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Auteur/autrice : admin_lvdr
Thales fournira l’ETCS de la future ligne Nord – Sud saoudienne
Thales vient de signer, en coopération avec Saudi BinLadin Group (SBG), son premier contrat ferroviaire en Arabie saoudite, pour 340 millions d’euros. Sur la future ligne Nord – Sud, longue de 2 400 km et dont la mise en service est prévue pour 2013, Thales fournira clés en main les systèmes de signalisation, télécommunications, supervision, sécurité et billettique pour grandes lignes, alors que SBG sera responsable des travaux de construction et des services connexes. Particularité de ce marché : c’est la première fois que l’ETCS niveau 2 est déployé au Moyen-Orient, et ce sera aussi la plus longue ligne équipée ETCS au monde. Géré par les chemins de fer saoudiens (SAR), ce vaste programme d’infrastructure permet au royaume de créer une liaison entre la capitale Riyad et la frontière jordanienne, au nord du pays.
Quarante autorails chinois pour la Tunisie
Le constructeur chinois de matériel roulant ferroviaire CSR Nanjing Puzhen Rolling Stock Co. a signé un contrat de 100 millions de dollars américains pour la livraison de 40 autorails bicaisse à la SNCFT (Société nationale des chemins de fer tunisiens). Le constructeur chinois espère que ce matériel, construit aux normes UIC et pouvant être utilisé en Europe « avec peu de modifications », sera suivi par d’autres commandes. Aptes à 160 km/h, ces autorails dont la mise en service est prévue pour 2011 seront équipés de deux moteurs diesel MAN V12 de 588 kW. Leur transmission hydraulique Voith T212, avec commande de traction et de freinage numérique, est conçue pour réduire au minimum les frottements lors des freinages. Une technologie qui, « lorsqu’elle sera entièrement mûre », permettra d’équiper un stockage d’énergie. Chaque élément bicaisse pourra transporter 144 voyageurs assis et 156 debout, en deux classes. Les concurrents de CSR sur ce marché étaient CAF (Espagne), Stadler (Suisse) et CFD (France), ainsi qu’un « autre constructeur chinois ».
Ansaldo STS et AnsaldoBreda équiperont la ligne circulaire du métro de Taipei
En vue d’équiper la future ligne circulaire du métro automatique de Taipei, le Dorts (Department of Rapid Transit Systems) de la capitale taïwanaise doit signer début avril un contrat d’une valeur totale de 334 millions d’euros avec Ansaldo STS et AnsaldoBreda. Le montant total sera réparti entre ces deux entreprises filiales du groupe italien Finmeccanica à raison de deux tiers pour la première et d’un tiers pour la seconde. Ansaldo STS livrera clés en main les équipements électromécaniques, alors qu’AnsaldoBreda fournira le matériel roulant. Ce contrat porte sur la première phase de la ligne circulaire, longue de 15,5 km de long pour 14 stations et exploitée par 17 rames sans conducteur. Une fois bouclée, cette ceinture, qui mettra en œuvre une gestion des trains basée sur la communication (CBTC), devrait atteindre une longueur de 52 km.
Rencontre à grande vitesse entre Midi-Pyrénées et la Commission européenne
Le dernier rendez-vous du président de la région Midi-Pyrénées avec les membres de la Commission européenne, le 7 avril, a permis d’évoquer la LGV Paris – Toulouse – Barcelone ainsi que la traversée centrale des Pyrénées (TCP). Martin Malvy a plaidé auprès d’Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne chargé des Transports, pour une reconnaissance du « barreau Sud-Ouest » comme itinéraire européen. En effet, alors que son caractère européen est indéniable – connexion avec Figueras – Barcelone ainsi qu’avec l’axe Montpellier – Italie –, cette ligne n’a pas été inscrite aux RTE-T. « La révision des RTE-T, prévue en 2010 pour la période 2010-2020, doit l’intégrer », a insisté l’élu, comme s’y était engagé Jacques Barrot, le prédécesseur de Tajani. Concernant la TCP, qui est bien inscrite parmi les priorités des RTE-T, les Etats français et espagnol ont annoncé la création d’un GIE pour étudier la faisabilité du projet et les tracés possibles, en vue d’un débat public en 2013. Le coût des premières études est estimé à 15 millions d’euros, financés par Paris, Madrid et Bruxelles, et Martin Malvy souhaite que la Commission fixe rapidement le montant de sa participation.
