Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Partenariat Thales-Downer EDI

    Le 17 novembre, Thales a annoncé la mise en place d’un partenariat avec la division ferroviaire de l’entreprise d’ingénierie australienne Downer EDI, afin de « proposer des solutions de signalisation ferroviaire et de sécurité de transport en Australie et en Nouvelle-Zélande ». Thales Australie apporte son large éventail de solutions intégrées pour le transport en toute sécurité de voyageurs et de fret (en bus, métro, tramway, trains régionaux ou grandes lignes et axes routiers). De son côté, Downer EDI est le principal fournisseur de solutions innovantes et efficaces de gestion des équipements en Australie.

  • La fin du chantier TGV à Gérone repoussée à 2013

    Les travaux sur la LGV espagnole de Barcelone à Perpignan ne seront pas terminés en 2012, comme prévu jusqu’à présent en Espagne, selon le rapport annuel du coordinateur européen de la LGV, Etienne Davignon. Le document, dévoilé le 16 novembre, précise que « si les travaux progressent bien en Espagne, ceux-ci devraient être conclus en 2013 ». Le point noir qui met en péril le calendrier est le passage souterrain de Gérone, où le tunnelier vient seulement d’arriver et ne sera pas opérationnel avant janvier 2010. Toutefois, la construction de la gare TGV à Gérone est bien engagée. L’information confirme donc le pronostic du président de l’agglomération Perpignan-Méditerranée, Jean-Paul Alduy (UMP), qui en juillet dernier prévoyait une mise en service de la ligne en 2013 ou 2014, à cause d’un « problème grave et compliqué » à Gérone.

  • A Mulhouse, l?Avanto est avancé

    C’est par la route que, le 6 novembre, l’Avanto, le tram-train qui dans un an desservira Mulhouse-Thann, en provenance du centre d’essais Siemens de Wildenrath en Allemagne, a été livré. Le public est invité du 3 au 6 décembre à découvrir sur le parvis de la gare de Mulhouse ce premier véritable tram-train interconnecté de France.

  • Un réseau urbain innovant à Toulouse

    Tisséo SMTC, le syndicat mixte des transports en commun de l?agglomération toulousaine, a pris deux ans pour élaborer son schéma directeur d?accessibilité, voté en juillet 2009 L’enveloppe budgétaire prévue par le SMTC est de 50 millions d’euros d’ici à 2015, dont 30 millions pour la mise en accessibilité physique des lignes. La commission d’accessibilité réseau urbain Tisséo (Carut), créée en juillet 2008 afin de suivre et de valider l’élaboration du SDA, a fonctionné avec 50 associations de personnes handicapées et a permis l’établissement d’un climat de confiance. Signe de l’intérêt porté au sujet par Tisséo, le chef de projet SDA, Jean-Claude Bernard, a été désigné « monsieur accessibilité », avec pour mission de maintenir le cap accessibilité 2015 et de porter la bonne parole dans les différentes commissions d’accessibilité. Huit volets d’action ont été identifiés à l’issue d’un diagnostic qualitatif concernant l’info voyageurs, le matériel roulant, la formation du personnel, les stations de métro, les points d’arrêts et pôles d’échanges, les services de substitution, les points d’accueil clientèle et enfin l’écoute, le suivi et l’évaluation. Trente mesures se déclineront en cent actions. Parmi elles, la formation, entre novembre 2009 et 2015, de tout le personnel en contact avec le public (2 000 personnes), pour apprendre à repérer le handicap et à adopter les bonnes pratiques en fonction du type de handicap. « C’est une nouvelle culture d’entreprise à adopter, souligne Jean-Claude Bernard. Un bus ne devra plus pouvoir sortir du dépôt si la palette amovible pour les personnes à mobilité réduite ne fonctionne pas. » Afin de mener à bien sa mission sur un périmètre des transports étendu à 86 communes, Tisséo a tenu à mettre au point plusieurs outils spécifiques. Les 3 500 arrêts de bus, diagnostiqués avec 30 points de mesure, ont été répertoriés dans une base de données géolocalisée. Cela permet une programmation de la mise en accessibilité des lignes année par année. Et à terme d’informer via Internet de l’accessibilité des arrêts de bus et de déclencher un service de substitution si l’arrêt n’est pas accessible. Autre innovation : un référentiel technique unique a été élaboré en concertation avec la région, le département, les EPCI membres de Tisséo (dont la communauté urbaine du Grand Toulouse) et les associations, afin que toutes les partenaires puissent travailler dans le même sens. Il permettra à n’importe quel service technique du périmètre des transports de construire un service accessible cohérent avec celui de ses voisins.
     

