Auteur/autrice : admin_lvdr

  • RFF choisit ETF pour la modernisation de l?étoile de Capdenac

    Suite à l’appel d’offres lancé fin mai 2009, le marché du renouvellement des voies de l’étoile de Capdenac vient d’être attribué à l’Européenne de travaux ferroviaires (ETF), filiale d’Eurovia Travaux ferroviaires (groupe Vinci). Ces travaux, qui se dérouleront de mars à novembre 2010, comprennent la rénovation des lignes de Tessonnières – Capdenac, Capdenac – Rodez et Brive – Capdenac, pour plus de 170 millions d’euros d’investissement. RFF précise qu’il s’agit du chantier le plus important de France sur des lignes régionales, qui mobilisera 15 % des approvisionnements de matière (rails, ballast, traverses) à l’échelle nationale. Au total, 210 km de voies seront rénovées, nécessitant 384 000 tonnes de ballast, 289 000 traverses bétons et 340 km de rail. C’est aussi le 6e chantier du plan rail Midi-Pyrénées.

  • Keolis dans le consortium gagnant du métro de Porto

    Le consortium ViaPorto, composé de Grupo Barraqueiro (premier prestataire de transport au Portugal), Arriva, Keolis et Manvia, a remporté le contrat d’exploitation et de maintenance du métro de Porto pour un montant de 170 millions d’euros sur cinq ans. D’après Keolis, les offres – dont celle du sortant Transdev – ayant été évaluées selon les critères financier et technique, celle de ViaPorto s’est avérée la plus compétitive et la plus aboutie d’un point de vue technique, obtenant la note maximale. Le réseau du métro de Porto est composé de 5 lignes, 60 km de voies et 70 stations (dont 14 en souterrain) et transporte 50 millions de voyageurs par an. Le consortium propose également de développer des solutions d’intermodalité avec les transports urbains et suburbains dans l’agglomération de Porto, en collaboration avec les exploitants de bus du nord du Portugal.

  • Stadler Pankow livrera 20 métros légers Tango à Stuttgart

    Le 26 janvier, les tramways de Stuttgart (Stuttgarter Strassenbahnen AG) ont signé avec Stadler Pankow GmbH une commande de 20 rames de métros légers Tango S-DT8. Livrable à partir de 2012 par la filiale allemande de Stadler, cette commande est chiffrée à 77 millions d’euros. Comprenant deux modules, ces Tango bidirectionnels de 38,6 m de long et 2,65 m de large offriront 108 places assises et 144 debout, ainsi que l’air conditionné pour les voyageurs comme pour le conducteur. Quatre portes par côté faciliteront l’accès à ce véhicule entièrement à plancher haut, dont la vitesse maximale sera de 80 km/h. Au total, 110 trams, trams-trains ou métros légers Tango ont été commandés à Stadler, parmi lesquelles les 6 rames du futur RhônExpress.

  • La Renfe va acheter 10 rames de TGV pour les liaisons avec la France

    La Renfe a lancé le 21 janvier un appel d’offres pour une commande de 10 rames de train à grande vitesse en vue de la future liaison à grande vitesse franco-espagnole. La nécessité de livrer ces trains pour 2012 et le fait que plus de 500 places par rames soient requises placent le TGV Duplex « 2N2 » d’Alstom en très bonne position dans cette compétition. C’est d’ailleurs ce même matériel qui a été choisi par la SNCF pour cette liaison.

  • Le prolongement d’Eole franchit une nouvelle étape

    Nouvelle étape décisive, le 27 janvier, avec la signature d’un protocole de partenariat pour accompagner le prolongement du RER E jusqu’à Mantes-la-Jolie, via La Défense et Nanterre. Pour le parapher, RFF, l’Etablissement public d’aménagement de La Défense (Epad), l’Etablissement public d’aménagement Seine-Arche (Epasa) et l’Etablissement public d’aménagement du Mantois-Seine aval (Epamsa). Ce protocole de partenariat vise à renforcer la coopération des signataires, en vue d’harmoniser les projets de prolongement du RER E et d’aménagement urbain. Parmi les thèmes majeurs : le développement urbain des quartiers de La Défense et de Seine-Arche. Tout ceci sur fond de projet sur le « Grand Paris » et en cohérence avec le plan de mobilisation des transports mis en œuvre par la région Ile-de-France.

