Auteur/autrice : admin_lvdr

  • A Genève, l?électrique fait pavillon au salon de l’auto

    L?électrique s?affirme comme une tendance lourde. Le défi des années à venir viendra des infrastructures de recharge pour les véhicules roulant sur leurs seules batteries Le salon de Genève qui se tient du 4 au 14 mars, consacre un pavillon entier aux véhicules peu ou non polluants. Le fabricant chinois de batteries BYD y présente son prototype E6. Cette berline longue de 4,55 m dispose d’une autonomie de 400 km avec ses batteries lithium-ion. Le constructeur assure qu’elles se rechargent en une heure et permettent à la E6 d’atteindre 160 km/h. Du japon voisin, vient la Mitsubishi Miev. Une citadine équipée, elle aussi, de batteries lithium-ion qui l’emmènent sur 160 km à une vitesse maxi de 130 km/h. La recharge lente se fait sur une prise secteur standard, mais une prise spéciale lui confère une charge plus rapide selon la tension choisie. Elle sera également commercialisée sous les marques Peugeot et Citroën. La Tazzari Zéro, à l’aspect sportif, vient d’Italie. Avec ses 2,88 m et ses 90 km/h, elle affiche sa vocation urbaine. Pesant 550 kg, elle accueille deux passagers et emporte des batteries lithium-fer qui se rechargent en 6 heures sur une prise 230 V. Elle se positionne sur le même créneau que la Luménéo Smera, déjà en production en France. La société DOK-ING construit une voiture électrique en Croatie. Avec ses portes papillon et sa silhouette ramassée, cette urbaine agile emmène deux passagers à 130 km/h. Ses deux moteurs de 65 ch, alimentés par des batteries lithium-fer-phosphate, la propulsent sur une autonomie de 250 km. La recharge demande de 3 à 8 heures, selon le niveau de charge requis. Arrivant des USA, la Chevrolet Volt est une berline hybride aux dimensions européennes. Elle utilise l’énergie électrique que lui fournit son bloc batteries de 16 kW pour rouler en mode tout électrique sur 60 km. Trois heures suffisent pour recharger ses batteries au lithium-ion. Au-delà de cette limite, un moteur auxiliaire fournit l’électricité pour recharger ses batteries. Son moteur électrique développe l’équivalent de 150 ch et lui permet d’atteindre 160 km/h. Le carrossier italien Giuggiaro présente son prototype Quaranta, une hybride à la carrosserie effilée. Deux autres sportives électriques sont à Genève : la Lampo 2, un cabriolet ultrarapide et la Green GT, première voiture de course électrique homologuée par la FIA. Enfin, Opel expose l’Hydrogen 4. Ce vaste SUV embarque un réservoir d’hydrogène de 4,2 kg, comprimé à 700 bars, qui alimente les 440 cellules de sa pile à combustible. La PAC fournit l’énergie à un moteur électrique synchrone de 73 kW qui permet une vitesse de pointe de 160 km/h et donne à l’Hydrogen 4 une autonomie de 320 km. BMW est présent avec une mini électrique et, malgré les turbulences, le constructeur charentais Heuliez expose sa gamme de véhicules 100 % non polluants. Mais le principal défi des années à venir viendra des infrastructures de recharge pour les véhicules roulant sur leurs seules batteries. Afin d’y répondre, la société Texx propose ses systèmes de recharge de batteries. Comme sa compatriote genevoise Green ID, cette compagnie suisse mise sur développement rapide de ce type d’installation sur des parcs dédiés. En parallèle du salon de l’auto, le Forum IAMF 2010 se penche sur les moteurs de l’avenir et la mobilité du futur.
     

