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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Jean-Paul Huchon dessine l’Ile-de-France de 2030
90% des habitants d’Ile-de-France à moins de 2 km d’une gare, c’est l’Ile-de-France de 2030 dessinée par la région dans le schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF). Pour les transports, 240 km de métro en plus, 70 km de RER prolongés, 75 km de tramway en plus sont au programme. Et le cap est mis à l’Est. Document de planification stratégique, le SDRIF 2030, qui doit être voté ce 25 octobre, s’appuie sur le SDRIF déjà voté en 2008, qui a ensuite dû intégrer les évolutions législatives liées au Grenelle de l’environnement et à la loi sur le Grand Paris. A travers ce schéma, sur plus de 640 pages, la région construit la métropole de demain. Pour les transports en commun, confirmés comme « une priorité », il conjugue trois éléments majeurs : le Grand Paris Express, le plan de mobilisation pour les transports et le plan de déplacements urbains (PDU). Le SDRIF devra être approuvé par le Conseil d’Etat avant le 31 décembre fin 2013. Et cette fois, vu la donne politique, nationale et régionale, il ne devrait pas y avoir de mauvaise surprise.
Grande-Bretagne : Virgin garde provisoirement sa franchise
Après l’annulation du renouvellement de la franchise West Coast Main Line (WCML), le 3 octobre dernier, le ministère britannique des Transports (DfT) devait rapidement trouver une solution de continuité pour la desserte par trains intercités entre Londres et le nord-ouest de la Grande-Bretagne à partir du 9 décembre, fin de la période contractuelle en cours. Et le DfT a choisi de reconduire l’exploitant sortant Virgin Trains, candidat malheureux de l’appel d’offres désormais annulé. Une reconduction à titre provisoire, sur une période de neuf à treize mois, qui sera mise à profit pour désigner l’exploitant d’une franchise intérimaire de deux ans, laquelle sera suivie d’une nouvelle franchise de longue durée…
Snit : six mois de réflexion
Le ministre délégué chargé des Transports, Frédéric Cuvillier, a mis en place le 17 octobre la commission chargée d’évaluer le projet de Snit. Appelée « commission mobilité 21 », elle est composée de parlementaires et de personnalités qualifiées et présidée par Philippe Duron, député PS du Calvados, président de l’Afitf. La commission aura 6 mois pour remettre des recommandations qui seront présentées aux commissions compétentes du Parlement. Sur ces bases, le ministre proposera un nouveau schéma national de mobilité durable. Démentant toute volonté de « renoncement », Frédéric Cuvillier a toutefois indiqué qu’un certain nombre de projets – sans vouloir préciser lesquels –n’étaient que « des traits sur le papier », ajoutés lors de la période électorale. Il refuse de dire si l’Etat a fixé un plafond d’investissement et quel en serait le montant (l’ensemble des projets du Snit se montant à 245 milliards d’euros sur 25 ans). Il assure que le canal Seine – Nord n’est pas abandonné. Frédéric Cuvillier a de plus demandé aux préfets de recenser des projets qui n’auraient pas été inclus dans le Snit, pour que la commission les examine. Pour Philippe Duron, le travail, en simplifiant, tient en quatre mots : élagage ; hiérarchisation ; planification (que fait-on à vingt ans), programmation (que fait-on dans les cinq ans). Selon le président de la commission, qui parle d’une « recomposition », l’ensemble des projets ne doit pas s’accumuler selon une logique de « sédimentation » mais former un « système ».
Retrouvez la liste des membres de la commission ici.
Cabotage : l’Araf annonce le lancement d’une consultation publique
L’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a annoncé le 12 octobre le lancement d’une consultation publique sur les conditions de mise en place du cabotage, le dispositif qui autorise des dessertes intérieures pour les voyageurs sur un trajet international. Le cabotage est autorisé dans le cadre de l’ouverture à la concurrence de transports internationaux de voyageurs, effective depuis décembre 2009. Il peut toutefois être restreint, voire refusé, si l’objet principal du service n’est pas la réalisation d’un service international ou si le cabotage est de nature à compromettre l’équilibre économique d’un contrat de service public.
