Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Toulouse. Tisséo debouté de sa plainte contre les « filtrages illégaux »

    class= »MsoNormal » style= »text-align:justify »>
    Tisséo, gestionnaire du réseau de transports en commun de Toulouse, a été débouté le 30 avril en référé de sa plainte contre "les filtrages illégaux" qui affectent le trafic des bus depuis plus d'un mois. La direction reproche aux organisations syndicales d'avoir recours chaque matin à "un filtrage illégal des bus au niveau des dépôts", retardant l'ensemble du service "d'environ quatre heures", alors que leur préavis de grève ne porte que sur une heure par service. Direction et salariés se livrent un bras de fer depuis plus d'un mois au sujet de la hausse des salaires de 0,45%, proposée par la direction et jugée insuffisante par les syndicats.

     

  • Mongin : « La RATP et la SNCF sont en pleine harmonie en Ile-de-France »

    « Je laisse une entreprise en bon état de marche », répète à l’envi Pierre Mongin, le futur ex-président de la RATP qui ne perd jamais une occasion de se tresser des lauriers. Reconnaissons que son bilan est jugé très positif par un grand nombre de professionnels.

    Une entreprise en bon état de marche donc… « Ce qui n’était pas le cas quand je suis arrivé », poursuit l’ancien préfet. « C’était une entreprise qui perdait de l’argent, dont la dette progressait de plus de 250 millions par an, et dont l’efficacité économique était médiocre. Quant à la productivité, c’était un mot qui faisait peur ». Ses prédécesseurs, notamment Anne-Marie Idrac, présidente de 2002 à 2006, apprécieront…

    Quant à sa successeure, Elizabeth Borne, elle a, selon Pierre Mongin, tous les atouts pour réussir. « Bosseuse, compétente…, elle coche de nombreuses cases pour occuper la fonction. »

    Ses regrets à l’heure de partir ? La mauvaise gestion toute récente de l’affaire des affiches des Prêtres chanteurs pour lesquelles la RATP avait refusé d’apposer une mention se référant aux chrétiens d’Orient avant de reculer face au tollé. Pierre Mongin souhaite « supprimer toute la régulation d’affichage propre à la RATP pour la calquer sur la réglementation de droit commun, indique-t-il. Il y a une règle ancienne en vigueur sur le réseau de la RATP selon laquelle on ne fait pas de politique, pas de religion, pas de débats conflictuels qui puissent heurter les convictions des uns et des autres. Il y a une espèce de pudeur du service public ». Pour éviter tout risque à l’avenir, Pierre Mongin a confié une mission à Jean-Paul Bailly à ce sujet. « Il fera une proposition à ma successeure ».

    Autre chapitre, autre regret : « On aurait pu aller plus vite sur le Grand Paris, gagner trois ou quatre ans. Mais on a buté sur des querelles institutionnelles et sur les tracés notamment. »

    En revanche, en Ile-de-France, assure-t-il, la RATP et la SNCF sont aujourd’hui « en harmonie parfaite ». A l’opposé de la situation qu’il a trouvée en arrivant à la tête de la Régie : « La situation entre les deux entreprises était alors extrêmement tendue. Je suis allé au contact et, avec Guillaume Pepy, on a décidé de se voir au minimum une fois par mois. Au début, nos services nous préparaient des dossiers et nous avions chacun des Scuds à nous lancer. Mais on a vite compris qu’il fallait passer à autre chose ».

    Et demain, lorsque la concurrence sera possible en Ile-de-France ? « Après, ce sera autre chose… », balaie-t-il.

    Il a aussi quelques inquiétudes. D’une part, sur le plan de financement du prolongement de la ligne 11. « Il n’est toujours pas bouclé alors qu’en juillet les premières consultations sur les travaux doivent être lancées auprès des entreprises ». Les participations de collectivités se font attendre. « Il manque pas mal d’argent », affirme-t-il sans en dévoiler le montant.

    L’autre inquiétude touche encore au Grand Paris : elle concerne la gare de Saint-Denis-Pleyel « qui n’est pas encore dessinée ». Or, c’est un chantier « très complexe» qui s’annonce (au carrefour de quatre lignes du Grand Paris et du RER D), « et cela dans un quartier en pleine évolution ». Le président de la RATP « regrette que ce ne soient pas la RATP et Systra qui prennent en charge cette gare très technique». Rappelons que la gare Saint-Denis-Pleyel fait partie du lot dont la maîtrise d’œuvre a été attribuée à Egis et Tractebel.

