Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Suède : Arriva entame sa conquête de Stockholm

    Avec le changement d’horaire du 20 août, Arriva (transporteur britannique du groupe DB) a repris le tram de Nockeby, le tram-train de Lidingö et les lignes de bus de banlieue de Bromma, Sollentuna, Solna et Sundbyberg, dans la région de Stockholm. Soit un personnel de 1 100 salariés, ainsi qu’un parc de 255 bus et 82 trams. Mais il ne s’agit que de la première phase du contrat E20, signé avec SL (l’autorité organisatrice de transports du Grand Stockholm) : en janvier prochain, avec la deuxième phase du contrat, Arriva devrait reprendre 2 020 salariés supplémentaires, ainsi que 484 bus et 183 tramways ou voitures de train de banlieue. Avec près de 100 millions de voyages annuels supplémentaires dans le cadre du contrat E20, l’exploitant va doubler son volume d’activité en Suède, aux dépens de Veolia, Keolis et Nobina. Mais Arriva n’est pas uniquement intéressé par la quantité : côté qualité, l’exploitant a distribué 15 000 roses rouges aux voyageurs pour « encourager les idées permettant d’améliorer les transports publics ». Avec pour récompense sept années de transport gratuit au voyageur qui aura la meilleure idée.

     

  • Italie : FS condamnée par l’antitrust italienne

    La société publique italienne de chemins de fer, FS, a été condamnée à une amende de 300 000 euros pour avoir abusé de sa position dominante aux dépens de la compagnie privée Arenaways. Ferrovie dello Stato a été condamnée pour avoir présenté des informations « incorrectes » et « orientées à son avantage » à l’Autorité de régulation des services ferroviaires, afin d’empêcher les trains d’Arenaways de faire des escales intermédiaires entre Turin et Milan. Elle a aussi été reconnue coupable d’avoir sciemment empêché l’accès du concurrent à une « infrastructure essentielle », retardant de près de deux ans la circulation des trains d’Arenaways sur les lignes demandées.
     

  • Lyon – Turin : avis positif sous réserve de la commission d’enquête

    La commission chargée d’une enquête publique sur le projet contesté de LGV Lyon – Turin a rendu un avis positif, mais avec des réserves, soulignant notamment son impact « important » sur l’agriculture. « Les avantages apportés par le projet l’emportent largement sur les inconvénients (…) », conclut la commission d’enquête dans son rapport du 2 juillet, rendu public par RFF début août. L’enquête publique menée l’hiver dernier par treize commissaires-enquêteurs sur le tronçon français entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) avait été initiée en novembre 2011 à la demande du ministère de l’Ecologie.
    Dans son avis, la commission d’enquête se dit « convaincue de la nécessité de développer le fret ferroviaire aux échelles nationales et européennes (…). Il offrira un outil majeur de la politique de report du transport de marchandises de la route vers le fer, permettant ainsi une amélioration de la sécurité routière et une réduction sensible de la pollution atmosphérique dans les vallées alpines ». Les commissaires-enquêteurs demandent cependant à RFF de travailler en « concertation étroite avec le monde agricole », afin de « garantir la pérennité des exploitations et de contribuer à la protection des ressources naturelles et de l’environnement ». Une autre réserve concerne les sites de dépôts de remblais impropres et demande au maître d’ouvrage de réétudier la question, en réduisant de 25 % le volume des remblais.
     

