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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Grande Bretagne : renouvellement annulé sur la West Coast Main Line
Rebondissement dans le renouvellement de la franchise West Coast Main Line (WCML), qui aurait dû être transférée pour 13 ans de Virgin Trains, son exploitant depuis 1997, à FirstGroup, vainqueur de l’appel d’offres dont les résultats ont été rendus publics en août dernier. En effet, le 3 octobre, Patrick McLoughlin, secrétaire d’Etat aux Transports britannique, a annoncé l’annulation du renouvellement de cette franchise. Une annulation qui suit « la découverte d’importantes erreurs techniques » dans la gestion du processus de mise en concurrence, en particulier sur l’évaluation des risques liés à l’inflation, à la fréquentation des trains et aux recettes exigibles. Première urgence : il faut maintenant trouver une solution pour continuer d’assurer sans interruption les trains intercités entre Londres et le nord-ouest de la Grande-Bretagne à partir du 9 décembre, fin de la période contractuelle en cours. Parallèlement, deux enquêtes indépendantes vont être lancées, dont une par Richard Brown, président non exécutif d’Eurostar. En attendant les résultats de ces enquêtes, qui devraient « offrir un mieux-disant pour les voyageurs et les contribuables », les autres renouvellements de franchises en cours (Great Western, Essex Thameside et Thameslink) sont suspendus. Enfin, le ministère britannique des Transports s’est engagé à rembourser les frais des quatre candidats à la reprise de la West Coast Main Line (Abellio, FirstGroup, Keolis et Virgin Rail), mesure qui devrait coûter aux contribuables quelque 40 millions de livres (48 millions d’euros)…
La BEI s’engage dans la LGV Bretagne – Pays de la Loire
Un premier contrat de financement de 100 millions d’euros en faveur du projet de LGV Bretagne – Pays de la Loire (BPL, 182 km entre Le Mans et Rennes) a été signé le 28 septembre 2012, à Rennes, par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la région Bretagne, sur un total de financement de 300 millions d’euros. Par cette signature, l’engagement total de la BEI pour le projet BPL atteint un montant de 853 millions d’euros, confirmant ainsi sa position de premier investisseur public de ce projet d’envergure lié à la modernisation et à l’extension des réseaux transeuropéens de transport (RTE-T). L’engagement de la BEI s’est d’abord concrétisé par la mise à disposition de 553 millions d’euros, pour 25 ans, au consortium assurant la réalisation de l’ouvrage, dont Eiffage est le chef de file. Cette mobilisation de la BEI sera désormais renforcée par des prêts directs à la région Bretagne, premier financeur de la LGV parmi les collectivités territoriales.
Thaïlande : Alstom veut construire une usine au cœur de l’Asean
Présent en Thaïlande depuis 1973 grâce à sa filiale Alstom Thaïlande, le groupe français a lancé une étude de faisabilité pour la construction d’une usine dans le royaume, jugeant les perspectives de développement dans la région Asean stratégiques. Une usine qui serait créée pour le marché thaïlandais du ferroviaire, mais également pour l’exportation dans tout le Sud-Est asiatique, une zone dont la croissance est forte et constante.
Le groupe a également signé le 2 octobre un mémorandum de coopération pour une durée de cinq ans avec l’une des universités les plus en vue du pays : Kasetsart University. L’idée étant de proposer aux étudiants thaïlandais, dès le prochain semestre, un cursus de formation d’ingénierie ferroviaire, le premier du genre en Thaïlande.Transilien poursuit la modernisation de son système d’info-voyageurs
Une information claire, sans crachotement ni interruption : Transilien SNCF poursuit la modernisation de son système d’information aux voyageurs. Un centre d’information-voyageurs (CIV) en gare de Paris-Nord a été inauguré le 3 octobre, chargé d’informer les 200 000 usagers quotidiens de la ligne H qui dessert le nord de l’Ile-de-France. Ce centre s’inscrit dans un projet de 55 millions d’euros cofinancé avec le Stif. Depuis 2009, 189 gares ont été dotées d’un nouvel équipement, entièrement numérique, pour 30 millions d’euros, 85 autres le seront en 2013 avec le reste de la dotation. « L’information, c’est la deuxième attente des voyageurs après la ponctualité. On sait que c’est un effort considérable qui est attendu de notre part », reconnaît la directrice générale de Transilien SNCF, Bénédicte Tilloy. L’objectif, « c’est que le voyageur ait une information cohérente, précise, globale, qu’il puisse s’organiser, qu’on puisse dire ce qui se passe, ce qui va se passer, afin qu’il puisse prendre des décisions en situation ».
