Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • La région Auvergne-Rhône-Alpes et la SNCF parviennent à un accord sur le TER

    La région Auvergne-Rhône-Alpes et la SNCF parviennent à un accord sur le TER

    Après des mois de discussion, souvent houleuse, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, et le PDG de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy, ont présenté ce matin la future convention TER, qui devrait être signée avant la fin de l’année.

    La convention, d’un montant de 545 millions d’euros annuels (535 millions d’euros dans l’ancienne convention) est prévue pour six ans.

    Elle s’inscrit dans le cadre du plan Cap TER 2020, présenté par Franck Lacroix, le patron des TER, et prévoit de revoir les process de fond en comble pour que les trains partent et arrivent à l’heure. Elle vise un taux de ponctualité de 92,5 % (contre 87 % aujourd’hui) et prévoit un mécanisme de bonus-malus pour inciter l’opérateur à tenir ses objectifs. Deux lignes sont particulièrement dans le viseur : Lyon – Grenoble – Chambéry d’une part, et Lyon – Saint-Etienne d’autre part.

  • Les villes moyennes demandent des explications à Elisabeth Borne

    Les villes moyennes demandent des explications à Elisabeth Borne

    Le 9 novembre, une délégation de Villes de France a rencontré Elisabeth Borne, la ministre des Transports. L’association qui regroupe les villes de taille moyenne, craint en effet une réduction des dessertes ferroviaires. Philippe Buisson, maire de Libourne, qui faisait partie de la délégation, a expliqué à VR&T les objectifs de cette démarche.

    Ville, Rail & Transports. Pourquoi avez-vous souhaité rencontrer Elisabeth Borne ?

    Philippe Buisson. Lorsque la ministre des Transports a confié une mission sur le transport ferroviaire à Jean-Cyril Spinetta, certains propos tenus sur la desserte TGV des villes moyennes et des territoires périphériques, et notamment des propos malheureux sur Brive [qu’on ne dessert pas avec un A380, NDLR], nous ont fait craindre des réductions de dessertes. Cette question de la desserte des villes moyenne est récurrente. Nous avons donc voulu prendre les devants et demander des explications.

    Je précise que nous avons rencontré Elisabeth Borne dans le cadre d’une délégation de Villes de France, dont je suis vice-président. J’étais présent avec cinq autres élus, Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse, Olivier Gacquerre, maire de Béthune, Frédéric Leturque, maire d’Arras et Pierre Méhaignerie, maire de Vitré. Notre objectif n’était pas de défendre les gares des villes que nous représentons, mais les gares de toutes les villes de taille moyenne et des territoires périphériques.
    VR&T. Avez-vous été rassurés ?

    P. B. La ministre a été plutôt rassurante. Elle nous a affirmé qu’il n’existe pas aujourd’hui de plan visant à supprimer certaines gares TGV. Mais elle nous a aussi indiqué que le gouvernement se doit de préparer l’ouverture à la concurrence des lignes TGV pour 2020 et qu’il doit donc bien calibrer la mission de Jean-Cyril Spinetta.

    Il m’a semblé comprendre que si des arrêts sont jugés indispensables pour des raisons de service public, cette obligation s’appliquera non seulement à la SNCF mais aussi à des opérateurs privés le jour venu.

    Nos gares desservent des lieux de vie, des bassins d’emploi, elles représentent un enjeu d’équilibre économique. Elisabeth Borne a compris que nous avions besoin d’être rassurés. Elle a voulu calmer le jeu. Et elle a demandé à Jean-Cyril Spinetta de nous rencontrer. Ce qui devrait se faire dans trois semaines environ.

    Propos recueillis par Marie Hélène Poingt

  • Les robots-taxis débarquent

    Les robots-taxis débarquent

    Le jour où les robots-taxis s’installeront dans le paysage urbain n’est plus si loin. Après les premiers tests réalisés à Singapour par NuTonomy ou à Pittsburgh par Uber, c’est au tour de la start-up lyonnaise Navya de franchir un nouveau cap en dévoilant les robots-taxis qu’elle s’apprête à commercialiser dès le mois de juillet prochain. « Ce sera le premier robot taxi commercialisé dans le monde », a assuré Christophe Sapet, le président de Navya, lors de la présentation du véhicule le 7 novembre à la Cité du cinéma à Saint-Denis.

