Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • SNCF Geodis : Alain Picard remplace Pierre Blayau

    Pierre Blayau a été nommé le 24 juin président du conseil de surveillance d’Areva en remplacement de Jean-Cyril Spinetta, démissionnaire. Selon Le Monde, celui qui était jusqu’alors le patron de SNCF Geodis a notamment bénéficié des soutiens du commissaire aux participations de l’État, David Azéma, qui a précédemment occupé plusieurs postes de direction à la SNCF, et de Louis Gallois, ancien président de la SNCF.
    Alain Picard, qui était directeur général adjoint chargé des Finances, des Achats et des Systèmes d’information à la SNCF, remplace Pierre Blayau à la tête de SNCF Geodis. Pierre Blayau devient conseiller du président de SNCF, tandis que Mathias Emmerich, un ancien de l’équipe de Pierre Blayau qui n’y était resté que quelques mois en 2008, fait son grand retour à la SNCF (il était depuis 2009 secrétaire général de Publicis Groupe) : il prend place au Comex en succédant à Alain Picard.
    Alain Picard connaît bien le secteur du transport de marchandises SNCF pour y avoir passé 8 années, de 2001 à 2008. Il aura notamment pour tâche de rendre profitable le fret ferroviaire. Une mission restée impossible jusqu’à présent.

  • Lorraine : RFF pose la première pierre du bâtiment de commande centralisée régional

    Le 24 juin, Réseau ferré de France a posé la première pierre du bâtiment de commande centralisée (CCR) du réseau Lorraine. Le centre de commande régional, situé à Pagny-sur-Moselle, sera mis en service en avril 2015. Les premiers secteurs télécommandés seront Metz-Ouest, Metz-Est et Metz-Ville ainsi que le secteur Onville-Novéant pour lesquels des travaux de modernisation sont engagés : construction de postes d’aiguillage informatique, renouvellement des installations de signalisation. D’autres secteurs seront intégrés à la CCR. Des études sont en cours pour les secteurs de Thionville, Nancy et Blainville. La première phase de la CCR Lorraine, engagée et financée par RFF, s’élève à 137 millions d’euros : 10 millions pour le bâtiment ; 51 millions pour la régénération et la télécommande du secteur Onville-Novéant ; 76 millions pour la régénération et la télécommande des secteurs de Metz.

  • Algérie : Equipement ERTMS Ansaldo STS sur la ligne nouvelle Oued Tlelat – Tlemcen

    Le consortium regroupant les entreprises italiennes de BTP Condotte d’Acqua et Rizzani de Eccher a attribué à Ansaldo STS la conception, la fourniture, l’installation et la mise en service de la signalisation ERTMS « avec tous les équipements nécessaires » sur la ligne nouvelle de 130 km reliant Oued Tlelat (à la sortie sud-est d’Oran) et Tlemcen. Cette ligne traversant le nord-ouest de l’Algérie fait partie du plan national de développement des infrastructures et de modernisation de l’axe est-ouest du réseau ferré. Le montant global de ce marché attribué à Ansaldo STS est de 40 millions d’euros, pour une durée estimée du projet de deux ans et demi. Les niveaux 1 et 2 d’ERTMS seront mis en œuvre, en superposition avec la signalisation lumineuse classique, permettant la cohabitation entre trains de voyageurs (jusqu’à 220 km/h) et de fret. En plus des installations au sol, Ansaldo STS fournira les équipements du poste de commande centralisée d’Oran, ainsi que ceux de 15 trains.
     

  • Espagne : l’AVE gagne 577 000 voyageurs grâce à la baisse des tarifs

    Intervenue en février dernier, la baisse de 11 % des tarifs sur la grande vitesse porte ses fruits : l’AVE a gagné en quatre mois 577 000 voyageurs, soit 13,97 % en plus par rapport à la même période de 2012. Et ce malgré une conjoncture peu favorable. Cette politique de volume de Renfe amène des taux de remplissage de 75 % dans les trains, et une croissance de 16 % sur Barcelone – Madrid. Hausse également sur Madrid – Málaga (AVE mis en service fin 2007) où, en cinq ans, la part de marché du train est passée de 28 % à 86 % au détriment de l’avion.