Gouvernance : la croisade de Siim Kallas contre les chemins de fer intégrés
Le commissaire européen chargé des transports, Siim Kallas, croit dur comme fer aux vertus de la séparation entre opérateur ferroviaire et gestionnaire d’infrastructure. Alors que la Commission présentera en décembre son « 4e paquet ferroviaire », Siim Kallas détaille dans un entretien paru mardi dans Ville, Rail & Transports, sa conviction en matière d’organisation du système ferroviaire : « L’expérience a montré qu’il existe des exemples de conflit d’intérêt dans les structures intégrées. Il est difficile d’imaginer que l’on puisse revenir à un modèle datant d’il y a vingt ans. Les fonctions de gestionnaire qui peuvent créer des discriminations doivent être exercées de manière indépendante », indique le commissaire, qui précise que « des fonctions essentielles doivent être séparées : l’allocation des sillons, la fixation de redevances, mais aussi la gestion des circulations, l’entretien du réseau ». Siim Kallas insiste par ailleurs sur la transparence des flux financiers. « Cette question des transferts est critiquée par beaucoup de nos interlocuteurs : il est difficile d’assurer la séparation des flux financiers dans un groupe intégré, qui rend possible les subventions croisées des opérateurs de la holding avec les subventions publiques ou les revenus des charges d’accès à l’infrastructure. Il doit y avoir une indépendance juridique, commerciale et financière », considère-t-il.
Budget : de nouvelles ressources pour les infrastructures
En ces temps de rigueur budgétaire, l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (l’Afitf) tire son épingle du jeu : elle disposera en 2013 de plus de 2,2 milliards d’euros, soit 4 % de plus qu’en 2012. Le signe que Bercy veut choyer les infrastructures de transport ? Plus exactement, l’agence voit ses dotations budgétaires reculer (moins 300 millions d’euros environ) mais elle bénéficiera dans le même temps de nouvelles ressources propres, en particulier l’écotaxe prévue à partir de juillet. Cette taxe touchant les poids lourds devrait apporter 400 millions en 2013, puis annuellement autour d’un milliard d’euros.
L’Afitf devrait maintenir, voire légèrement augmenter ses dépenses consacrées à l’entretien du réseau routier et ferroviaire. Globalement, le tiers de ses dépenses devraient aller à la route et un quart aux lignes TGV. Comme cela a déjà été annoncé, il est prévu de financer les quatre projets de ligne à grande vitesse déjà lancés (Tours – Bordeaux, seconde phase du TGV Est, Bretagne – Pays de la Loire, Nîmes – Montpellier). Mais pas question d’en lancer d’autres. L’Afitf devrait aussi prévoir des crédits pour le 3e appel à projets TCSP, précise-t-on au ministère des Transports. Concernant le budget des infrastructures et des services de transport, le montant atteint 3,174 milliards d’euros pour 2013, soit quasiment le même niveau qu’en 2012. Sur ce montant, plus de 2,5 milliards iront au ferroviaire.
Lille : près d’un million de pénalités pour Keolis
Au dernier trimestre 2011, Keolis (Transpole) a payé 931 180 euros de pénalités à Lille Métropole, a révélé le vice-président transport de l’agglomération, Eric Quiquet. Comme convenu dans la DSP, Transpole touche 145 millions annuels de subvention forfaitaire d’exploitation en contrepartie de l’exploitation du réseau. Keolis doit satisfaire à une batterie de critères de ponctualité, d’information-voyageurs ou de propreté des stations et de matériel roulant, faute de quoi, il rembourse Lille Métropole. Ce niveau élevé de pénalités n’est pas exceptionnel. Au cours du précédent contrat (2003-2010), Keolis s’est acquitté de 21,4 millions d’euros de pénalités. « Les pénalités sont un outil pour veiller à la qualité de service, mais engranger des pénalités ne nous réjouit pas », a précisé Eric Quiquet.
