Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Une nouvelle filiale Fret SNCF en Roumanie

    La nouvelle filiale fonctionnera sur le modèle de SFI, qui assure les trafics de marchandises franco-italiens Une nouvelle filiale de Fret SNCF devrait voir le jour en janvier prochain en Roumanie. Elle prendra la suite de VFLI, qui s’était implantée en Roumanie depuis 2003 en tant qu’opérateur de manœuvres, essentiellement pour le compte de l’entreprise Lafarge. VFLI Romania a fait une demande pour devenir opérateur de transport. Elle devrait obtenir son certificat de sécurité en début d’année prochaine. Le personnel (39 personnes) et les activités de VFLI seront transférés à SNCF International, qui cherche à développer les trafics vers l’Europe de l’Est. La nouvelle filiale fonctionnera sur le modèle de SFI (SNCF Fret Italia), qui assure les trafics de marchandises franco-italiens. « Les marchés sont prometteurs. Des perspectives intéressantes demandent à être concrétisées et nous avons répondu à plusieurs appels d’offres. Nous espérons bien travailler avec des entreprises françaises, comme par exemple avec Renault. Nous souhaitons à terme récupérer la partie de trafic des Logan acheminée par la route. Nous avons pris contact avec STVA, qui assure avec les chemins de fer roumains l’acheminement d’une autre partie des Logan, pour proposer des prix compétitifs face à la route », explique Serge Rigaud, administrateur de VFLI Romania. Selon lui, il est « logique » de s’adosser à la SNCF pour développer les trafics. Cette année, le chiffre d’affaires devrait s’élever à 1,2 million d’euros pour un tonnage traité de 1,24 million. Mais les prévisions tablent sur le triplement du chiffre d’affaires d’ici à 2011… Pour préparer le développement, VFLI est actuellement en négociations avec Akiem (autre filiale de la SNCF) en vue de louer dans un premier temps deux ou trois locomotives. L’opérateur a déjà fait venir une cinquantaine de wagons d’EVF (filiale d’Ermewa) et devrait en avoir 150 l’an prochain. Ces wagons sont spécialisés dans le transport de cendres et de ciment. Cinquante-sept personnes devraient travailler dans la nouvelle structure en 2010.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • La Bahn place ses pions au Qatar

    La compagnie allemande vient de signer un important contrat de planification du futur réseau ferré de l?émirat. Une occasion unique de se positionner dans ce pays, à l?aube de sa révolution ferroviaire Des ICE rouge et blanc filant à 350 km/h entre les dunes de la péninsule arabique : le rêve de la Deutsche Bahn est en passe de devenir réalité. Fin novembre, la compagnie allemande a en tout cas pris une sérieuse option, en signant un contrat prometteur avec le Qatar. A la clef, la création d’une société commune, la Qatar Railways Development Company, dans laquelle la DB détiendra 49 % et l’émirat 51 %. La QRDC sera en charge de la planification du réseau ferré qatari qui doit sortir du sable d’ici 2026, soit un volume d’affaires de 700 millions d’euros. Assez peu, au regard du budget global du projet : le Qatar va investir 17 milliards d’euros dont 14 pour la construction des infrastructures et deux pour l’achat de matériel roulant. Mais pour la Bahn, cette alliance est surtout une occasion unique de se positionner auprès du cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, le Premier ministre qatari, alors que le pays est à l’aube de sa révolution ferroviaire. Jusqu’ici, la presqu’île, qui vit de ses rentes pétrolières, a comme ses voisins misé sur le « tout-voiture ». Mais face à la forte croissance de sa population et l’engorgement de sa capitale Doha, le petit émirat veut se doter d’un système ferroviaire parmi « les plus modernes au monde », selon Rüdiger Grube, le patron de la DB. Le projet prévoit ainsi une ligne à grande vitesse reliant l’aéroport à Doha et se poursuivant jusqu’au Bahreïn voisin. Un axe de 180 km où les trains circuleront à 350 km/h. Autre liaison au programme : un tronçon de 100 km vers l’Arabie saoudite doté de trains roulant à 200 km/h. Côté fret, 325 km de voies sont envisagées, qui pourront aussi servir au transport de voyageurs. Enfin, quatre lignes de métro seront bâties à Doha, soit 300 km de rail et 98 stations. « Nous sommes heureux et fiers d’avoir été sélectionnés, poursuit Rüdiger Grube. Cela montre une nouvelle fois à quel point le savoir-faire de la Deutsche Bahn est apprécié à travers le monde. » Mais la compagnie n’entend pas se contenter de vendre son expertise. De fait, les Allemands visent un accès prioritaire au réseau. En s’associant aujourd’hui à la planification, la DB devrait avoir une longueur d’avance sur ses concurrents quand il s’agira de sélectionner les opérateurs. Une stratégie des petits pas qui pourrait rapporter gros : le marché est évalué à un milliard d’euros annuel par le ministère allemand des Transports. Le projet ferroviaire revêt aussi une dimension de prestige : le Qatar, qui rêve d’organiser la Coupe de monde de football, y voit un argument de poids pour convaincre la Fifa. Du coup, les lignes urbaines et à grande vitesse pourraient être mi-ses en service dès 2022. Toute l’industrie allemande pourrait bénéficier des retombées du contrat : le géant du BTP Hochtief pour la constrcution des infrastructures, ou Siemens pour les trains.?Mais la réalisation des projets ne se  fera que sur des appels d’offres qui s’annoncent disputés. La Bahn, elle, voit déjà plus loin : alors que les projets ferroviaires se multiplient dans la région, « ce contrat est une excellente carte de visite », se félicite-t-on à Berlin.
     