    Thierry Pierre GRAINDORGE

  • La Bahn submergée par les réclamations

    Une victoire pour les associations d’usagers, un casse-tête pour la DB : depuis l’entrée en vigueur de nouvelles règles d’indemnisations pour cause de retard, la compagnie allemande est submergée par les réclamations. L’Allemagne a récemment transposé une directive de l’UE garantissant davantage de droits pour les voyageurs : la compagnie doit rembourser 25 % du prix du billet si le train arrive une heure après l’horaire prévue et 50 % si le retard excède deux heures. « C’est l’état de siège », affirme-t-on à Francfort, qui doit traiter deux fois plus de réclamations que d’habitude. Du coup, les procédures s’allongent : il faut désormais attendre deux mois pour obtenir un remboursement, contre quatre semaines habituellement.

  • ICE : la Bahn et l?industrie enterrent la hache de guerre

    Depuis de très longs mois, une fragilité détectée sur les essieux des ICE cristallise les tensions. Après avoir traîné les pieds, les constructeurs ont accepté de financer en partie le renouvellement des pièces L’affaire empoisonnait leurs relations depuis plus d’un an. Après d’âpres négociations, Alstom et la Deutsche Bahn ont fini par se mettre d’accord : le constructeur français va fournir 1 872 essieux de « nouvelle génération » à la compagnie. Des pièces à la solidité renforcée qui, à partir de 2011, équiperont les 67 ICE de type T de la Bahn. Conçus par Alstom, associé à la fabrication des trains à grande vitesse allemands en tant que sous-traitant, les essieux d’origine montrent des signes d’usure prématurée. Résultat pour l’opérateur : des contrôles dix fois plus fréquents de son matériel, imposés par l’autorité ferroviaire fédérale. Les trains à grande vitesse doivent être inspectés tous les 30 000 km, contre un passage par l’atelier tous les 300 000 prévu par le constructeur. Ulcérée par ces nouvelles contrain-tes et lassée de devoir jongler avec une disponibilité de son parc, la DB a choisi de changer les pièces défaillantes. L’opération va coûter entre 50 et 100 millions d’euros. Mais Alstom réglera « une partie importante » de la note, explique Volker Kefer, le directeur des affaires techniques de la DB, sans donner plus de précisions. En octobre, la DB avait signé un accord similaire avec Bombardier et Siemens : il s’agit dans ce cas de changer 1 200 essieux sur les ICE 3. Les constructeurs vont donc mettre la main à la poche, non sans avoir traîné les pieds. Car ils ont longtemps plaidé non coupables. Entre les lignes, ils reprochent à l’opérateur une maintenance insuffisante, responsable selon eux de la fragilité des essieux. Aujourd’hui, le bras de fer semble donc avoir tourné à l’avantage de la DB, même si la cause de la défaillance reste inexpliquée. La compagnie a bénéficié du soutien du ministre allemand des Transports : Peter Ramsauer a récemment haussé le ton face aux industriels. A l’origine : de nombreux ICE étaient restés à quai à cause de la neige en début d’année. « Il n’est pas concevable que de la neige ait pu s’infiltrer dans les trains et ait mis l’électronique hors service », déplore le ministre conservateur. « La Bahn n’y est pour rien mais elle doit en supporter les conséquences financières et en termes d’image. C’est pourquoi il faut remettre l’industrie face à ses responsabilités. » Un projet de loi se préparerait pour garantir plus de droits à l’opérateur, au-delà de la période de garantie du matériel. En attendant, la DB n’en a pas fini avec ses problèmes car le renouvellement des essieux va prendre du temps : Alstom doit concevoir ces nouvelles pièces qui ne seront pas livrées avant le début de l’année prochaine. Du coup, la flotte d’ICE ne sera opérationnelle qu’en 2012 seulement. D’ici là, la compagnie va devoir louer du matériel roulant à ses voisins suisses et français pour continuer à assurer un service régulier.
     

