Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Grand Paris : Jean-Marc Ayrault promet le milliard et confirme le projet

    Lors d’une rencontre sur le projet de Paris – Saclay, organisée le 30 octobre par Paris Capitale économique, Jean-Marc Ayrault a confirmé le Grand Paris. Selon le Premier ministre, « la réalisation de la ligne de métro automatique du Grand Paris Express sera nécessaire pour apporter une réponse efficace à la saturation du réseau actuel et au développement de la région ». Dans ce cadre, « la liaison jusqu’à Saclay trouvera naturellement sa place ».  Mais le Premier ministre veut « savoir exactement quel est le coût ». Les chiffres annoncés « sont sous-estimés ; par ailleurs, il faudra décider dans quel ordre nous faisons, mais nous ferons ». Le gouvernement « disposera de tous les éléments [il s’agit essentiellement de la mission confiée à Pascal Auzannet, NDLR] en début de l’année prochaine ».  Sur ces bases, a ajouté Jean-Marc Ayrault, « dès que cela sera nécessaire, (…)  dès 2015 s’il le faut, nous mettrons en place la dotation du milliard au capital de la Société du Grand Paris ».

     

  • Ile-de-France : l’application Vianavigo s’enrichit de nouvelles fonctionnalités

    La V2 de l’application mobile du Stif, Vianavigo, intègre de nouvelles fonctionnalités. Grâce à la géolocalisation, la nouvelle fonction « autour de moi » permet d’afficher sur une carte les arrêts les plus proches de tous les moyens de transports en commun, quels que soient les transporteurs. La recherche est possible également autour d’un endroit distant en cliquant sur « autour d’un lieu ». L’application s’enrichit aussi d’une carte de l’ensemble du réseau sur laquelle on peut zoomer et se déplacer, et de la totalité des fiches horaires de bus (pour les 1 450 lignes RATP, Optile et SNCF). Vianavigo permet enfin de définir ses lieux et itinéraires préférés pour les retrouver en un clic ou de sauvegarder une feuille de route.
     

  • GPSO : 10 000 manifestants contre la LGV à Bayonne

    Le Pays basque continue de manifester son opposition au projet de LGV Bordeaux – Hendaye : plusieurs milliers de manifestants – 10 000 selon les organisateurs – ont défilé à Bayonne, le 27 octobre, à l’appel du Collectif d’associations de défense de l’environnement (Cade). Ouverte par plus de 100 tracteurs suivis d’une quinzaine d’élus porteurs d’une banderole « Non à la nouvelle ligne ferroviaire. Pour la modernisation des voies actuelles », la manifestation est intervenue au lendemain d’une réunion de comité de pilotage du Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO). Au cours de cette réunion, le préfet coordonnateur a souligné sa volonté de « veiller au respect du calendrier » –  enquête publique à l’été 2013, déclaration d’utilité publique fin 2014 – et estimé que le travail de la commission Snit, chargée de redéfinir les priorités sur les grands projets, ne devait « en aucun cas retarder l’avancement des procédures ».
     

  • Italie : NTV change de président

    Six mois après avoir lancé le premier train à grande vitesse privé italien, NTV change de tête… « pour [en] éviter la personnalisation excessive ». L’emblématique patron de Ferrari, Luca di Montezemolo, quitte la présidence du « privé » qui exploite les trains Italo du nord au sud de la péninsule depuis le 28 avril. Son remplaçant est Antonello Perricone, auparavant à la tête du groupe de presse italien RCS. Quoique démissionnaire en tant que président, Luca di Montezemolo reste actionnaire de NTV aux côtés, entre autres, de la SNCF (20 % du capital). Son bilan est assez satisfaisant, avec un premier million de voyageurs enregistré à la mi-octobre. Encore loin des 10 millions annuels prévus pour 2015, mais d’ici là les dessertes se seront étoffées au fur et à mesure de la livraison par Alstom de 25 rames AGV rouges. NTV est donc encore loin d’avoir atteint sa vitesse de croisière, et pour son dernier exercice, selon notre confrère Les Echos, « la société a enregistré une perte de 39,3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 24,7 millions et un endettement bancaire de 157 millions ». A ces résultats, l’exploitant répond que son taux de ponctualité a atteint 97 %… et entraîné une baisse des tarifs de 30 % sur les principales liaisons à grande vitesse.
     

  • Quand les cadres de RFF font le forcing

    Dans la ligne droite finale, alors que ce qui est considéré comme un forcing de la SNCF est mal perçu, la direction de RFF mobilise pour défendre « sa » réforme du système ferroviaire. Ainsi, les 35 directeurs opérationnels et régionaux, unanimes, viennent d’envoyer « une note de posture »à transmettre à l’ensemble de leurs équipes, qui a dû sans difficulté parvenir aux responsables ministériels… Plaidant « pour un gestionnaire unifié et autonome du réseau ferré »,leur texte détaillé contient quelques idées-forces :
    « rassembler dans une même entité l’opérateur historique et le gestionnaire d’infrastructure conduirait à un coûteux travail de cloisonnement interne »;
    « seul un gestionnaire de plein exercice, résolument public, sera à même d’offrir aux entreprises de transport des conditions performantes et équitables d’accès au réseau »;
    « pour les comptes publics, donc pour les contribuables, l’unification d’un gestionnaire d’infrastructure autonome sera porteuse d’économies réelles, en autorisant un pilotage plus efficace ».