    Pierre Mongin peut enfin s’enorgueillir – selon un responsable de la RATP – d’avoir su gérer de façon très maligne le partage entre matériel roulant et infrastructure : au Stif le parc roulant et son financement, à la RATP l’infrastructure et, espère-t-elle, le vrai pouvoir.

     

    [email protected]

  • Voyages-sncf.com vise 30 % de son CA à l’international

    L’agence de voyages de la SNCF, qui fête ses 15 ans cette année, affiche un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros en 2014, ce qui représente une hausse de 3,7 % par rapport à l’année précédente. « La poursuite de la croissance s’est faite dans un contexte tendu : les voyages ont reculé non pas en nombre mais en ampleur – les voyageurs réduisent leurs dépenses –, et globalement le marché de l’e-commerce du tourisme a diminué de 2 %. Enfin, la météo n’était pas non plus au rendez-vous », commente Franck Gervais, le nouveau patron de voyages-sncf.com (VSC).

    L'an passé, le groupe a vendu 78 millions de voyages en France et en Europe sous la marque voyages-sncf.com et dans le reste du monde sous la marque Rail Europe. Selon le directeur général, la croissance de VSC, présent dans 30 pays grâce à 67 sites web et 25 applications mobiles, est portée par deux piliers majeurs : l’Europe (qui enregistre une hausse de 17 %) et les ventes via les mobiles et les tablettes (+37 %). A cet égard, le distributeur en ligne se félicite d’avoir anticipé le développement du mobile, dès 2009, ce qui lui permet aujourd’hui de vendre 30 000 billets par jour (25 % des ventes).

    La filiale de la SNCF qui calque sa stratégie sur celle de la maison mère, se donne l’objectif de faire passer l’international, aujourd’hui à 17 % de son chiffre d’affaires, à 30 % à l’horizon 2020. « Voyages-sncf.com doit devenir le passage obligé des touristes qui organisent leurs voyages en France et en Europe », souligne Franck Gervais.

    Dans cette perspective, une direction Expérience Clients a été mise en place pour coller aux demandes des voyageurs. En juin, un système de tchat communautaire va être lancé, permettant aux visiteurs d'échanger sur les offres du site et sur leurs expériences. En même temps, la  voice command sera aussi proposée. Elle permet de commander son billet à haute voix. Enfin, c’est aussi à cette période qu’un nouveau chantier sera engagé : la refonte de la page d’accueil. Elle devra notamment être plus transparente et apporter des réponses personnalisées à l’utilisateur. « Les clients sont associés à la coconstruction des nouvelles fonctionnalités du site », précise VSC.

    Pour promouvoir la destination France, qui reste le principal marché, l’entreprise veut accélérer son développement dans des pays dits porteurs. « En mai, nous lançons notre site russe. Et en septembre, nous ouvrirons un bureau à Shanghai où nous allons investir sur le marché du B to C », indique encore le directeur général de VSC.

    Voyages-sncf.com compte aussi développer une politique de partenariats (elle en a signé une vingtaine). Le dernier en date, signé avec Paris Région Comité régional de tourisme, vise notamment à reconquérir les provinciaux qui considèrent la capitale comme une destination onéreuse.

    Enfin, pour coller à la politique maison de proposer des déplacements porte-à-porte, le site propose un éventail de solutions comme des taxis, de l’autopartage et demain, sans doute, des bus avec iDBus (pour l’heure, un lien renvoie sur le site d’iDBus). « Nous ne sommes pas exclusifs. Mais tout ce que développe la SNCF, nous le montrons », résume Franck Gervais.

    [email protected]

  • Talgo entre à la bourse de Madrid le 7 mai

    La bourse de Madrid doit accueillir le 7 mai prochain la société Talgo. Le constructeur ferroviaire a été valorisé entre 1,2 et 1,5 milliard d'euros, et il compte mettre en vente 45 % de ce montant via 61,5 millions d'actions. Ainsi resteront majoritaires les actionnaires actuels : le fonds Trilantic Capital Partners, la famille Oriol (fondatrice en 1942) avec 20,3 % et le capital-risqueur MCH Private Equity. Envisagée depuis plusieurs années, l'opération doit faciliter à l'entreprise son développement international. 95 % des ventes de Talgo se font aujourd’hui à l’international. Le chiffre d'affaires du constructeur a atteint en 2014 384 millions d'euros (+17% en un an) pour un bénéfice net de 38,5 millions d'euros.