  • Thierry Best prend la tête de la nouvelle direction commerciale d?Alstom Transport

    Thierry Best, 50 ans, est nommé directeur commercial d’Alstom Transport et devient membre du comité exécutif, rattaché au président, Philippe Mellier. La nouvelle direction commerciale – divisée en zones géographiques afin de renforcer la proximité avec les clients – définit la stratégie produit et marché de l’entreprise, pilote la remise des offres et la signature des contrats. Diplômé de l’IEP de Paris et ancien élève de l’ENA, Thierry Best a rejoint Alstom Transport en 1998, comme responsable commercial Israël, Egypte et Afrique du Sud. En 1999, il est en Chine, en 2003, vice-président des produits métros, en 2004, directeur France. Il sera ensuite successivement directeur des projets (2007), senior vice-président Opérations matériel roulant et composants (2008), senior vice-président Alstom International Network Moyen-Orient et Afrique (2009).

  • Sept trains saccagés, 500 000 euros de facture

    Dans la nuit du 23 au 24 janvier en gare de Nice, deux TER, deux TGV, deux trains couchettes et un Teoz, soit 35 voitures, ont été saccagés. La facture : plus de 500 000 euros. Et comme conséquences indirectes la suppression, le retard et la réduction du nombre de voitures TER dans les deux semaines suivantes. Fréquent dans cette région, cela a donné lieu à une polémique. Pour Gérard Piel, vice-président (PC) en charge des Transports à la région, la SNCF doit « nous rendre des comptes ». En ligne de mire, une certaine insuffisance supposée de moyens. Réponse de Joseph Moulin, directeur régional de la SNCF : « La sécurité à 100 % n’existe pas. » Pour calmer le jeu, le préfet des Alpes-Maritimes a donné rendez-vous aux responsables de la SNCF le 11 février. Ils devront alors présenter un diagnostic sur la protection des enceintes dans l’ensemble du département et leurs propositions pour l’améliorer.

  • Nantes met la Semitan au régime

    Au cours de la délégation de service public écoulée, l?opérateur des transports publics nantais, la Semitan, a eu sérieuse tendance à l?embonpoint. Ses coûts de production ont explosé Plus 42% de charges entre 2001 et 2008 pour seulement 18 % de recettes supplémentaires. Au cours de la délégation de service public écoulée, l’opérateur des transports publics nantais, la Semitan, a eu sérieuse tendance à l’embonpoint. Même si le réseau nantais est passé de 85 millions à 115 millions de voyageurs et que l’augmentation des tarifs a été faible, les coûts de production de l’opérateur ont explosé. Nantes métropole a néanmoins choisi de reconduire la société d’économie mixte qui exploite son réseau pour sept ans à compter de 2010, mais en fixant à sa gourmande SEM des objectifs de sobriété. « Au fil de l’eau, nous augmentions de plus de 7 % par an la contribution de Nantes métropole », explique le vice-président de Nantes métropole, Jean-François Retière. « Pour la nouvelle, nous avons mieux cadré cette évolution. Le nouveau contrat prévoit une hausse annuelle limitée à 2,5 % Ce qui nous ferait passer de 85,4 millions d’euros en 2010 à 93,8 en 2016. » La Semitan s’est dans un même temps engagée à améliorer la fréquentation de son réseau de 20 % et de passer ainsi de 115 à 134 millions de voyages annuels entre 2010 et 2016. La Semitan mettra en place une billétique avec post-paiement visant à inciter les clients « occasionnels réguliers » à emprunter plus souvent les transports en commun. L’offre de transport sera par ailleurs renforcée : 1,5 million de kilomètres supplémentaires seront proposés aux usagers nantais. Nantes va réorganiser son réseau : un million de kilomètres vont être supprimés sur des dessertes locales peu fréquentées, tandis que 2,5 millions de kilomètres seront ajoutés sur des nouveaux itinéraires. Dix nouvelles lignes structurantes de Chronobus (avec des systèmes de couloirs et de passage prioritaire aux carrefours) seront ajoutées, qui visent chacune entre 10 000 et 12 000 voyageurs par jour. Par ailleurs, un appel d’offres pour 8 nouvelles rames de tramway (+ 4 en option) va être lancé pour pouvoir passer les fréquences du tram de 5 à 3 minutes en heure de pointe.
     