    Antoine HEULARD

  • Besançon-Viotte se rafraîchit dans l’attente du TGV Rhin-Rhône

    Besançon-Viotte se rafraîchit dans l’attente du TGV Rhin-Rhône

    La gare de Viotte sera reliée à la gare de Besançon-TGV par navettes. A Besançon, la gare Viotte sera reliée par navettes à la nouvelle gare Besançon-Franche-Comté-TGV desservie par la LGV Rhin-Rhône. C’est cette navette qui entraîne une refonte globale de l’organisation de la gare Viotte. SNCF et RFF vont profiter des travaux pour mettre en place un meilleur accès aux personnes à mobilité réduite. La gare Viotte se verra également doté d’un nouveau poste informatisé. De son côté, la municipalité devra prendre en compte l’arrivée du tramway (dont le projet a pris du retard car il doit être à nouveau validé par l’Etat), une modification du réseau des bus Ginko et des autocars. Le projet prévoit également tous les modes de circulation permettant de nouveaux accès à la gare (piétons, cyclistes, personnes à mobilité réduite, taxis, véhicules particuliers…). S’ajouteront de nouvelles possibilités de stationnement longue durée, au nord de la gare (le parking souterrain actuel devant être supprimé en 2012), une possibilité d’arrêt et de dépose-minute et un service d’autopartage. Un aménagement urbain et métropolitain avec la création de nouveaux quartiers à la place des entrepôts Sernam et Pomona pourrait accueillir de multiples activités (y travailler, vivre et commercer) sur une surface totale d’environ 5 ha. « Du tertiaire et un peu d’habitation », a annoncé Michel Loyat, adjoint à l’urbanisme de Besançon. Des projets plus aboutis, et en particulier les aménagements des zones Sernam et Pomona, devraient être présentés au public avant la fin de l’année. L’architecte responsable du projet a indiqué vouloir réaliser un quartier exemplaire en matière de développement durable, mais aussi dans le plus grand respect des habitants des environs. Pour le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, l’ensemble de ces aménagements devraient voir le jour avant 2014, élections municipales obligent.

  • Les Français prêts à changer leur rapport à la voiture

    Que ce soit pour des raisons économiques ou environnementales, la voiture n?a plus la même aura qu?auparavant D’après une étude Benchmark Group, spécialiste des comportements de consommation, 69 % des Français voient en elle uniquement un moyen de transport dans lequel dépenser le moins possible. La société d’étude s’est récemment penchée sur le cas de la voiture pour déterminer ce qui était en train de changer dans la relation entre les Français et leurs automobiles. Premier constat : 74 % des automobilistes considèrent leur voiture comme un poste de dépense beaucoup trop lourd. Plus de la moitié disent avoir tendance à moins utiliser leur voiture depuis ces deux dernières années. Parmi les causes avancées, on note les problèmes de stationnement, la pollution, les temps de déplacements accrus à cause du trafic, les risques croissants de verbalisation… Mais la principale reste le prix du carburant. Pas étonnant donc que 75 % des personnes interrogées annoncent qu’elles choisiront un modèle qui consomme moins lors de leur prochain achat. Autre tendance remarquée : l’intérêt que suscitent les solutions alternatives à la voiture « classique ». L’autopartage, par exemple, pourrait intéresser plus d’un habitant sur deux à Paris, Lyon ou Marseille, et pour les autres villes de plus de 20 000 habitants, ce chiffre atteint 40 %. Et côté technologie, à la question « seriez-vous prêt à acheter une voiture hybride ? », plus de la moitié des automobilistes répondent par l’affirmative, 21 % ne se prononçant pas faute d’information suffisante sur le sujet. En revanche, pour le véhicule électrique, l’engouement est moindre. Seulement 26 % des automobilistes pourraient être intéressés par la location d’un véhicule électrique au mois (comme va le proposer Bolloré avec sa Bluecar par exemple). 11 % pourraient l’être mais avancent le problème du fil électrique à relier au véhicule. La voiture électrique est perçue comme contraignante tant en termes d’autonomie – notamment pour les personnes vivant en milieu rural – que de recharge : comment faire lorsqu’on ne dispose pas d’un garage équipé d’une prise ? Il semble donc que le boom de la voiture électrique ne se fera qu’accompagné d’infrastructures permettant l’utilisation par tous de ces véhicules.
     