  • Moscou veut privatiser ses chemins de fer

    L’Etat russe prévoit de lancer en 2013 la privatisation partielle de la société publique des chemins de fer RZD, envisageant de céder jusqu’à 5 % de son capital, a indiqué le ministre du Développement économique, cité par l’agence RIA Novosti le 25 octobre. « Les études menées par RZD et le ministère des Transports ont confirmé la possibilité de vendre une partie des actions de la société, jusqu’à 5 % en 2013 », a déclaré Andrei Belooussov. Selon l’agence russe, le gouvernement compte céder au total 25 % moins une voix du capital de la société, qui emploie près d’un million de personnes et transporte près d’un milliard de passagers par an. Détenue actuellement à 100 % par l’Etat, la compagnie a annoncé en septembre le rachat au constructeur automobile PSA Peugeot Citroën de sa filiale de logistique Gefco pour 800 millions d’euros.
     

  • Fréquentation et vandalisme en hausse à Lyon

    2011 a été une bonne année pour les Transports en commun lyonnais, qui dépassent les 400 millions de voyages (403 millions), soit une hausse de 5,4 %. Augmentation sensible aussi pour les recettes à 175,1 millions d’euros (+7,3%), légèrement en dessous de l’objectif fixé par le Sytral (177 millions). Ces résultats s’expliquent par la bonne tenue de tous les modes de transports en fréquentation et en production, notamment du réseau de bus restructuré en août : +9 % de fréquentation en moyenne sur les quatre derniers mois contre 3,7 % auparavant, avec 6,4 % de kilomètres supplémentaires. Le produit des amendes est en forte hausse (+20%). Autres hausses, à déplorer celles-là : 2 617 actes de vandalisme contre le matériel (+23%), les atteintes aux voyageurs (+9%) et les jets de projectiles sur les véhicules (+14%). Conséquence, les dépenses de Keolis Lyon contre l’insécurité ont augmenté de 10 %. Seul bilan stable, le taux de fraude (-1 %) représente 10 % en moyenne, mais est le double dans les bus que dans le métro.   
     

  • Tickets verts pour le PS, tickets rouges pour tout le monde

    A l’occasion de son 18e congrès, qui s’est tenu à Lons-le-Saunier les 20 et 21 octobre, la Fnaut a décerné ses traditionnels Tickets « verts » et « rouges » récompensant ou dénonçant des mesures récentes prises dans le domaine des transports publics. Cette année, ce sont trois autorités organisatrices de transport gérées par le PS qui ont reçu un Ticket vert : le Syndicat des transports urbains de l’agglomération de Pau (fréquentation en hausse de 40 % depuis 2010 suite à l’amélioration de l’offre), le conseil général du Tarn (hausse de 175 % de la clientèle en cinq ans sur son réseau départemental d’autocars) et le conseil régional du Centre (intervention financière ayant permis de rénover la voie ferrée du Blanc-Argent). La distribution des Tickets rouges a en revanche été plus étalée politiquement : Thierry Mariani, ancien ministre UMP des Transports (autorisation générale accordée aux poids lourds de 44 t), Franck Reynier, député-maire UMP de Montélimar, Pascal Terrasse, président PS du conseil général de l’Ardèche, et Didier Guillaume, président PS du conseil général de la Drôme (projet de gare TGV à Allan sur la LGV Méditerranée) et le Syndicat mixte des transports en commun du territoire de Belfort, géré par le PS (« qualité déplorable » de la desserte par bus de la gare TGV de Belfort-Montbéliard) se sont ainsi distingués…
     

  • Jean Grenet suspend le paiement pour la LGV SEA

    Jean Grenet suspend le paiement pour la LGV SEA

    La communauté d’agglomération (CA) Côte basque-Adour (Bayonne, Anglet, Biarritz) a suspendu sa participation financière à la construction, en cours, de LGV Tours – Bordeaux. Elle juge en effet les incertitudes trop grandes quant à la poursuite ultérieure de la ligne jusqu’à Hendaye. « Il est donc possible que la faisabilité de GPSO soit remise en question et qu’a minima son calendrier soit très sensiblement décalé », estime, dans Les Echos, Jean Grenet, le président UMP de la CA. L’agglo avait décidé en 2010 de contribuer à hauteur de 65 millions d’euros à l’ouvrage, soit 26,14 millions pour Tours – Bordeaux, le reste pour son prolongement vers Hendaye dans le cadre du GPSO. Le troisième appel de fonds de 3,54 millions d’euros, reçu en juillet dernier, n’a pas été honoré et les élus ont décidé d’interroger l’Etat et RFF sur le calendrier et l’aménagement multimodal autour de la gare de Bayonne. « En l’absence de réponses formelles et claires sur ces éléments, l’agglomération se réserverait le droit de suspendre l’application de la convention de financement et de réalisation de la ligne ferroviaire Sud-Europe Atlantique, ce qu’elle ne souhaite pas », précise-t-on.   

  • Caroline Cayeux lance une pétition pour avoir le TGV à Beauvais

    Caroline Cayeux lance une pétition pour avoir le TGV à Beauvais

    Et si le TGV passait par Beauvais ? C’est une éventualité qui plairait à la sénatrice-maire UMP de la ville de l’Oise, qui, avec le président de la CCI, a lancé une pétition en ligne réclamant une LGV « Paris – Cergy – Beauvais – Amiens – Calais – Londres ». « Pas question de laisser passer les trains. Avec l’élaboration actuelle du Grand Paris, il faut se positionner au plus vite. Notre atout principal repose sur notre pôle multimodal rail-train-air », indique Caroline Cayeux au Courrier picard. Qui ajoute : « Ce n’est pas une idée farfelue, elle est tout à fait fondée. » Ce projet serpent de mer a resurgi au moment où le projet de ligne nouvelle Paris – Normandie a été débattu, l’idée étant d’utiliser une partie des aménagements à la sortie de Paris pour créer une ligne en parallèle, vers le quart Nord-Ouest. Caroline Cayeux prévoit de soumettre aux prochains conseils municipal et d’agglomération la création d’une association pour soutenir ce projet.