Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La technologie japonaise pour la grande vitesse Hanoï ? Ho Chi Minh-Ville

    Nguyen Huu Bang, président des chemins de fer du Vietnam, a annoncé que son entreprise mettrait en œuvre la technologie ferroviaire japonaise pour le projet de ligne à grande vitesse entre Hanoï et Ho Chi Minh-Ville, longue de 1 560 km. Pour lancer vers 2020 ce chantier, estimé à 56 milliards de dollars (39 milliards d’euros), le Vietnam pourrait rechercher des financements du programme japonais d’assistance au développement, de la Banque asiatique de développement et de la Banque mondiale. Cette annonce a fait immédiatement monter la cote en bourse des entreprises japonaises impliquées dans la réalisation des Shinkansen…

  • Plus que onze plates-formes pour les wagons isolés

    Les fédérations syndicales de cheminots, CGT, Unsa, Sud Rail et CFDT, se sont réunies le 2 septembre pour faire le point sur la « rentrée sociale ». Au cœur des débats, le fret. La direction réfléchit, selon la CGT, « au remplacement du système de production actuel de wagons isolés, basé sur 3 hubs reliés à 31 plates-formes, par un système de zone à zone entre 11 plates-formes alimentées par le développement des opérateurs ferroviaires de proximité privés ». Les syndicats estiment que la suppression de wagons isolés se traduirait par des milliers de camions supplémentaires sur les routes. Le même jour, ils ont reçu le soutien des Verts, qui estiment que les calculs économiques de la SNCF « ne prennent pas en compte la taxe poids lourds, une autre répartition possible des péages ferroviaires, les autres polluants et les risques pour la santé et la sécurité liés à l’augmentation du trafic des camions ».

  • La ligne nouvelle Pékin ? Shanghai « autorisée à 380 km/h »

    Les médias chinois ont indiqué cet été qu’en 2012, lorsque la ligne à grande vitesse Pékin – Shanghai sera achevée, cette ligne nouvelle autoriserait une vitesse maximale de 380 km/h, ce qui en ferait d’emblée la liaison ferroviaire pratiquant la vitesse la plus élevée au monde en service régulier. Ceci permettrait de raccourcir le temps de parcours entre Pékin Sud et Shanghai-Hongqiao (1 318 km) à un peu plus de quatre heures pour les trains les plus rapides, contre les cinq heures envisagées jusqu’à présent.

  • Dix bus de 27,2 m de long pour Bogotá

    Transmilenio voit circuler depuis mi-août les plus longs bus du monde. Le réseau de transport public de la capitale colombienne a en effet reçu la moitié des dix bus bi-articulés de 27,2 m de long qu’il a commandés à Volvo, fournisseur du même véhicule à São Paulo et à Curitiba, au Brésil, et à Mexico. Les cinq suivants, livrés ce mois-ci, auront par ailleurs la particularité d’être les premiers bus équipés de moteur Euro IV à être mis en service en Amérique du Sud.

  • 99 tramways Bombardier Flexity de plus à Berlin

    Le 1er septembre, Bombardier Transport a annoncé avoir conclu avec les transports de Berlin (BVG) un accord portant sur 99 tramways Flexity du type spécialement développé pour la capitale allemande, dans un accord-cadre conclu en 2006 pour un maximum de 210 véhicules. Chiffrée à environ 300 millions d’euros, cette tranche se répartit entre 40 tramways longs, 24 tramways courts unidirectionnels et 35 tramways courts bidirectionnels. Les livraisons de cette commande doivent s’échelonner de mai 2011 à 2017, ce qui permettra le retrait progressif des véhicules à plancher haut livrés par Tatra dans les années 80 et modernisés dans les années 90. Mettant l’accent sur l’accessibilité et le design, les tramways Flexity Berlin sont fabriqués en Allemagne, à Bautzen (caisse et assemblage final), Hennigsdorf (assemblage final et mise en service), Mannheim (composants électroniques) et Siegen (bogies).

  • Une nouvelle convention TER pour l?Auvergne

    La SNCF et l’Auvergne ont renouvelé le 2 septembre pour sept ans la convention pour l’exploitation des TER, qui les a liées de 2002 à la fin de 2008 et a permis d’augmenter de 8 % le nombre de trains-km et de 14 % celui des voyageurs-km. La SNCF réclamait une contribution régionale de 14 millions d’euros supplémentaires en 2009 pour faire face à l’envolée de ses coûts. Rappelons que la région a versé près de 75 millions en 2008. Les deux parties se sont finalement entendues sur un montant de 85,6 millions d’euros pour cette année, à offre ferroviaire inchangée. Plus tard, il est prévu de cadencer plusieurs liaisons sur le périurbain clermontois, avec l’augmentation des fréquences sur l’axe est-ouest Thiers – Clermont – Durtol. La région voudrait aussi améliorer les liaisons avec sa grande voisine Rhône-Alpes en cadençant la relation Clermont – Lyon.