  • Droit de retrait à Paris Saint-Lazare : la CFDT et la CGT répondent à Loïc Hislaire.

    À la suite de l’entretien avec Loïc Hislaire, directeur délégué de la direction des ressources humaines de la SNCF, que nous avons publié sur le site de Ville, Rail & Transports et dans le dernier numéro de La Vie du Rail, Jean-Claude Minet et Pascal Romane, respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint des cheminots CFDT de Paris Saint-Lazare, nous ont fait part de leur réaction.
    Pour Loïc Hislaire, « la direction de l’entreprise était prête à discuter de mesures d’accompagnement dans un esprit positif. Tout laissait penser que le travail reprendrait dès le lundi 3 juin au soir. Malheureusement, les revendications n’ont pas été constantes ». Les responsables de la CFDT de Saint-Lazare assurent, eux, que « l’intersyndicale des contrôleurs CFDT-CGT-UNSA s’est présentée unie devant la direction avec des propositions communes et parfaitement cohérentes. » Pour eux, « les OS avaient même accepté lundi en cours de négociations de revoir à la baisse leurs revendications afin de sortir au plus vite de la situation de crise. C’est bien l’autisme et l’intransigeance de la direction qui a provoqué un blocage total. » Pour sa part, Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT des Cheminots, qui est intervenu, nous dit-il « pour aider les négociations mais de façon générale et pas pour cadrer le tout », confirme : « c’est la direction qui a quitté la table de négociation ».
    Sur le fond, comme le disent les syndicalistes de la CFDT, « s’il est bien un sujet sur lequel les OS se retrouvent en accord total, c’est celui de la sécurité et de la sûreté des usagers et des cheminots. » Là où Loïc Hislaire juge que « deux agents par train n’est pas le plus sûr moyen d’éviter les agressions », la CFDT rétorque : « nous pensons le contraire. » Et les syndicalistes précisent : « On voudrait nous faire croire que là où il y avait systématiquement, quelques années en arrière, deux ou trois voire quatre contrôleurs sur chaque train, il y aurait maintenant une meilleure sûreté pour un contrôleur seul à bord, de nos jours ! D’autant que, dans un souci de gestion économique très restrictive, l’entreprise a supprimé de nombreux postes en gares ces dernières années et que le contrôleur se retrouve souvent, à certaines heures du jour ou de la nuit, le seul représentant de l’entreprise au contact du public. Le président Gallois avait lancé à la fin des années 90 un plan de réhumanisation des trains et des gares, pour répondre notamment à la problématique sûreté, nous sommes bien loin de cela aujourd’hui. »
    Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT Cheminots, nous dit : « Il y a eu quatre agressions de contrôleurs en deux mois. Trois fois, ils ont repris leur boulot sur des promesses, On s’est fait avoir trois fois mais pas la quatrième. Quand les cheminots se font agresser et demandent plus de monde à bord (Suge ou contrôleurs), ce n’est pas seulement pour leur sûreté mais aussi celle des voyageurs. Il ne faut pas oublier que des usagers ne se sentent pas toujours à l’aise dans certains trains à certaines heures. »
    Un communiqué commun de la CGT, de la CFDT et de l’UNSA publié juste après l’agression avait d’ailleurs précisé dans quel contexte a eu lieu l’incident du 3 juin. « Cette agression survient après celles de plusieurs cheminots ces derniers mois : un contrôleur en mai, un conducteur en avril et une tentative d’agression sexuelle sur une contrôleuse en octobre dernier, sur l’établissement de lignes Transilien en mars et en avril sur des agents d’accueil, sur des agents de la sûreté ferroviaire en octobre. C’est l’expression d’un véritable ras-le-bol qui a entraîné ce droit de retrait. »

    F. D.

  • Avignon : CAF va déposer un recours

    A la suite de la décision de l’agglomération d’Avignon d’équiper son tramway de 24 Citadis Alstom, CAF, l’un des deux concurrents évincés avec AnsaldoBreda, s’apprête à déposer un recours. Le constructeur s’étonnerait de la décision d’Avignon, considérant notamment que son offre était moins chère d’environ 10 % que celle d’Alstom.