    Sorte de Renault Espace sans volant et à l’allure futuriste, fonctionnant à propulsion électrique, ces voitures permettent de transporter jusqu’à six personnes qui se font face pour un usage collectif ou privé. A bord, le passager peut travailler, bénéficier d’une visite interactive et culturelle de la ville, commander ses places de théâtre ou encore composer sa playlist.

    La vitesse peut aller jusqu’à 90 km/h, mais elle tournera plutôt en moyenne autour de 50 km/h. Une dizaine de capteurs lidars équipent la voiture, ainsi que des caméras, des radars… « C’est sans doute le véhicule le plus sophistiqué au monde », affirme Christophe Sapet, en rappelant que Navya a déjà à son actif une cinquantaine d’expérimentations (notamment à Sion, à la Défense ou à Lyon), que ses navettes autonomes, baptisées Autonom Shuttle, ont roulé plus de 160 000 km et transporté plus de 200 000 personnes à travers le monde.

    Place maintenant au deuxième modèle de la gamme, l’Autonom Cab, avec un calendrier serré ! Au tout début 2018, des robots-taxis circuleront à Las Vegas, lors du CES, le salon du high-tech. Très prochainement, on pourra même voir ces voitures roulant dans les rues de Paris, dans le quartier des Invalides, mais elles n’accueilleront pas le public à bord, juste des ingénieurs, grâce à l’obtention d’une autorisation des pouvoirs publics.

    En avril, mai ou juin, des expérimentations seront lancées en Europe et aux Etats-Unis avec Keolis et en Australie avec Raca (The Royal automobile club of Australia), deux des partenaires de Navya. Et donc, à partir de juillet, Navya annonce le début des livraisons aux clients finaux. « Nous visons tous les acteurs de la ville, les collectivités territoriales, les opérateurs de transport public, mais aussi les VTC, compagnies de taxis… tous ceux qui ont pour ambition de fournir ce type de services », précise Christophe Sapet.

    Le patron de la start-up française souhaite s’appuyer sur ses partenaires pour trouver des villes prêtes à acheter des robots-taxis . « Navya s’est donné comme mission de fluidifier la ville, insiste Christophe Sapet. Tous les pays sont engagés dans la course au véhicule autonome, c’est pourquoi nous pensons que nous n’aurons pas de difficultés à trouver de nouveaux partenaires », ajoute-t-il.

    Reste que le modèle a encore des limites. Aujourd’hui, dans bien des pays (dont la France), il n’est pas possible de faire rouler une voiture autonome en circuit ouvert (c’est-à-dire avec le reste de la circulation). Mais peu à peu des barrières tombent. La Suisse, l’Autriche, l’Australie, les Etats-Unis ou encore, tout récemment, l’Allemagne autorisent ces véhicules à rouler en milieu ouvert.

    De plus, la législation impose un agent à bord pour reprendre les commandes au cas où… « C’est une limite. Car le modèle économique repose sur le fait qu’un jour, on supprimera le personnel à bord et que l’on réalisera des économies sur le coût de fonctionnement », admet le patron de Navya.

    Le coût de l’Autonom Cab représente quelque 250 000 euros. « Si nous réussissons notre pari et démontrons qu’un chauffeur n’est pas nécessaire, les véhicules autonomes pourront se développer via les robots-taxis car nous pourrons régler le problème de rentabilité. Aujourd’hui, il est encore impossible de concevoir une voiture autonome individuelle du fait du prix des capteurs », résume le patron de Navya.

