Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

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  • Ixxi convoite le système d’information multimodale du Nord-Pas-de-Calais

    En ces temps de disette des finances publiques, les investissements lourds dans…  

    le transport public se font de plus en plus rares. Que reste-t-il aux autorités organisatrices (AO) pour améliorer l’ordinaire moyennant une enveloppe correcte ? Les services ! C’est l’un des paris que fait Ixxi, la filiale créée en 2010 par la RATP pour développer et vendre des solutions de mobilité innovantes, notamment de billettique et d’information voyageurs. « L’information voyageurs, c’est le domaine où il y a une belle opportunité pour les collectivités d’optimiser les réseaux existants moyennant un investissement globalement assez peu coûteux », assure Pascal Auzannet, président d’Ixxi. En particulier avec le boom des nouvelles technologies et des smartphones.

    Ixxi mise donc sur un développement autrement plus conséquent que celui qu’on connaît déjà avec les centrales de mobilité et autres services d’information multimodale (Sim). Elle a déjà d’ailleurs engrangé quelques contrats : c’est elle qui a conçu illenoo.fr pour le conseil général d’Ille-et-Villaine en 2013, puis Mobil’Essonne pour le département francilien du même nom, et elle travaille actuellement avec Strasbourg sur l’évolution (multi-opérateur, multi-applicatif) de U’Go, l’appli NFC lancée sous Androïd à l’été 2013 permettant d’acheter et de valider ses titres sur les lignes de la CTS.

    Mais Ixxi convoite aujourd’hui un contrat bien plus gros, celui du futur Sim nordiste, suite à l’appel d’offres lancé le 5 juin par le syndicat mixte intermodal régional de transports (smirt) du Nord-Pas-de-Calais (créé il y a près de cinq ans autour de la région et de 13 autres AO dont les CG Nord et Pas-de-Calais, Lille Métropole etc.), pour lequel elle a déjà manifesté son intérêt. Car après avoir créé une billettique commune régionale, la carte PassPass en juillet 2012, le Smirt s’attaque maintenant à la mise en place d’un Sim régional.

    L’appel d’offres concerne un contrat de six ans pour « la mise en œuvre, l’hébergement, l’exploitation technique et la maintenance du dispositif fédérateur d’information voyageurs et billettique du Nord-Pas-de-Calais », selon les termes de l’appel à candidatures. Pascal Auzannet espère bien participer à ce projet. « Nous finalisons notre offre à remettre dans le cadre d’un groupement dont nous serons mandataire,révèle-t-il. Et l’on compte bien se battre avec acharnement ! ».En alerte, le président ajoute que la région Paca a également pour projet d’investir encore dans l’info aux voyageurs – elle dispose déjà depuis un an d’une centrale de mobilité Paca Mobilité et de la billettique Zou ! depuis 2011.

    Dans son appel à candidatures, le Smirt du Nord-Pas-de-Calais stipule que les candidats seront jugés en fonction des deux critères habituels :  la valeur fonctionnelle, technique et organisationnelle intervenant pour 65 %, et le prix pour 35 %. Il est aussi expliqué que les candidats devront pouvoir se prévaloir de réalisations – au moins une référence pertinente – dans plusieurs domaines, notamment les systèmes billettiques interopérables, les systèmes d’information multimodale, les centrales d’échanges de données reliées à plusieurs systèmes…

    Et pour convaincre, Ixxi aura en tout cas un argument unique en son genre : l’outil informatique que la société vient de mettre au point en Ile-de-France, permettant de connaître avec précision la décomposition des temps de parcours par modes (marche, attente, correspondance, TC…) et par types de liaisons (Paris – Paris ; Paris – banlieue ; banlieue – banlieue) des trajets réalisés en transports collectifs.

    L’analyse de 1,2 million de calculs d’itinéraires effectués sur ratp.fr (le site reçoit quelque 600 000 requêtes quotidiennes) durant 3 jours (de 7 h à 22 h) en mars 2014, a permis d’établir qu’un parcours moyen dure 43 minutes, dont 5 de marche depuis le point de départ, 7 d’attente, 25 de transports et encore 6 minutes de marche. Le total monte toutefois à 54 minutes pour un trajet de banlieue à banlieue et ne compte que 31 minutes en moyenne pour un déplacement interne à la capitale. De manière générale, la marche représente de 20 à 35 % du temps passé et le temps d’attente de 15 à 20 %. La représentativité de l’échantillon ne fait pas débat : «  77 % des requêtes débouchent sur un trajet dans la journée, 55 % dans les 20 minutes »,explique Pascal Auzannet. Il rappelle par ailleurs que l’Enquête globale de transport qui est réalisée tous les dix ans depuis 1967 « porte sur un échantillon de 140 000 personnes interrogées en face à face ».

