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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
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Tunnel sous la Manche. La CIG va perdre son rôle de régulateur
Faisant la pluie et le beau temps sur les questions de sécurité dans le tunnel sous la Manche depuis l’époque où celui-ci était en projet – et fortement soupçonnée d’en avoir salé la note – la Commission intergouvernementale (CIG) franco-britannique devrait perdre son rôle de régulateur d’ici la mi-2015, suite à une demande de la Commission européenne. Souvent contestée par Eurotunnel pour ses choix techniques, en particulier les questions de sécabilité, de longueur et de motorisation des trains de voyageurs, finalement devenues caduques, la CIG a été créée à une époque où il aurait été impensable de tracer une « frontière » ferroviaire dans le tunnel ou de laisser la souveraineté de l’ouvrage à un seul des deux pays concernés. Depuis, la Commission européenne s’est prise d’intérêt pour les chemins de fer et à leur interopérabilité, alors que les ouvrages d’art de grande longueur se multiplient, entraînant la rédaction de la Spécification technique d’interopérabilité (STI) « Tunnel ». De quoi rendre également « caduque » la CIG…
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C’est, en millions, le nombre de billets vendus l’an denier par Voyages-sncf.com via le mobile. Si l’on ajoute les tablettes, les ventes représentent 45 % de l’audience de VSC Sur le seul marché français, les mobiles représentent désormais 15 % des ventes. Un créneau désormais incontournable pour le distributeur de voyages, filiale de la SNCF, qui a placé l’innovation digitale au cœur de sa stratégie.
Pour Yves Tyrode, il faut suivre en permanence les évolutions de ce monde digital qui bouge très vite. « Il n’y a plus d’Internet mais des Internets, affirme le directeur général de VSC. Le monde du web s’est fragmenté en univers distincts, à l’image des continents que nous connaissons. Ils se nomment Apple, Google ou encore Mircrosoft. Chacun possède ses logiques de navigation, ses contraintes propres. » D’où la décision de VSC de développer ses sites et ses applications sur tous les supports, Apple, Google, Microsoft et plus globalement « les mondes Internet ».
VSC, qui affirme être profitable sans dévoiler de chiffres, a consacré 80 % de ses investissements aux développements digitaux sur ses trois marchés, que sont la France, l’Europe et l’international et qui tous affichent des chiffres en croissance. En 2014, le cap des 4 milliards d’euros de vente a été franchi en additionnant l’ensemble des marchés. En 2010, les ventes représentaient 2,8 milliards d’euros. Les ventes sur mobile représentent 300 millions de volume d’affaires, soit une multiplication par 10 en trois ans. « Avec ces résultats, on peut s’afficher comme un grand leader de la distribution du train dans le monde », claironne le patron de VSC.
En France d’abord, qui reste le principal marché et « une priorité évidente ». Pour conquérir de nouveaux marchés, la filiale de distribution de la SNCF compte sur son nouveau produit les instants V, un package incluant l’achat d’un billet de train et d’un événement (spectacle, match, concerts…).
L’Europe, selon Yves Tyrode, a tenu ses promesses : le volume d’affaires a augmenté de 19 % en 2013 (290 millions d’euros). « Nous le devons à toutes les synergies mises en place l’an dernier, commente Yves Tyrode. Nous travaillons beaucoup sur les moyens de paiement pour tenir compte des habitudes des consommateurs au cas par cas dans chacun des pays. » Par ailleurs, d’ici à la fin de l’année, VSC aura déployé ses applications sur mobile et sur site dans toutes les langues en Europe.
Hors Europe, la marque Rail Europe, cette joint-venture entre les chemins de fer suisse et VSC, qui permet de vendre du train sur le Vieux Continent dans le monde entier est maintenue mais avec des évolutions. L’année dernière, Rail Europe s’est rapproché de VSC. Un rapprochement indispensable, selon Yves Tyrode, le directeur général de VSC, pour permettre à la marque Rail Europe de rester dans la course. « Nous avons décidé de mutualiser toute notre technologie avec Rail Europe en localisant l’ensemble de nos serveurs et nos équipes en France, indique Yves Tyrode. Nous voulons aider Rail Europe à se développer grâce à notre performance marketing, via le mobile que nous déployons partout dans le monde ». Dans chaque pays, une plateforme de vente est mise en place. Les synergies doivent permettre d’être capable de vendre tous les trains, italiens, belges, allemands, quels qu’ils soient, Eurostar, Thalys… Soit l’intégralité de l’offre européenne : 200 000 trains par jour.
La poursuite de la croissance passera par trois axes, le développement à international, l’innovation technologique (en particulier via le mobile) et la promotion de la destination France.