    Les pouvoirs publics devront aussi définir de nouvelles règles législatives et d’autres liées aux infrastructures et aux assurances pour permettre ce développement. En attendant, Navya se veut confiante. « Nous sommes les seuls à proposer une gamme de véhicules autonomes avec deux modèles, et nous en sommes à la troisième génération de véhicules », indique l’entreprise. Ses partenaires ont apporté 30 millions d’euros de fonds qui n’ont pas encore été totalement consommés. « Cette nouvelle gamme de véhicules va sans doute nous obliger à lever d’autres fonds. Mais vu la croissance de notre activité (plus de dix millions d’euros de chiffres d’affaires cette année, contre quatre millions l’année précédente), nos efforts en recherche-développement peuvent être amortis très facilement », assure Christophe Sapet qui mise sur la rentabilité dans trois ans environ.

    M.-H. P.

  • Le Conseil d’Etat donne raison à Lille pour la procédure d’attribution de ses transports publics

    Le Conseil d’Etat donne raison à Lille pour la procédure d’attribution de ses transports publics

    La Métropole Européenne de Lille (MEL) a annoncé le 8 novembre que le Conseil d’Etat a validé l’ordonnance du tribunal administratif de Lille qui estimait que la collectivité était en droit d’interrompre les discussions menées dans le cadre de l’appel d’offres pour l’exploitation de ses transports publics.

    Rappelons que la Métropole a lancé en avril 2016 une consultation pour l’exploitation de son réseau de transport pour les sept prochaines années. Le contrat représente un total de deux milliards d’euros et est considéré comme un enjeu fort pour Keolis et Transdev qui se livrent une compétition féroce.

    Le processus a déjà connu plusieurs rebondissements. En novembre dernier, la collectivité avait relancé la procédure, estimant que les premières offres reçues comportaient des irrégularités. Mais une nouvelle « anomalie » dans la transmission des documents l’a amenée à clôturer la procédure cet été et à analyser les offres déjà transmises, sans demander d’offres finales, « avec le souci constant de garantir l’égalité de traitement des deux candidats », explique la MEL dans un communiqué en précisant que « les négociations menées jusqu’alors avaient été suffisamment abouties pour permettre d’attribuer le contrat ». Cette décision de clôturer les discussions a incité Transdev à introduire un recours devant le Conseil d’Etat qui a donc donné raison à la MEL. Celle-ci se donne maintenant jusqu’au 15 décembre pour préparer la décision du Conseil qui sera officiellement annoncée ce jour-là.

  • Bientôt un passe transport unique dans la métropole Aix-Marseille-Provence

    Bientôt un passe transport unique dans la métropole Aix-Marseille-Provence

    A partir de février 2018, un passe unique va permettre de voyager sur l’ensemble du territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence, que l’on emprunte les TER, les transports publics urbains, les autocars du réseau Cartreize ou les navettes aéroportuaires, mais aussi les parkings-relais, les vélos en libre-service et les parcs à vélos. Coût de cet abonnement valable dans les 92 communes de la métropole : 73 euros mensuels, 68 euros si on le prend à l’année.
    L’objectif de la Métropole, rappelle-t-elle, est de convaincre les habitants de se déplacer en transport en commun et de les inciter à multiplier les modes de déplacement.

  • Keolis lance une application multimodale à Utrecht

    Keolis lance une application multimodale à Utrecht

    Keolis a lancé fin octobre à Utrecht, quatrième ville des Pays-Bas, l’application HelloGo, une solution permettant aux voyageurs de planifier, de réserver et d’acheter leurs titres de transport via une application digitale et multimodale unique. Cette application a été développée par la filiale de Keolis au NL Syntus (Keolis Netherlands), 9292, Dutch Railway (NS), Gogido, LeisureKing, MyWheels and taxiboeken.nl.

    « En proposant les meilleures combinaisons de modes possibles, HelloGo permet un trajet plus rapide, plus agréable et plus économique », explique Keolis. « L’application va en effet au-delà des seuls transports publics et recense tous les modes disponibles sur un territoire, du train au vélo en passant par le taxi, la voiture en location

    et le covoiturage ». Cette application devrait être déployée dans d’autres villes néerlandaises, puis dans d’autres pays européens où Keolis est présent.

    En France, la filiale de transport public poursuit le déploiement de sa solution PlanBookTicket qui intègre les fonctionnalités « planification», «achat» et «validation du titre de transport» directement sur smartphone.