    L’intérêt de connaître tous ces détails est crucial car « le gain de temps est un facteur qui représente de 60 à 80 % du total des avantages socio-économiques des investissements de transport. C’est aussi ce qui justifie l’affectation modale», poursuit-il. Dès lors, il s’agira pour les décideurs qui le souhaitent de mettre en place les outils d’information pour les voyageurs afin de transformer le temps contraint (marche, attente, correspondance) en temps utile. L’utilité des centrales de mobilité pour inciter au report modal n’est plus à prouver. Celle, plus subjective, de la valorisation des temps morts afin de les rendre moins pénibles est plus émergente, mais l’outil d’Ixxi a son rôle à jouer.

    En mettant en exergue qu’à peine plus de 50 % de la durée totale du déplacement est réalisée dans le métro, le tram ou le bus, il devient presque évident qu’il faut non seulement rendre ce temps-là le plus agréable possible, mais aussi qu’il serait bon de s’intéresser aux 40 et quelque pourcents restants. Car savoir qu’on pourra prendre un café ou acheter son journal avant de prendre son transport, plutôt que de rester à attendre sur le quai, change complètement le rapport au temps. Humant l’air du temps, le président d’Ixxi, qui espère maintenant faire tourner son modèle pour d'autres métropoles clientes,  reconnaît : « On a créé un outil qui est une première, mais je ne dis pas qu’on va garder le monopole longtemps… »

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  • Espagne: les exportations ferroviaires au delà des quatre milliards d’euros

    Juste avant le salon InnoTrans, qui se tiendra à Berlin du 23 au 26… septembre, Mafex et son président, Pedro Fortea, estiment que les exportations espagnoles de matériel ferroviaire se rapprochent désormais des 4,5 milliards d'euros par an. Ce chiffre n'était que d'1,2 milliard d'euros en 2008 : l'atonie du marché intérieur a poussé les 71 entreprises fédérées dans Mafex à se tourner vers les pays émergents. L'éventail va du matériel roulant à l'ingénierie, à la sécurité ainsi qu'aux contrôles du trafic. Ces sociétés touchent aujourd'hui 90 pays, réalisent 60% de leurs ventes à l'international et emploient 19 000 personnes. Les cibles de Mafex pour les mois qui viennent sont l'Afrique subsaharienne, la Turquie, l'Océanie, le Brésil et le Chili.
    MG
     

     

     

  • Protocole d’accord ferroviaire entre deux grands rivaux asiatiques

    C’est à la faveur de la visite du président chinois Xi Jinping en Inde que les deux grands  rivaux asiatiques ont signé un protocole d’accord dans le domaine ferroviaire, destiné à l’amélioration du réseau ferré indien. De plus, un programme de formation sera fourni par l’université Jiao Tong de Pékin, avec comme objectif à terme d’établir une université ferroviaire en Inde. L’accent portera sur la mise en œuvre de trains à grande vitesse et la rénovation des voies et des gares. Concrètement, la vitesse maximale des trains devrait passer de 130 à 160 km/h en commençant par la ligne de Chennai (Madras) à Mysore via Bangalore, dans le sud. Et si les Indian Railways ont identifié neuf corridors pour de la « semi-grande vitesse », le China Railway Siyuan Survey and Design Group devrait remettre une étude de faisabilité pour une ligne à grande vitesse.

  • Une seule commande centralisée de Londres à la frontière écossaise

    Si l’Ecosse reste dans le Royaume-Uni, sa frontière avec l’Angleterre marque désormais la limite nord  du secteur géré par le nouveau poste de contrôle centralisée (Rail Operating Centre, ROC) d’York, mis en service au terme d’un projet de sept ans. Ce poste est le plus important des 12 commandes centralisées qui devraient à terme gérer la circulation des trains sur le réseau ferré britannique. Au total, les 400 agents de la commande centralisée remplaceront les 1 000 aiguilleurs présents dans les postes le long des voies entre la gare londonienne de King’s Cross et la frontière écossaise. Le gestionnaire d’infrastructure Network Rail, qui escompte de substantielles économies, estime que la commande centralisée devrait permettre de réduire les retards de 30 % environ.