  • Keolis / Farandou remplace Azéma

    Keolis / Farandou remplace Azéma

    David Azéma a été nommé le mercredi 1er août, en conseil des ministres, commissaire aux participations de l’État, et dirigera donc l’Agence des participations de l’État. Président du directoire de Keolis, David Azéma avait déjà occupé d’importantes fonctions à la SNCF, qu’il avait rejoint en 1993, et avait été PDG d’Eurostar de 1999 à 2002.  Il avait ensuite rejoint le groupe Vinci, avant de revenir à la SNCF en 2007 après la nomination de Guillaume Pepy à la présidence. Il  avait alors été directeur général délégué de la Stratégie et des Finances puis directeur général délégué du groupe. En avril, c’est lui que Guillauem Pepy avait choisi pour succéder à Michel Bleitrach à la présidence du directoire de Keolis. La décision avait surpris, Jean-Pierre Farandou apparaissant comme le candidat naturel à ce poste. Jean-Pierre Farandou, nommé il y a peu directeur général délégué de l’Epic, a longtemps été à la tête de la branche SNCF Proximités. Il a également été directeur général des Transports en Commun Lyonnais, l’une des principales filiales de Keolis (2005-2006). Il est membre du conseil de surveillance de Keolis depuis 6 ans

  • Inde / Des infrastructures à construire pour le BTP espagnol.

    Rail Vikas Nigam, l'organisme public indien en charge des infrastructures ferroviaires, vient de confier à l'espagnole Assignia (groupe Essentium) la reconstruction de la ligne (Lucknow)-Utraitia-Rai Bareli. Au nord du pays (Etat d'Uttar Pradesh), ce tronçon de 67 km devra être achevé en 30 mois pour un montant de 26 millions d'euros. Ce contrat va de la plate-forme à la signalisation. Autre entreprise ibérique de BTP, San José a été chargée par le gouvernement du Maharashtra via son office de développement (CICDO) d'édifier cinq stations du métro dont Kharghar et Pendhar desservant Navi Mumbai, un quartier nouveau de deux millions d'habitants sur la ligne 1 de la métropole indienne.
     

  • Fabienne Keller s’inquiète des « engagements non durables » du gouvernement

    Fabienne Keller s’inquiète des « engagements non durables » du gouvernement

    « Au lendemain de la conférence des Nations unies sur le développement durable Rio+20, l’heure est à l’interrogation sur l’avenir de la place accordée par l’actuel gouvernement à l’écologie », estime la sénatrice (UMP) du Bas-Rhin dans un communiqué. Faisant référence aux permis Shell en Guyane et à l’éviction de Nicole Bricq, elle ajoute : « Les lobbies semblent prendre le pas sur le gouvernement et sur l’écologie. » Fabienne Keller note que « le ministère occupe le dixième rang dans l’ordre protocolaire du gouvernement Ayrault II » et regrette Nicolas Sarkozy, « qui avait fait de l’écologie un des enjeux prioritaires du début de son quinquennat. (…) Le Grenelle de l’environnement a permis à des millions de Français d’adopter des réflexes écologiques au quotidien », estime enfin la déléguée générale adjointe de l’UMP. « Avec l’arrivée du PS et d’EELV au gouvernement, l’écologie sera passée au dixième rang des préoccupations gouvernementales et sous contrôle des groupes industriels : triste symbole. » Avant de conclure : « Décidément, ces engagements de François Hollande ne sont pas durables. »   

  • Pour Cécile Duflot, le projet de métro du Grand Paris doit être « séquencé »

    Pour Cécile Duflot, le projet de métro du Grand Paris doit être « séquencé »

    « Le Grand Paris n’aurait pas de sens s’il se construisait pour ses concurrents plutôt que pour ses habitants. Le Grand Paris, ça ne pourra pas être Dubaï-sur-Seine », a dit la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, lors de l’inauguration d’une exposition sur la consultation d’architectes pour les gares du Grand Paris. Lors de sa première intervention publique en tant que responsable du projet qui continue de susciter débats et controverses, Cécile Duflot a précisé le sens de sa mission : « Ce projet ne peut se résumer à un projet de transports mais traverse toutes les dimensions que m’a confiées le président de la République. » Et rassuré sur son avenir : « Le gouvernement souhaite maintenir et poursuivre le projet du Grand Paris Express », ce métro automatique en rocade, de près de 200 km et 72 gares, pour un investissement de 32,5 milliards d’euros, destiné à désenclaver les territoires à l’horizon 2025.
    Cependant, récusant la vision de ses prédécesseurs, pour qui « il suffirait, pour répondre aux attentes de 12 millions de Franciliens, de relier entre eux des pôles d’excellence (…) pour une plaquette de marketing territorial », la ministre écologiste a parlé de « réconcilier » le projet de supermétro « avec le projet d’égalité des territoires ». Si Cécile Duflot ne prononce pas le mot tabou (mais très attendu) de « phasage », elle précise néanmoins que, compte tenu d’un contexte financier contraint, elle souhaite « séquencer le projet », tout en promettant de chercher le consensus avec les élus pour établir les priorités. Les siennes : « les territoires en relégation et les moins bien desservis ». Quant à la question de la gouvernance de la SGP, elle est remise à plus tard : « L’heure n’est pas au big bang institutionnel. » La réunion, le 5?juillet, du conseil de surveillance de la SGP, où siègent tous les présidents de conseil généraux d’Ile-de-France, devait donner une sérieuse indication sur les chances d’arriver au consensus cherché par la ministre, alors que le climat droite-gauche sur le sujet est de nouveau assez tendu.?