  • Tisséo équipera son troisième dépôt pour le GNV

    Tisséo équipera son troisième dépôt pour le GNV

    Pour remplacer ses bus diesel et répondre aux obligations légales sur les véhicules à faibles émissions découlant de la loi de transition énergétique, Tisséo-Collectivités a décidé de miser sur le GNV plutôt que sur l’hybride. 60 bus articulés Citaro 2 GNV équiperont ses lignes à haut niveau de service Linéo d’ici 2019, dont 27 sont en service depuis le mois de septembre. Deux de ses dépôts (Atlanta au nord et Langlade au sud) sont déjà équipés pour l’approvisionnement en gaz comprimé de ses bus, qui représentent près de la moitié de sa flotte (263 sur 540). Le dépôt de Langlade vient de bénéficier d’une extension de 58 postes de compression. La centrale de compression, qui alimente actuellement 165 bus, sera capable de monter jusqu’à 290. Pour faire face à cette montée en puissance du GNV, les élus de Tisséo-Collectivités ont aussi décidé en septembre d’équiper le troisième dépôt, celui de Colomiers, à l’ouest de l’agglomération, à l’horizon 2020-2021, pour un coût estimé entre quatre et huit millions d’euros. La loi imposant une fraction de gaz renouvelable d’au minimum 20 % en 2020 et 30 % en 2025, Tisséo travaille aussi à l’introduction du biogaz avec la région Occitanie et GRDF.

    Catherine Sanson-Stern

  • La start-up chinoise Ofo prépare son arrivée en France

    La start-up chinoise Ofo prépare son arrivée en France

    Depuis son lancement en 2014 la start-up chinoise Ofo connaît une forte croissance. Spécialiste du vélo en libre service et sans station (free floating), elle a levé 700 millions de dollars cet été lors de son cinquième tour de financement et gère désormais plus de dix millions de vélos dans 180 villes de 15 pays. Après s’être installée dans plusieurs villes européennes, Ofo prépare désormais son arrivée en France. Laurent Kennel, le directeur général France d’Ofo explique sa stratégie à VR&T.

     

    Ville, Rail & Transports. Quelle est la spécificité du vélo en libre service que vous souhaitez lancer en France ?

    Laurent Kennel. C’est un vélo en libre service sans station. Grâce à son smartphone, l’utilisateur trouve un vélo, le débloque pour l’emprunter, puis paye à la course. Nous sommes pionniers dans ce domaine car nous avons inventé ce système en 2014 en Chine. Notre modèle correspond à une vraie tendance de fond : les vélos sont disponibles quand l’utilisateur en a besoin, là où il se trouve.

    Aujourd’hui, nous avons plus de dix millions de vélos connectés dans une quinzaine de pays. Nous sommes présents en Europe depuis quelques semaines, par exemple à Milan. Nous avons lancé le début des opérations pour installer nos vélos à Madrid, Vienne ou Prague. Nous comptons nous déployer dans une vingtaine de pays d’ici à la fin de l’année.

     

    VR&T. Quand allez-vous vous installer en France ?

    L. K. En France, nous discutons avec cinq grandes villes. Mais nous n’annonçons pas encore leurs noms ni le calendrier. Nous sommes en phase de présentation et d’explication du système.

     

    VR&T. Que demandez-vous aux collectivités ?

    L. K. Nous ne demandons pas de délégation de service public ou de financement. Nous nouons un dialogue pour faire de la pédagogie et pour comprendre les spécificités du territoire, les contraintes de circulation et de stationnement.

     

    VR&T. Seriez-vous intéressés par Paris ?

    L. K. Oui, car notre conviction c’est que notre système est complémentaire à celui du Vélib’. Notre but, c’est de lever les freins à l’usage du vélo et de contribuer au report modal.

     

    VR&T. Quel est votre modèle économique ?

    L. K. Le modèle économique est transparent pour la collectivité. Quant à nous, nous devons réaliser un petit chiffre d’affaires à chaque location car nous n’avons pas d’investissements physiques importants à effectuer en ville. C’est un modèle léger. Nous ne proposons pas d’abonnement annuel mais un paiement à l’usage. En France, nous facturerons soit à la minute (de l’ordre de quelques centimes d’euros), soit au quart d’heure. Ofo vise l’équilibre global courant 2018.

