Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Nomination : François-Xavier Perin dirige RATP Dev

    Il était pressenti, il vient d’être désigné : le directeur non-exécutif et administrateur de la RATP depuis juin 2012, François-Xavier Perin, vient d’être nommé – le 7 décembre – président du directoire de RATP Dev. Il succède donc à Jean-Marc Janaillac, nommé il y a quatre jours PDG de Veolia-Transdev. Cet ancien directeur général de Transdev, jusqu’en octobre 2009 avant la fusion avec Veolia, participera aussi au Comex du groupe RATP. C’est un « professionnel reconnu du transport public, en France et à l’international. Son expérience, notamment à la tête de certains réseaux repris depuis par RATP Dev, ses qualités de développeur, de manager et de gestionnaire seront un atout précieux pour l’ensemble du groupe », a déclaré Pierre Mongin, PDG de la RATP. François-Xavier Perin est en effet un fin connaisseur du secteur. S’il a débuté sa carrière en 1976 à la BFCE, il a ensuite intégré Transdev dès 1988, où il restera plus de vingt ans, jusqu’en 2009. Il était alors, depuis deux ans, directeur général délégué aux côtés de Joël Lebreton (PDG), après avoir dirigé la Semitag (transports urbains de Grenoble) ; travaillé près de dix ans en Grande-Bretagne ; développé Transdev Australia, puis fondé et présidé Eurailco, l’opérateur ferroviaire régional en Allemagne, à l’époque filiale commune de Transdev et de RATP Dev. François-Xavier Perin est remplacé au Conseil de surveillance de RATP Dev par Emmanuel Pitron, secrétaire général du Groupe RATP.

  • Sables d’Olonne : Hervouet reconduit face à RATP Dev

    La communauté de communes des Olonnes (42 830 habitants répartis dans 3 communes) a retenu l’entreprise Hervouet pour exploiter le réseau Tusco pendant les six prochaines années. Ce transporteur vendéen indépendant, déjà délégataire du service, était en lice face à RATP Dev. Le nouveau réseau, qui pourrait prendre le nom d’Oleane, proposera neuf lignes toute l’année, contre huit l’hiver et quatre l’été aujourd’hui. La fréquence de passage des bus devrait également augmenter et un service de transports à la demande devrait être créé. Pour l’ensemble de ces améliorations, Hervouet devrait aussi faire circuler 19 véhicules, au lieu de 12 actuellement, dont une partie devrait être des midibus de 35 places. Arnaud Rabier, secrétaire général d’Agir s’est félicité « du succès d’une PME indépendante, dont le savoir-faire local concourt au développement des territoires, dans le respect de la qualité du service public et de la maîtrise des coûts ».

  • Italie : Trenitalia commande 70 automotrices à Alstom

    Le 5 décembre, Alstom a annoncé que Trenitalia avait commandé, à l’issue d’un appel d'offres, 70 automotrices régionales Méridien Coradia pour une valeur « d’environ 440 millions d’euros ». Les livraisons devraient commencer « un peu plus d’un an après la signature du contrat ». Conçues pour les lignes de banlieue et interurbaines, ces rames de cinq caisses assureront notamment la liaison entre Rome (gare Termini) et l’aéroport international de Fiumicino. Plus de 250 Méridien Coradia sont actuellement en service en Italie et treize sont en construction dans les sites italiens d’Alstom : Savigliano (développement du projet, essentiel de la fabrication, certification), Sesto San Giovanni (conception et fabrication des équipements de traction et auxiliaires) et Bologne (signalisation embarquée).
     

  • Eurostar : nouvelle relation entre Londres, Lyon et Aix-en-Provence en mai-juin

    Du 4 mai au 29 juin prochains, Eurostar effectuera chaque samedi, à titre d’essai, une desserte entre Londres-Saint Pancras, Lyon-Part-Dieu, Avignon-TGV et Aix-en-Provence-TGV. Des relations dont les billets seront mis en vente dès le 11 décembre. Ouvertes tant aux clients britanniques que français, ces liaisons ne se substituent pas aux relations estivales Londres-Saint Pancras – Avignon-Centre, assurées depuis 2002 et reconduites l’été prochain du 6 juillet au 7 septembre. C’est « en vue d’affiner une offre éventuelle pour 2015 » qu’Eurostar souhaite tester de nouvelles liaisons en mai-juin. Le temps de parcours sera de 6h17 dans le sens Londres – Avignon et de 7h42 dans l’autre sens, un arrêt de 90 minutes étant alors nécessaire à Lille pour les contrôles.

     

  • SNCF : la chasse aux petites incivilités

    Petits crachats dans un coin, pieds sur la banquette, signaux d’alarme tirés sans raison… ce sont autant de « petites » incivilités auxquelles la SNCF est bien décidée à s’attaquer durablement. Son slogan : « Il n’y a pas de petite incivilité. » Parmi les moyens engagés : la création de cent emplois d’avenir de médiation sociale, la sensibilisation de 220 000 jeunes chaque année en milieu scolaire, l’ouverture d’un numéro d’urgence 3117 aux clients victimes d’incivilités, le déploiement de gilets bleus pour améliorer la propreté à bord des trains.
     