    Marion BONNET

  • Concurrence TER : l?Alsace attendra

    Après s?être portée volontaire pour ouvrir son réseau TER à la concurrence, l?Alsace renonce? momentanément Jusqu’à ces dernières semaines, l’Alsace n’hésitait pas à affirmer qu’elle serait la première région à ouvrir à la concurrence une partie de ses TER. Le conseil régional dirigé par la droite expliquait, officieusement, qu’un lot de 15 à 20 % serait soumis à appel d’offres dans le cadre de la convention ferroviaire qu’il doit signer avec la SNCF le 4 décembre. Les liaisons concernées pouvaient être soit l’étoile ferroviaire de Mulhouse, soit celle de Strasbourg, ainsi que des lignes transfrontalières. Veolia Transport, EurailCo et autres Deutsche Bahn se montraient particulièrement intéressées. Il fallait simplement attendre, précisaient des élus, que la Loti (loi d’orientation sur les transports intérieurs) soit modifiée. Coup de théâtre lorsque les élus ont pris connaissance vers le 20 novembre du texte de la future convention qui doit régir les relations entre la SNCF et la région entre 2010 et 2018 : pas une ligne sur l’ouverture à la concurrence, pas même une mention pour réserver l’avenir. « Hubert Haenel nous a expliqué qu’après mûre réflexion l’Alsace ne voulait pas être la seule région à inclure une clause sur la concurrence alors que la commission Grignon planche sur ce thème. Je pense que derrière tout cela c’est la proximité des élections régionales qui a fait reculer la région. L’exécutif ne voulait pas créer un sujet à polémiques », estime Martine Diffor, conseillère régionale socialiste. L’Alsace n’a pas pour autant mis son idée aux oubliettes. Elle devrait faire partie des premières régions qui se porteront candidates à une expérimentation de la concurrence dans le TER. Le sénateur UMP du Bas-Rhin Hubert Haenel, artisan de la décentralisation des TER, a en effet recommandé de suivre la même démarche initiée il y a vingt ans pour la régionalisation ferroviaire : lancer des expérimentations dans des régions volontaires.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • La Réunion en manque de financement pour son tram-train

    Le tram-train de la Réunion pourrait ne pas voir le jour, la région n?arrivant pas à boucler le budget du projet, estimé à 1,55 milliard d?euros A quelques jours de la passation du marché avec les entreprises, le plus grand projet d’aménagement de la Réunion, celui du tram-train, pourrait être abandonné faute de financement, l’Etat ayant refusé la rallonge réclamée par la région. Destiné à relier le nord et l’ouest de l’île sur 41 km, ce projet devait démarrer en janvier 2010 et s’achever fin 2016, via un contrat de partenariat public-privé (PPP). Le montage était simple : d’un côté, le groupement d’entreprises Tram’Tiss (composé notamment de Bouygues, Veolia Transport, la Société générale et Bombardier Transport) chargé d’assurer la moitié du financement en contrepartie d’une redevance annuelle de l’ordre de 125 millions d’euros pendant 40 ans. De l’autre, l’Etat, engagé à hauteur de 435 millions d’euros dans le cadre du protocole de Matignon de janvier 2007, le tout complété par l’Europe (100 millions d’euros) et la région (350 millions d’euros). Pourtant, à quelques jours de la signature du contrat, prévue courant décembre, la région n’arrive pas à boucler le budget d’un projet passé de 1,315 à 1,550 milliard. Elle réclame de l’Etat une révision du protocole de Matignon et l’attribution, à partir de 2014, d’une aide d’environ 80 millions d’euros par an, en référence à celle allouée aux régions de métropole dans le cadre de la dotation TER. Un principe sur lequel Dominique Bussereau avait dit ne pas être fermé. Or la réponse de l’Etat, venue de la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, en visite sur l’île est négative. « L’Etat a toujours accompagné le projet, mais les difficultés qui apparaissent ne relèvent pas de sa responsabilité. […] La dotation ferroviaire est une compensation de charges lorsque les trains régionaux ont été transférés aux collectivités. La Réunion n’est pas concernée car à l’époque du transfert elle n’était pas équipée de chemin de fer. » Les élus réunionnais de la région devaient se prononcer sur le dossier le 1er décembre.
     

