par Raphaël Dinelli et le CIM sera présenté au salon Innotrans, en septembre prochain, à Berlin. Au passage, il bénéficiera d’une nouvelle livrée, affirmant son caractère écolo et innovant.
Hubert HEULOT
Louis Nègre relance l?axe ferroviaire franco-allemand
En inaugurant le nouveau siège de la Fédération des industriels ferroviaires (FIF), à Levallois, le sénateur UMP Louis Nègre, son président, n’a pas mâché ses mots. La situation, juge-t-il « n’est pas mirobolante ». Pour faire face à « l’émergence de la concurrence asiatique » (Chine, Corée du sud), la filière ferroviaire française doit vite se mettre en ordre de bataille. Cette réorganisation n’a de sens que dans « une coopération européenne, en particulier franco-allemande ». Louis Nègre, qui a rencontré le ministre allemand des Transports à Berlin et fait une lettre à Dominique Bussereau en ce sens, a annoncé une réunion le 9 avril rassemblant les sherpas de huit partenaires : DB et SNCF (entreprises historiques), DB Netz et RFF (gestionnaires d’infrastructure), FIF et VDB (indsutriels), EPSF et EBA (organismes de sécurité).
Grève à la SNCF le 23 mars, voire plus si?
Le 23 mars devrait être une journée de grève à la SNCF, à l’appel de ses quatre syndicats représentatifs. Placés cette fois en ordre dispersé. Trois d’entre eux, la CGT, l’UNSA et la CFDT, ont déposé le 8 mars un préavis qui se situe dans le cadre d’une journée interprofessionnelle pour l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics et les retraites. Sud-Rail, troisième force syndicale à la SNCF, fait d’une certaine façon bande à part en appelant le 9 mars à une grève reconductible à partir du 23 mars. Lors de la dernière grève dans l’entreprise publique ferroviaire, le 3 février, la direction avait recensé 28,4 % de grévistes et la CGT 35,65 %.