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Auteur/autrice : admin_lvdr
DB Regio commande 16 Coradia Lint à Alstom
DB Regio a commandé à Alstom Transport 16 autorails bicaisses de type Coradia Lint pour un montant « de plus de 40 millions d’euros ». Destinés au Land du Schleswig-Holstein, ces autorails régionaux doivent être mis en service en décembre 2011. Il s’agit de la première commande passée à Alstom par la DB dans le cadre d’un contrat-cadre signé en 2008, portant sur la conception et la fabrication d’un maximum de 180 trains. Depuis le lancement des premiers trains de cette gamme en 2000, Alstom a vendu 470 Coradia Lint en Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark.
Palmarès des mobilités 2009 : le prix européen pour Anvers
Avec de la densité autour de sa nouvelle gare, Anvers a visé juste LE LAURÉAT
Anvers : de la densité urbaine autour de la nouvelle gare
La gare terminus d’Anvers-Central a été transformée en gare de passage, accueillant désormais les Thalys et autres trains internationaux. Le bâtiment de cette gare centrale inaugurée une première fois en 1905 a subi la plus profonde transformation de son histoire : sous son monumental hall – qui a retrouvé tout son éclat – et sa longue marquise, une gare souterraine s’est construite sur deux niveaux, assortie d’un espace commercial et d’un nouvel accès à l’extrémité sud des quais, doté d’un parking de 200 places. Résultat : une gare « ouverte et lisible », présentant 14 voies sur trois niveaux, dont 4 voies passantes. Il fallait un pôle d’échanges capable de recevoir les 25 000 voyageurs par jour actuels, qui pourraient bien devenir 45 000 dans quelques années. De nombreuses communications de plain-pied ont été ouvertes avec la Pelikanstraat parallèle, desservie par les bus urbains et vicinaux. La gare est également desservie par tram sur la place Reine-Astrid, totalement réorganisée avec un parvis privé de circulation automobile, ainsi qu’en souterrain par la station de (pré)métro Diamant. La gare rénovée et agrandie se veut un « moteur du nouveau développement urbain ». Au sud du zoo et le long de la voie ferrée, une mixité de logements, bureaux, hôtels, magasins et loisirs est recherchée avec comme mot d’ordre la densité urbaine, n’excluant pas la construction de tours.
Le détail qui change tout : sous la place, se trouvent également un parking de 400 places, une dépose-minute et un garage à vélos.
LES NOMINÉS
Stockholm : des grands travaux contre l’asphyxie
Avec 20 000 habitants de plus par an et du fait de la mise en place d’un péage urbain qui a réduit la circulation en centre-ville, les transports en commun de Stockholm se rapprochaient dangereusement de l’asphyxie. Une phase de grands travaux a été lancée pour améliorer le réseau de transports publics du Grand Stockholm (SL). Jusqu’en 2017, une section souterraine de RER dite Citybanan sera construite sous le centre-ville. Longue de 6 km et comportant deux gares, cette infrastructure chiffrée à 1,7 milliard d’euros a pour but de soulager l’actuelle traversée ferroviaire de Stockholm. Côté tram, des lignes pourraient se développer au cœur de la ville comme en banlieue, alors que la construction de la ligne orbitale dite Tvärbanan se poursuit dans la petite banlieue : une section de 6,7 km, chiffrée à un demi-milliard d’euros, est attendue pour 2013. Des bus seront ajoutés et enfin le réseau de métro devrait bénéficier de nouveaux prolongements. Un grand contournement autoroutier de l’agglomération est également envisagé.
Le détail qui change tout : grâce au péage urbain mis en place en 2006, la circulation a diminué de 18 % par rapport à 2005 dans le centre-ville.Kent : les villes du comté se préparent pour leurs navetteurs
Le service régional à grande vitesse du Kent lancé partiellement le 29 juin 2009 par Southeastern est ouvert « en grand » le 13 décembre. Ce trajet ferroviaire régional à 225 km/h met Ebbsfleet à seulement 17 mn de Londres et Ashford à 37 min, grâce à la portion opérée sur la ligne à grande vitesse. La gare d’Ebbsfleet International, où s’arrête déjà Eurostar, doit jouer le rôle majeur. Dotée d’un parking de 2 500 places et desservie par le système de bus rapides en site propre Fastrack (liaisons vers Dartford, Gravesend et les bords de la Tamise), cette gare va servir de point de rabattement depuis de nombreuses localités du Kent. Ainsi, les villes de Canterbury, Folkestone et Ramsgate se « rapprochent » de Londres et incitent des Londoniens à s’établir dans le « jardin de l’Angleterre » et à devenir des navetteurs à grande vitesse. De grands programmes immobiliers ont été lancés, ainsi que des solutions de rabattement vers les gares desservies.
