Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • RER A : un Monsieur «information» entre RATP et SNCF

    On le sait, l'organisation de la ligne A du RER francilien est… compliquée. Pour l'essentiel, elle est exploitée par la RATP, mais les trains vers Cergy et Poissy le sont par la SNCF, une fois passé Nanterre. Ce que l'on sait moins, c'est que l'information sur les heures de passage réelles de ces trains a toujours beaucoup de mal à passer entre les deux exploitants, même après 26 ans de gestion commune. Mais avec la prochaine réorganisation de la banlieue nord-ouest de Paris, qui devrait accompagner le lancement des grands chantiers sur le RER A, ainsi que sur les lignes L et J du Transilien, l'information devrait enfin passer entre RATP et SNCF. En effet, cette dernière va totalement revoir l'organisation de la « tour de contrôle » de Paris Saint-Lazare, avec une plus grande spécialisation par ligne et surtout la présence d'un correspondant RER A, pour l'exploitation avec la RATP. Cerise sur le gâteau, l'information aux voyageurs devrait également profiter de ce rapprochement.

  • « Nous allons réduire d’au moins 30 à 40 % les coûts de la procédure d’autorisation du matériel »

    Michel Verslype, directeur de l'Agence ferroviaire européenne, a accordé un entretien à Ville, Rail & Transports.

    Ville, Rail & Transports. Sur quoi travaille actuellement l'Agence ferroviaire européenne ?
    Michel Verslype. Nous avons mis en place les premiers travaux en matière d'acceptation croisée. Un vrai travail de bénédictin, qui a consisté à faire le catalogue des règles, critères et paramètres nationaux qui s'appliquent au système ferroviaire. En interne, on s'était dit qu'on allait en avoir 5 à 6000, on en a eu 13 000… Tout est maintenant publié dans un « document de référence ». C'est important parce que toutes ces règles rendent le monde ferroviaire opaque et expliquent la difficulté à obtenir les autorisations et certifications. Maintenant qu'il y a un accès à cette information, un catalogue commun, c'est plus facile pour les industriels ; ils n'auront plus les mauvaises surprises du passé. A présent, le travail consiste « simplement » – si j'ose dire – à mettre les règles en équivalence, à supprimer les règles inutiles. C'est tout le travail qui nous occupe depuis une bonne année et qui va encore nous occuper au moins deux ans.

    VR&T. Comment faire progresser la sécurité et l'interopérabilité ferroviaires ?
    M. V. Nous avons mis en place un cadre harmonisé pour la gestion de la sécurité : des indicateurs communs de sécurité, des principes communs relatifs aux enquêtes d'accidents, etc. C'est un travail qui nous a pris pas mal d'années et qui est maintenant bien avancé. Dans le domaine de l'interopérabilité – autre grand domaine d'activité de l'Agence – on a mis en place l'ensemble des spécifications, des normes, des standards, qui sont applicables à tous les sous-systèmes du domaine ferroviaire. Dans le jargon, on parle des « spécifications techniques d'interopérabilité (STI) ». Il y en a pour le matériel roulant, les infrastructures, la sécurité des tunnels, etc. Cinq STI ont encore été adoptées récemment. Initialement, nous avons fait des STI pour les réseaux transeuropéens ; maintenant on les étend à l'ensemble du réseau. Ce cadre-là sera terminé à la fin de cette année. A ce moment-là, le travail sur les STI consistera à faire du retour d'expérience, des corrections, de la formation, de la dissémination. Mais la base sera là.
    Nous travaillons aussi d'arrache-pied sur l'ERTMS et la nouvelle norme qui sera mise sur le marché dans un an ou deux. Ajouter à cela que l'on tient maintenant des registres sur beaucoup de choses, un registre des véhicules notamment. On devient un petit peu la base de données techniques du monde ferroviaire européen.