C’est à l’Araf, créée en 2009, qu’il revient de vérifier si ces deux conditions sont bien remplies. La consultation sera menée auprès des acteurs concernés (pouvoirs publics, opérateurs ferroviaires), « afin de les interroger à propos des procédures à suivre par les acteurs ferroviaires souhaitant saisir l’Autorité », précise le gendarme du rail. Le texte et les modalités de cette consultation publique sont consultables sur l’adresse www.regulation-ferroviaire.fr. Les contributions des acteurs doivent être transmises avant le 14 décembre.

Fabienne Keller critique l’abandon de la taxe carbone
Craignant de voir la taxe carbone abandonnée, impression confirmée par une interview de Delphine Batho, la sénatrice (UMP) du Bas-Rhin a écrit à la ministre de l’Ecologie afin de lui demander de préciser clairement ses intentions. Car à la veille de la Conférence environnementale, « il s’agit là d’un signal lourd de sens », estime Fabienne Keller. L’élue critique tout à la fois la méthode – « A quoi peut bien servir cet événement si, avant même que les ONG, les responsables politiques et associatifs ne dialoguent et se concertent, les prises de position du gouvernement sont d’ores et déjà actées ? », interroge-t-elle dans un communiqué du 14 septembre – et le fond. Selon elle, l’abandon de cette mesure « est le symbole de ce manque de courage, de cet abandon de l’intérêt supérieur et de ce mépris pour l’écologie dont fait preuve le gouvernement ». Car « l’abandon du signal-prix pour encourager une économie et une consommation sobre en énergie est, de fait, une prime aux investissements sales ».

Alain Rousset suggère d’utiliser les crédits européens pour la LGV
Interrogé le 14 septembre par Aqui.fr et Carré d’info, deux sites d’infos régionaux, le président (PS) du conseil régional d’Aquitaine affirme : « Nous avons du retard pour l’utilisation des crédits européens sur les infrastructures de transport ». Et de suggérer au gouvernement ainsi qu’au président de la République de solliciter l’Europe pour le projet de LGV dans le Sud-Ouest (GPSO). Un projet qu’il défend notamment pour éviter à la région d’être envahie de camions. « L’Aquitaine est la seule région française où le transport terrestre de marchandises ne concerne le fer que pour 2,5 %. Le nombre de camions qui franchissent l’Aquitaine augmente de 5 à 6 % tous les ans. S’il n’y a pas une logistique ferroviaire moderne, nous allons être progressivement envahis de camions », estime Alain Rousset.
Il rappelle que « le Sud-Ouest est le seul à ne pas disposer de structures de communications modernes », et précise qu’il reste confiant sur le fait que le projet reste à l’ordre du jour. « J’ai vu le président de la République ; dans son moi profond, son intime conviction, je n’ai pas l’impression qu’il ait envie qu’on remette en cause ce chantier. Au moment où on cherche des points de relance qui ne soient pas inflationnistes mais créateurs d’emplois, porteurs de croissance, nous en avons un », explique-t-il.
En Rhône-Alpes, le Front de gauche réclame un versement transport pour le TER
Pourquoi les TER n’auraient pas leur part de gâteau du versement transport ? A Lyon, le Sytral empochera plus de 263 millions d’euros de versement transport (VT) en 2012. Or « les TER sont également utilisés par les salariés », défend Elisa Martin, coprésidente du groupe Front de gauche au conseil régional de Rhône-Alpes, qui avait été à l’initiative du vote d’un vœu en ce sens fin 2011. Avec un taux de 0,2 ou 0,3 %, cette taxe rapporterait 80 millions d’euros, selon les calculs du Front de gauche. Le changement de majorité à l’Assemblée nationale leur laisse espérer d’être entendus. « Ce qu’il est possible de faire, il faut le faire », réclament en tout cas les élus du Front de gauche.