  • Faiveley fournira les portes et la clim du RER de Bruxelles

    Faiveley a annoncé avoir remporté un contrat portant sur 3 660 portes embarquées et 1 525 unités de climatisation auprès de Siemens Mobility, qui équipera les 305 rames tricaisses AM08 destinées au futur RER de Bruxelles. Sur chaque rame, 12 portes embarquées et 12 marches (dont 2 coulissantes), ainsi que 5 unités de climatisation (chauffage, ventilation et air conditionné, à raison de 3 pour les salles voyageurs et 2 pour les cabines) seront installées. Chiffré à 35 millions d’euros, le marché des portes embarquées débutera par la livraison de 60 systèmes (portes et marches) entre août 2009 et mars 2010 pour des prototypes de trains. La suite sera livrée entre octobre 2010 et décembre 2014.

  • La France toujours dans la course à la grande vitesse en Californie

    Le 28 août on apprenait de Berlin que la Deutsche Bahn venait de signer un Memorandum of Understanding (MOU, ou lettre d’intention), avec la Strategic Rail Authority (SRA) de l’Etat de Californie. Son objet : la coopération dans le domaine de la grande vitesse. A SNCF International, on précise que les Italiens de Trenitalia auraient fait pareille le même jour. Quant à la France, elle a signé une lettre d’intention semblable en avril 2008. Bref, tout le monde se place. Etape suivante la semaine prochaine, avec la visite d’Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, au gouverneur Arnold Schwartznegger et une visite de Domnique Bussereau à l’automne. De manière surprenante, la France a choisi de rapatrier les ingénieurs de Systra qui conseillaient la SRA. L’objectif est d’éviter les conflits d’intérêt avec la SNCF (qui est actionnaire de Systra) en vue des futurs appels d’offres.

  • François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, président du Grand Dijon : « Il était temps de passer au tramway »

    François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, président du Grand Dijon : « Il était temps de passer au tramway »

    Ville Rail & Transports : Pourquoi un tramway à Dijon ? Ville Rail & Transports : Pourquoi un tramway à Dijon ?
    François Rebsamen : Pourquoi un tram ? Ce n’est pas l’effet d’une mode, mais un vrai choix politique. Parce que c’est un moyen de transport écologique qui permet de refaçonner la ville. La nécessité s’est imposée d’autant plus que notre réseau de bus, qui est reconnu comme l’un des grands et beaux réseaux de bus en France, est maintenant saturé sur certaines lignes. Certaines dépassent les 30 000 voyageurs par jour ! On a souvent sur l’axe de traversée du centre-ville des trains de bus qui se suivent. D’où une perte de régularité, des difficultés de cadencement aux horaires de pointe. Il était temps, je le crois, de passer à l’étape suivante, le tramway. D’ailleurs, tous les experts disent qu’on a le niveau d’une ligne de tram à partir de 30 000 voyageurs par jour. On attend une augmentation sensible du nombre de voyageurs, et en compensation – pour nous, c’est un enjeu, une volonté – une diminution de l’usage de la voiture en ville. En outre, le tram permet de désenclaver certains quartiers de la ville – et j’y tiens beaucoup –, les zones urbaines sensibles de Chenôve, les Grésilles à Dijon et le centre de Quetigny. Nous avons aujourd’hui avec le tram et le développement d’autres modes de transports dits doux comme le vélo l’opportunité de reconfigurer la ville, de redévelopper autrement notre hypercentre, l’un des plus grands secteurs sauvegardés de France, qui n’est pas adapté à la traversée de véhicules de transit. Il faut agir ! Le tramway va se faire conjointement avec la piétonnisation du centre-ville (que la ville de Dijon prendra à sa charge, elle ne fait pas partie de la note du tram). Le point majeur sera la piétonnisation de la rue de la Liberté, qui est l’axe central, actuellement parcouru par des centaines de bus. Elle sera entreprise dès le tramway terminé.