    Cécile?NANGERONI

  • La Circle Line de Londres n’est plus circulaire

    Depuis le 13 décembre, la célèbre Circle Line du métro de Londres ne tourne plus en rond comme elle le faisait depuis 1884 Le « cercle » est bien connu pour sa forme caractéristique de bouteille de lait sur les plans du réseau, sur lesquels il figure en jaune. Il ressemble plus dans la réalité à un ovale écrasé de 22 km de circonférence. Les trains continueront à le parcourir en entier, mais ils auront désormais des terminus : dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, ils parcourront toute la ligne actuelle depuis Edgware Road, au nord-ouest, pour repasser sur un autre quai à Edgware Road. Ensuite, et c’est nouveau, ils prolongeront leur parcours en empruntant sur 6,4 km des voies de la Hammersmith & City Line jusqu’à Hammersmith, l’autre terminus. Dans l’autre sens, les trains iront de Hammersmith à Edgware Road, via Edgware Road et tout le cercle. Une particularité : la gare de Paddington – d’où partent les trains vers le sud-ouest de l’Angleterre, le sud du Pays de Galles et l’aéroport d’Heathrow – sera desservie deux fois par la Circle Line nouvelle version, dans deux stations différentes non connectées entre elles. Concrètement, la nouvelle organisation obligera à changer de train pour aller entre les parties nord et ouest de la ligne circulaire. Il n’y aura par exemple plus de liaison directe entre la gare de Saint Pancras et les quartiers chics de Notting Hill et de Kensington, sauf à faire un grand tour en passant de l’autre côté par la City… L’autorité organisatrice, Transport for London (TfL), explique que cette mesure permettra d’améliorer la régularité de sa ligne jaune, très souvent perturbée. D’autant qu’elle partage la quasi-totalité de son parcours et toutes ses stations avec d’autres services. « Comme les trains de la Circle Line tournent autour de la ligne sans terminus fixe, tous les retards s’accumulent avec le temps, ce qui rend difficile d’offrir un service régulier et digne de confiance », explique-t-on chez TfL. Quoi qu’il en soit, la ligne circulaire gardera son nom. L’ensemble de son matériel roulant doit être renouvelé entre 2011 et 2013 – une mégacommande passée à Bombardier – et toute la signalisation refaite d’ici 2016. TfL attend de ces deux mesures une augmentation de la capacité de 65 %.
     

    François?ENVER

  • Naissance d?une nouvelle gare à Lyon

    Après un peu plus de deux ans de travaux, Lyon se dote d’une nouvelle gare en plein centre-ville, dans le VIIe arrondissement. Baptisée gare Jean-Macé, c’est la quatrième gare de l’agglomération après Part-Dieu, Perrache et Vaise. Le 8 décembre, elle sera inaugurée durant les fêtes des Lumières. Cinq jours plus tard, elle entrera en service. 4 000 voyageurs sont attendus chaque jour, ainsi que 102 trains. La gare Jean-Macé va permettre de mieux répartir les flux de voyageurs entre les différentes gares. Elle donnera aussi un meilleur accès aux quartiers lyonnais de la rive gauche, grâce à ses interconnexions aux autres modes de transports, les lignes B du métro, T2 du tramway, et de bus. Une vélo-station installée devant la gare pourra également accueillir 110 deux-roues.

  • Un nouvel opérateur ferroviaire à La Rochelle

    Dominique Bussereau devait se rendre le 4 décembre à La Rochelle, à l’occasion du lancement du nouvel opérateur ferroviaire de proximité dans le port. Celui-ci est né à la suite de discussions engagées entre la SNCF et le port de La Rochelle pour améliorer la desserte portuaire de la plateforme. Le nouvel opérateur devrait à la fois desservir le port et gérer les circulations sur le réseau ferré portuaire.

  • Veolia Environnement finalise la cession de Veolia Cargo

    Veolia Environnement a annoncé le 1er décembre avoir finalisé la cession de sa filiale de fret ferroviaire Veolia Cargo à la SNCF et au groupe Eurotunnel. La vente lui a rapporté 103 millions d’euros. Elle s’inscrit dans un programme de cessions d’actifs d’un milliard annoncé en mars. Dans le cadre de cette transaction, la SNCF reprend, via sa filiale Transport ferroviaire holding, les activités de Veolia Cargo en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie. Europorte, filiale d’Eurotunnel, acquiert de son côté la branche française de Veolia Cargo (Socorail, Veolia Cargo France, Veolia Cargo Link, CFTA Cargo). Socorail ne change pas de nom, tandis que les autres structures sont rebaptisées respectivement Europorte France, Europorte Link et Europorte Proximité.