    Antoine HEULARD

  • Geodis crée CapTrain pour son fret international

    SNCF Geodis a lancé mi-février une nouvelle marque, CapTrain, qui couvre ses activités internationales de traction ferroviaire pour le transport de marchandises. Elle fait suite aux rachats réalisés ces deux dernières années par la branche SNCF Geodis qui cherche à se développer à l’international. De nouveaux périmètres sont créés sous cette marque : la marque CapTrain au Benelux regroupe SNCF Fret Benelux, Veolia Cargo Belgium, Veolia Cargo Nederland et ITL Benelux. En Allemagne, CapTrain Deutschland regroupe SNCF Fret Deutschland et Veolia Cargo Deutschland. En Italie, CapTrain Italia regroupe SNCF Fret Italia et Veolia Cargo Italia. Freight Europe UK et VFLI Romania sont respectivement rebaptisées CapTrain UK et CapTrain Romania.

  • Bilan 2009 pour la BEI : un volume de prêts inégalé

    La crise économique est passée par là : l’an dernier, la Banque européenne d’investissement a financé beaucoup plus de projets concernant la lutte contre le réchauffement climatique (16,9 milliards d’euros de prêts, soit une hausse de 73 %, dont 4,7 milliards sont allés à la recherche-développement pour le transport propre). Les prêts pour les réseaux transeuropéens de transports ont également augmenté de 20 %, la route représentant 42 % de ce montant et le rail 30 %. Comme les années précédentes, ce sont les lignes à grande vitesse espagnoles qui ont été les principales bénéficiaires des financements. Par ailleurs, les partenariats public-privé encouragés par la banque se mettent lentement en place, mais ils concernent pour le moment principalement des autoroutes ou des périphériques urbains.

  • La SNCF appelée au secours de CDG Express

    Le gouvernement a demandé à la SNCF de réfléchir à l’éventualité d’entrer dans le capital de CDG Express pour débloquer le dossier. Le projet de liaison ferrée directe et rapide entre la gare de Paris-Est et l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle bute en effet sur les discussions engagées entre la SNCF et le futur concessionnaire retenu, mené par Vinci aux côtés de la Caisse des dépôts et consignations, Axa et Keolis, la filiale de la SNCF. Les négociations portent sur le montant des rémunérations qui seront versées à la SNCF pour diverses prestations, dont la conduite des trains. Selon le quotidien La Tribune, qui a dévoilé l’information le 5 février, le gouvernement suggérerait, au lieu de payer la SNCF, de lui donner en compensation une part du capital. Le projet prendrait alors un tournant majeur : le gouvernement a toujours affirmé vouloir lancer cette liaison ferrée en faisant entièrement appel au secteur privé et sans mettre un seul centime public. L’entrée d’une entreprise publique au capital de CDG Express donnerait alors de nouveaux arguments aux opposants au projet, convaincus qu’il n’est pas rentable et qu’il retombera un jour ou l’autre dans l’escarcelle de l’Etat. Le secrétariat des Transports n’a pas répondu aux sollicitations de La Vie du Rail.

  • Rouen : un TAD pour 41 communes en 2011

    Née le 1er janvier dernier, la Crea (communauté de Rouen, Elbeuf, Austreberthe, 494 000 habitants) proposera dans un an un transport à la demande (TAD) pour ses 41 communes de moins de 4 500 habitants. Si les études se poursuivent pour une évaluation précise des besoins, Laurent Fabius, président de la Crea, a tracé les grandes lignes de ce nouveau service, le 15 février. Une quinzaine de minibus (20 places) devraient être mobilisés. Leurs clients devront les avoir réservés la veille par téléphone ou Internet. Les arrêts seront prédéfinis et le service aura recours à des technologies innovantes de type GPS ou calcul en temps réel. Les tarifs et titres de transport seront identiques à ceux en vigueur sur le réseau de transports en commun de l’agglomération rouennaise (tramway, Teor, bus), ce qui n’est pas sans provoquer des grincements de dents chez les artisans taxis. Une mise en concurrence se déroulera au cours du premier semestre 2010 afin de choisir le futur exploitant, peut-être sous la forme d’une délégation de service public. Le coût estimé pour l’intercommunalité se situe aux alentours du million d’euros.
    Précision : le système déjà en place sur l’ancienne communauté d’agglo d’Elbeuf, devenue pôle de proximité, ne sera pas affecté. Allobus consiste en 4 lignes virtuelles actionnées en fonction de la demande.