    Catherine STERN

  • Des financements encore à mobiliser pour l?accessibilité en Midi-Pyrénées

    La région a adopté son « schéma directeur d?accessibilité des réseaux de transports régionaux aux personnes en situation de handicap » en mars 2009. La mise en ?uvre de toutes les actions prévues d?ici 2015 et au-delà se chiffre à 109 millions « Notre responsabilité était de voter le SDA et d’en élaborer le budget, pas de faire les travaux qui sont sur le domaine de la SNCF pour les gares et de RFF pour les quais, explique Charles Marziani, vice-président du conseil régional chargé des transports. Nous avons informé la SNCF et RFF, en indiquant que la région était prête à prendre en charge 30 % de ce budget, bien qu’elle n’en ait pas l’obligation légale. Nous attendons leur réponse. » Volontariste, Midi-Pyrénées avait déjà voté en décembre 2008 un investissement de deux millions d’euros pour adapter ses AGC aux personnes à mobilité réduite en les équipant de rampes d’accès et d’une signalétique adaptée. Elaboré pendant plus d’un an, en concertation avec la SNCF, RFF et les associations d’usagers et de personnes handicapées, le schéma directeur d’accessibilité (SDA) prévoit des interventions différenciées dans trois catégories de gares TER. La première catégorie concerne 14 gares régionales (représentant 55 % du trafic ferroviaire de Midi-Pyrénées) qui deviendront accessibles d’ici 2015 avec la plus grande autonomie possible, c’est-à-dire avec un traitement total des cheminements pour les handicaps physiques, visuels et auditifs. La deuxième catégorie regroupe 33 gares (41 % du trafic régional) dont l’accessibilité sera améliorée, sans régler le problème de l’accès quai/train. Une présence humaine permanente et sans réservation sera donc nécessaire. L’arrivée, à partir de 2013-2014, de 25 nouvelles rames Alstom aux normes d’accessibilité et l’achèvement de la mise aux normes des AGC permettront de faire basculer 9 gares de la deuxième à la première catégorie dite de « grande autonomie », qui représentera alors 78 % du trafic régional. Neuf gares (4 % du trafic) ne pourront pas bénéficier d’aménagements d’accessibilité suffisants. Les passagers empruntant ces gares bénéficieront d’un service de substitution leur permettant de se rendre dans la gare accessible la plus proche. La région a choisi de traiter 15 haltes ferroviaires (les plus fréquentées, essentiellement dans l’agglomération toulousaine), bien qu’elle n’en n’ait pas l’obligation légale. La continuité entre parkings, abords et quais sera aménagée, les quais seront équipés de bandes au sol et de rampes. Enfin, le système d’assistance Accès + avec réservation la veille proposé par la SNCF dans 25 gares de Midi-Pyrénées sera étendu. Côté autocars, le conseil régional a prévu un plan d’aménagement de tous les arrêts d’ici 2015, avec suppression des obstacles et mise en sécurité. Ce travail se fera en concertation avec les autres autorités organisatrices, département et réseau urbain, étant donné que de nombreux arrêts sont communs. A l’échéance de la mise en conformité, les gares et les trains accessibles seront clairement identifiés dans les documents d’information, ainsi que dans le système d’information en temps réel qui sera déployé courant 2010 dans les gares et les haltes par l’intermédiaire de panneaux lumineux. Malheureusement, l’information sonore ne sera disponible que là où il y a du personnel en gare. « Il y a des craintes des associations que les délais ne soient pas tenus, reconnaît Charles Marziani. Nous sommes parmi les régions les plus avancées car notre SDA est déjà voté, mais nous devons maintenant mobiliser les capacités financières. »
     