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    C’est la proportion d’agglomérations qui disposent d’une démarche qualité selon la récente étude « Les démarches qualité dans le transport public urbain »,portant sur 111 réseaux, et publiée par le Gart et l’UTP… Dans 40 % des cas, la démarche qualité fait d’ailleurs partie du contrat liant l’autorité organisatrice (AO) et son opérateur. Cette démarche englobe les critères d’accueil, de confort, de ponctualité, de qualité de l’information… Ainsi, 88 % des d’entre elles suivent de près la ponctualité, la propreté, l’attitude du conducteur, l’accueil et l’information aux arrêts. 40 % des critères de qualité de service recensés font par ailleurs l'objet d'un bonus – malus. Selon l’étude, plus de 60 % des AO et des opérateurs estiment que les démarches qualité ont permis d’améliorer le service et près d’un tiers d’entre eux envisagent de développer les critères et le périmètre de leur démarche. Parmi les perspectives envisagées figurent une évolution vers une certification ou bien une labellisation interne à un groupe de transport ou environnementale. A noter enfin que seulement 23 % à peine des collectivités locales comme des exploitants communiquent sur leur démarche qualité.

  • Millar Crawford devient Directeur exécutif de l’activité Systèmes de Transports Terrestre de Thales

    Millar Crawford devient Directeur exécutif de l’activité Systèmes de Transports Terrestre de Thales

    Millar Crawford rejoint l’activité mondiale Systèmes de Transports

    Terrestre dirigée par Jean-Pierre Forestier, Directeur général adjoint

    de Thales. En tant que Directeur exécutif, Millar Crawford pilotera les

    Business Lines de l’Activité mondiale.

     

     

    Depuis qu’il a rejoint Thales en 1981, Millar Crawford a acquis une

    expérience riche et diversifiée au sein de Thales. Ses différents postes

    l’on conduit à exercer des responsabilités en ingénierie, dans les achats,

    au sein d’équipes de projets, dans les opérations et dans des postes de

    direction générale. Millar Crawford a exercé aussi bien pour des

    marchés militaires que civils, dans un environnement très international,

    au Royaume-Uni, en France et au Canada.

    Jusqu’en août 2014, Millar Crawford était Directeur des Opérations de

    Thales Australia

  • Wattmobile ouvre quatre nouvelles stations et prépare une offre grand public

    La société de location de véhicules électriques deux et quatre roues légers, Wattmobile a inauguré, le 18 septembre, quatre nouvelles stations à Paris gare de l’est, à Bordeaux, à Grenoble et à Toulouse. Elles s'ajoutent aux quatre premières mis en service en juin dernier (Paris-Gare de Lyon, Lille-Flandres, Lyon-Part-Dieu et Marseille-Saint-Charles). 

    Le service de location de véhicules électriques en gare « s'inscrit dans notre souci de développer l'intermobilité, le développement durable et le service Porte à porte », a déclaré Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages, qui a pris une participation dans la start-up. 

    La SNCF prévoit d'intégrer Wattmobile à sa carte magnétique idPass, qui permettra également d'accéder en 2015 aux services idCab (réservation de taxi et de véhicule de tourisme avec chauffeur) et idVroom (covoiturage), afin de « rendre le trajet porte à porte le plus simple possible », a expliqué Barbara Dalibard. 

    Wattmobile qui s’était plutôt tourné vers le marché des déplacements professionnels devrait, en octobre, proposer une offre pour le grand public, complémentaire en terme d’utilisation de la flotte de véhicules. 

  • Industrie ferroviaire : l’export compense à peine le marché français en forte baisse

    A première vue, rien ne cloche. Le chiffre d'affaires de l’industrie ferroviaire se tasse mais reste toujours élevé…  

    avec 4,1 Md d’euros en 2013 contre 4,2 Md en 2012. Le résultat, arrêté par la Fédération des industries ferroviaires le 9 septembre dernier, « cache cependant», selon un communiqué de la FIF « un fort contraste entre marché national et export ».