    VR&T. Le quatrième paquet ferroviaire européen apportera à l'Agence de nouvelles compétences de certification en matière de sécurité et d'autorisation de véhicules. Certains Etats craignent que les redevances pour ces certificats et autorisation augmentent…
    M. V. Mais tout part d'un malentendu sur la question des redevances. Aujourd'hui, la redevance à payer pour l'autorisation d'un véhicule varie entre 0 et 30 000 euros selon les Etats. Juste pour avoir le cachet. Mais ce n'est pas cela le vrai coût. Le vrai coût, c'est celui de tous les tests et procédures à mettre en place pour la mise en service, qui peut aller jusqu'à 1,5 million d'euros. C'est là que les coûts doivent diminuer et que se situe la valeur ajoutée de l’Agence. On le voit déjà maintenant : le travail que fait l’Agence sur l'harmonisation des procédures de mise en service a un impact positif sur ces coûts. Rien qu'avec ce travail, nous estimons pouvoir déjà réduire d'au moins 30 à 40 % les coûts d'autorisation de mise en service d'ici deux à trois ans.

     

  • Combiwest à l’équilibre en 2014 « malgré les tentatives de déstabilisation »

    Jean-François Jacob, président de Combiwest, l’opérateur de transport… combiné breton lancé il y a trois ans par des acteurs économiques locaux (Sica, Le Gouessant, et Pré Vison), affiche des résultats 2013 à faire pâlir d’envie ses concurrents : l'activité a fait un bond de 67 % par rapport à 2012. Elle génère un chiffre d'affaires de 12 millions d’euros pour un volume de 25 000 UTI (Unités de transport intermodal, en hausse de 32 %).

    « Ces résultats sont d'autant plus remarquables que les instances ministérielles notent, entre 2000 et 2012, une baisse de plus de 6 % de la part du fret ferroviaire dans le transport de marchandises », note l’entreprise. Jean-François Jacob, également vice-président de Brittany Ferries, tient à préciser qu’il n’a « pris la place de personne puisqu’il n’y avait plus de trafic ferroviaire sur les axes où nous opérons depuis 2006 ». Rappelons que l’entreprise, qui compte 45 salariés, exploite deux liaisons principales (Rennes – Mâcon – Lyon et Le Mans – Lyon) et des lignes secondaires. Au total, une douzaine de trains circulent chaque nuit.

    Selon le patron de Combiwest, les résultats auraient pu être encore meilleurs. « Mais nous avons travaillé dans un contexte compliqué », affirme-t-il, en dénonçant des « tentatives de déstabilisation ». Il évoque « des entraves à la circulation des trains, des blocages de matériel, des problèmes de réservation de sillons ou des sillons qui disparaissent, des restrictions de l'accessibilité aux plateformes de transbordement… ». Selon lui, « l’ambiance était tendue du côté de la SNCF et de RFF. A chaque fois qu’il était possible de rendre notre exploitation difficile, ça a été fait ».

    Il reconnaît toutefois que depuis décembre, les problèmes ont cessé. « Mais nous avions dit que nous allions finir par nous fâcher, précise-t-il. Certains nous accusent de ne pas payer nos factures et de devoir de l’argent à RFF. Mais nous refusons de payer des prestations demandées qui n’ont pas été mises en œuvre. » Selon lui, Combiwest doit 1,3 million d’euros à RFF.

    Contacté par Ville, Rail & Transports, RFF n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire « car des discussions sont en cours » entre les deux parties. « Je ne sais pas comment cette affaire va se terminer », indique Jean-François Jacob.

    A la fin de cette année, il affirme que son entreprise sera à l’équilibre. « Nous aurions pu aller plus vite. Mais nous avons choisi d’ouvrir simultanément à la mi-2013 une connexion à Morlaix et une autre à Château-Gontier et Miramas. Nous avons fait le choix de décaler d’un an la rentabilité. »

    Pour poursuivre le développement, deux réflexions seront lancées cette année. La première porte sur les investissements à engager. « Nous n’excluons pas demain d’acquérir notre propre matériel, aujourd’hui en location », commente Jean-François Jacob. Seconde réflexion : l’ouverture possible d’autres liaisons, notamment sur l’Allemagne, l’Italie ou bien d’autres villes en France.

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  • Eurostar va lancer une ligne directe Londres – Amsterdam

    Eurostar, qui fêtera ses 20 ans en novembre prochain, vise maintenant les passagers de l'aérien « au-delà des marchés traditionnels » entre Londres et Paris ou Bruxelles, indique Nicolas Petrovic, directeur général de l’opérateur transmanche. Eurostar a ainsi annoncé le lancement fin 2016 d’une ligne directe entre Amsterdam et Londres, en partenariat avec l'entreprise ferroviaire historique néerlandaise (NS). Les trains s'arrêteront notamment à l'aéroport de Schiphol (Amsterdam), la liaison Londres – Amsterdam représentant le plus grand marché aérien d'Europe, avec plus de 3 millions de voyageurs par an.