Les Niçois pour un tramway sur la « Prom »
Une majorité de Niçois serait favorable à la création de la ligne 2 du tramway, d’est en ouest de la ville, via la promenade des Anglais. Ce tracé, c’est celui proposé par Christian Estrosi depuis qu’il est arrivé la tête de la communauté urbaine Nice-Côte d’Azur, en avril 2008. C’est l’un des premiers enseignements de la troisième et dernière phase de la consultation publique sur l’extension du réseau qui a eu lieu entre le 16 mars et le 10 avril. Selon la communauté urbaine, 12 000 personnes ont participé aux réunions et 2 000 se sont exprimées sur les registres, par courrier et par Internet. 10 000 personnes se seraient manifestées par pétitions. Un groupe d’élus communautaires va effectuer, dans les trois semaines à venir, « une analyse approfondie » des observations et propositions recueillies au cours de la consultation.
Transdev se prépare à l’expansion en 2009
Après une année de transition, Transdev entend jouer les premiers rôles en 2009 : « le Groupe reste ouvert aux opportunités stratégiques susceptibles de conforter son développement externe », a-t-il annoncé. En 2008, Transdev a réalisé un chiffre d’affaire géré de 3,3 milliards d’euros, soit une progression de 39 %. Par contre, son résultat opérationnel ne progresse pas (47 millions d’euros).
Le Comité des parties prenantes est en place
Dominique Bussereau a mis en place le 7 avril, le Comité des parties prenantes. Comme son nom l’indique, il regroupe l’ensemble des acteurs concernés par la concurrence dans les TER : Etat, autorités organisatrices, SNCF et autre entreprises ferroviaires, RFF, représentants des usagers… Présidé par le sénateur Francis Grignon, il est chargé de « déblayer le terrain », techniquement et juridiquement, avant l’ouverture à la concurrence des trains régionaux de voyageurs. Ses conclusions sont attendues au printemps 2010. Cela doit permettre ainsi, au lendemain des prochaines élections régionales, aux régions qui le souhaitent de savoir de quelle façon elles peuvent faire appel à d’autres entreprises que la SNCF sur une ligne, une étoile ferroviaire, voire l’ensemble de leur réseau. Deux groupes de travail sont constitués, l’un consacré aux questions sociales, aux incidences sur le personnel, l’autre aux questions plus techniques, des gares aux sillons ou à la propriété du matériel. Une expérimentation est envisagée dans une ou plusieurs régions volontaires.
Prolongement en 2013 de la ligne T4 à Lyon
La ligne T4 inaugurée le 20 avril sera prolongée de 2,3 kilomètres entre Jet d’eau et la Part-Dieu. Les travaux de cette deuxième phase, incluant la création de trois stations, une piste cyclable et un cheminement piéton, commenceront en juin 2009 pour une ouverture programmée de la future ligne à l’automne 2013. T4 empruntera ensuite la voie de T1 jusqu’à la station IUT Feyssine et permettra de relier les deux pôles universitaires de la Manufacture des Tabacs (Lyon 3) et du Campus de la Doua (Villeurbanne).
Prolongement à Paris de la ligne 14 pour soulager la 13
Le Stif a choisi de prolonger la ligne 14 du métro parisien – plus connue sous son nom de projet Météor – jusqu’à la station Mairie-de-Saint-Ouen, afin de réduire de 25 % la fréquentation de la ligne 13, très saturée au nord de la gare Saint-Lazare. Avant son terminus, atteint par un souterrain de 5,2 km, la 14 desservira les stations Porte-de-Clichy et Clichy-Saint-Ouen, permettant des correspondances avec la ligne 13 et le RER C. Et probablement avec la ligne 2, puisque des mesures conservatoires pour une station complémentaire en correspondance avec la station Rome ont été prises. Les rames de la 14 pourraient être allongées de deux voitures, passant de 6 à 8. Entre 932 et 954 millions d’euros seront nécessaires pour les infrastructures, auxquels s’ajoutera le coût du matériel roulant supplémentaire, soit 143 millions d’euros.
La gare de Detroit condamné
Emoi à Detroit. Le conseil municipal de la capitale américaine de l’automobile vient de voter la destruction de la grande gare de la ville, le Michigan Central Depot. Eloignée du centre-ville (3 km), cette imposante cathédrale des chemins de fer édifiée en 1913, a été délaissée en 1988 au profit d’une nouvelle gare bien plus modeste, et nettement moins chère à entretenir, compte tenu de la faiblesse du trafic. Le bâtiment néoclassique, haut de 70 m, s’est depuis lors bien dégradé, aucun des projets successifs de transformation en centre d’affaires, palais des congrès, casino ou même siège de la police locale, n’ayant abouti. La ville entend donc se débarrasser de cet embarrassant symbole de sa décadence, pourtant inscrit sur la liste américaine des monuments historiques.