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Auteur/autrice : admin_lvdr
EuroMaint prend à Alstom la maintenance des rames à deux niveaux en Suède
A partir du 1er février prochain, l’entreprise suédoise EuroMaint, spécialisée dans la maintenance du matériel roulant, assurera la maintenance des 42 rames automotrices à deux niveaux X40 exploitées par SJ AB sur les dessertes régionales dans un rayon de 200 km autour de Stockholm. Jusqu’à présent, la maintenance de ces rames était assurée par leur constructeur Alstom dans un atelier spécialisé construit à la sortie ouest de Västerås, à une centaine de km de Stockholm. Selon Mats Önner, PDG d’EuroMaint, ce nouveau marché de maintenance traduit un approfondissement de la coopération avec l’exploitant SJ AB, qui comme EuroMaint est issu de l’éclatement des anciens chemins de fer de l’Etat suédois (SJ) en 2001.
Appel d?offres pour l?étude de la ligne nouvelle entre le Kenya et l?Ouganda
Le Kenya a lancé un appel d’offres pour l’étude préliminaire de sa ligne nouvelle à grande capacité vers l’Ouganda. Tout comme la voie métrique actuelle entre les deux pays, le tronçon kenyan de la future ligne – à voie normale cette fois – devrait relier le port de Mombasa à la ville-frontière de Malaba, avec une antenne vers Kisumu (sur le lac Victoria). Pour l’étude de ce projet, près de 40 millions de dollars (27 millions d’euros) sont disponibles. La construction de la partie kenyane de la ligne devrait commencer en mai 2011 à Mombasa, atteignant Nairobi en 2013, puis Kisumu et Malaba en 2016. Les trains de voyageurs y seraient autorisés à 160 km/h contre 120 km/h pour le fret, avec des trains de 4 000 t maximum.
Premières études pour la liaison Toulouse – Narbonne
Dominique Bur, préfet de la région Midi-Pyrénées, a installé le 24 novembre le comité de pilotage des études préparatoires au débat public de la liaison ferroviaire à grande vitesse Toulouse – Narbonne. Le comité a validé le programme des études et les modalités de pilotage et de concertation. Les préétudes fonctionnelles d’un coût de 1,3 million d’euros financés par l’Etat et RFF démarreront dès janvier 2010. Maître d’ouvrage des études, RFF a déjà lancé la consultation auprès de différents bureaux d’études. Durant 16 mois, les études techniques, économiques et environnementales, les études de contexte territorial, d’aménagement du territoire, les études de marché et de prévisions de trafics devront permettre d’élaborer et de comparer plusieurs scénarios de développement de services ferroviaires et d’aménagement, dont un de création d’une LGV. Objectif : une saisine de la CNDP à l’été 2011.
Info-voyageurs : Moviken reprend SLE
Le 23 novembre, le tribunal de commerce de Grasse a donné son aval à Moviken pour reprendre la société SLE (Sophia-Antipolis). Moviken reprend 33 des 46 salariés et s’engage à relancer les activités de SLE, qui a été la première en France à introduire l’information en temps réel aux arrêts et dans les bus. En dépit des marchés remportés (Ile-de-France, Londres, Bruxelles, Marseille, Lyon…) la reprise de SLE était inévitable, son ancien actionnaire, l’équipementier automobile Mark IV Industries, étant « mis sous chapitre XI » de la loi américaine sur les faillites. Parmi les trois repreneurs en lice, Moviken a été préféré compte tenu des synergies et de la complémentarité entre les deux structures. Le nouvel ensemble (60 salariés pour un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros en 2010) donnera la priorité à l’export, déployant son activité en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse et en Belgique.
Plan d?austérité pour Thameslink ?
Chiffrée à 5,5 milliards de livres (6,1 milliards d’euros), la modernisation de Thameslink, la liaison ferroviaire nord-sud à travers le bassin londonien, pourrait être amenée à réduire la voilure, la crise actuelle ayant réduit la demande en transport. Selon le Guardian, l’examen par la Trésorerie britannique des grands projets d’infrastructure a conclu qu’en cas de dépassement du budget, 750 millions de livres (830 millions d’euros) pouvaient être économisés en ramenant à 20 trains par heure la fréquence maximale après modernisation au lieu des 24 passages prévus. Ce que permettrait une commande de 950 nouvelles caisses au lieu de 1 100 (économie de 400 millions de livres), l’abandon de la conduite automatique (chiffrée à 150 millions de livres) et un réexamen du réaménagement autour de la gare de London Bridge (pour 200 millions de livres). Par ailleurs, le projet Crossrail (RER est-ouest londonien) n’est pas à l’abri d’une remise en question par la Trésorerie, du moins si cette dernière juge que le « point de non-retour » n’est pas dépassé.
