Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Concertation en vue pour le futur métro de Lyon

    Pour la première fois, le Sytral va saisir la Commission… nationale du Débat Public pour l’organisation de la concertation d’un projet de métro, le seul pressenti au plan de mandat 2014-2020 avec le prolongement du métro B d’Oullins, axe stratégique pour desservir l’important pôle hospitalier de Lyon-Sud (2,2 km, plus de 300 millions d’euros). La CNDP peut décider de ne pas organiser de débat public, le Sytral assurera alors la concertation. Dans tous les cas, elle devra démarrer début 2015 et les travaux en 2018 pour une livraison en 2022.

  • Ferroviaire : des élus défendent leur transversale sud

    Alors qu'Alain Vidalies annonçait le 15 octobre qu'il… allait reconduire pour un an l'actuelle convention Etat-SNCF sur les trains d'équilibre du territoire (TET, lire aussi l'article consacré à ce sujet dans la Lettre Confidentielle),  les élus chargés des transports des trois régions desservies par la transversale sud Bordeaux – Marseille – Nice lui écrivaient au sujet des TET. Avec les trois représentants locaux de la Fnaut, ils veulent attirer l’attention du secrétaire d'Etat aux Transports sur la lente dégradation du service que connaît mois après mois la cette transversale.
    « Depuis le 15 décembre dernier, un des deux allers-retours diurnes Bordeaux – Marseille – Nice a été limité à Marseille "pour cause de travaux" de voie entre Marseille et Aubagne », détaille la lettre adressée au ministre. « Ces travaux étant sur le point de s’achever, il ne semble pas que l’Etat ou la SNCF envisage de rétablir cette circulation ».
    Quant à « la circulation du train de nuit (Hendaye) – Bordeaux – Nice [elle] a été limitée aux week-end, en décembre 2011, puis supprimée pour cause de travaux au service 2014 », poursuit la lettre envoyée à Alain Vidalies. Une fois encore « le rétablissement de ce train ne semble pas prévu ».
    Elus et Fnaut pensent aussi que la SNCF envisage de supprimer la desserte de plusieurs villes moyennes comme Agen ou Montauban. « Par essence, ces TET ont pour but d’irriguer les territoires », explique Jean-Yves Petit, vice-président de la Région PACA, l’un des trois signataires de la lettre. « Supprimer des dessertes, c’est prendre le risque de voir la fréquentation de la transversale sud baisser, ce qui sera un argument de plus de ses détracteurs pour remettre en cause sa pérennité ».
    Aussi, les trois élus régionaux et la Fnaut demandent « le maintien impératif des dessertes […] des "villes moyennes" Montauban, Agen, Carcassonne, Narbonne Béziers, Sète, Nîmes et Arles». Ils veulent aussi, le « rétablissement, dès que possible » de la « deuxième liaison diurne Bordeaux – Nice ». Et « une date prévisionnelle de rétablissement du train de nuit » sur cette même desserte.

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    Copie de la lettre envoyé par les élus au Ministre

  • Ségolène Royal cherche le moyen de taxer les poids-lourds étrangers

    La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a évoqué, le 19 octobre, l'hypothèse de taxer les poids lourds étrangers transitant sur le territoire français pour financer le manque à gagner de la suppression de l'écotaxe.

    Rappelant, à l'antenne de BFM TV, qu'une hausse du prix du gazole (4 centimes par litre) pour les transporteurs routiers français allait compenser en partie le manque à gagner, elle a admis qu'il « restera à régler le problème des camions étrangers". Elle a cité  l'exemple d'un poids lourd qui « fait son plein en Belgique, traverse toute la France pour arriver en Espagne sans avoir payé la taxe sur le gazole, ce qui n'est pas juste ». 

    « On regarde si ce sera une vignette ou une interdiction de prendre les routes nationales avec obligation d'emprunter les autoroutes », a-t-elle dit. « Il n'y a pas l'écotaxe ou rien, il faut trouver l'argent (environ 400 millions d'euros devant servir à financer les infrastructures de transport, ndlr) et que ça ne retombe pas sur les Français, et suivre le principe +usagers-payeurs», a-t-elle dit en soulignant que les camions qui endommagent davantage les routes que d'autres véhicules devaient financer leur entretien. 

    Ségolène Royal a assuré aussi vouloir « renforcer le fret ferroviaire » et a plaidé pour la création d'autoroutes de la mer. 

  • Strasbourg commande 12 Citadis à Alstom pour renforcer les lignes A et D

    La ville de Strasbourg lève, dans un accord cadre pour la fourniture de 50 tramways Citadis, un premier marché de 12 tramways pour un montant de 41 millions d'euros. Leur mise en service commerciale est prévue fin 2016. 

    Les nouveaux tramways « renforceront le parc existant de la CTS dans le cadre des extensions des lignes A et D. Ils desserviront le centre-ville d'Illkirch-Graffenstaden, qui a connu un fort développement ces dernières années, et circuleront également sur la ligne transfrontalière reliant le centre de Strasbourg à Kehl en Allemagne", selon Alstom. 

    Plusieurs dizaine de rames Citadis ont déjà été commandées par la Communauté des transports strasbourgeois (CTS) en 2003. 

