Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Projet de réseau privé en Malaisie

    Un consortium privé réunissant le malaisien Global rail et le chinois China Infraglobe, vient de proposer au gouvernement malaisien un plan visant la création, sur 10 ans, d’un vaste réseau, à double voie et totalement électrifié, dédié au transport express de passagers et au fret intermodal, qui relierait les principaux couloirs économiques, ports et aéroports du pays. Ses promoteurs évaluent ce projet, qui complèterait – ou concurrencerait ? – le réseau public exploité par l’opérateur national KTMB, à 28 milliards de ringgits (5,6 milliards d’euros).

  • Consultation pour la branche Sud de la LGV Rhin-Rhône

    Le 8 octobre, le préfet de la région Franche-Comté, Jacques Barthélémy, a lancé à Besançon la phase de consultation de la branche sud de la LGV Rhin-Rhône qui reliera la branche est Mulhouse – Dijon à l’agglomération lyonnaise. « Cette branche se fera bien, tout simplement parce qu’elle est inscrite dans la loi », a-t-il précisé. Longue de 150 km, cette branche sud sera mise en service entre 2020 et 2025, avec un début des travaux prévu pour 2015. Coût de l’opération : environ 3 milliards d’euros. Sept variantes de tracés sont proposées à la consultation. Il faut aujourd’hui 4h45 pour relier Strasbourg à Lyon, en décembre 2011, avec la première tranche de la branche est (de Villers-les-Pots à Petit-Croix), il faudra 3h25, et à l’achèvement de la branche sud, la durée du trajet passera à 2h18.

  • La région Ile-de-France participera à Autolib?

    Le conseil régional d’Ile-de-France a adhéré le 8 octobre au projet Autolib’ initié par la ville de Paris, un système de location de voiture électrique pour les déplacements courts et occasionnels qui n’impose ni réservation ni obligation de retour au point de départ. Une trentaine de communes limitrophes de Paris vont donc rejoindre le conseil régional présidé par Jean-Paul Huchon (PS) pour participer au syndicat mixte Autolib’. Les groupes UMP, Verts et Front national ont voté contre, tandis que le groupe centriste s’est abstenu. La région décidera en 2010 du montant de sa participation financière, qui pourrait s’élever à 4 millions d’euros pour l’équipement des stations. Le projet prévoit 1 257 stations, dont 700 à Paris, et la mise en service de 5 000 voitures.

  • Une nouvelle gare pour le RER E à Paris

    Le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) a approuvé le 7 octobre le dossier d’enquête publique pour une nouvelle gare du RER E : le pôle Eole-Evangile. Située dans le XIXe arrondissement de Paris, la nouvelle gare devrait favoriser la desserte du quartier de la porte d’Aubervilliers. L’objectif est un engagement des travaux fin 2011 pour une mise en service fin 2015. Le projet est estimé à 130 millions d’euros hors matériel roulant.

  • Le port de Dunkerque investit dans une nouvelle voie ferrée

    Le port de Dunkerque a inauguré le 8 octobre une nouvelle ligne ferroviaire de 7,4 km qui le relie à la voie ferrée Calais – Dunkerque. La construction de ce nouveau « barreau de Dunkerque » aura nécessité près de trois ans de travaux pour un investissement total de 23,6 millions d’euros. Selon ses responsables, il était indispensable pour compléter l’unique voie ferrée, arrivée à saturation. La gare de triage fret de Grande-Synthe, près de Dunkerque, est la première gare ferroviaire de France en termes de trafic fret avec près de 14 millions de tonnes de marchandises par an. Confiant dans le développement du trafic fret, le port de Dunkerque prévoit également d’investir 61,5 millions d’euros d’ici à 2013 pour développer ses capacités et moderniser son réseau.

  • Préavis de grève à la SNCF pour le 20 octobre

    La CGT-cheminots, premier syndicat à la SNCF, et la CFDT/Fgaac ont déposé hier un préavis de grève pour le mardi 20 octobre sur l’emploi, les salaires et les réorganisations, dont celle du fret. Sud-Rail, 3e syndicat à la SNCF, a annoncé le 8 octobre qu’il se joignait finalement au mouvement, bien qu’il eût « préféré un mouvement le 22 octobre », journée interprofessionnelle sur le devenir industriel, a précisé Alain Cambi, secrétaire fédéral. De son côté, l’Unsa (autonomes), 2e force syndicale, a expliqué que, « compte tenu des avancées » sur le dossier du fret, elle ne s’associait pas à ce mouvement. La SNCF s’est en effet engagée, lors d’une table ronde le 5 octobre, à ne pas filialiser pour le moment ses entités spécialisées par marché, qu’elle compte lancer pour redresser son activité fret.

