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Auteur/autrice : admin_lvdr
Paris à l?heure du tout-électrique
Du 11 au 16 septembre, se sont tenues sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris les Journées de la mobilité électrique. Le but : faire découvrir au grand public une sélection de véhicules électriques allant des vélos à assistance électrique au bus, en passant par les véhicules de livraison et bien sûr les voitures. Ces dernières ont fait l’objet d’une attention toute particulière, Bertrand Delanoë ayant annoncé le vendredi 11 septembre que l’appel d’offres d’Autolib’ serait bien lancé avant la fin de l’année 2009. Ce service d’autopartage pour la Ville de Paris et les communes voisines représente dans un premier temps une commande de 3 000 véhicules « propres » et plus de 1 000 stations. Les visiteurs ont ainsi pu découvrir la Smart Fortwo Electric Drive, la Bluecar de Bolloré, la F-City de FAM Automobiles, la Friendly de Heuliez ou encore l’Eclectic de Venturi… La mairie de Paris a également profité de l’occasion pour présenter les bornes qui permettront aux conducteurs de recharger les batteries de leurs voitures ou deux-roues électriques, gratuitement, sur des places de stationnement dédiées, en échange d’une carte, également gratuite, délivrée par la mairie.
L?usage de la voiture recule dans les grandes agglomérations
Une étude publiée par l’Insee révèle que les Français utilisent moins leurs voitures qu’auparavant. Ce constat a été établi sur la période 1994-2008 et concerne plus particulièrement les villes-centres des grandes agglomérations, où l’on observe un recul de 5 % de l’usage de la voiture. Les reports modaux profitent aux modes doux ou légers avec +3 % pour la marche et +1,5 % environ pour les deux-roues, contrairement aux transports en commun qui voient leur part reculer de 2 %.
Les trains de Sydney prendront le bateau
Schenker Australie vient d’être choisi par l’industriel Downer EDI Rail pour assurer la logistique et le stockage de matériel pour la livraison des « Waratah Trains » commandés par l’opérateur NSW pour Sydney. Schenker sera notamment responsable du transport des 626 voitures et de l’approvisionnement en équipements et sous-ensembles de l’usine Downer de Cardiff. Ces approvisionnements se feront pour partie par voie maritime depuis la France, l’Allemagne, le Japon et la Chine.
Tokyo éclaire ses gares en bleu « anti-suicide »
JR East veut éclairer ses stations d’une lumière bleutée afin de dissuader les candidats au suicide. La compagnie ferroviaire japonaise a dénombré 68 suicides sous ses trains entre avril 2008 et mars 2009. Sept des 29 gares de la ligne circulaire Yamanote à Tokyo sont équipées de Led bleues et les autres le seront fin octobre. L’objectif est aussi de réduire les incivilités comme l’écriture de graffitis et le jet d’ordures par terre.
Cabines téléphoniques pour voitures électriques
546 cabines téléphoniques de Madrid, Barcelone et Séville vont être transformées en bornes de recharge pour véhicules électriques. C’est ce que prévoit un plan de 2,2 millions d’euros du gouvernement espagnol. Leurs emplacements proches de la chaussée et leur alimentation électrique préexistante sont des atouts évidents.
Contrat de 334 millions d?euros pour FCC à Singapour
Le 23 septembre, le groupe de BTP et de services espagnol FCC a annoncé avoir remporté un contrat pour la construction de deux nouveaux tronçons du métro de Singapour pour un montant de 334 millions d’euros. FCC, à travers sa filiale autrichienne Alpine, avait déjà remporté en mai la construction d’un tronçon de ce métro pour un montant de 73,4 millions d’euros. Il en construit actuellement un autre pour 190,67 millions d’euros, portant sur 8,3 km et 4 stations. Ce nouveau contrat prévoit la construction de deux autres tronçons de la ligne 2 du métro, longs de 1,8 km et 2,2 km, à livrer d’ici 46 mois, a indiqué le groupe dans un communiqué.