    Michel GARICOÏX

  • Strasbourg. Des agents de prévention de la fraude bientôt assermentés

    Dans le cadre de la lutte contre la fraude dans son réseau, la Compagnie des transports de Strasbourg (CTS) va assermenter, à partir du mois de mai, certains agents jusque-là assignés à la prévention. Ces agents, du prestataire Cityveille, vont ainsi pouvoir verbaliser toute personne commettant une infraction au règlement à bord des bus et des trams. D’ici l’entrée en vigueur de cette mesure, ils remettront aux contrevenants des « cartons jaunes » sorte de dépliant indiquant le montant des amendes auxquelles ils s’exposent et rappelant les règles de civisme à respecter à bord. Une campagne d’affichage sera également mise en place dans dans tous les trams et les bus.

  • SNCF: les syndicats réclament le maintien du technicentre de Romilly

    Les cinq syndicats représentatifs de la zone SNCF Paris-Est ont unanimement demandé le 23 avril au groupe ferroviaire de renoncer à son projet de reconversion du technicentre de Romilly (Aube), qui emploie 530 salariés, ont indiqué à l'AFP l'Unsa et SUD-rail.
    Les élus du comité d'entreprise ont également voté à l'unanimité le lancement "d'une expertise économique sur le maintien de l'activité du site de Romilly".
    La SNCF a présenté la semaine dernière à Troyes son projet d'évolution à l'horizon 2019 de l'actuel centre, spécialisé dans la rénovation des rames TGV. Elle promet qu'il n'y aura "aucun départ contraint".
     Le groupe met en avant une "baisse de charge" compte-tenu de l'achat de 95 TGV Duplex nouvelle génération dont la livraison s'achèvera en 2020. A la place de l'activité de rénovation des rames, le groupe entend bâtir un nouvel atelier dédié à la réparation de pièces électromécaniques, employant 200 personnes, et promet de créer à proximité au moins 150 emplois au sein d'un parc d'activités. L'actuel technicentre deviendrait un centre de déconstruction et de recyclage de matériel ferroviaire mobilisant, lui, 50 emplois.
        

  • La SNCF a déposé deux plaintes après l’accident de Nangis

    SNCF Mobilité et SNCF Réseau ont chacun déposé, le 24 avril, une plainte contre X auprès du procureur de la République de Melun, après la collision entre un train et un camion qui a fait trois blessés « sérieux », le 21avril à Nangis (Seine-et-Marne).

    Lors d’une visite sur les lieux de l’accident mardi, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait demandé que l’enquête diligentée par le parquet de Melun détermine si le convoi exceptionnel, resté bloqué sur le passage à niveau, « était autorisé à le franchir ». La compagnie ferroviaire estime en outre que le conducteur du semi-remorque a laissé son véhicule immobilisé sur les voies pendant plusieurs minutes sans alerter d’agent et invoque les lourds dégâts matériels causés par le choc sur les voies et en gare.

     

  • Stéphane Gouaud nommé Directeur de la Sécurité à la RATP

    Stéphane Gouaud nommé Directeur de la Sécurité à la RATP

    Stéphane Gouaud, Commissaire Divisionnaire de Police, rejoint la RATP comme Directeur du département de la Sécurité en remplacement de Jean-Marc Novaro appelé à de nouvelles fonctions au sein de la Police Nationale dont il était détaché. Il entrera en fonction le 1er mai.

     

     

     

    Avant d’être nommé, en 2011, Chef de la Sûreté Territoriale de Paris à la Direction de la Sécurité et de la Proximité de l’Agglomération Parisienne de la Préfecture de Police,

    Stéphane Gouaud a servi, entre 2005 et 2008, au sein du Service de Protection des Hautes Personnalités (SPHP) comme adjoint au sous-directeur chargé de la sécurité des hautes personnalités étrangères, puis comme adjoint au sous-directeur chargé des ressources et de l’appui opérationnel. Entre 2000 et 2005, M. Gouaud avait été Chef de section à la Brigade des Stupéfiants de Paris et Chef de la section stupéfiants pour la Police Judiciaire de Seine- Saint-Denis.

