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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

Le Paris-Bruxelles version Ouigo franchit le million de passagers
Lancée le 19 décembre 2024, la liaison Paris – Bruxelles en OUIGO de SNCF Voyageurs, en partenariat avec SNCB, a dépassé le million de clients. L’offre qui relie les deux capitales en trois heures a immédiatement trouvé son public, enregistrant des pics de fréquentation durant les vacances scolaires et les périodes de fêtes. En un an, 2 000 circulations ont été réalisées. « Ce succès devrait entrainer de futurs développements qui sont à l’étude », promet SNCF Voyageurs.
Les trains OUIGO sur ligne classique desservent les gares de Creil, Aulnoye-Aymeries et Mons, grâce à 3 allers-retours quotidiens échelonnés sur la journée. Depuis le 14 avril dernier, la gare de Saint-Quentin bénéficie également d’un aller-retour par jour.
Contrairement à OUIGO Train Classique en France, les trains à destination de la Belgique sont en vente à date fixe pour permettre un maximum d’anticipation. Le prix des billets s’échelonnent de 10 à 59 euros l’aller simple, avec un prix maximum de 8 euros pour les enfants de moins de 12 ans et gratuits pour les moins de 4 ans. Depuis le lancement, près de 50 000 enfants en ont profité.
L’anniversaire de la ligne s’accompagne de la mise en vente de 25 000 billets à 19 euros l’aller, pour des voyages en janvier et février,

Transdev se renforce aux Pays-Bas
Le lancement de deux réseaux urbains et deux nouveaux contrats, d’une valeur totale de plus de 4 milliards d’euros, permettent à Transdev, de renforcer sa position de leader sur le marché néerlandais du transport régional. Attribué en juin 2024, le contrat Utrecht Binnen a été lancé le 14 décembre. Il porte sur les services de bus et de tramway dans l’agglomération d’Utrecht (centre-ville et périphérie), sous la marque U-OV, durant dix ans, pour une valeur totale d’environ 1,7 milliard d’euros. Dans le cadre de ce programme, Transdev procède au remplacement de l’ensemble de la flotte de bus actuelle par des véhicules zéro émission, dont 228 nouveaux bus électriques de Solaris, Yutong, Volvo et VDL, ainsi qu’à la réutilisation de 69 bus électriques existants.
Le réseau comprend 50 lignes de bus, qui transportent plus de 30 millions de passagers par an. Le réseau de tramway couvre trois lignes sur 18,3 km, avec 54 rames CAF, qui accueillent environ 10 millions de passagers par an. Les opérations quotidiennes sont assurées par une équipe dédiée d’un millier d’employés, dont environ 850 conducteurs et techniciens et 150 employés chargés des fonctions support, d’exploitation et de gestion. « Tout au long du processus de transition de 18 mois, nous avons été témoins d’un haut niveau de professionnalisme, qui a suscité confiance et sérénité. Nous sommes pleinement convaincus que les passagers bénéficieront de ce service de transport public ponctuel et sur mesure dans la province », a déclaré André van Schie, adjoint chargé de la mobilité, de l’économie et de la numérisation de la province d’Utrecht.Dans la région HWGO (Hoeksche Waard–Goeree-Overflakkee) de la province de Hollande-Méridionale, Transdev a débuté son nouveau contrat sous la marque Transdev. Attribué en novembre 2024, couvrant une période de 13 ans (jusqu’en décembre 2038), il est évalué à près de 500 millions d’euros sur toute sa durée et correspond à environ 4 millions de passagers transportés par an.
Le contrat prévoit une augmentation de 20 % des services d’ici 2028, grâce à une flotte de bus qui, à terme, sera entièrement électrique et zéro émission. Elle comprendra 67 nouveaux bus électriques à batterie Volvo et VDL et 20 bus électriques à pile à combustible hydrogène de la marque Solaris.Fusion de deux contrats existants
Transdev Nederland s’est également vu attribuer deux contrats. Le premier, qui remonte à juillet, porte sur l’exploitation des services de transport public par bus de l’agglomération de Arnhem–Nijmegen–Foodvalley, dans la province de Gelderland, pour une durée de 10 ans (juin 2026 – juin 2036). Cette nouvelle délégation fusionne deux contrats existants à Arnhem-Nijmegen (Nimègue) et
Veluwe Zuid, déjà opérés par Transdev, pour une valeur totale de plus de 1,5 milliard d’euros. L’exploitation sera assurée sous la marque de la province, RRReis, et s’appuiera sur une nouvelle flotte de plus de 300 bus électriques zéro émission (dont des modèles Yutong, MAN et Solaris), ainsi que 50 trolleybus électriques.La filiale de Transdev « Connexxion Taxi Services » a, de son côté, été sélectionnée pour exploiter le service Valys pour le compte du ministère néerlandais de la Santé, du Bien-être et des Sports. Valys fournit un service de transport à la demande à l’échelle nationale pour les personnes à mobilité réduite, les déplacements sociaux et récréatifs à travers les Pays-Bas, y compris le transport sportif. Le contrat représente une valeur totale de près de 500 millions d’euros pour six ans, à compter d’octobre 2026, et deux prolongations possibles de deux ans chacune.

