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Auteur/autrice : admin_lvdr
A Ulm, les voitures en libre-service dépassent toutes les attentes
Le concept d?autopartage développé par Daimler a rapidement été adopté par les habitants, qui plébiscitent sa flexibilité. Le constructeur espère désormais exporter son succès dans de grandes métropoles. Notamment à Paris Pour ses rendez-vous d’affaires, Uli Fischer doit souvent traverser la ville. Problème : ce père de famille ne peut pas toujours compter sur son véhicule qu’il partage avec sa femme. Mais avec les transports en commun, le parcours est compliqué. « Je dois effectuer un long trajet avec des changements : trois quarts d’heure en tout », raconte-t-il. Autant dire que l’arrivée fin mars du système Car2go lui a facilité la vie. « Je suis l’un des premiers à m’être inscrit », poursuit le quinquagénaire. Conçue par Daimler, cette formule de voiture en libre-service lui a permis d’économiser l’achat d’un deuxième véhicule. « Au quotidien, cela me fait surtout gagner du temps et de l’énergie », se félicite-t-il. Car la force de ce concept inédit réside dans sa très grande flexibilité. A l’inverse des systèmes classiques de car-sharing, l’usager n’est soumis à aucune obligation de réservation préalable. De même, il n’est pas contraint de se rendre à une adresse précise pour enlever ou restituer le véhicule. Les voitures, des Smart for Two (deux places), sont garées aux quatre coins de la ville, sur des emplacements que Daimler loue à la municipalité. Pour trouver une voiture, il suffit d’appeler le central téléphonique ou de consulter la page Internet dédiée. « Quand je ne suis pas pressé, je marche au hasard des rues et je finis toujours par en repérer une », affirme Simon Martin, un autre utilisateur régulier. Le véhicule se déverrouille grâce à une petite puce électronique, collée sur le permis de conduire que l’on reçoit gratuitement lors d’une première inscription. Cette simplicité n’est pas sans rappeler le Vélib’ parisien. Car2go pourrait d’ailleurs inspirer Bertrand Delanoë. Car, à Ulm, le succès du concept a déjà dépassé toutes les attentes de Daimler : 13 000 personnes se sont déjà enregistrées. Ils pourraient être 17 000 d’ici la fin de l’année : le constructeur n’en espérait pas plus de 5 000. « C’est la liberté d’utilisation qui séduit, analyse Andreas Leo, le porte-parole du projet. Seuls 20 % des clients réservent à l’avance, les autres montent à bord spontanément. » Autre argument, le prix : 19 centimes la minute ou 9,90 euros de l’heure, tout compris : assurance, carburant et stationnement sont inclus. La municipalité affirme ne pas avoir hésité une seconde, quand les responsables de Daimler sont venus leur proposer le projet. Le choix de la ville natale d’Einstein s’est fait un peu par hasard : Ulm accueille l’un des centres de R&D de Daimler. « Avec ce système d’autopartage, nous espérons réduire le trafic dans les rues de la ville et ainsi diminuer la pollution », confie Walter Laitenberger, le directeur de cabinet du maire. Les 200 Smart de la flotte ne sont pourtant pas électriques : cela nécessiterait une infrastructure trop complexe, affirme-t-on chez Car2go. « Mais le but est de faire évoluer les mentalités et d’inciter les gens à laisser leur propre voiture au garage, continue Walter Laitenberger. Ce système est aussi une porte d’entrée pour amener progressivement les plus réticents à utiliser les transports en commun classiques. » Quand il va faire du shopping, Uli Fischer rejoint par exemple le centre-ville en tram. Puis il rentre chez lui avec l’une des Smart blanche et bleue siglée Car2go. « Cela me coûte moins cher, car je n’ai pas besoin de payer le parking, calcule le père de famille. Et en même temps, cela reste pratique : quand je reviens avec des paquets encombrants, j’ai une voiture à ma disposition. » Pour encourager le projet, la mairie a aménagé en centre-ville près de 70 places de stationnement dédiées. « Les Smart sont très peu encombrantes, nous avons donc pu exploiter de nouveaux espaces », ajoute Walter Laitenberger. Le système est encore dans sa phase de rodage. Mais le directeur de cabinet du maire annonce déjà qu’il souhaite prolonger l’expérience. Avant le lancement définitif, Daimler doit encore résoudre certains couacs techniques. « Il m’est arrivé de ne pas pouvoir arrêter le compteur alors que j’avais fini mon trajet », se souvient par exemple Uli Fischer. Autre défi, la répartition des voitures à travers la ville : elle n’est pas toujours très harmonieuse. « Le week-end, il peut être difficile de trouver une voiture dans le centre », rapporte Uli Fischer. Mais Daimler n’envisage pas d’embaucher des chauffeurs pour ordonner les Smart. « Pas