102 voitures de métro coréennes pour Athènes
Un consortium sud-coréen regroupant Hyundai Rotem et Hanhwa a remporté un contrat de 160 millions d’euros pour la fourniture de 102 voitures destinées aux lignes 2 et 3 du métro d’Athènes. Cette commande fait suite à un marché de 126 voitures signé en 2002 avec AttikoMetro. Hyundai Rotem assurera la conception et de la production du matériel roulant, alors que Hanhwa sera responsable des opérations d’exportation. Les caisses des voitures seront en alliage d’aluminium côté extérieur et mettront en œuvre des structures en nid-d’abeilles Nomex pour les intérieurs. Les performances de la récupération d’énergie en freinage seront améliorées, précise Hyundai Rotem, qui doit livrer les voitures en 2011. Le constructeur coréen, qui est également candidat sur les projets d’Amsterdam et Copenhague, « espère poursuivre ses succès sur le marché ouest-européen ».
La SNCF dévoile son plan
Après l’enveloppe de 7 milliards d’euros annoncée la semaine dernière par le gouvernement pour relancer le fret ferroviaire, c’était au tour de la SNCF, le 22 septembre, de présenter au comité central d’entreprise sa stratégie de redressement de son activité fret pour laquelle elle s’attend à 600 millions d’euros de pertes cette année. Son « schéma directeur pour un nouveau transport écologique de marchandises » décrit les neuf projets industriels retenus, dont le développement de quatre autoroutes ferroviaires, celui du transport combiné terrestre, maritime et fluvial, ainsi que celui du réseau fret ferroviaire européen à grande vitesse d’ici à 2020. La SNCF prévoit d’y consacrer un milliard d’euros au total. Pour devenir plus compétitive, elle va constituer « quatre entités spécialisées » par marché, qui représentent aux yeux des syndicats la voie vers la mise en place de filiales de droit privé. Ceux-ci craignent aussi que la SNCF abandonne près de 60 % de l’activité wagons isolés, qu’elle entend traiter différemment par un ensemble de lignes « multilots/multiclients ». Le nouveau plan de transport qui sera mis en place doit permettre de massifier la plus grande partie possible de ces trafics. Reste une grande interrogation : les suppressions de postes, qui n’ont pas été chiffrées, alors que les syndicats les évaluent entre 4 000 et 6 000. La direction renvoie la réponse à de nouvelles rencontres avec les syndicats, à commencer par une table-ronde qui se tiendra le 5 octobre.
Polémique sur le transfert des infrastructures à la RATP
Patron de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon dénonce « un coup de Jarnac » et convoque un conseil d’administration extraordinaire du Stif le 28 septembre. En cause, le vote, le 22 septembre à l’Assemblée nationale, d’un amendement gouvernemental transférant à la RATP, à partir du 1er janvier 2010, de 8 à 10 milliards d’euros d’actifs du Syndicat des transports d’Ile-de-France. Le principe : le Stif reçoit le matériel roulant ; la RATP, les infrastructures et leur entretien. Pour la RATP, qui a sans doute pesé de tout son poids dans l’amendement, comme pour le gouvernement, la réforme s’imposerait, afin de se mettre en conformité avec le règlement européen OSP qui s’applique le 3 décembre prochain. Réplique de Jean-Paul Huchon : « On nous a volés. Et cette spoliation conduira à ne pas pouvoir réaliser les 19 milliards d’investissements pour les transports votés par le conseil régional, les actifs du Stif étant une garantie pour pouvoir emprunter. » Bertrand Delanoë, maire de Paris, s’élève contre l’amendement pour les mêmes raisons.
Les regrets de Patrick Ollier au sujet du plan fret
Président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Patrick Ollier a regretté, le 22 septembre devant la presse, que le nouveau plan fret reste au milieu du gué. Selon lui, la création par la SNCF de plusieurs filiales fret n’est pas la solution « la plus efficace » : mieux valait une seule filiale pour l’activité. Le député se dit de plus « inquiet » de la constitution d’opérateurs de proximité que la SNCF va aider de façon importante à faire émerger. Il avance par ailleurs que la transformation de la SNCF ou de la RATP en société anonyme est inéluctable et devra intervenir dans quelques années si ces sociétés veulent se développer en Europe, ce que leur interdit le statut d’Epic. Comme dans le cas de la Poste, ces réformes n’ont rien à voir avec une privatisation, certifie Patrick Ollier, qui se définit comme un « vieux gaulliste très attaché au service public ».