    Catherine STERN

  • Le triomphe des lignes de bus majeures à Rennes

    Les élus rennais parlent souvent d?intermodalité. La politique des transports de l?agglomération fait la part belle aux bus. Ils sont plus discrets que le métro, mais ont contribué à son succès, les deux réseaux ayant été conçus ensemble « Notre force, c’est qu’on n’a pas seulement un métro. On a un réseau. » Le maire de Rennes et président de Rennes Métropole Daniel Delaveau en est convaincu : il faut inlassablement promouvoir l’intermodalité, ce qui commence par un bon fonctionnement du réseau urbain, et donc une bonne complémentarité entre le métro et les bus. Avant qu’on ne parle en France de bus à haut niveau de service et autres lianes – puisque le réseau local est exploité par Keolis –, Rennes en a fait comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, remarque-t-on volontiers à l’agglomération. Avec une réussite certaine, puisque les bus y transportent aujourd’hui plus de monde qu’ils ne le faisaient avant l’arrivée du métro. De fait, la métropole bretonne est particulièrement fière de ses « lignes majeures ». Elles sont maintenant au nombre de neuf, qui gardent le même itinéraire tous les jours de l’année. Elles fonctionnent comme le métro de 5h20 à 0h35 en semaine avec des fréquences de 8 à 12 minutes de 7h à 19h (moins fréquemment et un peu moins tôt le week-end). Elles devraient à terme bénéficier de la priorité aux feux aux carrefours. Particularité des lignes majeures, elles se croisent toutes à République, où elles rencontrent le métro. Deux d’entre elles y ayant leur terminus, c’est dans seize directions qu’elles rayonnent depuis l’hypercentre. Certaines coupent d’ailleurs le métro à plusieurs reprises. Car contrairement à d’autres agglomérations qui ont construit des axes lourds, Rennes n’a pas fait le choix des rabattements systématiques. « Cette notion de ligne majeure est bien intégrée dans le vocabulaire des Rennais, observe Frédéric Mazeaud, le directeur de Keolis Rennes. La réussite du concept a accéléré le processus : cette année, nous en avons ajouté trois ! Nous avons aussi redynamisé le concept : nous les avons renumérotées, nous avons changé leur sigle, et nous leur avons attribué un code couleur. L’idée, c’était de frapper fort ! » Et de faire lisible. Le grand nettoyage a eu lieu le 31 août, avec l’arrivée de l’horaire 2009-2010. « Aujourd’hui, ajoute-t-il, le métro et les neuf lignes majeures, c’est 80 % de notre trafic ! » Le réseau Star avait fort opportunément quelques trous dans son système de numérotation, si bien qu’il n’a pas été trop compliqué de rendre majeures les lignes 1 à 9 : les 1, 2, 3 et 6 sont restées inchangées, les 15, 17, 18 et 19 sont devenues respectivement 5, 7, 8 et 9, et la ligne 16 – la plus importante – est devenue 4, vu qu’il y avait déjà une ligne 6 et que le 4 était encore libre. La ligne suburbaine 57, qui file au sud vers Saint-Jacques-de-la-Lande et Bruz, a été renforcée et est désormais « presque majeure ». A toutes fins utiles, le numéro 10 vient d’être libéré… Quant à la signalétique, elle a été changée : tandis que le numéro des lignes classiques est toujours indiqué dans un rond, celui des lignes majeures l’est désormais dans un carré. L’ancien rond dans un carré était jugé trop peu clair pour les non-initiés. Keolis Rennes en a profité pour refaire le plan de son réseau, la précédente version étant également jugée trop peu claire : la voirie secondaire a notamment été supprimée. Et sur le terrain, cette révolution tranquille a coïncidé avec un renouvellement du mobilier urbain comprenant le remplacement des abribus au profit de nouveaux modèles plus adaptés aux handicapés. Les noms des arrêts y sont en particulier écrits plus gros. Ils ont d’ailleurs été raccourcis partout où c’était possible. Il ne reste plus qu’à attendre le service d’information des voyageurs en direct aux stations, annoncé pour 2011. Le réseau Star est très hiérarchisé. Dans le noyau urbain rennais, on ne trouve plus qu’une ligne traversante classique, moins fréquente que les lignes majeures et aux amplitudes moins larges. S’y ajoutent cinq liaisons interquartiers, transversales. Le tout est renforcé aux heures de pointe, en semaine, par cinq lignes express. Au-delà de la rocade, vingt-six lignes suburbaines relient Rennes aux communes périphériques de la « ville-archipel », épaulées par neuf liaisons express permettant de gagner jusqu’à un quart d’heure par rapport au parcours habituel aux heures de pointe. S’y ajoutent trois lignes intercommunales d’intérêt local.
     