    Un apport qui ne serait pas négligeable pour l’opérateur transmanche, qui a enregistré une hausse du trafic de 2 % l’an passé, dépassant ainsi pour la première fois la barre des 10 millions de voyageurs annuels. Le produit des ventes a augmenté plus rapidement, de 7 % (857 millions de livres, soit 1,033 milliard d’euros), mais cette hausse n’aurait été que de 5 % sans l’évolution du taux de change. Quant au résultat d’exploitation, il est en hausse de 4 %, atteignant 54 millions de livres (65 millions d’euros).
     

  • Ils ont dit …

    « En nous reprochant maladroitement de ne pas prévoir d’augmenter les impôts pour financer le métro, le PS vient de donner des indications très claires… aux Rennais sur son propre programme. Il annonce la couleur : si l’équipe socialiste est élue, les impôts locaux, qui ont massivement augmenté depuis six ans, vont continuer d’augmenter. La seconde ligne de métro se fera. Il est hors de question de revenir en arrière. Le chantier est lancé. Des centaines de millions d’euros d’argent public sont d’ores et déjà engagés. »
    Bruno Chavanat, candidat UDI à la mairie de Rennes, qui assure qu’il n’aura pas à augmenter les impôts pour réaliser la deuxième ligne de métro automatique dans la capitale bretonne.

     

    « Quand on a prévu l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, c’était pour faire décoller un Concorde directement de Nantes à New York…On a plus de Concorde, on n’a plus besoin de Notre-Dame-des-Landes. C’est de la folie, Nantes n’a pas besoin d’un grand aéroport. Il y a des choses à faire en France plus importantes qu’un aéroport au milieu de rien. […] Sur le tracé du Lyon – Turin, je suis plus ambivalent. Aujourd’hui, c’est vrai, c’est très cher, mais avoir un tracé permettant aux trains d’aller plus vite, qui rende les avions un peu plus inutiles, et qui transporte des camions, ça se défend. C’est un combat compliqué, mais il y a une logique derrière, alors qu’il n’y a aucune logique derrière Notre-Dame-des-Landes. »
    Daniel Cohn-Bendit, député européen, coprésident du groupe des Verts, sur France Inter le 4 mars, répondant à une question des auditeurs.

     

    « Le ticket a augmenté de 30 % depuis 2008. Une famille avec deux enfants qui se rend en centre-ville doit débourser 12 euros. » Laurence Garnier, tête de liste UMP à Nantes. Comme presque tous les candidats nantais aux municipales, elle juge les transports publics trop chers (le ticket en carnet coûte 1,38 euro, à l’unité, 2 euros) et propose un « prix spécial familles » les mercredis et samedis. Dans son viseur également, le prix du stationnement, jugé exorbitant. Proposition : une tarification décomptée à la minute. « On a un stationnement qui est le plus cher de France, a-t-elle affirmé sur TéléNantes. Une famille avec deux adolescents qui va passer un après-midi dans le centre de Nantes paie 12 euros. […] C’est objectivement cher par rapport à la moyenne des grandes villes de France. »

     

    « Les gares de l’Est et du Nord, point d’entrée international sur Paris, représentent de formidables richesses et opportunités, notamment par le flux de voyageurs qui transitent quotidiennement par ces deux équipements. »
    Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, présentant son projet de couverture des voies SNCF des gares du Nord et de l’Est. « Aujourd'hui, un touriste qui arrive de Londres voit la différence entre Saint Pancras où tout est magnifique et la gare du Nord ! », explique NKM dont le projet d’aménagement est conçu comme une approche globale du quartier. « Ce quartier ne doit plus seulement être un quartier de transit laissé à l’abandon mais devenir un véritable lieu de destination, doté d’une nouvelle attractivité économique, sportive, culturelle, environnementale et disposant d’une vaste offre de logements, justifie-t-elle. Les jeunes utilisent beaucoup les transports en commun. Les cinq années après le bac sont des années où les jeunes sont très mobiles », a expliqué NKM au micro de melty.fr. Parmi ses autres propositions désormais : permettre aux jeunes de voyager gratuitement dans les zones 1 et 2, ainsi qu’aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap. Coût de ces mesures : 35 millions d'euros, selon elle.

