Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr
Deux gares rénovées en Alsace
Les nouveaux aménagements de deux gares alsaciennes de Dorlisheim et de Duttlenheim ont été inaugurés le 14 novembre. Réalisées dans le cadre du programme d’aménagement des gares de la région Alsace, ces rénovations sont destinées à améliorer les conditions d’accueil des voyageurs et à permettre aux gares de devenir des pôles d’échanges multimodaux. Elles ont été cofinancées par les collectivités locales, la SNCF et RFF. Dans les deux cas, il s’est agi de créer une dépose-minute, un parc de stationnement et un parvis piétons à usage de quai-bus donnant accès directement aux trains. Des abris deux-roues sécurisés ont également été construits, tandis que les quais étaient rénovés et que des aménagements paysagers venaient agrémenter l’ensemble. A Dorlisheim, gare qui a vu sa fréquentation doubler entre 2004 et 2008 (passant de 76 à 158 voyageurs quotidiens, dont 65 % d’abonnés du travail), les aménagements ont coûté 361 000 euros. 54 trains assurent les 27 allers-retours vers Strasbourg – contre 14 AR il y a un an –, soit un train toutes les demi-heures. A Duttlenheim, gare utilisée par 488 voyageurs par jour (+ 17 % en 4 ans), l’opération a coûté 847 500 euros. Sa clientèle, essentiellement des salariés (74 % d’abonnés du travail) bénéficie d’une desserte cadencée vers Strasbourg avec 42 trains par jour, passant toutes les demi-heures à la pointe et toutes les heures en période normale.
Mise en production de la SimplyCity
Le 13 novembre, Eco et Mobilité, filiale de la société Formes & Outillages, lance la mise en production du véhicule électrique SimplyCity conçu dans ses ateliers de Chauvigny (Vienne). Depuis début 2008, l’entreprise a saisi l’appel à projets de la région Poitou-Charentes pour fédérer des entreprises de la région et développer une gamme de véhicules électriques destinés principalement au transport des personnes dans les collectivités et les entreprises. La SimplyCity est écoconçue avec des matériaux recyclés ou recyclables (fibres de chanvre, ABS chargé 50 % bois). De plus, les différents éléments proviennent d’un réseau d’entreprises locales. Au total, ce sont plus de treize corps de métiers, six petites et moyennes entreprises et quatre laboratoires de recherche qui ont été mobilisés. Eco et Mobilité travaille également sur un utilitaire nommé SimplyCity Pick-Up. C’est Heuliez New World, sur ses chaînes de production de Cerizay (Deux-Sèvres), qui construira la SymplyCity, ainsi que la Friendly, la voiture électrique qu’elle a elle-même développée.
Près d?un milliard d?euros en moins pour le réseau ferré allemand
« La route doit financer la route. » Hans-Peter Friedrich, le spécialiste des questions de transport du parti conservateur, donne le ton : l’Allemagne ne fera plus de « cadeaux » au rail. Le nouveau gouvernement, manifestement très sensible aux arguments du lobby routier, prévoit de modifier les règles du jeu de la LKW Maut. Introduite par la gauche en 2005, cette taxe autoroutière pour les poids-lourds bénéficiait jusqu’ici à toutes les voies de communication. La cagnotte, 2,59 milliards d’euros l’an dernier, était ainsi réinvestie dans des projets d’infrastructures ferroviaires (38 %) ou fluviaux (12 %). Mais cette répartition a vécu : désormais, les recettes de la Maut seront intégralement allouées à la construction ou à la rénovation d’autoroutes. Conséquence pour le réseau ferré allemand : un manque à gagner de 984 millions d’euros. Un coup dur qui illustre bien le virage à 180 degrés opéré par le gouvernement. Lancé à corps perdu dans le report modal depuis 1998, l’Allemagne fait aujourd’hui marche arrière. « Plus une voie de trafic est fréquentée, plus elle perçoit d’argent », affirme Hans-Peter Friedrich. « C’est la loi de l’offre et de la demande. »
Le Val d?Essonne à l?heure de Mobi?Val
Les 50 000 habitants de la communauté de communes du Val d’Essonne (CCVE) peuvent profiter depuis cet automne du nouveau système de transport à la demande baptisé Mobi’Val. Ce service a vocation à se substituer aux lignes régulières de bus aux heures creuses et s’utilise avec un passe Navigo ou avec les Ticket + utilisés dans les transports franciliens. Il s’adresse aux personnes à mobilité réduite mais aussi aux demandeurs d’emploi, personnes âgées, étudiants ou encore mères au foyer, en leur proposant de réserver par téléphone ou sur Internet des trajets allant de l’arrêt de bus le plus proche de leur domicile jusqu’aux principaux points de service du territoire. Côté financement, le déficit d’exploitation pour la CCVE – qui bénéficie par ailleurs de subventions de la région et du département – est estimé entre 150 000 et 200 000 euros.