Le détail qui change tout : grâce au métro automatique des Docklands, qui le relie à la gare de Stratford, Canary Wharf (une « Défense » made in London) devient remarquablement accessible, tant du centre de la capitale que de la région du Kent.
Guillaume LEBORGNE et Patrick LAVAL
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Un poste d?aiguillage multistation Alstom sur Florence – Rome
RFI, le gestionnaire du réseau ferré italien, a attribué à Alstom Transport un contrat de 20 millions d’euros pour la réalisation d’un nouveau poste d’enclenchements sur la section Orvieto – Orte de la ligne classique Florence – Rome. Ce projet fait partie du programme de modernisation des systèmes de signalisation du réseau italien. La solution Smartlock d’Alstom va permettre à RFI de gérer le trafic sur ce tronçon de 42 km et de contrôler 2 gares, 3 arrêts et 34 sections grâce à la nouvelle architecture multistation, conçue pour contrôler l’ensemble d’une ligne et plusieurs gares à partir d’un même poste d’enclenchements. Le projet sera mené par les équipes d’Alstom Transport de Bologne et de Vérone. Dans le domaine de la signalisation, l’entreprise a également installé en Italie le nouveau poste d’aiguillage de la gare de Bologne Centrale et les équipements ERTMS niveau 2 sur la ligne à grande vitesse Bologne – Florence.
Palmarès des mobilités 2009 : le prix des nouvelles mobilités pour Tours
Le « Viamichelin » du cycliste propulse Tours sur la première marche du podium LE LAURÉAT
Tours : Géovélo, le « Viamichelin » du cycliste
Comme le font les automobilistes depuis plusieurs années, les cyclistes prennent l’habitude de calculer leur itinéraire en ligne. Mais les sites prenant en compte les aménagements cyclables sont inexistants. Un pionnier, Géovélo, propose un moteur pour calculer le meilleur itinéraire à Tours en fonction de deux critères principaux : la vitesse (donc la distance) et la sécurité. Il est né de la passion d’un Tourangeau, Benoît Grunberg, le directeur de l’association Autour du train, pour la promotion de l’intermodalité par des parcours touristiques à vélo au départ des gares de la région Centre. Patiemment, il a enrichi sa base de données. « A deux, nous avons sillonné la ville pendant deux ans pour mesurer la cyclabilité de chaque tronçon et si possible aux heures de pointe afin d’avoir un jugement juste de la sécurité », précise-t-il. « Il y a une carence au niveau de l’information pour les vélos, même les centrales de mobilité l’oublient », estime celui qui ne se déplace qu’à bicyclette… et en train. Le développement de www.geovelo.fr a coûté 100 000 euros dont 60 % ont été subventionnés par la Predim, par Tours Plus et par la région Centre. Le résultat, lancé en juin en version bêta, est convaincant. Il reçoit quelque 300 visites par jour et est appelé à se développer. Les projets ne manquent pas : adapter l’application à l’iPhone d’Apple, décliner une version de Géovélo à Paris ou encore proposer des itinéraires thématiques du type « comment aller faire ses courses à vélo ? »
Le détail qui change tout : l’idée du fondateur de Géovélo est de fédérer une communauté de cyclistes susceptible d’aider aux mises à jour permanentes du site.LES NOMINÉS
Morbihan : une politique de covoiturage volontariste
La mise en place d’une politique d’incitation au covoiturage dans le Morbihan date de fin 2005. Le conseil général décide alors de considérer la pratique comme un transport semi-collectif et de mener une politique active. Le service de rapprochement mis en place par l’opérateur Green Cove Ingénierie compte aujourd’hui environ 9 000 membres et 6 000 projets de covoiturage. Depuis l’an dernier, cette politique s’est accompagnée d’une ambition d’implantation de 35 aires de covoiturage sur tout le territoire. Le conseil général a réaménagé des espaces existants, créé de nouveaux parcs, mais aussi développé une politique de partenariat avec la grande distribution, pour utiliser les parkings de supermarchés comme lieu de rendez-vous pour ses covoitureurs. Dans l’arrière-pays, de parkings existants ont été labellisés en milieu rural. Dès qu’il le peut, le Morbihan donne de la visibilité au covoiturage.