    VR&T : Un tramway à Dijon, n’est-ce pas trop ambitieux ? L’agglomération peut-elle se le payer ?
    F. R. : Je ne pense pas que soit un rêve de grandeur, une folie… Ça a été bien calculé. Nous avons pris notre temps : je voulais d’abord réorganiser les bus pour voir jusqu’où l’on pouvait aller. Nous avons donc fait une vraie réorganisation d’un réseau de bus qui s’érodait, nous avons créé des sites propres. Cette réorganisation du réseau de bus nous a permis de gagner jusqu’à 6 % de voyageurs, mais comme je le disais, nous arrivons à saturation. Et après quatre ans de progression, la vitesse commerciale baisse à nouveau. Sur la liane 1 qui va jusqu’à Quetigny, par exemple, il suffit d’un feu rouge ou d’un incident, et tout est décalé. Dijon est la seizième ville française, la vingtième agglomération. Est-ce assez pour avoir un tramway ? Pour avoir regardé les autres agglomérations qui s’y collent [sourire], oui. Il y a des villes de moindre importance qui ont pu réaliser cet investissement. Je pense au Mans, je pense à Mulhouse, je pense à Brest qui se lance… Nous ne sommes pas la plus petite agglomération à se lancer dans cette aventure. De plus, les études montrent que la fréquentation devrait être importante. On attend 45 000 voyageurs par jour sur la première ligne, 42 000 sur la seconde. Et ce sont des fourchettes basses ! Nous avons des finances qui sont bonnes et saines au niveau de l’agglomération, très en deçà de la moyenne pour ce qui concerne l’endettement. Nous sommes de plus arrivés, avec le retour de l’Etat dans le financement des transports publics et le partenariat avec la région et le département, à un niveau de subventions qui est supérieur à ce que je pensais pouvoir obtenir : avec un peu plus de 110 millions d’euros, c’est à peu près le quart du total (puisqu’on s’est pris 10 % de marge de manoeuvre, peut-être qu’on dépassera un peu les 400 millions). Les calculs financiers font apparaître un pic de remboursement d’emprunt en 2015/16. Mais nous avons une agglo assez dynamique en matière de rentrées fiscales, et nous avons augmenté le versement transport, qui va passer de 25 à 45 millions d’euros par an. L’agglomération est en état de supporter cela !

    VR&T : Pour votre TCSP, vous auriez pu choisir un busway (site propre de bus) ou un tramway sur pneus ?
    F. R. : Mon opposition me dit sans arrêt : « Pourquoi n’avez-vous pas fait un busway ? » Deux réflexions : Nantes a fait son busway après le tram, en complément. Je pense que le busway peut être à un moment un élément important pour compléter le tram. D’ailleurs, sur de futures lignes, je n’écarte pas l’idée de compléter un jour notre réseau –moi ou mes successeurs – soit par des lignes nouvelles ou par des extensions de lignes, soit par la mise en place de busways. J’ai bien dit compléter. Mais en ce qui concerne nos deux premières lignes, qui seront chargées, nous nous sommes inquiétés de la capacité des busways : l’avantage du tram, c’est qu’on peut plus facilement rajouter des rames, et on peut les rallonger si besoin est. Quant au pneu, on s’est aperçu que l’aspect ferré, disons les choses comme ça, incitait plus l’automobiliste à quitter sa voiture. En plus, on a été à l’essentiel en matière de technologie. On n’a pas voulu inventer, on ne s’est pas dit qu’on allait être des précurseurs : on a vu les difficultés à Nancy, notamment. Avec le tram sur fer, on a une technologie qui nous paraît maîtrisée. En plus, le conseil régional nous a incités à réfléchir à la problématique tramtrain – on l’avait déjà en tête, bien sûr –, qui ne peut se faire évidemment qu’avec le fer. On va donc avoir des empattements, des écartements des voies, compatibles avec le tramtrain. Nous pourrons donc avoir à terme, à échéance de quinze ou vingt ans, un développement intéressant. Le fait d’avoir attendu un peu pour le tramway nous permet de bénéficier du retour d’expérience des autres villes, c’est important.

    VR&T : Ne plus faire passer l’axe majeur des transports en commun à travers l’hypercentre, une révolution culturelle ?
    F. R. : Mon prédécesseur avait une vision « voitures et bus ». Pas de vélos : ils étaient interdits dans le secteur sauvegardé. Nous avons renversé la problématique. Nous nous sommes aperçus après des études que les véhicules de transit choisissent de passer par le centre-ville. C’est une habitude terrible qui a été prise à Dijon, vu qu’on n’a jamais achevé la rocade. Ma première décision a été de créer des couloirs de bus – ce que j’ai fait sous la vindicte des conservateurs de tout poil –, ce qui a permis de limiter l’entrée des voitures
    dans la ville. Cela a provoqué d’énormes embouteillages qui m’ont valu les foudres de la presse locale ! Nous avons aussi réfléchi au problème des trains de bus dans la rue de la Liberté. En restructurant le réseau en 2004, nous avons fait passer le nombre de bus de 1 350 par jour à 850, ce qui est encore beaucoup. Mais nous avons déjà dû en rajouter pour répondre à la demande. Nous avons aussi introduit des bus au gaz, la pollution au centre-ville était insupportable. L’idée est maintenant clairement affirmée : piétonnisation progressive d’une partie du secteur sauvegardé, mise en valeur des places et de la rue de la Liberté pour le commerce, renforcement des navettes électriques gratuites de centre-ville. Les gens s’y préparent, et c’est assez attendu. Dans l’hypercentre, ce sont les commerçants eux-mêmes qui sont demandeurs, à condition qu’il y ait toujours des points d’accès sur les côtés. Il faut garantir la possibilité de desserte du centre-ville au maximum, soit par les navettes électriques, soit en vélo, soit même en voiture puisqu’on pourra toujours accéder à nos parkings qui sont peu utilisés aujourd’hui. Mais on ne pourra pas le traverser en voiture. Il sera divisé en cinq pétales qui seront cloisonnés. En fait, nous devons trouver un équilibre, car il faut faire attention avec la piétonnisation totale : je ne veux pas que le centre-ville devienne un espace vide et mort le soir, surtout l’hiver. J’ai vu ce que cela pouvait donner en Italie, en janvier, février ou mars… Il faut que l’on garde de la vie même dans les moments les moins riants. On réfléchit donc à des navettes tard le soir, etc. Evidemment, l’été, il y a du monde ! En outre, avec le tram, le centre-ville va s’étendre progressivement, la place de la République va devenir un point de centralité. Dijon se confinait dans son secteur sauvegardé et avait du mal à franchir les portes du château !