Après Sydney, destination Melbourne pour RATP Dev
L’alliance composée de RATP Dev, John Holland, Alstom, KBR et WSP, a reçu la confirmation que la Suburban Rail Loop Authority (SRLA) lui confiait le contrat « Linewide » du métro de Melbourne. Il prévoit la réalisation de l’infrastructure et du matériel roulant d’une nouvelle ligne de métro, dont l’ouverture aux voyageurs est prévue en 2035.
RATP Dev sera en charge de son exploitation et de la maintenance des nouveaux services, dans le cadre d’une joint-venture, TransitLinX, constituée avec John Holland. Ce deuxième contrat porte sur une concession de 15 ans. En Australie, le Français a déjà remporté, il y a trois ans, la ligne automatisée Sydney Metro – Western Sydney Airport, longue de 23 km.
Projet intégré de transport, d’aménagement et de logement, la première phase de la Suburban Rail Loop comprendra 26 kilomètres de tunnels jumeaux reliant six nouvelles stations souterraines. Elle facilitera les déplacements à travers Melbourne, en connectant universités, hôpitaux, lieux de divertissement et destinations commerciales.
L’alliance dont fait partie RATP Dev assurera la réalisation des équipements de tunnel, des voies, de l’alimentation électrique, des systèmes et du matériel roulant, ainsi que des dépôts et des installations de maintenance. Elle prendra aussi en charge l’intégration des systèmes pour l’ensemble des lots.
14 lignes dans le monde
« Cette attribution marque une nouvelle étape pour nos activités ferroviaires urbaines à grande capacité, tant en Australie que dans nos implantations dans 16 pays », déclare Hiba Farès, présidente du directoire de RATP Dev, selon qui le projet devrait générer des milliers d’emplois dans l’État de Victoria.
Le contrat de Melbourne renforce la présence du français dans le pays et confirme son expertise dans l’exploitation de métros automatiques. D’ici 2027, Ratp Dev opérera 14 projets de lignes dans le monde, soit 500 km de lignes de métro entièrement ou semi automatisées. La filiale de la régie parisienne exploite et maintient aujourd’hui 7 lignes ferroviaires, 40 lignes de tramway et 29 lignes de métros.

La CFE-CGC RATP alerte le futur dirigeant
La CFE-CGC RATP alerte sur l’urgence de désigner une gouvernance « solide, cohérente et tournée vers les salariés » alors que le groupe vit une profonde transformation, accélérée par l’ouverture à la concurrence. « Monsieur Piechaczyk devra préserver l’avenir de l’EPIC, redonner de la visibilité à l’ensemble des filiales mais surtout garantir une stratégie sociale ambitieuse et collégiale. Ces impératifs devront reposer sur un management modernisé et la préservation d’une prise de décision tournée vers l’humain« , estime-t-on à la CFE-CGC. Pour Fabien Renaud, président du syndicat à la RATP : « La transformation du groupe ne se fera pas sans l’adhésion des salariés. Face au détricotage de notre modèle intégré et à l’inversion rapide du poids des filiales dans l’activité, nous avons besoin d’un président qui sache fédérer, protéger les intérêts de l’entreprise et préserver l’humain au centre des décisions. Nous rappelons avec force que rien ne pourra se construire sans les salariés et les managers, première richesse d’un service public. Nous serons extrêmement vigilants au contenu de ses auditions devant les parlementaires. » Le syndicat estime que l’ouverture à la concurrence bouleverse en profondeur l’organisation du groupe RATP. Ses filiales représenteront 50 % de son chiffre d’affaires en 2027. « Ce basculement rapide met en risque l’équilibre économique du groupe, d’autant que plusieurs filiales sont aujourd’hui déficitaires« , analyse Fabien Renaud.