    Guillaume LEBORGNE

  • Installation du comité de suivi du plan fret

    Le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau a installé le 26 janvier le comité de suivi de l’engagement national pour le fret ferroviaire, lancé en septembre par le gouvernement. Ce plan de 7 milliards d’euros prévoit huit grands chantiers, dont le développement des autoroutes ferroviaires, du transport combiné ou d’un « réseau orienté fret ». Le comité, appelé à se réunir régulièrement autour de ces questions, est notamment constitué de représentants de Réseau ferré de France (RFF), d’entreprises de transport ferroviaire de marchandises (SNCF et sa filiale VFLI, Euro Cargo Rail, CFL Cargo, Colas Rail, Europorte 2, B-Cargo), de syndicats et d’associations. Il comprend aussi des parlementaires impliqués dans les questions de transport : le député Yanick Paternotte et les sénateurs Francis Grignon et Louis Nègre, tous UMP.

  • Tarifs de la grande vitesse : six pays, six cas particuliers

    Les tarifs pratiqués par la SNCF sont moins chers en France qu?ailleurs en Europe. Qu’en est-il de la politique tarifaire chez nos voisins ? Éléments de réponse dans six pays européens En Allemagne
    La règle générale, c’est le tarif par destination. S’il n’y a pas de véritable yield management, les réservations à l’avance permettent d’obtenir des places, contingentées, avec 25 et 50 % de réductions sur certains trains Grandes lignes. La politique tarifaire est basée sur des cartes de réduction attractives qui concernent les conjoints, les enfants, les étudiants, les retraités…

    En Espagne
    Depuis 2007, des tarifs spéciaux permettent d’obtenir jusqu’à 40 et 60 % de réduction sur certains trajets, à condition de réserver ces billets – contingentés – à l’avance. Conformément à la demande de l’Etat, les familles bénéficient de réductions de 20 à 50 %, et les militaires de 65 %. Quant à la politique commerciale, elle se caractérise par les cartes de réduction uniquement pour les seniors et les handicapés, des tarifs spéciaux et un système de réduction à l’aller-retour, avec 20 % de réduction sur le prix du trajet.

    En Italie
    La tarification est avant tout complexe : trois tarifs, une dizaine de trains différents avec des modalités tarifaires distinctes, une offre importante de cartes et d’abonnements. Les tarifs sont attractifs, conjugués avec une politique de fidélisation par le biais de cartes avec gain de points. A la demande de l’Etat, les handicapés, infirmes de guerre et groupes scolaires bénéficient de tarifs particuliers. Outre le système de tarif par destination, des tarifs spéciaux sont proposés, contingentés, et avec des conditions moins favorables.

    Aux Pays-Bas
    Sur un réseau caractérisé par la prédominance des trajets domicile-travail, une carte d’abonnement permet de bénéficier de 40 % de réduction en période creuse. Sous conditions, les étudiants, subventionnés par l’Etat, ont un accès gratuit aux réseaux. Des tarifs allers-retours offrent des réductions de 10 à 15 %

    Au Royaume-Uni
    Les opérateurs sont contraints d’employer trois types de billets à l’unité – ouverts, économiques, dernière minute – et trois catégories de formules de voyages multiples – cartes de réduction, pass saisonniers, pass journaliers. L’Etat impose également des cartes de réduction pour les seniors, jeunes, familles, handicapés, avec une réduction de 33 % sur le prix standard. Les réseaux britanniques pratiquent le yield management et offrent des réductions très intéressantes sur des allers-retours.

    En Suède
    S’il y a très peu de tarifs sociaux, les billets de dernière minute avec les meilleurs tarifs sont réservés aux étudiants et jeunes de moins de 25 ans, et aux seniors. Les autres billets de dernière minute sont vendus aux enchères électroniques via un site spécifique. Sinon, les seuls tarifs préférentiels sont réservés aux jeunes de moins de 26 ans et aux enfants accompagnés. Le yield management est pratiqué.
     

    Pascal GRASSART