    VR&T : Des idées pour la suite ?
    F. R. : Il y a bien sûr la question de la desserte de la gare TGV de Porte-Neuve, mais elle n’est prévue qu’à l’horizon 2025. Ça ne sera vraisemblablement pas moi qui le ferai, je ne mourrai pas maire de Dijon ! Quelqu’un s’y collera. Il faudra voir aussi si on peut boucler le tramway sur les boulevards au sud, c’est compliqué. En attendant, nous avons lancé des études d’extension sur Fontaine-d’Ouche, au sud-ouest, qui est une sorte de petite ville de 10 000 habitants à l’écart. Mais c’est un quartier très étendu où notre réseau de bus est déjà très performant. Il va être très compliqué à desservir pour satisfaire les habitants. Au sud, il ne faut pas aller trop loin. On rentrerait en compétition avec le train et nous ne le voulons pas. Une des hypothèses serait de rejoindre une halte ferroviaire sur la voie ferrée qui conduit vers Beaune. A l’est, nous allons aménager un nouveau parc technologique, et l’idée d’un prolongement est inscrite dans les schémas, mais il faudra affiner les études. Pour le moment, nous sommes concentrés sur la réalisation de ces 19 km, ce qui est déjà assez perturbant pour un maire qui se lance dans ce genre d’opération.

    VR&T : Pourquoi ce partenariat avec Brest pour l’achat des rames ?
    F. R. : Nous avons eu l’idée de partenariats dès le début pour essayer de diminuer les coûts. Il y a eu un premier partenariat d’ingénierie financière avec Besançon, et nous faisons dans le cadre d’Interreg un partenariat sur les centres de maintenance. Voyant les projets de trams fleurir après les élections municipales, je me suis dit : pourquoi est-ce qu’on n’essaierait pas d’acheter ensemble du matériel si on a les mêmes types de tram ? J’ai fait une réunion à Paris avec le maire de Tours, le maire de Besançon, le maire de Brest. J’avais convié aussi, parce que je ne voulais pas faire un club socialiste, le maire du Havre : ils m’ont dit a Havre qu’ils avaient des problèmes de dates, et il n’est pas venu. Là-dessus, Besançon n’a pas le même timing, et Tours se trouve confrontée au problème de l’alimentation par le sol. Nous nous sommes donc retrouvés avec Brest, et vu que Brest était en avance sur nous, nous nous sommes dit que c’était une bonne occasion d’accrocher notre wagon. Cela nous permettait de rattraper un peu notre retard. Nous avons repris le design de Brest : la seule chose que m’a demandée François Cuillandre, c’est de ne pas prendre sa couleur. Notre tram sera donc cassis.

  • Prolongement du T4 : la concertation débute

    Le projet de créer une nouvelle branche au tram-train T4 (Aulnay-Bondy) jusqu’à Clichy-sous-Bois et Montfermeil en Seine-Saint-Denis est soumis à la concertation du 1er septembre au 31 octobre. Depuis novembre 2006, le T4 transporte environ 30 000 voyageurs par jour. Ce projet, inscrit au CPER 2007-2013 (10 millions d’euros) et à la Dynamique Espoir Banlieues (140 millions d’euros), améliorerait l’accès aux RER B et E et favoriserait la transformation urbaine et le développement économique du secteur. Sur voie réservée et avec une rame toutes les 6 minutes, cette branche permettra de gagner une dizaine de minutes sur les trajets vers Paris. Selon le tracé retenu, 9 à 11 stations seront créées sur environ 6 km, touchant environ 40 000 résidents ou salariés. Montant de l’investissement : 220 millions d’euros. La mise en service est prévue à l’horizon 2015.