Xavier Piechaczyk pressenti à la RATP
La commission du développement durable et de l’aménagement du territoire devait se réunir le 14 janvier, pour commencer l’année par l’examen de la proposition de loi visant à « concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève ». Ses 70 membres devront probablement se retrouver plus tôt pour auditionner le candidat pressenti pour remplacer Jean Castex à la tête de la Ratp. L’Elysée a choisi son nouveau patron : Xavier Piechaczyk, qui dirige RTE et venait même d’être reconduit, il y a quelques mois, dans ses fonctions.
Ancien directeur-adjoint de la DGITM (direction générale des infrastructures des transports et de la mer), conseiller développement durable et transports à Matignon sous Jean-Marc Ayrault, puis à l’Elysée auprès de François Hollande, où il a croisé Emmanuel Macron, l’ingénieur de 56 ans connait parfaitement le secteur.
Il y a quelques jours, Xavier Piechaczyk présentait les perspectives pour le système électrique à l’horizon 2035, se réjouissait de la meilleure disponibilité du parc nucléaire français et de la montée en puissance de la production d’énergie solaire. Il laisse donc à RTE une feuille de route claire. En arrivant à la RATP, il passe d’un groupe en situation de monopole régulé à une entreprise face aux défis de l’ouverture à la concurrence en France et aux quatre coins de la planète.
Juste avant son départ, Jean Castex avait pu célébrer le résultat de l’appel d’offre sur l’ouverture à la concurrence de toutes les lignes de bus intramuros, remporté par RATP Cap Ile-de-France. Xavier Piechaczyk va lui fêter l’arrivée de nouveau le matériel de type MF19 sur le réseau de métro parisien début 2026, ou encore le basculement de certaines lignes sur un nouveau système d’exploitation. A l’international, RATP Dev vient tout juste d’annoncer un nouveau contrat de dix ans en Australie dans les métros automatiques, portant à 14 le nombre de lignes que la régie parisienne exploitera dans le monde d’ici 2027. Au total, le français exploite 7 lignes ferroviaires, 40 lignes de tramway et 29 lignes de métro,
Les auditions par les commissions de l’assemblée nationale et du sénat ne devraient constituer qu’une formalité pour Xavier Piechaczyk. Un seul précédent a vu la nomination d’un candidat désigné être bloquée par une commission parlementaire : celle de Boris Ravignon, en 2023, à l’Ademe.