Le détail qui change tout : le Morbihan a mené une action volontariste de formation auprès des entreprises et des administrations pour les aider à communiquer sur la pratique. Des outils clés en main ont été fournis (articles prérédigés, affichettes, flyers).Strasbourg : une politique vélo historique et ambitieuse
La première ville cyclable de France, avec 10 % de déplacements effectués en vélo, entend intensifier ses efforts. « Strasbourg a de l’avance sur le retard ! plaisante Alain Jund, maire adjoint chargé de l’urbanisme. Des villes comme Karlsruhe, Copenhague ou Fribourg ont des parts vélo entre 27 et 35 %. » Et d’ailleurs, la ville ambitionne d’atteindre une part de marché de 20 % en centre-ville avec son projet de vélos partagés. Contrairement aux systèmes en libre-service (VLS), il faudra rapporter son vélo au point de départ. Mais en limitant la charge annuelle de fonctionnement à 1 000 euros par vélo – contre 4 000 euros pour les Vélib’ –, la ville promet « davantage de vélos à la disposition des usagers ». Le service favorisant l’intermodalité sera géré par extension de la DSP à la CTS. Après un test en juin, la phase 1, avec 2 000 vélos et cinq points de location en ville, devrait être lancée en septembre 2010. Dans une seconde phase, le projet compte 5 000 vélos et 15 stations. Les cyclistes auront la possibilité de louer pour des durées courte, moyenne ou longue, mais la longue durée sera privilégiée.
Le détail qui change tout : les points de location seront tenus en journée par des salariés habilités à faire les menues adaptations et réparations sur les vélos, une autre particularité strasbourgeoise.
Cécile NANGERONI
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Palmarès des mobilités 2009 : le prix de l’innovation pour Dole
Dole s’inspire de la Suisse et remporte le prix LE LAURÉAT
Dole : le bus à la méthode suisse
Dole est le réseau historique de CarPostal en France, remporté en novembre 2003. Et l’exploitant suisse, reconduit en septembre dernier pour sept ans, bichonne son client franc-comtois. Cette fois, il lui a carrément offert d’appliquer les recettes des grands réseaux à une petite ville. Certes, sur un sur un territoire désormais élargi à 41 communes, mais ne comptant malgré tout que 51 000 âmes dont un peu plus de la moitié en zone rurale. Depuis la rentrée, le réseau est structuré autour de six lignes régulières, plus six lignes de transport sur réservation (par téléphone une demi-journée à l’avance), un service directement inspiré du système PubliCar en Suisse, et enfin d’une navette gratuite, cadencée au quart d’heure, pour se rendre facilement dans le centre de Dole. L’argumentaire des élus est limpide : « Un bus plein, c’est 70 voitures de moins, soit une file de 500 m de long ! C’est l’une des raisons pour lesquelles l’agglomération a décidé de mettre en œuvre une politique durable des déplacements qui s’appuie sur les transports en commun comme fer de lance. » Pour réussir, le réseau s’est par ailleurs doté de 16 bus neufs en plus de ceux de l’ancien réseau Dolebus, portant ainsi la flotte à 31 véhicules. TGD (Transport du Grand Dole) fonctionne sept jours sur sept, avec une amplitude digne des grands réseaux : de 5h à 22h. Enfin, il comprend aussi 13 services scolaires et un service de porte-à-porte pour les PMR. Bref, un système assez complexe, que le président du Grand Dole, Claude Chalon, qualifie de « projet urbain au service de la ruralité ».