rentable », explique-t-on. A terme, le constructeur pourrait toutefois adapter son système tarifaire en fonction des trajets afin de corriger cette imperfection. Dans la cité souabe en tout cas, Car2go a déjà réglé un problème : celui du vandalisme. Après huit mois d’utilisation, les véhicules sont comme neufs. Daimler y voir le résultat d’un système de notation, « semblable à ebay » : avant de démarrer, chaque utilisateur doit répondre à un rapide questionnaire sur la propreté de la voiture. Les réponses sont transmises au central via un ordinateur de bord. Les usagers peu scrupuleux qui auraient dégradé le véhicule sont alors identifiés grâce à la collaboration de l’utilisateur suivant. « Si la propreté de l’auto laisse à désirer, nous envoyons la facture du nettoyage au client indélicat, souligne Andreas Leo. Et si cela devait se répéter trop souvent, nous pourrions aussi l’exclure. Mais le cas ne s’est encore jamais présenté. » Après Ulm et ses 120 000 habitants, Car2go veut enclencher la vitesse supérieure. En novembre, le concept va s’exporter à Austin au Texas, une ville cinq fois plus vaste. « La formule a été pensée pour de grandes agglomérations comme Berlin, Hambourg ou Paris », explique Andreas Leo. Des délégations de plusieurs pays se rendent d’ailleurs régulièrement sur les bords du Danube pour observer le système de Daimler. Les Allemands ne révèlent pas si Bertrand Delanoë a entrepris le voyage. Mais ils ne cachent pas leur appétit pour la capitale française : « nous allons regarder de près l’appel d’offres parisien », confie Andreas Leo.
Antoine HEULARD
L?Autorité de la Concurrence demande plus d?indépendance pour les gares
La SNCF a assuré qu?elle allait prendre en compte les recommandations de l?Autorité de la concurrence à propos des gares L’Autorité de la Concurrence vient d’infliger un sérieux camouflet à la SNCF. Après s’être saisie en mai de la question de la gestion des gares, elle a estimé dans un avis publié le 4 novembre que le système mis en place par la SNCF « n’est pas satisfaisant ». Rappelons que pour préparer l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires internationaux de voyageurs à partir du 1er janvier prochain, la SNCF a créé une nouvelle direction indépendante, Gares & Connexions, chargée de gérer les gares, placée sous l’autorité directe de son président. Ce système, conforme aux préconisations du rapport de la sénatrice UMP Fabienne Keller publié en mars, n’apporte pas, aux yeux de l’Autorité de la Concurrence, de « garanties suffisantes de transparence de la gestion des gares ». Dans son avis, elle enfonce le clou : « Le modèle de simple séparation comptable mis en place par la SNCF ne saurait répondre aux enjeux induits par l’ouverture à la concurrence de ce secteur. » Elle recommande des formules « plus abouties » et suggère plusieurs modèles possibles : la séparation de propriété, la séparation juridique ou encore la séparation fonctionnelle. L’Autorité de la Concurrence fait aussi preuve de réticences sur les modalités de fixation des tarifs des services offerts en gare. Les tarifs devraient être examinés en amont pour vérifier « la sincérité des coûts exposés par l’opérateur historique, et garantir pour les nouveaux entrants la transparence des sommes qui leur seront facturées », écrit-elle en désignant l’Autorité de régulation des activités ferroviaires pour le faire. Mais ce vœu arrive un peu tard : l’Araf, dont le projet de loi a été adopté le 3 novembre dernier, ne dispose pas de cette compétence. « L’Araf pourra intervenir en cas de conflit », estime-t-on du côté du secrétariat des Transports. Enfin, si l’Autorité de la Concurrence, qui a analysé la stratégie de diversification de la SNCF, ne remet pas en cause la politique de l’entreprise, elle lui adresse plusieurs mises en garde « compte tenu de sa position extrêmement forte sur le transport ferroviaire ». Ces recommandations, qui n’ont pas de portée contraignante, apportent de l’eau au moulin des opérateurs ferroviaires privés, déjà très critiques sur la mainmise de la SNCF sur les gares. Veolia Transport a notamment réclamé à plusieurs reprises le transfert de la gestion des gares à Réseau Ferré de France. Soucieuse d’éteindre au plus vite la polémique, la SNCF a déjà prévenu qu’elle allait prendre en compte les recommandations de l’Autorité de la Concurrence « dans la finalisation de son projet ». « C’est précisément le sens des travaux engagés dans le cadre de la création de la branche Gares & connexions », explique la SNCF qui remarque tout de même que l’Autorité « ne remet pas en cause ses choix ». Reste que la SNCF va devoir améliorer sa copie si elle ne veut pas prêter le flanc aux attaques des opérateurs privés.