La directrice générale de Ouigo Espagne va prendre les commandes de CAF France
Le constructeur de matériel ferroviaire CAF a annoncé le 18 décembre la nomination d’Hélène Valenzuela comme directrice générale de CAF France à compter du 12 janvier 2026. Elle remplacera Alain Picard, directeur général depuis octobre 2020, devient président non exécutif, nous précise l’industriel.
Hélène Valenzuela était jusqu’à présent, et depuis sept ans, directrice générale de Ouigo Espagne. Son départ, et son remplacement à partir de janvier par Amandine Thomas-Commin, avaient été annoncés il y a tout juste un mois.
L’ex-DG du TGV à bas coûts de SNCF Voyageurs en Espagne a connu une longue carrière au sein du groupe SNCF. Diplômée de l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP), elle a d’abord évolué dans des fonctions financières et de contrôle interne du groupe SNCF, puis a dirigé le complexe ferroviaire d´Hendaye, avant de prendre la direction générale d’Elipsos, coopération entre SNCF et Renfe en 2004. Après plusieurs expériences internationales au sein d’Eurostar et de Thalys, elle avait aussi rejoint le comité exécutif de SNCF Réseau en tant que directrice de la zone de production Sud-Est.
Deux plans d’urgence face à la dégradation du service TER en Occitanie
Confrontée à une « dégradation inacceptable de la qualité de service » des TER au dernier trimestre, la Région Occitanie a réclamé un plan d’urgence à la SNCF au niveau national et régional. Elle en a obtenu deux, assortis d’une enveloppe globale de 62,1 millions d’euros. Les mesures ont été présentées conjointement par Catherine Trevet, directrice territoriale Occitanie de SNCF Réseau, et Gaël Barbier, directeur régional Occitanie SNCF Voyageurs, mercredi 17 décembre, en présence de la présidente de la Région Carole Delga et de son vice-président aux mobilités et infrastructures de transports Jean-Luc Gibelin. L’élu a dénoncé une situation particulièrement alarmante sur les mois d’octobre et novembre. Alors que la ponctualité des trains régionaux a été globalement en baisse avec 86,7% des trains à l’heure sur les 11 premiers mois contre 88,3% en 2024, elle est tombée à 80,7% en novembre. Certaines lignes ont été plus touchées comme Toulouse-Rodez (65,2% sur 11 mois) et Toulouse-Tarbes (71,9%). Le taux de suppression a atteint 16%, soit un train sur cinq.
Un réseau structurellement sensible
Catherine Trevet, directrice territoriale Occitanie de SNCF Réseau, a expliqué cette dégradation par trois raisons. La première est la sensibilité structurelle du réseau. Il compte 2600 km dont 1400 km de lignes de desserte fine, anciennes, hétérogènes et très complexes à exploiter, notamment dans l’Ouest avec des voies uniques, des sections non électrifiées, une forte densité de passage à niveau, des systèmes de signalisation variés et une étoile toulousaine saturée.
Deuxième explication: une hausse des incidents liés au changement climatique (gonflement-retrait des argiles, inondations, coulées de boues, sécheresse, incendies aux abords des voies, fortes chaleurs perturbant la signalisation). Enfin, une multiplication des actes de malveillance est enregistrée dans la région.
60 millions d’euros supplémentaires
SNCF Réseau a répondu avec un plan d’action de 60 millions d’euros supplémentaires sur trois ans, en plus des 80 millions annuels dédiés à la maintenance des lignes sur la partie ouest de l’Occitanie. Une première enveloppe de 50 millions sera destinée à l’amélioration de la fiabilité des installations. Dix millions supplémentaires seront consacrés à la qualité de l’exploitation service. Les équipes de Catherine Trevet seront amenés à lever les limitations de vitesse, renforcer la lutte contre les divagations d’animaux, traiter les zones fragilisées par les phénomènes météo, sécuriser les sites très impactés par des intrusions ou actes de malveillance.
Du côté de SNCF Voyageurs, Gaël Barbier a annoncé 2,1 millions d’euros dès 2026 afin de « réduire les incidents à la source et mieux gérer les aléas« . L’objectif est de réduire de 25% les incidents relevant de SNCF Voyageurs (0,85 point sur les 3,4% d’irrégularité imputable à SNCF Voyageurs). 500 000 euros seront également consacrés à la fiabilisation de l’informatique et de l’électronique embarquée.
Des recrutements et des remboursements
Les équipes vont aussi être renforcées grâce à 15 recrutements pour la maintenance ainsi que le contrôle qualité avant le départ des trains. 150 nouveaux postes ont déjà été créés depuis deux ans. Enfin, une réserve équivalente à 20 conducteurs sera créée en 2026 pour plus de réactivité en cas d’aléas.
Les pénalités payées par la SNCF permettront à l’ensemble des usagers abonnés d’être remboursés d’un mois d’abonnement et de deux mois pour les lignes les plus impactées.

Pourquoi le Pass Navigo grimpe à 90,80 euros
Si la présidente Pécresse évoque un « bouclier tarifaire », l’évolution des tarifs des transports en Ile-de-France s’inscrit dans le cadre d’un accord financier, conclu avec le gouvernement d’Élisabeth Borne en 2023. Il plafonne les hausses à une simple équation: « l’inflation + 1 point ». En 2025, le forfait mensuel avait ainsi augmenté de 2,40 euros. Il passera au 1er janvier à 90,80 euros, soit + 2 euros.
Cette hausse se justifie largement, estime Valérie Pécresse, au regard des investissements réalisés depuis 2016. Quinze lignes de métro, RER et tram ont été mises en service ou prolongées. 1400 trains et métros neufs sont arrivés sur les lignes. 400 nouveaux métros sont en cours de déploiement. 10 500 bus et cars poursuivent leur transition vers une flotte 100 % propre. L’offre est renforcée en grande couronne pour de meilleures correspondances avec les métros et RER. Le premier téléphérique d’Île-de-France, ainsi que le Tzen 4 entre Corbeil-Essonnes et Viry-Châtillon, viennent d’être inaugurés avant la ligne 18 du métro francilien.
La vidéoprotection est déployée sur toutes les lignes, et la sécurité est assurée par la présence de 3 000 agents. Le réseau francilien continuera de grandir en 2026, avec la ligne 18.
De 50 à 100 % de la hausse sont pris en charge par les employeurs. La Région et les Départements contribueront également à hauteur de l’inflation +2 % pour soutenir cet effort collectif. Le tarif mensuel sans les aides et les subventions s’établirait à 280,07 €.