Ils ont dit…(gratuit)
« Brasser de l’air n’est pas suffisant pour réduire la pollution. Nous sommes trop préoccupés de la santé des Parisiens pour nous contenter d’annonces qui contredisent les actes et les discours passés. » Nathalie Kosciusko-Morizet, présidente du groupe UMP et Yann Wehrling, porte-parole du groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris réagissant aux mesures antipollution qui devraient être présentées par la Mairie de Paris, selon Le Parisien du 9 mai et qui consisteraient notamment en la création d’une Zapa. Ce que la tête de liste des dernières municipales et son candidat dans le XVe mettent en doute : « n’était-ce pas Bertrand Delanoë lui-même qui en avait demandé l’application en 2012, sans donner suite ? […] n’est-ce pas Anne Hidalgo qui souhaitait alors “zapper“ cette proposition ? »,écrivent-ils dans un communiqué.
« Nous ne pouvons, à Marseille, nous résoudre à ce que la SNCM disparaisse. On fera tout sur ce sujet, et Renaud Muselier [candidat aux élections européennes, ndlr ] sera notre porte-parole à Strasbourg et à Bruxelles ».
Jean-Claude Gaudin, maire (UMP) de Marseille, lors d’une conférence de presse le 5 mai, qui a également précisé avoir demandé à Manuel Valls que « le gouvernement de la République française fasse taire Bruxelles sur les demandes exorbitantes de remboursement, soi-disant, de ce qu'on doit pour la SNCM », et qu’il « force un peu Veolia à aider un peu plus, compte tenu que Veolia a bénéficié de nombreux marchés publics de la ville de Marseille et de la communauté urbaine ».
« Notre préférence va aux alliances et pas aux absorptions. »
Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique, répondant à des questions à l'Assemblée nationale le 2 mai, à propos de la cession de la branche énergie d’Alstom.
« La négociation a été particulièrement rude car, ici, les négociateurs sont très compétents ! »
Guillaume Pepy, président de la SNCF en signant, le 7 mai, la convention TER avec la région Centre, « marquée par la transparence des coûts et investissements […], elle nous engage sur la durée »,a-t-il complété. De son côté, le président de région, François Bonneau a commenté : « Cette convention doit être suivie d'un service de très grande qualité sur les sept années qui viennent car le chèque (plus de 150 millions d'euros) est lourd. »
« L'écotaxe, c'était des recettes. Ces recettes étaient affectées à quoi ? A des travaux […] sur les routes ou à des travaux sur les voies de chemin de fer ou dans les transports urbains. »
Michel Sapin, ministre des Finances, au micro d'RTL le 7 mai. « S'il n'y a pas la recette, il n'y a pas la dépense, a-t-il ajouté. Donc, soit on trouve d'autres recettes, soit on diminue le programme de travaux. »

RTM : Maxime Tommasini remplace Karim Zéribi
Maxime Tommasini a été désigné le 12 mai président de la Régie des transports marseillais. Il remplace Karim Zéribi (EELV) qui était depuis 2008 président du conseil d’administration de la RTM.
Agé de 52 ans et proche du nouveau président de Marseille Provence, l’UMP Guy Teissier, Métropole Maxime Tommasini, cadre de l’industrie pharmaceutique, s’intéresse de longue date aux transports. Elu depuis 2001 à des fonctions municipales, il a été administrateur de la RTM de 2001 à 2008.
Ecotaxe : Michel Sapin sceptique face aux propositions de Ségolène Royal
Le ministre des Finances Michel Sapin, interrogé le 6 mai à l'Assemblée Nationale sur l'écotaxe, s'est montré sceptique quant à la solution évoquée par la ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Ségolène Royal, de mettre à contribution les sociétés d'autoroutes.
"Si on crée une fiscalité particulière sur ces sociétés autoroutières, c'est prévu dans le contrat, il faut que ça soit compensé. C'est compensé comment? Par des péages. (…) Ou par un recul de la date (d'expiration, ndlr) de concession", a souligné le ministre, interrogé par la mission d'information sur l'écotaxe. Il a souligné que les autoroutes ont "été (privatisées), dans des conditions discutables (…) tellement discutables que du point de vue du ministre des Finances, j'ai plutôt envie de voir se rapprocher le moment de la fin de la concession plutôt que de (le) voir s'éloigner".
Michel Sapin a également évoqué l'hypothèse de la suppression de l'écotaxe, et donc du contrat avec la société Ecomouv', chargée notamment de la collecte de cette taxe: "si on ne respecte pas le contrat, que ce soit à l'amiable ou de manière contentieuse, ça a un coût", a-t-il rappelé. Les indemnités pourraient s'élever jusqu'à 850 millions d'euros.Selon le ministre, "redéployer la taxe en préservant le dispositif de recouvrement et en préservant éventuellement, sous réserve d'un avenant, le contrat Ecomouv', est (…) sans doute moins coûteux techniquement et budgétairement".
LGV en Espagne: arrestations dans une affaire de corruption présumée
Dix personnes ont été arrêtées début mai à Barcelone dans le cadre d'une enquête pour corruption et une surfacturation présumée d'environ six millions d'euros pour la construction du train à grande vitesse reliant Madrid à Barcelone, a annoncé la garde civile. L'enquête ouverte depuis un an porte notamment sur des détournements de fonds publics, corruption et faux documents lors de la construction de la ligne de train à grande vitesse (AVE) entre Saragosse, Barcelone et la frontière française entre 2008 et 2012.