Le détail qui change tout : un tarif économique et incitatif. Pour que le transport collectif soit vraiment attractif, le Grand Dole affiche un tarif bus défiant toute concurrence de 30 euros… par an !LES NOMINÉS
Belfort : le SMS pour prendre le bus
Pouvoir sauter dans le bus en ayant juste au préalable envoyé un SMS mentionnant BUS au 84100. C’est le service que propose le réseau Optymo de Belfort depuis le 20 juillet. En retour, le voyageur reçoit un titre électronique valable une heure. Quatre mois après le lancement, il s’en est déjà vendu plus de 8 000. « On pensait surtout viser les voyageurs occasionnels extérieurs, or c’est un vrai service utilisé également par les Belfortains », se réjouit Emmanuel Castro, responsable de la communication du SMTC. Les ventes semblent se stabiliser autour de 3 000 par mois pour ce service unique en France. Mis au point par Orange Business Services – pour la partie conseil, intégration technique, exploitation et hébergement de la solution de paiement –, il fonctionne bien sûr avec tous les opérateurs de téléphonie mobile. Et n’importe quel téléphone fait l’affaire. A ce jour, pas de souci technique et pas de fraude non plus. Seul bémol, il en coûte 1,5 euro plus éventuel coût du SMS, contre 1 euro le ticket papier et 0,80 euro le titre en post-paiement – autre originalité du réseau – sur la carte Optymo. Il faut dire que 0,70 euro va dans les caisses des opérateurs de téléphonie !
Le détail qui change tout : trois niveaux de sécurité empêchent la fraude : la date et l’heure sur le SMS expédié par le 84100, un code journalier connu des seuls contrôleurs, une vérification par envoi d’un SMS de contrôle.Châteauroux : des itinéraires de bus flexibles
Châteauroux a mis en place en 2009 ses bus flexibles Flexo, un dispositif très novateur, destiné à accroître l’amplitude horaire des dessertes sans pour autant mobiliser de moyens très importants. Jugez plutôt, il suffit de trois bus : le territoire de l’agglomération est divisé en trois zones, trois « pétales » qui rayonnent depuis un point central de la ville, la place Voltaire. De cette place, chaque soir, à 20hl0, partent ces trois bus, un par pétale. Les passagers montent dans le bus, font part de leur souhait de destination aux chauffeurs qui, à la manière de livreurs en messagerie, déterminent l’itinéraire le plus adapté. L’objectif de ce dispositif est de permettre aux personnes qui travaillent tard, notamment les commerçants, de rentrer chez elles en transports en commun. Et tout cela gratuitement, puisque depuis plus de neuf ans les transports en commun de Châteauroux ne sont plus payants.
Le détail qui change tout : ingérable, les bus flexibles ? Pas tant que cela : la part des usagers occasionnels étant mineure, les circuits sont pratiquement les mêmes d’un soir sur l’autre.
Cécile NANGERONI et Guillaume LEBORGNE
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Palmarès des mobilités 2009 : le prix de la mobilité durable pour la Lorraine
Comme un RER lorrain qui mène au premier prix LE LAURÉAT
Lorraine : comme un RER entre la région et le Luxembourg
Actuellement, 72 000 Lorrains franchissent chaque jour les frontières pour aller travailler au Luxembourg, et leur nombre devrait passer à 135 000 d’ici 2030. « On essaye de faciliter la vie de nos citoyens. Notre système ressemble de plus en plus à un réseau express métropolitain ; aux heures de pointe, nous proposons un train toutes les 12 à 15 minutes », se félicite le président de la région Lorraine, Jean-Pierre Masseret. Depuis Metz, Nancy ou Thionville, les Lorrains ont le choix entre une voie routière sous-dimensionnée et la voie ferroviaire. Le choix est vite fait. Le schéma stratégique de mobilité transfrontalière Lorraine – Luxembourg (Smot) a permis en 2009 une première démarche d’intégration billettique Lorraine – Luxembourg et le lancement de nouvelles fréquences et de nouvelles lignes ferroviaires (ligne TER-CFL directe entre la Lorraine et Belval) depuis le sillon lorrain et le Pays-Haut. Un site Internet a été créé par la région Lorraine pour promouvoir la pratique du covoiturage, et des parcs-relais seront bientôt mis en place, notamment à Frisange. La desserte à l’intérieur du Luxembourg reste très perfectible, toujours trop concentrée sur la gare de Luxembourg. L’idée est de développer à terme des liens directs avec les grands pôles d’emploi. Le 14 décembre, démarre une nouvelle liaison directe Thionville, Belval, Longwy, en attendant une desserte du plateau du Kirchberg, où sont installées les institutions européennes.