  • Dix milliards de plus pour le Grand Paris

    Un surcoût de 10 milliards pour le Grand Paris Express, c’est ce qu’a évoqué Jean-Paul Huchon, le 4 décembre, lors de son audition devant la commission de développement durable de l’Assemblée nationale, confirmant ainsi ce que des proches du dossier laissaient déjà supposer. « Bien sûr qu’on sait que cette opération sera fatalement plus coûteuse, on le sait depuis le début », a ainsi déclaré le président de la région, évoquant un chiffre qui « risque d’être de l’ordre de 30 milliards au lieu de 20 milliards ». La confirmation est attendue avec la remise à Cécile Duflot du rapport sur le coût estimé du projet par Pascal Auzannet dans les prochains jours.

     

  • Chine : ouverture de la ligne nouvelle Dalian – Harbin

    Le 1er décembre, la ligne à grande vitesse de 921 km reliant le port de Dalian, dans le nord-est de la Chine, à Harbin (Mandchourie) a été mise en service. Conçue pour une vitesse maximale de 350 km/h, cette ligne nouvelle sera autorisée à 300 km/h à partir de mars prochain, mais dans un premier temps la vitesse y est limitée à 200 km/h du fait des rudes conditions hivernales du nord de la Chine. Le long de la ligne, 22 arrêts sont desservis, dont les gares de Changchun, Shenyang, Shenyang-Nord et Liaoyang sur le réseau classique. Si le temps de parcours s’en trouve raccourci de 43 % pour les voyageurs, le fret gagnera également de nombreux sillons entre Dalian, Shenyang et Harbin.

  • Les élus du sud-ouest optimistes sur la LGV Bordeaux – Toulouse

    Les élus du sud-ouest optimistes sur la LGV Bordeaux – Toulouse

    « Il n’y a qu’une question : le chantier de la LGV débutera-t-il en 2017-2018 ? » C’est ce qu’a déclaré Martin Malvy, lors d’un colloque organisé à Toulouse à l’initiative d’Eurosud Transport, le lobby en faveur de la liaison à grande vitesse. Pour le président de la région Midi-Pyrénées, les doutes appartiennent désormais au passé même si l’Etat semble tergiverser sur un projet de 7,8 milliards d’euros. Toulouse est aujourd’hui en France la seule métropole régionale qui ne soit pas reliée au réseau grande vitesse et la remise à plat du Snit ne menacerait le projet que sur la question des délais. « Le ministre nous a rassurés », renchérit Pierre Cohen, maire de Toulouse et président de la communauté urbaine du Grand Toulouse. « Notre ligne est certainement celle qui sera retenue ». Même s’il concède que « tous les ministres des Transports nommés ont eu le tournis en voyant la liste des grands projets » ! Selon eux, Frédéric Cuvillier a priorisé les grands projets en fonction de critères, « et nous remplissons ces critères », assène Pierre Cohen. Il dit cependant rester « vigilant » concernant la prochaine réforme des collectivités locales, qui pourraient avoir un impact sur les modalités de financement des projets…

  • Michel Vauzelle défend le Cévenol

    Michel Vauzelle défend le Cévenol

    Environ 300 personnes, dont de nombreux élus, se sont rassemblées le 10 novembre à Nîmes pour défendre le Cévenol, qui relie actuellement Clermont-Ferrand à Nîmes et Marseille. Car à compter du 7 décembre, ce train ne circulera plus entre Nîmes et Marseille, la SNCF jugeant ce tronçon surchargé, tout comme la gare Saint-Charles. Or, « cette ligne directe entre l’Auvergne et la Provence est très ancienne et permet, pour une part, de pallier la rareté des liaisons ferroviaires entre le Gard et les Bouches-du-Rhône tout en densifiant les fréquences entre Marseille, Miramas et Arles », argumente le président du conseil régional (PS) de Paca, Michel Vauzelle, dans un communiqué. Le Cévenol fait partie des 40 trains d’équilibre du territoire, mais, si la liaison ne va plus jusqu’à Marseille, les élus craignent son déclassement. La ligne, qui souffre déjà de nombreux dysfonctionnements et retards, cesserait alors d’être nationale et devrait être gérée par les conseils régionaux.

  • Martin Malvy propose une nouvelle taxe pour financer les TER

    Martin Malvy propose une nouvelle taxe pour financer les TER

    En ouvrant la séance plénière du conseil régional de Midi-Pyrénées le 8 novembre, son président, Martin Malvy, a rappelé que « la réforme fiscale de 2010 a mis à mal les collectivités locales et particulièrement les régions, en leur retirant toute autonomie fiscale. C’est d’autant plus inacceptable que nos compétences entraînent des dépenses qui progressent mécaniquement. La commission des finances de l’Association des régions de France que je préside a fait des propositions au gouvernement, notamment pour financer les transports collectifs, c’est-à-dire, pour les régions, les TER. Ce pourrait être une taxe sur les autoroutes, sur les réseaux numériques ou leurs usages. »