  • Le premier Citadis de Dubaï présenté à l’usine Alstom de La Rochelle

    Le 14 juin, à son usine de La Rochelle, Alstom a présenté à Mattar Al Tayer, président de l’Autorité de transports de Dubaï, le premier des 11 tramways Citadis destinés à la ligne dite d’Al Safouh. Les essais dynamiques sont actuellement en cours à La Rochelle, où le premier Citadis « adapté aux conditions climatiques extrêmes » (nouvelle génération d’équipements tropicalisés) a été conçu et assemblé. Long de 44 mètres, ce tramway pourra transporter jusqu’à 408 voyageurs sur la première ligne du Moyen-Orient dépourvue de ligne aérienne de contact. Longue de 14,7 km, cette ligne devrait traverser en 2014 les zones touristiques et résidentielles de Dubaï (hôtel Burj Al Arab, Dubai Media City et marina), desservant 11 gares climatisées et dotées de portes palières. Cette ligne dimensionnée pour 5 000 voyageurs par heure et par sens sera équipée du CBTC Urbalis d’Alstom, assurant le contrôle de vitesse, la protection automatique aux carrefours routiers, la synchronisation des arrêts aux stations et l’ouverture de portes palières.

  • DSP : CarPostal renouvelé à Haguenau

    Le syndicat des transports de Haguenau et Schweighouse-sur-Moder a renouvelé la DSP accordée à CarPostal pour gérer son réseau de transport urbain, Ritmo, né en 2006. Le nouveau contrat prendra effet le 1er août 2013 pour une durée de 7 ans et un chiffre d’affaires cumulé de 22 millions d’euros. Transportant 1,5 million de voyageurs chaque année, Ritmo est constitué de trois lignes de bus desservant les principaux secteurs d’habitation et d’emploi et d’un TAD pour les habitants éloignés. « On a cherché à appliquer les règles courantes en Suisse, explique Nathalie Courant, directrice de CarPostal France. C’est-à-dire cadencement de toutes les lignes de bus, desserte de toutes les lignes à la gare, permettant une intermodalité aisée et une liaison avec l’ensemble du réseau Ritmo. » A partir du 1er septembre 2013, une quatrième ligne sera créée et les fréquences augmentées. Le groupe suisse est présent en France depuis 2004. Il exploite sept réseaux urbains et huit implantations interurbaines, principalement en région Rhône-Alpes.

  • 3e appel à projets : la desserte des quartiers davantage subventionnés

    Frédéric Cuvillier, ministre chargé des Transports, et son homologue chargé de la Ville, François Lamy, ont signé, le 7 juin, dans le cadre du 3e appel à projets, une convention pour renforcer le développement des transports publics dans les quartiers prioritaires et soutenir la mobilité des habitants. La desserte des quartiers y fait l’objet d’une majoration du taux de subvention de base de l’Etat de 10 %, soit le double des précédents appels à projets. De plus, pour la première fois, les projets des candidats devront prévoir des clauses d’insertion à destination de personnes ayant des difficultés d’accès à l’emploi. La convention prévoit aussi que les autorités organisatrices seront pleinement associées à l’élaboration des futurs contrats de ville. Et un outil de mesure de l’enclavement des quartiers sera élaboré.

  • Jean-Marc Janaillac, nouveau président de l’UTP

    L'Union des Transports Publics et Ferroviaires a élu le 13 juin son nouveau conseil d’administration. A la présidence, pour deux ans, Jean-Marc Janaillac, le président-directeur général de Transdev, qui a affirmé « vouloir s’inscrire dans la continuité ». Aux vice-présidences : Sophie Boisssard, directrice générale déléguée Stratégie et développement à la SNCF ; Marc Delayer, directeur général des Transports publics du Choletais (Agir) ; Jean-Pierre Farandou, président du directoire de Keolis ; François Saglier, membre du comité exécutif du groupe RATP, chargé du domaine Services, relation clients et espaces multimodaux. Jean-Marc Janaillac a salué l’arrivée des nouveaux entrants au conseil d’administration – Laurence Broseta, DG France, Transdev ; Etienne Fougeray, DGA, Keolis ; Jérôme Nanty, secrétaire général, Transdev – et exprimé le souhait « de poursuivre le dialogue avec les collectivités locales pour promouvoir le transport public dans des conditions économiques acceptables et pérennes ».