Gefco vendu aux chemins de fer russes
PSA Peugeot Citroën a officialisé le 20 septembre la cession prochaine de 75 % de sa filiale de logistique Gefco aux chemins de fer russes RZD, marquant une nouvelle étape du plan qui doit permettre au constructeur automobile en difficulté d’améliorer ses finances. Cette vente doit lui rapporter 800 millions d’euros. L’opération devra auparavant être approuvée par les autorités de la concurrence dans les pays concernés.
Gefco, qui emploie environ 9 400 employés dont près la moitié sont en France, devrait conserver son patron actuel, Luc Nadal (ancien directeur général de Fret SNCF). « Le siège social resterait en France », précise un communiqué de PSA.
Les camions, wagons ou navires affrétés par Gefco transportent chaque année plus de 3 millions de voitures des usines aux points de vente, en passant par les parkings de stockage et des ateliers de postproduction où sont ajoutées les dernières options du véhicule. Tirée par l’internationalisation de la production et des ventes automobiles, notamment vers l’Europe de l’Est depuis le début des années 2000, Gefco veut dépasser le cap des 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires dès 2015, en s’attaquant aux zones à forte croissance (Amérique latine, Asie, Moyen-Orient…).Des changements à la direction de Geodis
Olivier Storch a été nommé directeur commercial de Geodis Wilson pour la zone Asie-Pacifique. Au sein du groupe SNCF depuis 2006, Olivier Storch était jusqu’alors directeur financier et directeur de l’offre intermodale de SNCF Geodis. Laurent Dumas est nommé directeur financier de SNCF Geodis, tandis que Jean-Michel Genestier, directeur des affaires publiques de SNCF Geodis, reprend la direction de l’offre intermodale de SNCF Geodis (opérateurs de transport combiné et autoroutes ferroviaires).

Keolis devrait être reconduit à Rennes
Jamais deux sans trois ! A l’issue d’une année de compétition, Keolis est bien parti pour entamer au 1er janvier prochain son troisième mandat consécutif – le premier date de 1998 – pour l’exploitation du réseau Star de Rennes Métropole (38 communes, 405 000 habitants), ainsi que du service Handistar, nouvellement couplé à la DSP. Jamais deux sans trois ! A l’issue d’une année de compétition, Keolis est bien parti pour entamer au 1er janvier prochain son troisième mandat consécutif – le premier date de 1998 – pour l’exploitation du réseau Star de Rennes Métropole (38 communes, 405 000 habitants), ainsi que du service Handistar, nouvellement couplé à la DSP. Le groupe est en effet entré en négociation exclusive pour le futur contrat de cinq ans. « Il y a eu une très belle compétition entre Keolis et Veolia-Transdev, et tout le monde s’en sort avec les honneurs », estime Guy Jouhier, vice-président, chargé des transports à Rennes Métropole. L’élu estime en effet avoir reçu « des propositions très ambitieuses » de la part des deux candidats, mais avoir dû leur rappeler que l’heure était à la rigueur… « Notre objectif était simple : pas de saut entre la dernière contribution forfaitaire, soit 52 millions d’euros courants en 2012, et la nouvelle. » Et l’objectif est tenu.
Pour retenir Keolis, l’argument financier a bien sûr été déterminant, mais pas unique. « Nous avons pris en compte les propositions d’innovation qui nous semblaient crédibles », complète l’élu. Et Keolis – qui détient par ailleurs la DSP séparée des VLS – aurait fait « des propositions très innovantes » autour du vélo et de l’autopartage. Reste maintenant à les affiner, car si les grandes enveloppes sont figées (Keolis estime son CA cumulé à 550 millions d’euros), il reste deux mois pour finaliser les derniers détails. Et notamment pour se mettre d’accord sur la notion de perte d’exploitation. L’agglo sera en effet en chantier durant cette DSP : la ligne B du métro, qui vient tout juste de recevoir sa DUP, est prévue pour la fin 2019. Le délégataire choisi accompagnera Rennes dans ce projet, mais rien ne dit qu’il exploitera cette 2e ligne, cette DSP prenant fin en décembre 2017…
Cécile NANGERONI