  • Du soleil pour les trains à grande vitesse américains

    Source inépuisable d’énergie, le soleil pourrait s’inviter dans les projets de trains à grande vitesse outre-Atlantique. Conçu par Solar Bullet LLC, un dispositif d’alimentation des trains en énergie électrique d’origine solaire en est à ses premiers stades de développement. Cette technologie, qui met en œuvre une fabrication modulaire issue de l’aérospatiale, se présente sous la forme de panneaux solaires posés au-dessus des voies ferrées, produisant l’énergie instantanée nécessaire aux trains. Avantage sur tous les autres projets de véhicules solaires (voitures, avions, bateaux), dont le captage et le stockage d’énergie sont embarqués : le dispositif fait ici partie des installations fixes ! Destiné en priorité aux régions où la densité d’énergie solaire reçue au sol est la plus forte, comme le sud-ouest des Etats-Unis, ce dispositif vise l’axe Phœnix – Tucson – soit 185 km à parcourir en 30 mn par « des trains à 220 mph », soit plus de 350 km/h –, avec des prolongements envisageables vers Las Vegas et Los Angeles. A quel prix ? Pour Solar Bullet, « l’objectif est de 20 à 40 millions de dollars par mile », soit 8,5 à 17 millions d’euros par km.

  • La Class 7100 de Siemens fait la révolution en Australie

    L’entreprise australienne de fret ferroviaire Pacific National a mis en service les trois premières des 23 locomotives électriques Class 7100 qu’elle a commandées en 2007 à Siemens, le reste du parc devant être livré d’ici la mi-2010 par l’usine allemande de Munich-Allach. Destinées à remorquer les trains de charbon de 12 720 t dans l’Etat du Queensland, dont le réseau est en voie de 1 067 mm, ces nouvelles BoBoBo de 132 t circuleront en unités triples (deux en tête et une en milieu de convoi), remplaçant cinq locomotives anciennes. Alimentées sous 25 kV 50 Hz, ces locomotives de 4 000 kW à moteurs de traction triphasés sont équipées d’un antipatinage et peuvent atteindre une vitesse maximale de 80 km/h. Leur freinage pneumatique à commande électronique, donc instantanée, peut arrêter un train à pleine charge roulant à 80 km/h en 650 m, soit deux fois moins que les locomotives précédentes. Et grâce au freinage par récupération, les nouvelles locomotives permettront d’économiser jusqu’à 4 500 kWh sur un parcours de 380 km, à ajouter aux 2 100 kWh économisés en traction par rapport aux anciennes.

  • Pas de privatisation de la Bahn avant 2013

    Selon Rüdiger Grube, l’Etat fédéral commettrait « une grave erreur » s’il plaçait la DB en Bourse avant 2013. « Les marchés ne seront pas suffisamment remontés d’ici là », plaide-t-il. « Or la compagnie ne doit pas être bradée. » Il y a deux mois, le nouveau chef de l’opérateur espérait encore une privatisation partielle rapide, dès l’horizon 2010-2011. Mais entre-temps, les mauvais chiffres de la DB malmenée par la crise se sont imposés à lui : le chiffre d’affaires a perdu 14 % au premier semestre et les activités de fret et de logistique ont fondu d’un quart. Le changement de majorité intervenu fin septembre au Bundestag devrait en tout cas faciliter la privatisation de la compagnie. Les deux partis sortis gagnants des urnes, les conservateurs de la Chancelière Merkel et les libéraux, devraient inscrire cet objectif dans leur contrat de coalition, actuellement en négociation. Le nouveau gouvernement souhaite conserver la propriété du réseau et des gares et se désengager progressivement de la dernière grande entreprise publique du pays.

  • Voilà la voiture sans chauffeur !

    A l’occasion de la Semaine de la mobilité, Clermont-Ferrand a accueilli, du 18 au 20 septembre, l’exposition « Véhicules et mobilité du futur », présentée par CityNetMobil, un programme de l’Union européenne dont le but est de rechercher des moyens de transport en commun innovants. Parmi eux, le CyCab, un véhicule alternatif développé l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique). Sa particularité : il roule seul ! Il est en effet autonome, non polluant et capable d’éviter les obstacles. La voiture fonctionne grâce à un ordinateur qui prend les décisions de conduite – rouler, s’arrêter, tourner à gauche ou à droite… – après avoir analysé les informations transmises par des capteurs. Le CyCab est ainsi équipé d’un laser et d’une caméra pour suivre le marquage au sol et éviter les moindres obstacles, d’un GPS, et d’un système de communication par Internet qui informe sur le trafic routier pour éviter, par exemple, les embouteillages.