Le détail qui change tout : la région et ses partenaires locaux projettent de construire une nouvelle voie de desserte en site propre réservée aux transports en commun entre Thionville et le Luxembourg.LES NOMINÉS
La Rochelle : bus de mer électrosolaire
Tchoutchou et Fantômas, des anciens coureauleurs rochelais, ont pris leur retraite en avril dernier. Leurs remplaçants ? Deux bus de mer zéro émission. Propulsés par l’énergie solaire, ils peuvent embarquer jusqu’à 75 passagers. Totalement intégrés au réseau de transports publics, ils effectuent la liaison quotidienne régulière entre le vieux port de La Rochelle et le port de plaisance des Minimes, soit 30 traversées de 5 km par jour, en une vingtaine de minutes. Long de 15 m, le Copernic et son frère jumeau Galilée naviguent à 6 nœuds en vitesse d’exploitation. Ils portent 20 m2 de panneaux photovoltaïques qui, associés à des batteries nickel-cadmium d’une puissance de 130 kWh, leur procurent une autonomie journalière de 100 km (pour une consommation de 120 kWh). Ce qui représente un coût de sept euros par jour. Ces acquisitions ont coûté plus de 1,8 million d’euros, dont 534 000 euros de surcoût lié au solaire. Mais les bateaux sont capables de naviguer dans des conditions difficiles : vagues, courants, vent.
Le détail qui change tout : le plancher bas du bus de mer permet de monter avec un fauteuil roulant et des systèmes de fixation au sol sont prévus pour les amarrer. La stabilité du bateau est optimale, l’habitacle est très largement vitré et le moteur est totalement silencieux.Achères : le soleil entre en gare
Une consommation d’énergie réduite de plus de 60 %, un toit couvert de panneaux photovoltaïques produisant l’équivalent du quart de l’énergie consommée, des émissions de gaz à effet de serre réduites de 84 % Première de France à bénéficier du label « haute qualité environnementale » (HQE), la gare d’Achères-Ville, dans les Yvelines, est appelée à devenir le laboratoire de la gare écologique. Débuté le 30 janvier, le chantier de rénovation de cette gare Transilien datant de la fin des années 70 est achevé pour l’essentiel. L’inauguration devrait avoir lieu début 2010. Ce relooking à la mode écodurable est estimé à 3,2 millions d’euros, soit 20 % à 30 % plus cher qu’une rénovation classique. Mais rien n’est laissé au hasard : capteurs de présence pour réduire les dépenses d’électricité, pompe à chaleur pour le chauffage, eau de pluie réutilisée pour arroser les plantations, toilettes sèches, toit végétalisé en guise d’isolant… C’est bien le dernier cri de l’écoconstruction.
Le détail qui change tout : le label HQE comprenant des critères sociaux, il exige notamment l’accessibilité PMR, qui sera effective grâce à un ascenseur de la rue au quai, des passages élargis, des rampes, etc.