    Réalisé en partenariat avec Rennes Métropole

  • Accessibilité : encore des lacunes à combler

    La loi impose aux autorités organisatrices de rendre accessibles leurs réseaux de transports en commun.?Il ne reste plus que cinq ans pour passer de la théorie à la pratique. Premier bilan Enlever une lacune, une marche, c’est bénéfique pour tout le monde. C’est en gros ce principe – ce qui est indispensable à certains est utile à tous – qui guide désormais les politiques d’accessibilité dans les transports collectifs. Selon le Gart, 5 millions de personnes sont gênées par une marche de 35 cm. En Europe, 30 % de la population est atteinte d’un handicap temporaire, complète la SNCF. Enfin, une enquête Insee de 1999 précisait que 35 % des Franciliens sont « en situation de handicap dans les transports ». Autant de statistiques qui ont mis tout le monde d’accord sur l’urgence à rendre les transports accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR) et aux handicapés. Promulguée le 11 février 2005, la loi handicap (voir ci-contre) a de grandes ambitions dans ce domaine et une échéance, le 1er janvier 2015. Un délai de dix ans, jugé trop long par les associations et trop court par ceux chargés d’appliquer la loi, les autorités organisatrices de transport (AOT). Pratiquement à mi-parcours, quel est le bilan ? Une enquête exclusive menée par le cabinet spécialisé Alenium Consultants, en partenariat avec Ville, Rail & Transports, nous présente une photographie précise. Nous la publions en intégralité dans nos pages « Forum ». Principaux constats : d’abord, les sommes en jeu sont lourdes. Alenium les évalue à 5,5 milliards d’euros, dont à peine 60 % sont réellement financés. Du côté des régions, c’est 87 euros dépensés par habitant en moyenne, dans une fourchette allant de 9,69 euros à 171 euros. Ensuite, les AOT ont pris du retard : 72 % n’ont pas tenu le délai légal de trois ans pour élaborer leur « schéma directeur d’accessibilité » (SDA). L’enquête menée par le Gart fin 2007 concluait qu’elles seraient 28 % à ne pas respecter le délai. Deux ans plus tard, c’est pile l’inverse : 28 % avaient terminé au 11 février 2008. Conséquence, 60 % des AOT anticipent un retard dans la mise en œuvre des aménagements. Avec de fortes disparités entre Rhône-Alpes, dont les 98 gares seront au rendez-vous de 2015, et des régions comme le Limousin, la Champagne-Ardenne ou le Nord-Pas-de-Calais, qui n’en ont pas finalisé un. Un constat partagé par l’Association des paralysés de France (APF), qui reconnaît toutefois des « circonstances atténuantes » : les AOT n’ont jamais eu de méthodologie. Théoriquement, l’article 45 de la loi aurait dû être complété par un décret d’application explicitant les modalités des SDA qui n’est jamais paru. « Sans outils, elles se sont tout de même approprié la démarche », salue Nicolas Mérille, conseiller national aménagement du territoire de l’APF. Mais avec un écueil : pas d’homogénéité dans les SDA, « en particulier sur les dérogations pour