Midi-Pyrénées reprend ses paiements à la SNCF
La Région Midi-Pyrénées va reprendre ses paiements à la SNCF après les avoir suspendus pendant trois mois par exaspération devant les retards et suppressions de trains régionaux, a-t-elle annoncé le 6 mai dans un communiqué. Il s'agit cependant d'une "reprise des paiements sous conditions", a souligné la Région qui "restera particulièrement vigilante à la poursuite des efforts engagés par la SNCF pour améliorer la qualité du service sur le quart nord-est" du réseau TER de Midi-Pyrénées. Elle appliquera en conséquence "une retenue de garantie sur le paiement des services du secteur en fonction des résultats atteints".
Le président socialiste du conseil régional Martin Malvy a donné acte à la compagnie ferroviaire des efforts entrepris depuis son coup de gueule de février, ayant abouti à "une amélioration progressive des taux de régularité des trains depuis le début de l'année".
Cette tendance ne répond "pas encore pleinement aux attentes" mais "marque une réelle prise en compte de la situation et un début de réponse qui devront être confirmés", a fait savoir M. Malvy, après la présentation à Toulouse de la première des rames Régiolis acquises par la Région.
Vers une « réforme » du permis de conduire
Le président François Hollande a promis le 6 mai de "faire la réforme du permis de conduire" visant à réduire les délais et donc les coûts d'obtention, lors d'une visite consacrée à la jeunesse et à l'apprentissage à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).
"Il y a beaucoup de jeunes qui conduisent sans permis, sans assurance et avec des conséquences extrêmement graves. On n'a pas le droit de laisser cette situation perdurer, c'est pourquoi on fera la réforme du permis de conduire", a déclaré le président de la République. "J'ai demandé au ministre de l'Intérieur (Bernard Cazeneuve) de faire en sorte que nous puissions simplifier".
Ces déclarations interviennent alors qu'un groupe de travail installé en septembre a remis des propositions au ministère de l'Intérieur début avril, parmi lesquelles la conduite accompagnée dès 15 ans ou encore le passage du code dès 17 ans et demi.
Le PDG d’Alstom garantit à Siemens une procédure « transparente »
Le PDG d'Alstom, Patrick Kron, a garanti le 5 mai à Siemens que la procédure de cession de la branche énergie de son groupe serait "transparente", lors d'un échange téléphonique avec le patron de l'industriel allemand Joe Kaeser, indique l'AFP citant une "source proche des discussions".
"Ce matin, M. Kron a eu Joe Kaeser au téléphone pour échanger sur la volonté de Siemens de rentrer dans le process" (procédure) d'acquisition", a indiqué cette source, qui a qualifié l'entretien de "cordial".
"Il lui a dit qu'Alstom allait organiser le +process+ de façon rigoureusement transparente, de manière identique à ce qui a prévalu pour General Electric", dont l'offre a obtenu les faveurs du conseil d'administration du fleuron industriel français, a-t-elle ajouté.
Le conseil d'administration d'Alstom a jusqu'à la fin mai pour étudier d'éventuelles offres de rachat pour sa branche énergie, avant d'entrer en négociations exclusives avec le candidat mieux disant. GE propose 12,35 milliards d'euros pour la branche énergie du groupe français. De son côté, Siemens a également proposé de racheter ces activités, qu'il évalue dans une fourchette de 10,5 milliards à 11 milliards d'euros, en échange notamment de son secteur trains et métro, mais le groupe n'a pas encore déposé d'offre ferme, contrairement à GE.Droit de grève : vers un « code de bonne conduite » des compagnies aériennes
Le secrétaire d'Etat aux Transports va demander aux compagnies aériennes un "code de bonne conduite" sur le respect du droit de grève de leurs personnels, a-t-il indiqué le 2 mai. Ce même jour, le premier syndicat de pilotes, le SNPL France Alpa, a levé son préavis de grève d'un mois, rassuré par les réponses du gouvernement sur ses revendications.
"J'ai demandé que les compagnies qui contournaient ce droit de grève par des pratiques puissent adopter un code de bonne conduite. Donc je vais les inviter, les convoquer très rapidement parce que ce sont des méthodes qui bafouent un droit fondamental", a déclaré Frédéric Cuvillier à la sortie d'une réunion du gouvernement à Matignon.
"Pour autant", a-t-il nuancé, "il faut (prendre en compte) l'information des usagers, l'organisation des compagnies aériennes face aux mouvements sociaux. Nous travaillons avec les syndicats (…) et nous faisons en sorte que les inquiétudes, je pense aux compagnies, notamment à Air France qui entame son redressement, puissent être levées".
Le SNPL accuse les compagnies aériennes d'utiliser la loi Diard –qui impose aux grévistes dans les transports de se déclarer individuellement 48 heures à l'avance pour permettre aux entreprises de mieux anticiper– pour remplacer les grévistes avec du personnel venu de l'étranger, violant ainsi le droit de grève.