  • Annick Lepetit quitte les Déplacements parisiens

    Annick Lepetit quitte les Déplacements parisiens

    « J’ai décidé de quitter mes fonctions d’adjointe au maire de Paris, chargée des déplacements, des transports et de l’espace public, pour me consacrer à mon mandat de parlementaire au sein de la nouvelle majorité présidentielle. » Après quatre ans à ce poste, c’est ainsi que la députée (PS) de la 3e circonscription (17e et 18e arrondissements), réélue deux fois depuis 2002, annonce qu’elle renonce à poursuivre « la mise en œuvre des projets de Bertrand Delanoë pour les Parisiens ». Mais Annick Lepetit précise : « Je continuerai à soutenir l’immense travail qu’il a entrepris depuis onze ans et contribuerai à faire encore progresser la gauche à Paris. » Elle affirme : « Je souhaite m’engager pleinement dans le groupe socialiste, (…) afin d’y apporter mon expérience d’élue de terrain, de députée et de militante au Parti socialiste depuis 1985. » 

  • Espagne : l’opérateur Renfe éclaté en quatre dès 2013

    Dans son nouveau programme d’austérité présenté le 11 juillet, Mariano Rajoy prévoit la division de l’opérateur public Renfe en quatre entreprises : les voyageurs, le matériel roulant, le fret, la maintenance. Pour le président du Conseil espagnol, les deux dernières activités sont privatisables, au même titre que les aéroports ou les paradors… La libéralisation passera également par l’ouverture des lignes AVE aux opérateurs privés, et les services locaux de voyageurs seront concédés via des franchises. Recevant les syndicats le 13 juillet, la ministre des Transports, Ana Pastor, a fixé l’application de ces mesures au 1er juillet 2013. Et toutes les confédérations présentes à Renfe, Feve et Adif d’appeler à une grève totale le 3 août prochain, jour de départ en vacances.

  • Ile-de-France : dézonage et complément de parcours

    Sillonner l’Ile-de-France sans limites, ce sera possible tous les week-ends et jours fériés à partir du 1er septembre. C’est le dézonage, promis depuis des mois, annoncé comme un hors-d’œuvre avant la mise en place du tarif unique sur l’ensemble de l’Ile-de-France. Votée le 11 juillet par le conseil d’administration du Stif, cette mesure, qui concerne 2,8 millions d’abonnés, va coûter 26 millions d’euros en année pleine. En 2012, elle sera financée par une hausse en août de 2 % des forfaits Navigo annuels, de 7 % des forfaits journaliers Mobilis 1-5 et du Ticket jeune week-end.
    L’autre mesure majeure adoptée, c’est la mise en place du complément de parcours. Cette tarification « plus juste » permet aux abonnés, lors de voyages au-delà de la limite de leur forfait, de ne payer que le complément pour la partie de voyage hors de la zone de l’abonnement. Son lancement devra être effectif, au plus tard, à la fin décembre. En année pleine, le coût total des deux mesures, qui se recoupent, sera de 37 millions d’euros.