  • Des lignes de bus express pour les covoitureurs du Tarn

    Le conseil général du Tarn innove avec une ligne de bus express reliant les aires de covoiturage de Gaillac/Brens et Saint-Sulpice à Albi, en empruntant l’autoroute A68. Dénommée T’ex pour Tarn Bus Express, elle part toutes les 30 minutes aux heures de pointe. Elle ne comporte que cinq arrêts, ce qui lui permet de relier Lavaur à Albi en 50 minutes (au lieu de 1 heure 20), Saint-Sulpice à Albi en 35 minutes. Déléguée à Veolia Midi-Pyrénées et à Gaillac Tourisme, T’ex s’appuie sur plusieurs correspondances avec les trains régionaux en gare de Saint-Sulpice. Les passagers payent 2 euros comme sur tout le réseau. Pour le conseil général du Tarn, le coût annuel est de 235 000 euros. Le département s’est fortement investi dans le développement d’aires de covoiturage : il a financé l’aire de Saint-Sulpice (78 places) pour 180 000 euros, celle de l’échangeur de Brens (60 places) et a en projet l’aménagement de deux nouvelles aires aux échangeurs de Coufouleux et de Montans.

  • Poitiers équipe l?ensemble de ses bus de caméras de vidéosurveillance

    Vitalis, le réseau de bus de l’agglo de Poitiers, va généraliser à l’ensemble de son parc les caméras de vidéosurveillance. Une trentaine de bus poitevins avaient déjà été équipés de caméras embarquées à la fin des années 90. Aujourd’hui, 55 bus sont équipés et la soixantaine qui n’est pas encore équipée le sera d’ici 2011. L’investissement (environ 4 000 euros pour chaque bus) sera supporté par la collectivité et le réseau. Les véhicules standard seront dotés de deux caméras et les articulés de trois. « Nous n’avons pas de lignes plus sensibles que d’autres. Un incident peut éclater n’importe où. Outre la dissuasion, c’est dans un souci d’équité et d’équilibre pour les voyageurs et le personnel que nous généralisons les caméras », explique Jean-Pierre Guilloteau, responsable de l’exploitation du réseau. En moyenne, les agents agréés de Vitalis et les forces de police ont recours aux images des caméras 10 à 20 fois par an pour une trentaine d’incidents significatifs.

  • La BB 1.0 Peugeot au toit photovoltaïque

    A propulsion 100 % électrique, elle trône en ce moment au showroom Peugeot des Champs-Elysées et devait être présentée au salon de l’automobile de Genève. La BB 1.0, le « véhicule de rupture » de Peugeot avec l’ère du pétrole, illustrait chez Raphaël Dinelli, aux Sables-d’Olonne, l’apport le plus élaboré, pour le moment, de l’énergie photovoltaïque à l’automobile. « Avec ses deux bosses, les différents rayons de courbure de ses formes, le toit de verre d’une BB 1.0 est d’une complexité extrême. Le panneau solaire développé par Raphaël Dinelli, grâce à sa finesse, peut y être intégré. C’est déjà un exploit. Les cellules photovoltaïques fournissent ainsi une énergie employée pour le confort, en particulier la ventilation de l’habitacle », explique Marc Bocqué en charge des communications chez Peugeot. Dans le verre fumé, le film photovoltaïque mis au point par le laboratoire de Raphaël Dinelli se voit à peine. Mais il produit du courant à un système complexe de filtration de l’air. Il est aspiré par l’avant des portières. Des pollens, d’autres particules de toutes sortes en sont extraites, avant qu’il entre dans l’habitacle. Le second usage de ce courant est d’alimenter aussi les autres accessoires consommateurs d’électricité (radio, éclairage, chauffage, etc.) quand la voiture est à l’arrêt. De sorte que le moteur électrique proprement dit ne soit sollicité qu’en phase de locomotion. « Nous avons un concept-car entre les mains. Il reste à le valider d’un point de vue économique et cela, il est vrai, est encore loin d’être gagné », estime Marc Bocqué.