La SNCF se prépare à utiliser le paiement via téléphone NFC
Ça bouge sur le front du sans-contact mobile. Après le livre blanc du « Forum des services mobiles sans contact », les premiers produits de billettique font leur apparition. Ainsi, au salon Cartes & Identification de Villepinte, mi-novembre, SNCF Proximités – via son pôle innovation et technologies ainsi que sa filiale RITMx, experte en solutions billettique sur mesure –, associée au leader mondial de la sécurité numérique Gemalto, a présenté un produit fonctionnel pour le paiement des transports via téléphone mobile NFC (Near Field Communication). Un produit également exposé par RITMx aux XXIIe Rencontres du transport public de Nice, afin de « rencontrer de futurs partenaires, échanger sur les nouvelles attentes des usagers et des autorités organisatrices en termes de mobilité », explique Luigi Panone, DG de RITMx. A terme, l’objectif de la SNCF est de proposer via les téléphones NFC un bouquet de services depuis son portail Internet : achat et rechargement des titres de transport, consultation du solde, information-voyageurs en temps réel, utilisation des tags (étiquettes intelligentes), etc. « Développer ces services de nouvelle génération, simples et à valeur ajoutée permet de faciliter les déplacements des voyageurs du quotidien », commente Jean-Pierre Farandou, directeur général de SNCF Proximités, dont l’ambition est « d’accompagner les collectivités dans cette démarche proactive d’amélioration des transports publics ». Le téléphone pourrait aussi devenir un canal de rechargement de cartes billettique sans contact. Mais avant cela, il faudrait que les téléphones NFC pénètrent le marché français…
Les bus passent au sans-contact à Limoges
Ajourné cet été faute d’avoir pu être testé, le dispositif de validation sans contact des titres de transport est désormais opérationnel dans les bus de la STCL (Société des transports en commun de Limoges). Le système retenu est celui d’ERG Transit Systems, qui avait déjà mis en place la billettique magnétique de l’agglomération. Certains titres toutefois – un voyage, journée, groupe – restent magnétiques, obligeant à disposer de valideurs mixtes. « La principale difficulté a été de phaser l’opération en collaboration étroite avec le département et la région de sorte à conserver, même pendant le basculement, l’intermodalité mise en place en 1999 avec le réseau Haute-Vienne en car et les transports régionaux par route entrant dans le PTU », explique-t-on à Limoges Métropole. Coût de l’opération : 1,5 million d’euros (dont 10 % région et 10 % Etat) à 2 millions avec les déploiements futurs, notamment la possible installation de bornes aux parcs-relais. Gratuits, ceux-ci pourraient à terme devenir payant… sauf pour les titulaires de titres de transport en commun.
Le modèle « curseur » retenu pour le tram de Tours
A l’issue d’une consultation sur Internet, le Sitcat (Syndicat des transports en commun de l’agglomération de Tours), maître d’ouvrage du projet de première ligne de tram, vient de retenir le design du futur matériel. Entre le 1er et le 31 octobre, 8 000 internautes ont visualisé les trois esquisses de matériel proposées par l’équipe « design » pilotée par l’agence RCP Design, en collaboration avec plusieurs artistes dont Daniel Buren. Près de la moitié des votants se sont prononcés pour le projet « curseur sur la ligne ». Le Sitcat a donc retenu cette proposition qui sera « imposée au constructeur des rames ». Le Sitcat apprécie notamment « la forme d’une simplicité extrême qui s’inscrit dans la continuité de la voie, qui accompagne la trace du tramway et fait corps avec elle ». La robe du futur tram a également été plébiscitée avec un « véhicule reflet du paysage urbain qui est habillé d’une surface miroir. L’image de l’environnement s’y réfléchit, épousant la forme de la carrosserie ».
RATP Dev, l?un des trois finalistes pour exploiter le métro de Copenhague
Centour, la joint-venture montée par RATP Dev en partenariat avec DSB, les chemins de fer de l’Etat danois, figure parmi les trois candidats finalistes – sur six ayant répondu – pour l’appel d’offres concernant l’exploitation et la maintenance des lignes 1 et 2 du métro de Copenhague. Les deux autres candidats sont l’exploitant actuel du réseau, une joint-venture entre Ansaldo STS et ATM (Azienda Trasporti Milanesi, Métro de Milan), et Serco-NedRailways (Serco a été le premier exploitant du réseau de 2002 à 2007). Le contrat doit être attribué courant janvier.
Appel d?offres de Ferrovie dello Stato pour 50 trains à grande vitesse
L’opérateur historique italien Ferrovie dello Stato a lancé un appel d’offres pour une commande de 50 trains à grande vitesse, un marché de plus d’un milliard d’euros, a indiqué lundi 30 novembre un porte-parole du groupe, cité par l’AFP. Les constructeurs de trains comme Bombardier, Alstom ou Siemens désirant participer à cet appel d’offres ont « trois mois » pour communiquer leur offre. Ces trains ne devraient être livrés que dans environ trois ans. Avec la mise en service le 13 décembre du nouveau tronçon Bologne – Florence, Milan (nord) et Rome ne seront plus qu’à 3 heures de distance. Le groupe public FS sera concurrencé à partir de 2011 dans la grande vitesse par la société privée NTV, dont la SNCF détient 20 % du capital.
Poznan commande les premiers tramways Solaris pour l?Euro 2012
C’est la première commande de tramways remportée par le constructeur polonais Solaris, jusqu’à présent plus connu pour ses bus et ses cars. Le 23 novembre, les transports de Poznan ont signé un contrat de 342 millions de zlotys (83 millions d’euros) pour 40 tramways à mettre en service d’ici le championnat d’Europe de football, dont certains matchs seront joués dans cette ville. Désigné Tramino LF 32, pour plancher bas (intégral) de 32 m, ce tramway unidirectionnel présente une largeur de 2,40 m et pourra prendre 229 voyageurs. Trois des cinq segments de chaque rame reposeront sur un bogie chacun, deux bogies étant motorisés. Outre la livraison des tramways entre juin 2011 et mars 2012, le contrat comprend les équipements de dépôt et les services liés.