Lignes TET: gel des tarifs pour « compenser » les perturbations
Le redressement de la qualité de service des lignes Paris–Clermont-Ferrand et Paris–Orléans-Limoges-Toulouse (POLT), ne va pas intervenir avant 2027. Il va même s’accompagner de nouvelles perturbations pour les passagers. Pour calmer leur mécontentement, Philippe Tabarot, ministre des Transports vient d’annoncer le gel des tarifs des billets sur les deux lignes de trains d’équilibre du territoire en 2026. La hausse de l’inflation, estimée à 1,4 %, ne sera pas répercutée sur les prix, au 1er janvier, lors de la mise en place des traditionnelles évolutions tarifaires.
Ce gel tarifaire va concerner les 1,9 million d’usagers annuels de la ligne Paris–Clermont-Ferrand, ainsi que les 2,8 millions d’usagers du Paris–Orléans–Limoges–Toulouse (POLT), soit au total 4,7 millions de voyageurs.
La décision du ministre s’explique par « une qualité de service jugée très dégradée » dans la phase transitoire actuelle qui va courir jusqu’en 2027. Les mesures d’amélioration engagées porteront leur effet complet et maximal avec la mise en service des nouvelles rames Oxygène prévue dans deux ans.
Le gel des tarifs vient compléter les investissements engagés sur les deux lignes d’équilibre du territoire (TET), pour améliorer la régularité et la fiabilité des trajets. L’infrastructure ferroviaire de la ligne POLT va bénéficier de 1,9 milliard d’euros à horizon 2027. Près de 1 milliard d’euros est consacré à la ligne Paris-Clermont-Ferrand. En 2018, une commande de nouvelles rames Oxygène a été passée auprès du constructeur CAF, pour un montant de 800 millions d’euros. Les Paris-Clermont et Paris-Orléans-Limoges-Toulouse vont aussi bénéficier de l’amélioration de la maintenance prédictive des locomotives, du renforcement des équipes d’ingénierie d’Intercités et de la généralisation de l’indemnisation à hauteur de 200% en cas de retard de plus de 3 heures.
Des mesures « correctrices et de long terme » avaient été promises par Philippe Tabarot lors du comité de suivi des dessertes ferroviaires (CSDF) de la ligne Paris–Clermont-Ferrand, réuni le 11 avril dernier. « Ces deux chantiers constituent aujourd’hui les plus importants programmes nationaux de régénération et ce geste tarifaire représente un effort financier significatif pour l’État », assure le ministre.

RATP Dev a vendu son activité de bus touristiques à Londres et à Bath
RATP Dev a annoncé le 12 décembre avoir vendu à First Bus Holding Ltd son activité de bus touristiques en Angleterre, à Londres et à Bath. First Bus avait déjà racheté à RATP Dev son activité de bus londoniens. Avec cette nouvelle acquisition, la filiale de FirstGroup reprend l’ensemble des 190 collaborateurs de Tootbus UK. Pendant une période de 12 mois, cette marque continuera à être employée.
« Cette transaction marque l’entrée de First Bus sur le marché du tourisme urbain avec pour ambition de capitaliser sur les réussites de Tootbus UK », commente le groupe RATP dans un communiqué. De son côté, RATP Dev exploite encore des bus touristiques sous la marque Tootbus à Paris et à Bruxelles. Mais la société souhaite avant tout privilégier le déploiement de projets ferroviaires urbains. Autrement dit, la filiale de la RATP vise essentiellement un développement de ses activités multimodales sur ses réseaux et dans les projets de métro, tramways et trains de banlieue.