    Le marché national, avec 2,6 Md, est en forte baisse, de 16%. Seule l’activité infrastructure qui ne représente que 13% de l’ensemble, est en hausse de 14,7%. C’est donc l’exportation qui prend le relais. On enregistre notamment une très forte croissance dans le matériel roulant et la signalisation « avec respectivement une hausse de 60% (914,5M d’euros) et 75% (215,2 M) »

    Concernant le marché national, la FIF « réaffirme ses inquiétudes sur l’absence de visibilité pour l’ensemble de la filière ferroviaire ». L’infrastructure tient encore, avec l’achèvement des quatre LGV en cours, mais pour le matériel roulant et  la signalisation, les dossiers essentiels sont quasiment tous au point mort à l’exception du métro lié aux commandes de la RATP et Grand Paris à un horizon plus lointain. Mais les autres secteurs, TET, TER, fret, tramways, TGV du futur sont « au point mort », sans parler du fret «totalement sinistré » (aucune locomotive fret vendue en France en 2013). Louis Nègre président de la FIF, rappelle que « la force d’une filière industrielle est indissociable d’un marché intérieur dynamique. »

    Parallèlement, avec Fer de France (où l’on trouve aussi les grands donneurs d’ordre comme l’ingénierie) comme au sein même de la filière, l’industrie ferroviaire s’organise pour trouver les indispensables relais de croissance sur les marchés mondiaux.

  • RER C : la SNCF choisit Thales sans appel d’offres pour le poste des Ardoines

    Après l’incendie total, le 23 juillet, du poste d’aiguillage des Ardoines, à Vitry…  

    qui donnait accès au centre de maintenance de tout le matériel du RER C, les premières estimations faisaient état de deux ans et demi de travaux. Le temps de construire un tout nouveau Poste d’aiguillage informatisé, qui rendra ses capacités à la ligne. Deux ans et demi de travaux forcéstitrait le Parisien… On entendait même parfois de source très proche du dossier évoquer un délai de trois ans… Jean-Paul Huchon et Pierre Serne, président de la région Ile-de-France et vice-président Transports, ont aussitôt demandé dans un communiqué du 8 septembre l’optimisation des délais. Résultat : la SNCF va passer de gré à gré la commande du nouveau poste à Thales. Guillaume Pepy l’a expliqué le 10 septembre devant la presse. Il espère gagner des mois par rapport à la procédure d’appel d’offres. Peut-on s’en affranchir ? « C’est trop grave, j’assume » dit le président de la SNCF

  • Commission européenne : un social-démocrate aux Transports

    Le futur président de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a… class= »MsoNormal » style= »mso-margin-top-alt:auto;mso-margin-bottom-alt:auto;
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    nommé sa nouvelle équipe le 10 septembre. Elle doit encore recevoir l’aval du Parlement européen avant, si tout se passe bien, une entrée en fonction le 1er novembre.

    L’actuel commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, a un successeur : Maroš Šefčovič, Slovaque, 48 ans. Il n’est pas un inconnu à Bruxelles puisqu'actuellement commissaire en charge des relations interinstitutionnelles et de l’administration. Diplômé en économie et docteur en droit, il était, avant d’intégrer la Commission, ancien ambassadeur de la Slovaquie auprès de l’Union européenne. C’est également un ancien ambassadeur de son pays en Israël. Polyglotte – Maroš Šefčovič parle le français, l’anglais, l’allemand et le russe – on le dit bûcheur, même si son parcours à la Commission européenne a plutôt été discret jusqu’ici.


    Le futur commissaire aux Transports – et à l’Espace, les deux compétences ont été regroupées – est aussi un social-démocrate, ce qui pourrait le démarquer de son très libéral prédécesseur sur les questions liées à la libéralisation et à la concurrence. Son approche est attendue sur certains dossiers chers à la France, comme le 4ème paquet ferroviaire européen ou la libéralisation du cabotage routier.
    Comme les autres élus de la nouvelle Commission, Maroš Šefčovič a reçu une « lettre de mission » paraphée par Jean-Claude Juncker. Parmi les priorités qui y sont pointées : l’achèvement des négociations de la réforme ferroviaire, la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les transports et le financement du réseau transeuropéen de transport. Le Slovaque aura aussi pour mission de développer des politiques qui encouragent le principe de l’« utilisateur-payeur » pour l’accès aux infrastructures de transport.