     

    La gratuité, c’est aussi un message porté par le candidat UDI à Angers, qui affirme : « Nous expérimenterons la gratuité des transports en communs les week-ends : c’est un engagement clair et cohérent. C’est en effet une mesure favorable à tous les Angevins, à leur pouvoir d’achat, qui vise par la pratique à démontrer l’intérêt d’utiliser tramway et bus. C’est aussi une mesure économique, favorable aux commerces de centre-ville et des quartiers, et au développement touristique. Un bilan sera tiré au bout de deux années. Si les résultats ne sont pas convaincants, il sera facile de revenir à la situation actuelle », déclare Laurent Gérault dans une tribune.

    « Pour les socialistes, la libéralisation ne peut pas être l’alpha et l’oméga du processus de modernisation du ferroviaire en Europe. »
    Gilles Pargneaux et Jean-Louis Cottigny, députés européens socialistes dans un communiqué faisant suite au vote du quatrième paquet ferroviaire par le Parlement de Strasbourg. Le but, ce n’est pas la concurrence, insistent-ils. « L’objectif, c’est la lutte contre le changement climatique, la définition d’un nouveau modèle de développement, l’aménagement du territoire », précisent les eurodéputés. Gilles Pargneaux dénonçant le fait que « par idéologie et facilité, la Commission européenne ne jure que par la libéralisation avec, comme moyen pour y parvenir, le dégroupage total et la séparation verticale entre gestionnaires de l’infrastructure et opérateurs ferroviaires. Dans ce programme aussi indigent que dangereux, elle est soutenue par la droite européenne et sa composante française. »

    « L'abandon du prolongement de cette ligne de tramway vers la gare combiné aux propositions de troisième ligne de métro ou de seconde rocade sont une erreur et une faute politique majeure de mon principal adversaire. »
    Pierre Cohen, candidat PS à sa propre succession à la mairie de Toulouse. En présentant ses propositions concernant les transports en commun, il a réaffirmé son opposition à une troisième ligne de métro et son souhait d’offrir une véritable offre de transport en commun (120 km en 6 ans) afin de « se donner les moyens de couvrir tout le territoire et ainsi proposer une réelle alternative à la voiture ». Concernant cette dernière, l’objectif est de lui faire perdre 10 points, sa part de marché dans l’ensemble des déplacements devant passer de 77 % à 67 %.
     

  • 115

    C’est le nombre de réponses reçues par la société du Grand Paris à son appel à manifestation d’intérêt (AMI)  sur la dimension numérique du Grand Paris Express, ouvert le 5 décembre. Pour Jérôme Coutant, responsable du numérique à direction de la valorisation du patrimoine de la SGP, « c’est un franc succès, au-delà de nos prévisions, ce qui montre une très forte légitimité et aussi qu’il y a plein de gens qui ont envie de donner des idées… » Les 115 contributions forment un échantillon riche d’acteurs du numérique, de l’énergie, du développement durable, de l’innovation territoriale, des télécoms, de la recherche et de la mobilité. On y trouve par exemple Accenture, Alcatel-Lucent, Bouygues Telecom, Cisco, EDF, Egis, Gowex, RATP, IBM, JCDecaux, Moviken, Orange, SNCF, Thales, Transdev, Vinci…
    « Ce projet de métro est conçu pour améliorer la vie quotidienne de millions de voyageurs franciliens, mais aussi pour créer du lien entre territoires et stimuler l’innovation : le numérique va donc être un levier très puissant », complète Philippe Yvin, président du directoire de la SGP. Durant les prochaines semaines, la SGP analysera les propositions reçues et organisera des auditions complémentaires afin de réaliser une synthèse sur la base de laquelle, elle partagera les résultats de l’AMI avec l’ensemble des parties prenantes à l’été 2014. Elle ouvrira aussi un dialogue avec les Franciliens afin de mieux cerner leurs desiderata en matière de services mobiles. Pour mémoire, l’AMI a pour objet de définir le dimensionnement des infrastructures très haut débit à déployer le long du tracé du futur métro ; préparer les actions à conduire pour que le Grand Paris Express constitue une plateforme ouverte d’expérimentation de services numériques de mobilité connectée ; élaborer une politique d’ouverture des données et évaluer l’intérêt des acteurs à participer au projet numérique de la SGP.