impossibilité technique, à ne pas confondre avec une impossibilité économique comme cela arrive », signale-t-il. Autre faille, soulignée par Catherine Chartrain, présidente du Coliac, l’observatoire de l’accessibilité du CNT : « Aucune obligation à faire le lien entre SDA et plans communaux d’accès à la voirie. Cette absence de continuité aurait pu être corrigée par décret. » Elle relève aussi que bien que les SDA soient « pris très au sérieux, on met ce qu’on veut dedans et, inconsciemment, on raisonne surtout “fauteuil roulant” ». Responsables de la mise en œuvre de l’accessibilité, les AOT sont soutenues par la SNCF, qui doit veiller à la mise aux normes des matériels roulants et à l’adaptation des services dans toutes les gares nationales sur lesquelles l’Etat lui délègue l’autorité. « Louis Gallois avait déjà signé la charte de l’accessibilité en 2003, souligne Brigitte Rigaud, responsable de la délégation à l’accessibilité et au voyageur handicapé de la SNCF. La loi a accéléré les choses et a élargi la problématique à tous les types de handicap. » Pour les handicaps sensoriels, la SNCF a utilisé les retours d’expériences de la gare-laboratoire en 2006 et du train labo au printemps dernier. « Une flèche sonore permettant de se représenter la direction mentalement a été validée, de même que la “table +” qui se replie », poursuit-elle. Parallèlement, RFF, propriétaire des quais et des voies, s’est engagé à réaliser des aménagements facilitant l’accès aux trains des PMR. Formalisés dans un schéma directeur national d’accessibilité (SDNA) validé par le ministère en juin 2008, les engagements communs visent 418 gares dont 162 nationales, 245 gares TER et 11 gares franciliennes recevant les grandes lignes. La SNCF a promis d’y consacrer 500 millions d’ici à 2015, dont 400 dans les gares et 100 dans le matériel roulant. RFF a pour sa part engagé 176 millions d’euros. A quoi s’ajoutent les 284 millions d’euros du contrat de performance signé avec l’Etat en novembre 2008, grâce auquel « on a un socle garanti de 250 gares, financé à l’échéance 2012, estime Denis Cauchois, délégué à l’accessibilité de RFF. Et le plan de relance prévoit 14 millions d’euros pour 37 gares d’ici à décembre 2010 ». A ce jour, 21 gares sont 100 % accessibles : celles, récentes, de la LGV Est, mais aussi Marseille-Saint-Charles ou Lyon-Saint-Exupéry. Le SDNA prévoit par ailleurs que le service d’accompagnement Accès + récemment étendu à 360 gares en touche 418. Du côté des agglos, « on ne partait pas de rien, grâce aux nombreux TCSP guidés de conception récente, où l’accessibilité est plus simple à gérer », souligne Anne-Marie Frédéric, adjointe au pôle système de transports du Gart, qui estime que seule une minorité d’AO ne fera rien. Seul écueil : les transports interurbains et scolaires, car « l’offre de cars à plancher bas est réduite et très chère ». Un contre-exemple, pourtant : la ligne directe Marseille – Aubagne, avec un car 100 % accessible toutes les heures, soit un sur six.
     