Cécile NANGERONI et Guillaume LEBORGNE
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Près d?un milliard d?euros en moins pour le réseau ferré allemand
« La route doit financer la route. » Hans-Peter Friedrich, le spécialiste des questions de transport du parti conservateur, donne le ton : l’Allemagne ne fera plus de « cadeaux » au rail. Le nouveau gouvernement, manifestement très sensible aux arguments du lobby routier, prévoit de modifier les règles du jeu de la LKW Maut. Introduite par la gauche en 2005, cette taxe autoroutière pour les poids-lourds bénéficiait jusqu’ici à toutes les voies de communication. La cagnotte, 2,59 milliards d’euros l’an dernier, était ainsi réinvestie dans des projets d’infrastructures ferroviaires (38 %) ou fluviaux (12 %). Mais cette répartition a vécu : désormais, les recettes de la Maut seront intégralement allouées à la construction ou à la rénovation d’autoroutes. Conséquence pour le réseau ferré allemand : un manque à gagner de 984 millions d’euros. Un coup dur qui illustre bien le virage à 180 degrés opéré par le gouvernement. Lancé à corps perdu dans le report modal depuis 1998, l’Allemagne fait aujourd’hui marche arrière. « Plus une voie de trafic est fréquentée, plus elle perçoit d’argent », affirme Hans-Peter Friedrich. « C’est la loi de l’offre et de la demande. »
Le Val d?Essonne à l?heure de Mobi?Val
Les 50 000 habitants de la communauté de communes du Val d’Essonne (CCVE) peuvent profiter depuis cet automne du nouveau système de transport à la demande baptisé Mobi’Val. Ce service a vocation à se substituer aux lignes régulières de bus aux heures creuses et s’utilise avec un passe Navigo ou avec les Ticket + utilisés dans les transports franciliens. Il s’adresse aux personnes à mobilité réduite mais aussi aux demandeurs d’emploi, personnes âgées, étudiants ou encore mères au foyer, en leur proposant de réserver par téléphone ou sur Internet des trajets allant de l’arrêt de bus le plus proche de leur domicile jusqu’aux principaux points de service du territoire. Côté financement, le déficit d’exploitation pour la CCVE – qui bénéficie par ailleurs de subventions de la région et du département – est estimé entre 150 000 et 200 000 euros.
La SNCF se prépare à utiliser le paiement via téléphone NFC
Ça bouge sur le front du sans-contact mobile. Après le livre blanc du « Forum des services mobiles sans contact », les premiers produits de billettique font leur apparition. Ainsi, au salon Cartes & Identification de Villepinte, mi-novembre, SNCF Proximités – via son pôle innovation et technologies ainsi que sa filiale RITMx, experte en solutions billettique sur mesure –, associée au leader mondial de la sécurité numérique Gemalto, a présenté un produit fonctionnel pour le paiement des transports via téléphone mobile NFC (Near Field Communication). Un produit également exposé par RITMx aux XXIIe Rencontres du transport public de Nice, afin de « rencontrer de futurs partenaires, échanger sur les nouvelles attentes des usagers et des autorités organisatrices en termes de mobilité », explique Luigi Panone, DG de RITMx. A terme, l’objectif de la SNCF est de proposer via les téléphones NFC un bouquet de services depuis son portail Internet : achat et rechargement des titres de transport, consultation du solde, information-voyageurs en temps réel, utilisation des tags (étiquettes intelligentes), etc. « Développer ces services de nouvelle génération, simples et à valeur ajoutée permet de faciliter les déplacements des voyageurs du quotidien », commente Jean-Pierre Farandou, directeur général de SNCF Proximités, dont l’ambition est « d’accompagner les collectivités dans cette démarche proactive d’amélioration des transports publics ». Le téléphone pourrait aussi devenir un canal de rechargement de cartes billettique sans contact. Mais avant cela, il faudrait que les téléphones NFC pénètrent le marché français…
Les bus passent au sans-contact à Limoges
Ajourné cet été faute d’avoir pu être testé, le dispositif de validation sans contact des titres de transport est désormais opérationnel dans les bus de la STCL (Société des transports en commun de Limoges). Le système retenu est celui d’ERG Transit Systems, qui avait déjà mis en place la billettique magnétique de l’agglomération. Certains titres toutefois – un voyage, journée, groupe – restent magnétiques, obligeant à disposer de valideurs mixtes. « La principale difficulté a été de phaser l’opération en collaboration étroite avec le département et la région de sorte à conserver, même pendant le basculement, l’intermodalité mise en place en 1999 avec le réseau Haute-Vienne en car et les transports régionaux par route entrant dans le PTU », explique-t-on à Limoges Métropole. Coût de l’opération : 1,5 million d’euros (dont 10 % région et 10 % Etat) à 2 millions avec les déploiements futurs, notamment la possible installation de bornes aux parcs-relais. Gratuits, ceux-ci pourraient à terme devenir payant… sauf pour les titulaires de titres de transport en commun.