Partenariats GE pour des locomotives… et la grande vitesse
Faste semaine pour GE que celle de la visite du président Obama à Pékin. Le 16 novembre, GE Transportation China a en effet signé avec CSR Qishuyan Locomotive un contrat pour la fourniture de kits destinés à l’assemblage de 300 locomotives diesel-électriques Evolution HXN5, qui s’ajouteront aux 300 déjà en cours de livraison. Puis le 17, une joint venture détenue à parts égales par ces deux entreprises a été constituée pour monter et entretenir en Chine des moteurs de locomotive à partir d’organes (turbocompresseurs, injection…) produits aux Etats-Unis. Outre la série Evolution, ces moteurs pourraient équiper plusieurs milliers de locomotives déjà en service en Chine… Et toujours le 17, GE et le ministère chinois des Chemins de fer ont signé un protocole d’accord pour une coopération en vue des projets de grande vitesse ferroviaire aux Etats-Unis. Aux termes de cet accord, au moins 80 % des composants des engins moteurs ou équipements de signalisation destinés à d’éventuels trains à grande vitesse devront provenir de fournisseurs américains ; de plus, le montage devra également avoir lieu aux Etats-Unis.
La Catalogne confie la construction de 24 trains à Alstom et CAF
Le tandem Alstom et CAF a reçu ce mois de novembre une commande des chemins de fer catalans (FGC) pour 24 unités à livrer fin 2013. Soit un contrat de 155 millions d’euros pour lequel le site espagnol d’Alstom fournira la partie électrique et le basque CAF les éléments mécaniques. Ces rames rejoindront 42 autres trains en service sur l’axe Vallès – ouest de Barcelone, depuis la Plaça de Catalunya. Ils seront donc à voie UIC et alimentés en 1 500 V continu. Les FGC ont en effet besoin de renforcer leur desserte sur ce trajet qui doit être prolongé dans Sabadell et Terrassa.
L?Oyster Card pour les trains de banlieue
Le 23 novembre, Boris Johnson, le maire de Londres, a annoncé que la carte sans contact des transports publics londoniens, dite Oyster Card, serait désormais valable dans les bateaux sur la Tamise. A l’occasion, le secrétaire d’Etat britannique aux Transports Lord Adonis a ajouté qu’à partir du 2 janvier ce titre serait accepté sur tous les trains de banlieue reliant entre elles les 350 gares du Grand Londres. Lancée en 2003, l’Oyster Card (littéralement « carte huître ») est actuellement valable sur le métro de Londres, le métro léger des Docklands, le tramway (Tramlink) et les bus rouges, ainsi que sur une douzaine de relations assurées en train de banlieue.
TER?: l?Alsace renonce à faire jouer la concurrence? momentanément
Jusqu’à ces dernières semaines, l’Alsace n’hésitait pas à affirmer qu’elle serait la première région à ouvrir à la concurrence une partie de ses TER. Le conseil régional dirigé par la droite expliquait, officieusement, qu’un lot de 15 à 20 % serait soumis à appel d’offres dans le cadre de la convention ferroviaire qu’il doit signer avec la SNCF le 4 décembre. Les liaisons concernées pouvaient être soit l’étoile ferroviaire de Mulhouse, soit celle de Strasbourg, ainsi que des lignes transfrontalières. Pourtant, la future convention qui doit régir les relations entre la SNCF et la région entre 2010 et 2018 ne contient pas une ligne sur l’ouverture à la concurrence. La proximité des élections régionales aurait fait reculer la région, décrypte-t-on du côté de l’opposition. Mais l’Alsace devrait faire partie des premières régions qui se porteront candidates à une expérimentation de la concurrence dans le TER lorsqu’elle sera lancée… après les élections.
Une association pour promouvoir la branche sud de la LGV Rhin-Rhône
Les responsables politiques des départements du Doubs, du Jura et de l’Ain ont créé le 21 novembre une association pour l’aménagement de l’axe Nord-Sud de la LGV Rhin-Rhône. Elle se donne la mission « d’être un interlocuteur réel des pouvoirs publics pour une réalisation prioritaire de la branche Sud et pour favoriser l’intégration de cette ligne dans les territoires traversés ». Objectif : « porter les convictions des territoires français et suisses desservis par le TGV Rhin- Rhône » et soutenir la desserte des territoires « via et par les branches Est, Sud et Ouest de la LGV Rhin-Rhône ». Ouverte aux parlementaires et membres des collectivités territoriales françaises et suisses, l’association est co-présidée par Jacques Pélissard, maire UMP de Lons-le-Saunier, le socialiste Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse, et Jean-Louis Fousseret, maire PS de Besançon et président du Grand Besançon, initiateur du projet.