    Cécile NANGERONI

  • Quoi de neuf du côté des bus en terme d?accessibilité

    Conformément au principe de « tout pour tous », en 2015, les transports en commun devront être accessibles aux PMR Concernant les transports publics urbains, le bus est un véhicule clé puisqu’il représente à lui seul 90 % du parc (15 796 véhicules sur un parc total de 17 686 en janvier 2008). C’est avec la nouvelle génération de tramways que les véhicules surbaissés ont fait leur première apparition. Le tout premier a été conçu spécifiquement – en concertation avec les associations de handicapés –, en 1985, et inauguré en 1987 à Grenoble. Du côté des bus, ce n’est que dans la seconde moitié des années 90 que des véhicules à plancher bas ont été proposés. Mais le surbaissé est depuis devenu un standard et, au fil du rajeunissement du parc (âge moyen actuel de 8,3 ans), la proportion d’autobus accessibles ne cesse de progresser. Au dernier recensement de l’UTP, c’est-à-dire au 1er janvier 2008, 71 % des bus sont à plancher bas, en circulation dans 93 des 121 réseaux urbains de province. Preuve que l’équipement se poursuit à un rythme soutenu : on en comptait que 41 % en 2001, 51 % en 2004 et 61 % en 2006. L’accessibilité de base est complétée par divers équipements tels que : les palettes rétractables (45 % du parc), les systèmes d’agenouillement (27 %), les espaces réservés aux usagers en fauteuil roulant (46 %), ou encore les annonces sonores (46 %) et infos visuelles (49 %). Ile-de-France comprise, désormais 86 % du parc français d’autobus est doté d’au moins un équipement d’accessibilité, contre 57 % en 2004 et 74 % en 2006.
     

    Cécile NANGERONI

  • Une politique d’accessibilité historique à Grenoble

    Avant-gardiste grâce à Hubert Dudebout, maire de 1965 à 1983, Grenoble a pris une grosse longueur d?avance. La ville qui se targue aujourd?hui d?être la plus accessible de France a commencé à mener une politique d?accessibilité dès 1975 « La ville aménageait déjà des bateaux et rampes d’accès pour les personnes en fauteuil roulant et, en 1979, créait un service municipal travaillant sur la question », rappelle Yannick Belle, conseiller délégué à l’accessibilité au SMTC de Grenoble (26 communes, près de 400 000 habitants). C’est donc tout naturellement que lorsque la décision de réintroduire le tram à Grenoble est prise, à la même période, toujours sous Hubert Dudebout, soutenu par Louis Maisonnat, à l’époque président du SMTC, il est immédiatement question d’un tramway « accessible »… Mais quand la décision est entérinée par un référendum, en 1983, le matériel rêvé n’existe pas sur le marché. « Le SMTC a dû monter un groupe de travail avec les associations et avec Alstom, relate l’élu. C’est ce qui a permis la livraison, en 1987, du premier tramway accessible au monde. Une telle innovation que la ville recevait chaque semaine trois ou quatre délégations étrangères… ». Après ce premier coup d’éclat, la collectivité n’a eu de cesse de faire progresser les dispositifs, la concertation avec les associations telles que l’APF étant devenue quasi permanente. Pour la ligne B du tram, on améliore les dispositifs d’annonces sonores et visuelles. Pour la ligne C, les associations en veulent plus : un véhicule non pas accessible par deux de ses portes, mais « entièrement accessible et en toute autonomie, c’est-à-dire sans avoir à appuyer sur un bouton pour déployer la palette », raconte Yannick Belle. Un nouveau challenge qui sera gagné en 2006 avec le citadis d’Alstom. Entre-temps, le SMTC rehausse l’ensemble des quais, puis fait modifier les 55 TFS (tramway français standard). Résultat : « la lacune entre le quai et le véhicule n’est que de 2 cm, exit la palette ». Si bien qu’aujourd’hui l’agglo affiche 100 % d’accessibilité pour les 35 km du réseau tram. Les 2 lignes en projet pour 2014 le seront aussi, naturellement. Une jolie prouesse. Et du côté des bus ? On applique plus ou moins les mêmes recettes. Dès 1996, une ligne entière est rendue accessible avec une palette rétractable associée à l’agenouillement du bus par un système de vérins hydrauliques. « Il est étendu progressivement à toute la flotte, sur chaque ligne, en aménageant les trottoirs. Nous sommes à environ 80 % d’arrêts de bus accessibles, soit 800 sur un millier. » Autant dire que, l’essentiel du travail étant fait, la rédaction du schéma directeur d’accessibilité (SDA) n’a pas posé de véritable problème à l’agglo. Voté par le SMTC à l’unanimité en juin dernier pour la période 2009-2012, il vise trois objectifs. Primo, étendre l’accessibilité à 95 % du réseau de bus, sachant qu’atteindre les 100 % sont techniquement impossibles. 9 millions d’euros y seront consacrés. Deusio, perfectionner les dispositifs d’information, de signalisation sonore, visuelle et podotactile. Tertio, confirmer le service spécifique PMR. Avec ses 11 véhicules adaptés, ce service de porte à porte transporte environ 125 personnes chaque jour. Il coûte 2 millions d’euros par an à la collectivité, qui aurait pu choisir de l’alléger une fois le réseau classique utilisable par tous les usagers. Cerise sur le gâteau : la SNCF et RFF ne sont pas en reste à Grenoble. Des ascenseurs tout neufs, des quais rehaussés dans la gare de centre-ville… Ou encore un SDA régional qui promet 100 % d’accessibilité pour les TER en 2015, soit 12 millions d’euros supplémentaires investis chaque année. De plus, grâce à l’antériorité de la démarche, la ville, ses trottoirs, ses magasins sont pensés pour les PMR. Mais, même dans ce monde presque idéal, il reste un défi pour les prochaines années, reconnaît Yannick Belle : « traiter le handicap psychologique. Nous butons encore parce qu’il est difficile à appréhender ».
     