    C. N.

  • Lyon, pionnière et pilote d’un projet européen

    Lyon, pionnière et pilote d’un projet européen

    Avec des dizaines d’expérimentations en cours, Lyon a pris une longueur d’avance. Elle est également le pilote du programme européen Opticities qui a été bâti sur les premiers résultats du projet lyonnais Optimod’. La capitale des Gaules fait partie des rares villes en France qui ont pris une longueur d’avance, avec des dizaines d’expérimentations en cours, sous l’impulsion de son maire et président du Grand Lyon, Gérard Collomb, ayant fait de la ville intelligente l’un des fers de lance de sa politique, pour aller « vers une vie douce et heureuse en ville ». En février dernier, il précisait aussi qu’avec son 1,3 million d’habitants, la métropole lyonnaise avait un profil « assez typique des villes européennes », ce qui en faisait « un terrain d’expérimentation idéal pour des technologies à développer ailleurs en Europe et dans le monde ». Preuve en est d’ailleurs, qu’elle a été sélectionnée pour participer au programme européen Opticities, grâce à son projet phare en matière de mobilité intelligente, Optimod’Lyon, une première mondiale développée avec 13 acteurs publics et privés, dont Cityway (filiale de Transdev).
    Elément clé de la stratégie de ville intelligente, Optimod’Lyon, qui a été lancé en février 2012 sur une durée de trois ans, comprend trois innovations majeures : la construction, avec IBM et Phoenix-Isis, d’une information prévisionnelle de trafic à une heure ; le développement d’un GPS urbain ainsi que d’un navigateur de fret urbain et d’un outil d’optimisation les tournées de livraisons. L’aspect prédictif de la circulation routière jusqu'à une heure est le sujet le plus ambitieux et le plus innovant, pour lequel « deux solutions sont en cours d’évaluation avec des résultats prometteurs qui restent à confirmer en 2014 », explique-t-on au Grand Lyon. C’est aussi l’élément qui conditionne la réussite de l'application Smartmoves, le GPS multimodal en temps réel du Grand Lyon. En 2015, elle permettra non seulement de calculer son itinéraire en combinant si nécessaire tous les modes possibles – TC, TER, Vélo'v (avec leur disponibilité), marche, trafic routier et places libres de parking, taxis, covoiturage, et plus tard, autopartage – mais aussi de prévoir avec précision son temps de parcours. On pourra aussi calculer le coût réel du déplacement et modifier ses plans en chemin au moindre pépin.
    Pour l’heure, les principales avancées sont d’une part, la construction d’un entrepôt de données, rassemblant 30 bases de données et de flux temps réel, qui permettra de construire des offres sans équivalent, compte tenu de la complétude géographique, modale et temporelle. D’autre part, la plateforme technique correspondante, Grand Lyon SmartData (voir encadré). Globalement, la stratégie lyonnaise vise à répondre aux problématiques complexes de la mobilité, et notamment à optimiser l’usage des infrastructures dans le temps et dans l’espace, inciter aux pratiques multimodales et à développer des approches innovantes par les usages et les nouvelles technologies.
    Un triptyque qui lui a permis de piloter le programme européen Opticities. Bâti sur les premiers résultats d’Optimod’, et doté de 13 millions d’euros (dont 9 millions apportés par l’UE), le projet a démarré en novembre et court jusqu’en octobre 2016. Via 25 partenaires dont six grandes villes – Madrid, Turin, Göteborg, Wroclav, Birmingham et Lyon bien sûr – il vise à développer des standards européens pour accéder aux services d’information sur les déplacements urbains. Lyon s’est également vu décerner le Prix de la ville référente lors du 20e Salon mondial des transports intelligents de Tokyo en octobre dernier.    C. N

  • Hausse de 7 % des ventes sur Eurostar

    Les ventes ont enregistré une hausse de 7 % en 2013, ce qui représente 857 millions de livres (plus d'un milliard d'euros), contre 799 millions en 2012. Le directeur d’Eurostar, Nicolas Petrovic, considère que la reprise économique se fait sentir, surtout en Grande-Bretagne, et reste optimiste pour la suite. Les voyages d’affaires et les voyages de loisirs ont tous deux augmenté, respectivement de 6,2 % et de 7,5 %. Ce qui fait passer le cap des 10 millions de voyageurs annuels sur le réseau Eurostar.
    De nouvelles lignes vont entrer en service à partir de 2015, comme la liaison Angleterre – Allemagne, la ligne Londres – Amsterdam, ou encore des liaisons saisonnières : de Londres jusqu’en Provence en passant par Lyon l’été, et de Londres aux Alpes l’hiver.