Roland Mariau déplore les méthodes de Liséa
Absent, comme nombre d’élus, de la réunion de lancement de l’Observatoire socio-économique de la LGV SEA, Roland Mariau, maire (PS) de Villeperdue, en Indre-et-Loire, et président de l’association des 21 communes de ce département riveraines du tracé, s’en explique dans les colonnes de La Nouvelle République. « Personnellement, je n’attends rien de ce genre de grand-messe qui entre uniquement dans un plan de communication », confie-t-il, désabusé. L’élu dénonce les méthodes du concessionnaire de Tours – Bordeaux, Liséa : « Depuis le début des travaux, les collectivités ne sont pas consultées sur le déroulement du chantier. Nous n’avons pas le droit au chapitre. » Un sentiment partagé par son homologue et voisin de Nouâtre, Philippe Tabuteaud, qui résume la situation d’un « On est dans le flou permanent »…

La révolution douce préconisée par Christian Proust
C’est par une tribune dans Le Monde du 19 septembre, titrée « Mobilité, on peut faire 48 milliards d’euros d’économie », que le président (MRC) du syndicat mixte des transports en commun du Territoire-de-Belfort a lancé un pavé dans la mare : pour passer à la nouvelle mobilité à coût réduit, arrêtons la course aux infrastructures ! Il faut améliorer les services de transports et repenser la relation Etat/collectivités locales. Christian Proust préconise ainsi une « révolution douce » des transports. Problème : le dispositif actuel « incite les collectivités à ne réfléchir qu’en termes de grandes infrastructures. Et cela pour une subvention située entre 15 % et 20 % du coût total des travaux », écrit le vice-président de l’agglomération belfortaine. Or, « avec les solutions privilégiant la construction de grandes infrastructures, le budget nécessaire pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement serait au minimum de 60 milliards d’euros de dépenses publiques totales », évalue-t-il.
Il propose donc deux réformes. D’abord, suivant l’exemple belfortain, proposer « un service global de mobilité d’un coût raisonnable particulièrement adapté aux villes moyennes : bus + vélos en libre-service + voiture en autopartage. » Une offre qu’il nomme “Triple Play”, ouverte à partir d’une carte de post-paiement délivrée gratuitement à tous les habitants. Un système qui « permet de diviser par deux le budget mobilité des ménages, en économisant sur les coûts fixes liés à la possession individuelle d’une ou plusieurs voitures », assure-t-il. Et selon ses calculs, appliquer sa méthode « diviserait la dépense publique totale par cinq et entraînerait donc une économie de 48 milliards d’euros pour les collectivités locales et l’Etat. Elle permettrait, pour un coût total de 12 milliards d’euros, d’atteindre les objectifs du Grenelle, à savoir 3 milliards de voyages transférés de la voiture aux transports en commun ». Deuxième grande réforme indispensable : celle du financement par l’Etat des collectivités locales, « qui n’a pas évolué depuis un siècle. Il doit être revu en profondeur. (…) Je propose à l’Etat de financer non pas les dépenses mais les résultats, en fonction de l’augmentation prévue de la fréquentation des transports en commun ».
Cécile NANGERONI
La Californie autorise la Google car
Après le Nevada et la Floride, c’est au tour de la Californie d’adopter une loi autorisant la voiture entièrement automatisée de Google à rouler sur ses routes. Le gouverneur de Californie a en effet signé le décret qui crée « le cadre légal et les standards de sécurité opérationnels pour les tests et la mise en place des véhicules autonomes ». Avec plus de 500 000 km parcourus sans aucun problème, cette voiture bardée de capteurs se déplace entièrement seule, sans l’aide d’aucun chauffeur, sur toutes les routes de la planète, grâce aux cartes de Google. Cependant, la Californie impose qu’il y ait un humain qui reste à bord pour intervenir en cas de problème. Alex Padilla, le sénateur californien qui a rédigé le décret, déclarait que grâce à la Google Car il serait possible d’optimiser les flux de voitures et d’éviter les embouteillages et les accidents. Un moyen de réduire le nombre de morts sur la route, ce qui « est en soi une raison suffisante pour signer cette loi ».