Marie-Hélène POINGT
A Montpellier, Transdev devrait être renouvelé
L’agglomération de Montpellier nous délivre ce message laconique : « Nous ne sommes pas impactés. » Transdev, actionnaire historique de la société d’économie mixte TAM, a moins de 20 % des parts, et sa maison-mère, la Caisse des dépôts, y est aussi présente, à 11 %. Selon nos informations, les parts de Transdev dans la SEM devraient rester dans le nouveau groupe. A condition que Montpellier garde le même opérateur : le 22 décembre, le conseil d’agglomération devrait faire connaître sa décision pour le renouvellement de la DSP, de 2010 à 2017. La SEM TAM est candidate à sa succession, en groupement avec Transdev. Et l’on s’attend à la voir confirmée.
La DB enterre la hache de guerre
A la veille du 11 novembre et de la commémoration commune de l’armistice de 1918, le discours d’un représentant de la Deutsche Bahn annonçant une « guerre sanglante » avec la SNCF n’était pas du meilleur effet. Le 6 novembre, dans un entretien à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Rüdiger Grube, le patron de la Deutsche Bahn, a adopté un ton totalement différent pour parler de la concurrence avec la SNCF. Certes, il regrette que le marché français soit fermé, mais il affirme qu’il ne faut pas jeter la pierre à la SNCF. D’ailleurs, la France, ajoute-t-il, n’est pas le seul pays où la concurrence ne puisse pas jouer. Exemple : si vous demandez à faire circuler des ICE jusqu’à Rome, vous avez toutes les chances de vous retrouver à Rimini… Les Italiens des FS vont être contents.
La Bahn, un des poids lourds de l?autopartage en Allemagne
C’est en mars que la DB a lancé un projet pilote d’autopartage à Stuttgart et à Cologne. « Flinkster », c’est le nom du concept, évoque celui de Daimler. Comme à Ulm, la compagnie allemande a retenu le principe du modèle unique, des Alfa Romeo MiTo qui sont stationnées sur des emplacements réservés. « L’objectif est de trouver un véhicule dans un rayon d’un kilomètre », explique un porte-parole. Flinkster se présente ainsi comme une prolongation de DB Carsharing, le système d’autopartage classique que la compagnie allemande exploite depuis huit ans. Avec 100 000 clients enregistrés et une flotte de 1 500 véhicules répartis dans 120 villes, cette filiale de la Bahn joue les premiers rôles sur le marché allemand. Mais à l’image de ses concurrents, il faut se rendre à une adresse ad hoc (le plus souvent à proximité d’une gare) pour enlever et restituer la voiture. Pour autant la nouvelle formule développée par la DB n’offre pas la même souplesse que Daimler. Les utilisateurs de Flinkster doivent impérativement réserver leur Alfa Romeo par téléphone ou Internet. Le système de tarification est lui aussi différent : les voitures rouges de la Bahn sont louées 1,50 euro de l’heure, auquel s’ajoutent 25 centimes par kilomètre parcouru. La Bahn se donne jusqu’en mars prochain avant de décider de la suite à donner à cette expérience.
Autolib? : un syndicat mixte avec 26 communes
Le syndicat mixte Autolib’, chargé de la mise en œuvre du système de location de véhicules électriques en libre-service, a été lancé le 24 septembre. Il rassemble 26 communes de l’agglomération parisienne(*). A terme, selon Annick Lepetit qui le préside, il devrait y en avoir une soixantaine. La région Ile-de-France a rejoint le syndicat mixte le 9 octobre, malgré l’opposition des groupes UMP, Verts et Front national, et l’abstention du groupe centriste. Pour Jean-Pierre Girault (Verts), « le public visé est essentiellement un public sans voiture » et le système Autolib’ « va à l’encontre du Grenelle de l’environnement ». Selon lui, vu le tarif envisagé (« 5 euros la demi-heure, plus 15 euros par mois, soit en moyenne de 7 à 8 euros par course »), «il y a mieux comme service pour le même prix en courte distance : le taxi, qui va plus vite, ne reste pas dans les embouteillages car il prend les couloirs de bus et fait du porte à porte ».
(*) En plus de Paris, Bagneux, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Malakoff, Créteil, Alfortville, Limeil-Brévannes, Boulogne-Billancourt, Sèvres, Arcueil, Bagnolet, Le Bourget, Cachan, Charenton-le-Pont, Saint-Maurice, Drancy, La Garenne-Colombes, Les Lilas, Montrouge, Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Pantin, Saint-Mandé, Sceaux, Villeneuve-la-Garenne, les villes de Levallois-Perret, Maisons-Alfort, Rueil-Malmaison, Suresnes et Romainville ont annoncé leur prochaine adhésion.