     

    VR&T. Comment gérer la bonne répartition des vélos sur le territoire ?

    L. K. Toute la question est de rapprocher l’offre de la demande. Nous géolocalisons les vélos et les repositionnons là où se trouvent les besoins. Sans contrainte de nombre puisqu’il n’y a pas de station. Nous pouvons sans problème nous adapter aux besoins saisonniers (flux touristiques l’été, trajets domicile – travail à la rentrée…). Tout l’enjeu est de proposer la bonne densité de vélos sur le territoire.

     

    VR&T. Comment éviter les vols et les dégradations ?

    L. K. Nous devons apprendre à gérer ce phénomène. Il n’y a pas de recette magique mais ce qui est sûr, c’est que la station n’est pas suffisante pour empêcher les vols. On voit ailleurs en Europe, qu’il y a une phase d’apprentissage : quand l’offre est suffisamment abondante, certains comportements cessent, comme celui de vouloir emporter le vélo chez soi. Pour l’usager, le souci de se faire voler son vélo disparaît. Le vélo que nous proposons ressemble à un vélo personnel. Pour la France, dans un premier temps, il sera fabriqué en Chine puis nous travaillerons sur un approvisionnement en France.

     

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • Lyon Parc Auto lance le free-floating Yea!

    Lyon Parc Auto lance le free-floating Yea!

    Lyon passe à son tour à l’autopartage en freefloating mis en place par le réseau national Citiz, sous la bannière commerciale « Yea! ». La ville attaque fort avec cent voitures Smart quatre places à essence, soit autant qu’à Bordeaux, Toulouse, Strasbourg où le service a progressivement fait ses preuves depuis deux ans.

    Avec son nouveau système de liberté totale sans station – grâce à l’appli dédiée, on prend la voiture garée et on la rend n’importe où sur une zone de stationnement en voirie sur Lyon et Villeurbanne uniquement – Yea! double le parc automobile de Lyon Parc Auto (LPA), qui gère le nouveau dispositif après s’être rodé avec l’autopartage classique (107 véhicules, 42 stations). Si les deux systèmes ont un fonctionnement différent (réservation, stations et moyenne longue distance pour citiz-LPA contre spontanéité totale pour Yea!), les tarifs de Yea! sont identiques à ceux de la formule M de citiz-LPA : pour l’abonnement Fréquence à 16 euros/mois, la minute revient à 10 centimes d’euro, l’heure à 2,5 euros, auxquelles s’ajoutent 35 centimes/km jusqu’à 100 km (17 centimes au-delà). Pour l’abonnement Classique (8 euros/mois), l’heure est à 3,5 euros et à 5 euros sans abonnement. Louis Pelaez, président de LPA, ne doute pas du « futur succès de Yea! », sur les traces de celui de citiz-LPA (+24 % en 2016). Un succès aussi revendiqué cette même semaine par les dirigeants de Bluely (300 véhicules) qui inaugurait une nouvelle station sur le campus de Lyon-Ecully. Avec plus de 500 véhicules en moins de dix ans, l’autopartage affirme son ambition à Lyon.

    Claude Ferrero

  • Keolis revient à Besançon

    La communauté d’agglomération du Grand Besançon vient de décider de confier l’exploitation de son réseau de transport, Ginko, à Keolis à partir de janvier et pendant sept ans. Ce contrat marque le grand retour de la filiale de la SNCF qui avait été évincée de la cité comtoise en 2011 par Transdev.

    Le chiffre d’affaires est estimé à 248,5 millions d’euros en cumulé. « Keolis Besançon Mobilités, la filiale du groupe qui exploitera cette délégation de service public, va déployer une offre de mobilité globale et connectée combinant le tramway, le bus à haute qualité de service (BHNS), le vélo, le transport à la demande (TAD), le covoiturage et le transport de personnes à mobilité réduite (TPMR) », indique l’opérateur de transport public. L’un des objectifs est de faire progresser la fréquentation du réseau de plus de 9 % à l’horizon 2024.