    Cécile NANGERONI

  • Pendant les travaux du tram de Reims, la fréquentation du bus… s?améliore

    Loin de chuter, la fréquentation des bus rémois enregistre +2 % sur l?année Les responsables des transports urbains de Reims s’attendaient à une baisse sensible de la fréquentation des bus, estimée à 120 000 voyages/jour en semaine. Pourquoi ? A cause des travaux en cours de la plateforme destinée à la première ligne de tramway, longue de 11,2 km, qui perturbent passablement la circulation routière, notamment en centre-ville. « Nous savions qu’on risquait d’être à -10 %, explique Christian Messelyn, président de Mars (Mobilité Agglomération rémoise), l’entreprise titulaire du contrat de concession des transports. Avec l’exploitant Transdev qui a repris le réseau en janvier 2008 avec les services de la ville, on a tout fait pour ne pas y arriver. » Améliorer la qualité des services proposés, ajuster au mieux un nouveau plan de circulation – préfigurant celui qui sera proposé après l’ouverture de la ligne – par rapport aux phasages complexes des chantiers, déployer d’importants moyens d’information, supprimer des places de stationnement pour créer de part et d’autre de la future plateforme du tramway plus de 3 km de sites propres temporaires réservés au bus… Autant d’initiatives qui se sont révélées payantes. « Maintenir et même améliorer de +2 % sur l’année [la fréquentation] par rapport à avant le démarrage des travaux, dans nos scénarios, on ne l’imaginait pas et cela surprend tout le monde ! C’est notre plus grande réussite à ce jour. » L’autre réussite, ce sera donc la mise en service du tramway, programmée en avril 2011, dont la pose des rails progresse un peu plus chaque jour. Le centre de maintenance pour le parc de 18 rames Citadis, situé à Bezannes, au sud de la ligne, est en cours de finition. Il accueillera dès mars 2010 la toute première, actuellement en fabrication chez Alstom, près de La Rochelle, qui pointera alors son nez en forme de flûte à champagne…
     

    Michel?BARBERON