Voitures électriques : zéro émission pour les constructeurs français
Renault, Peugeot et Citroën ne comptent pas passer à côté du véhicule électrique pour tous. Le 5 novembre, Carlos Ghosn annonçait que dès 2012 la Zoé ZE serait fabriquée sur le site de Flins (Yvelines). La production de ce véhicule – l’un des quatre de la gamme électrique Renault ZE (pour zéro émission) – remplacera progressivement celle de la Clio. Le site accueillera également une usine de batteries. La recherche, l’industrialisation et le recyclage de ces batteries seront gérés par une coentreprise composée du constructeur, de sa filiale japonaise Nissan, du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et du Fonds stratégique d’investissement (FSI). L’investissement serait dans un premier temps de 600 millions d’euros pour une production de 100 000 batteries par an, ayant vocation à être vendues à tous les constructeurs. De son côté, le groupe PSA Peugeot Citroën a signé à la rentrée un partenariat attendu avec Mitsubishi pour la commercialisation de l’i-Miev, véhicule tout électrique du constructeur japonais. Cette petite citadine sera légèrement modifiée afin d’être commercialisée sous les marques Peugeot et Citroën. C’est déjà le cas pour Peugeot qui a dévoilé la iOn sur laquelle on peut notamment remarquer des jantes et une calandre différentes de sa jumelle japonaise. Baptisée en référence à l’utilisation d’une batterie lithium-ion, la iOn ne se fera pas attendre très longtemps du grand public, puisque son lancement est prévu pour la fin de l’année 2010.
Six nouvelles aires de covoiturage inaugurées dans les Côtes-d?Armor
Face au succès des quatre premières aires de covoiturage ouvertes entre 2007 et 2008, et à une demande en constante augmentation, le conseil général des Côtes-d’Armor a décidé d’accélérer les réalisations des aires de covoiturage (dont le nombre devrait passer à une quinzaine d’ici 2012). Six nouvelles stations, comptabilisant en tout 500 places de stationnement sécurisées supplémentaires, ont ainsi été inaugurées fin octobre par Claudy Lebreton, président du conseil général des Côtes-d’Armor.
Zilok, la location de voiture entre particuliers
Le principe de Zilok est simple : mettre en relation un propriétaire qui n’utilise pas sa voiture en permanence et un locataire qui en cherche une à prix raisonnable près de chez lui. Le site internet de Zilok permet de faire une recherche par type de véhicule, par lieu et par date, et encadre la location grâce à un contrat et à une assurance créés sur mesure. « Depuis quelques années, nos rues ont vu fleurir des initiatives mêlant utilisation de la voiture et développement durable : autopartage, covoiturage… Zilok apporte une nouvelle alternative, innovante et surtout “gagnant-gagnant” pour tous : le propriétaire gagne de l’argent, le locataire en économise et la planète ne s’en porte pas plus mal ! », déclare Marion Carrette, cofondatrice du site. Créé en octobre 2007, ce site dédié à la location en ligne de tout type de biens a lancé ce service de location de voiture entre particuliers le mois dernier.
Bus : Bordeaux prépare son réseau nouveau
Keolis, qui a remporté la DSP Bordeaux grâce notamment à l’originalité de son réseau de bus, s’apprête maintenant à tenir ses promesses en mettant en place une « toile » de 65 lignes. Ce nouveau réseau qui entrera en service le 22 février 2010 est articulé en trois grands niveaux de service : 13 lianes constituent « la colonne vertébrale » du réseau (amplitude de service de 5h30 à minuit ou 1h, cadencement à 10 ou 15 mn entre 7h et 20h, service identique le samedi matin, connexion à 2 lignes de tram minimum). Les 15 lignes suivantes composent le cœur du réseau. Les « Corols », notamment, irrigueront les quartiers résidentiels et les principaux pôles de l’agglomération sans passer par Bordeaux (amplitude de 6h à 21h, cadencement à 20 ou 30 mn). 33 lignes composent le réseau local. Parmi ces dernières, 8 « Citeis », des navettes dont les rotations se font à l’intérieur des communes. 4 lignes de transport à la demande (amplitude de 6h30 à 20h, cadencement à 20, 30 ou 60 mn) viennent compléter le dispositif. Un réseau de 139 stations vélos en libre-service (99 sur Bordeaux, 40 sur le reste de la CUB) pour un parc de 1 545 vélos et 800 places de stationnement complémentaires doivent par ailleurs être mis en service. Le réseau Tbc 2010 qui fera l’objet de 2 millions d’euros de travaux doit être soumis à la validation du conseil de communauté du 27 novembre.