  • Le Stif commande 12 rames MF01 au consortium Alstom – Bombardier – Areva

    Le consortium Alstom, Bombardier Transport et Areva TA, va livrer, d'ici à la fin 2016, douze rames supplémentaires de métro parisien MF01 destinées aux lignes 2, 5 et 9 pour un montant de 75 millions d'euros environ. La commande porte sur les études, le développement et la fabrication des rames dont la livraison est prévue jusqu'en 2016. 

    Cette commande s'ajoute à la précédente de 161 rames MF01, en cours de livraison. Ces rames, entrées en service progressivement depuis 2008, sont équipées d’un système de récupération d'énergie au freinage, de la climatisation et d'un système de vidéosurveillance. 

     

  • Le Lyon-Turin soutenu par le Premier Ministre

    Manuel Valls a apporté, le 17 octobre, son soutien au projet "indispensable" de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin, maintes fois retardé, alors que la France et l'Italie viennent de déposer un dossier commun pour obtenir des subventions européennes. 

    Dans le projet souhaité par Paris et Rome, qui fait face à des oppositions significatives localement, l'Union européenne doit financer 40 % des 8,5 milliards d'euros que coûtera la construction du tunnel transalpin de 57 km, soit 3,4 milliards, l'Italie prenant en charge 2,9 milliards et la France 2,2 milliards.

    Le mois dernier,  Manuel Valls avait déjà apporté son soutien au projet de canal fluvial Seine-Nord. L'allié écologiste de son gouvernement, Europe Ecologie-Les Verts, juge que ces deux grands projets sont inutiles et trop dispendieux. 

     

  • Ségolène Royal prête à revoir le contrat avec Ecomouv’

    La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, a déclaré le 16 octobre, qu'elle pourrait remettre en cause le contrat avec Ecomouv', la société chargée de la mise en place du dispositif et de la collecte de l'écotaxe, aujourd'hui abandonnée.

    Alors qu'un journaliste de Canal+ lui demandait si elle pourrait remettre en cause ce contrat, elle a répondu: « Absolument ». « Je regarde le détail du contrat signé, les conditions exorbitantes de ce contrat », a-t-elle dit.

    « Nous irons sans doute au contentieux pour que les Français ne paient pas cette facture, car le système était absurde, cette taxe n'avait rien d'écologique », a-t-elle ajouté, évoquant l'indemnisation due à Ecomouv' après l'abandon de l'écotaxe.

    Ecomouv est une filiale entre l'Italien Autostrade, majoritaire, et les Français Thales, SNCF, SFR et Steria. 

  • L’agence Fitch pourrait rétrograder la RATP, RFF et la SNCF

    La RATP, RFF, la SNCF, pourraient voir leur note financière baisser. C’est ce qu’a annoncé, le 16 octobre, Fitch Ratings, l’agence d’évaluation financière qui réfléchit à abaisser la note de toute une série d'entités publiques françaises, dont la solidité financière est étroitement corrélée à celle de l'Etat, comme l'Agence française de développement, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, la Caisse des dépôts et consignations, la Caisse nationale des autoroutes, BPI Groupe, ou l'Unedic. 

    Actuellement, elles bénéficient toutes du "AA+" la même notation que l’Etat. C’est la deuxième meilleure note possible dans la classification de l'agence. Mais comme Fitch a indiqué, le 14 octobre, qu’elle pourrait abaisser la note souveraine de la France d'ici décembre, en raison des difficultés du pays à réduire son déficit, RATP, RFF et la SNCF pourraient pâtir de cette baisse, en cascade. 

  • Lyon – Turin : France et Italie déposent un dossier de « grand projet européen »

    La France et l'Italie vont déposer « avant le 26 février 2015 » un dossier commun pour que le projet de ligne à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin soit reconnu comme "grand projet européen" et bénéficie ainsi de subventions européennes, a annoncé Alain Vidalies, secrétaire d'Etat chargé des Transports, le 15 octobre, lors de son audition devant la Commission du développement durable à  l'Assemblée nationale. 

    Les grands projets bénéficient du soutien financier du Fonds européen de développement régional et du Fonds de cohésion, et sont sujets à l'évaluation de la Commission européenne. 

    L'Union européenne doit financer 40% des 8,5 milliards d'euros que coûtera la construction du tunnel transalpin de 57 km, soit 3,4 milliards, l'Italie prenant en charge 2,9 milliards et la France 2,2 milliards. 

  • Allemagne : nouvelle grève des conducteurs de la DB

    Les conducteurs de train de la Deutsche Bahn ont annoncé, le 14 octobre, une nouvelle grève de quatorze heures, le 15 octobre entre 14 h et 4 h le lendemain. 

    Le syndicat des conducteurs de locomotives (GDL) réclame entre autres une augmentation des salaires de 5% et une réduction de deux heures de leur semaine de travail. 

    Les conducteurs de Deustche Bahn avaient déjà mené une grève la semaine dernière, dans la nuit du 7 au 8 octobre, et deux autres d'avertissement de trois heures début septembre. 

    En 2012, de précédentes négociations entre GDL et l'entreprise publique Deutsche Bahn avaient abouti à un accord prévoyant une augmentation des salaires de 6,2% sur deux ans.