    Son itinéraire professionnel lui a permis d’acquérir une parfaite connaissance du territoire francilien et de ses enjeux de sécurité.

     

    Agé de 43 ans, Stéphane Gouaud est titulaire d’un DESS en politique et gestion de la sécurité de l’Université de Lyon.

  • SNCM. Le Parquet demande une prolongation du redressement judiciaire

    Ce devait être l'audience décisive durant laquelle les trois offres fermes de reprise de la SNCM, placée en redressement judiciaire le 28 novembre, auraient été étudiées par le tribunal de commerce de Marseille. Mais elle a tourné court : le procureur de la République a créé la surprise le 22 avril en demandant la prolongation du redressement judiciaire pour remettre à plat le dossier. La décision a été mise en délibéré « sous quinzaine ».
    Cette analyse du parquet fait écho à celles des administrateurs judiciaires et des syndicats : dans leur rapport rendu au tribunal, les administrateurs judiciaires avaient fustigé des offres « particulièrement peu satisfaisantes ».

  • Elisabeth Borne attendue à la RATP

    Elisabeth Borne attendue à la RATP

    C'est Elisabeth Borne qui devrait succéder à Pierre Mongin comme PDG de la RATP, selon une information du Monde considérée…

     

    comme très solide. Son nom était fréquemment cité, tout comme Sophie Mougard (directrice générale du Stif) ou Sophie Boissard (directrice de l'immobilier à la SNCF). Née en 1961, Elisabeth Borne, X-Ponts, a fait une grande partie de sa carrière au ministère de l'Equipement. Aujourd'hui directrice du cabinet de Ségolène Royal, elle a notamment été chargée des chemins de fer à la direction des transports terrestres (1996-1997) conseillère chargée de l'urbanisme, de l'équipement et des transports auprès de Lionel Jospin, Premier ministre (1997-2002). Elle a, après la défaite de ce dernier à l'élection présidentielle de 2002, été nommée à la SNCF comme directrice de la Stratégie (2002-2007). Elle a ensuite quitté l'entreprise publique pour prendre la direction des concessions du groupe Eiffage (2007-2008), départ qui a été diversement apprécié, Eiffage, en pleine période de mise en place des PPP, devenant un nouvel acteur du ferroviaire. Directrice de l'urbanisme à la Ville de Paris en 2008, Elisabeth Borne a été nommée préfète de Poitou-Charentes en 2013, région dont la présidente était Ségolène Royal, qui, nommée ministre de l'Ecologie, appela Elisabeth Borne à la direction de son cabinet. Selon La Tribune, le plan initial pour récompenser Elisabeth Borne de ses bons et loyaux services n'était pas celui-ci. L'Elysée aurait envisagé, avec l'appui de Ségolène Royal et de Martine Aubry, de nommer Guillaume Pepy, fort intéressé par ce poste, président d'Air France-KLM, à la place d'Alexandre de Juniac, candidat à sa succession mais jugé sarkozyste. Elisabeth Borne aurait alors pris la présidence de la SNCF. Au bout du compte le pouvoir a préféré soutenir Alexandre de Juniac à Air France pour ne pas donner l'impression, un de le désavouer dans le conflit avec les pilotes d'Air France, deux de se livrer à la fameuse chasse aux sorcières. Manœuvres de l'Etat pas très bien vues, l'Etat n'ayant que 15,7 % du capital d'Air France.

    La nomination fort probable d'Elisabeth Borne à la RATP pose une question classique : peut-on passer facilement de la haute administration ou des cabinets ministériels à la direction d'une entreprise de 45 000 personnes, quelle que soit la compétence de la personne (compétence reconnue à Elisabeth Borne, tout comme à Sophie Mougard ou à Sophie Boissard). Si la question est rituellement soulevée, il n'est en France étrangement guère d'autres voies pour accéder à ces responsabilités. La question devrait être de trouver des relais dans la maison RATP. Quand Anne-Marie Idrac a été nommée en 2002 présidente de la RATP, on disait que l'homme qui avait les clefs de la maison, c'était Jacques Rapoport. Mais Jacques Rapoport est assez vite parti. Aujourd'hui, Emmanuel Pitron, secrétaire général du groupe RATP, nommé par Pierre Mongin, joue un rôle clé dans l'entreprise.