  • Quelques exemples de services

    Quelques exemples de services

    Depuis 2011, Paris a testé plus de 25 projets expérimentaux (sur la quarantaine de projets sélectionnés) de mobilier urbain intelligent. Depuis 2011, Paris a testé plus de 25 projets expérimentaux (sur la quarantaine de projets sélectionnés) de mobilier urbain intelligent. 25 ont été déployés sur plus de 35 lieux publics Ces projets, qui ont fait l’objet d’une étude complète par les services de la Ville et le Paris Région Lab, ont été suivis tout au long de leur expérimentation. Mais l’abri voyageurs intelligent va déjà faire son entrée sur les trottoirs parisiens, puisque mi-novembre, la commission d’appel d’offres de la ville de Paris a attribué un nouveau marché à la société Sopact, une filiale de JCDecaux.

    2 000 abris conçus pour la Ville et designés par Marc Aurel seront installés progressivement à partir du deuxième semestre 2014. Ces modèles de nouvelle génération possèdent une centrale intelligente qui gère l’éclairage en fonction de l’activité et disposeront d’une prise où recharger un téléphone mobile. Autres atouts mis en avant : un poteau déporté, qui permet de voir l’information voyageurs sans avoir à entrer dans l’Abribus et un bouton pour demander l’arrêt. De plus, dans une centaine d’abris, un écran digital diffusera une information municipale pertinente pour le voyageur. Enfin certains seront dotés de panneaux photovoltaïques, d’autres d’un toit végétalisé. Leur consommation électrique est annoncée comme inférieure de 35 % aux modèles actuels.

     

    Presque un grand classique désormais : le paiement du stationnement via une appli pour smartphone. Vinci Park continue ainsi de déployer le système de son partenaire PayByPhone. Dernière ville en date à le proposer (et la neuvième en France), Neuilly-sur-Seine depuis le 2 décembre sur 9 700 places de stationnement en voirie. Principal avantage pour le client : ne payer que ce qu’il a réellement consommé. En décembre 2009, Vinci Park et PayByPhone avaient inauguré le premier service de paiement du stationnement sur voirie par téléphone portable en France à Issy-les-Moulineaux. A ce jour, 37 000 places de stationnement (sur les 312 000 gérées par Vinci) sont équipées en Ile-de-France et 200 000 transactions y ont depuis été comptabilisées. Le service PayByPhone fonctionne en mode multicanal sur tous les téléphones mobiles ainsi que par Internet, l’utilisateur pouvant au choix utiliser une appli, le site mobile ou un numéro de téléphone. Parfois, il lui suffit de scanner le QR code de l’horodateur. En option, l’automobiliste reçoit un SMS d’alerte à la fin de son stationnement.

     

    Le gigantesque succès du GPS automobile donne des idées aux développeurs. C’est ainsi que Yann Hervouët, PDG fondateur de la toute jeune société Instant System, le décline dans un compagnon de mobilité, un guide urbain pour utiliser tous les moyens de déplacements disponibles avec les informations de trafic en temps réel, et intégrant aussi le covoiturage dynamique et la marche. « Notre plateforme logicielle centralise l'ensemble des données mobiles fournies par les systèmes informatiques régulant les transports urbains et interurbains, explique-t-il. Le calcul d’itinéraire multimodal est en temps réel, en intégrant les avances ou retards, perturbations et déviations, afin de proposer l'itinéraire le plus réaliste possible. » C’est cette intégration des données réelles d’exploitation qui en font un produit qui sort du lot. Vendu sous forme de quatre briques indépendantes – information voyageurs, GPS multimodal, e-Ticketing et covoiturage dynamique – Instant System fournit évidemment le meilleur service aux voyageurs quand il intègre tous ces aspects. « En particulier coupler transports publics et covoiturage permet de créer d’emblée la masse critique de covoitureurs potentiels », souligne Yann Hervouët. L’ensemble a en tout cas été testé avec succès dans une grande ville européenne dont le réseau urbain compte plus de 500 bus. Une collectivité du sud de la France a déjà marqué son intérêt…    C. N.