Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Grand Paris : Pécresse proteste contre le « séquençage »

    « En déclarant qu’il est nécessaire de séquencer le projet du Grand Paris et que tout ne pourra pas se faire tout de suite ni en même temps, Cécile Duflot annonce clairement que la réalisation de certains tronçons du projet sera repoussée, pour ne pas dire purement et simplement abandonnée »,déclare Valérie Pécresse, président du groupe Mouvement Populaire au conseil régional d’Ile-de-France. Les élus du groupe Mouvement Populaire « s’étonnent de la remise en cause du calendrier de réalisation du projet alors que le financement était arrêté. Ils craignent que les déclarations de Cécile Duflot ne signifient en creux l’annonce d’un siphonage des crédits affectés au projet du Grand Paris, comme l’avait d’ailleurs envisagé Jean-Paul Huchon lors du conseil du STIF du 6 juin 2012, alors que la Région et le syndicat des Transports disposent de tous les moyens financiers pour assumer la modernisation des transports existants. »

  • Réunir crée Starshipper pour les voyages en car longue distance

    Dans la perspective de la libéralisation du marché du transport de voyageurs par car, Réunir, le réseau qui regroupe une centaine de PME du transport de voyageurs, lance Starshipper, une nouvelle offre de liaisons internationales par car. Présenté comme un « concept novateur de lignes internationales à haut niveau de service, qui privilégie le confort et les services à bord à des tarifs compétitifs », Starshipper ouvrira sa première ligne le 6 juillet. Il s’agit dune liaison quotidienne Lyon – Chambéry – Turin, exploitée par les Courriers rhodaniens. En se positionnant sur des tarifs et des temps de parcours compétitifs, Starshipper ambitionne d’être une alternative à la voiture.
     

  • Veolia Transdev et IBM partenaires pour la gestion prédictive des déplacements urbains

    Prédire une heure à l’avance son heure d’arrivée à son rendez-vous du matin, avec une marge d’erreur minime quel que soit le moyen de transport utilisé, puis trouver une solution de rechange, en cas d’événement exceptionnel, qui permette de ne pas avoir une heure de retard… c’est une possibilité dont beaucoup de citadins rêvent. Grâce à l’open data et aux solutions informatiques actuelles, c’est aussi « un outil technologique qui existe et qui fonctionne », assurent de concert Veolia Transdev et IBM, les partenaires de la solution Smarter Mobility. Ne lui reste qu’à rencontrer « une volonté politique forte », reconnaît Géraud Boursin, directeur des services numériques chez Veolia Transdev. A l’exemple du Grand Lyon qui a fait appel aux deux associés pour consolider son projet Optimod’Lyon, Smarter Mobility, qu’on espère vendre à environ cinq villes d’ici début 2013, est une solution qui utilise toutes les données disponibles en matière de circulation routière, travaux, exploitation et fréquentation des transports urbains, disponibilité des parkings, des vélos, et même pollution ou météo, les agrège et les analyse dans le « centre d’opération intelligent » créé par IBM, de façon à proposer du calcul d’itinéraire prédictif et fiable. L’info est consultable par tous moyens (téléphone, Internet, smartphone), avant et pendant son trajet. Objectif : « orienter la décision des individus et montrer la réelle compétitivité des TC par rapport à la voiture, donc favoriser le transfert modal, la baisse de trafic et d’émissions de GES, assure Jérôme Gallot, DG de Veolia Transdev, selon qui la valeur ajoutée technologique au service des collectivités et des voyageurs est un élément de différenciation ».
     

  • Grand Paris : Cécile Duflot annonce le phasage

    Le mot tabou n’a pas été prononcé, mais le phasage du projet de métro de Grand Paris a été annoncé par Cécile Duflot lors de la présentation des projets des architectes pour les gares du Grand Paris. « Tout ne pourra pas se faire tout de suite, ni en même temps. Chacun le sait. Face aux contraintes budgétaires, si nous voulons passer aux actes, il nous faudra fixer des échéances », a dit la ministre de l’Egalité des territoires. On devrait en savoir plus le 5 juillet, avec la réunion du conseil de surveillance de la SGP. Pour la ministre, qui veut « réconcilier le Grand Paris avec le projet d’égalité des territoires, (…) le Grand Paris ne doit pas être Dubaï-sur-Seine. » Sur la gouvernance en Ile-de-France (donc des liens entre Stif et SGP), « l’heure n’est pas au big bang institutionnel ».  La gouvernance sera traitée dans le cadre de l’acte III de la décentralisation, que prépare Marylise Lebanchu, ministre de la Réforme de l’Etat. En marge de son discours, Cécile Duflot a indiqué que les partenariats public-privé allaient faire l’objet d’un réexamen par les ministres concernés. La facture serait plutôt salée.

     

  • Ile-de-France : Navigo dézoné le week-end en attendant le tarif unique

    Dans le protocole d’accord tarifaire adopté par les administrateurs du Stif le 7 décembre dernier, il était question de mi-2012. A quelques semaines près, ce sera le cas. Le conseil d’administration du Stif du 11 juillet devrait en effet voter le dézonage du Navigo pendant les week-ends et jours fériés à partir du 1er septembre. Dans la foulée et « avant la fin de l’année », promet le vice-président chargé des transports à la région Ile-de-France, le complément de parcours sera créé, permettant aux abonnés de ne payer que le supplément en cas de trajet ponctuel en dehors de leur zone habituelle.
    Le manque à gagner pour le Stif est évalué à « une grosse trentaine de millions d’euros en année pleine ». Son financement sera assuré par deux hausses modiques : sur le Mobilis (titre une journée destiné principalement aux touristes), et sur le Navigo annuel, qui revient actuellement à 10,2 mois de Navigo par an et passerait à 10,3 mois, ce qui reste plus avantageux que l’achat de 11 ou 12 titres mensuels.
    Ces mesures préfigurent le passe à tarif unique, initialement annoncé pour le 1er janvier 2013, mais que Pierre Serne espère maintenant « au plus vite », tout en admettant qu’il est déjà trop tard pour tenir le délai de janvier. Il faut dire que le vœu des élus voté en décembre est assorti d’une réserve de taille : il faut que les finances du Stif n’aient pas à en souffrir. Or la mesure consistant à supprimer les 5 zones et proposer un passe Navigo à tous les Franciliens pour une somme de l’ordre de 65 € coûterait « environ 300 millions d’euros », évalue-t-il. Hausse du VT et taxe poids lourds sont dans le viseur, mais une loi doit d’abord l’entériner.  

  • Pierre Cunéo, le patron de la ligne C, directeur de cabinet de Delphine Batho

    Après Emmanuel Kesler, nommé directeur de cabinet du ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, et Antoine de Rocquigny, directeur de cabinet adjoint du ministre chargé du budget, Jérôme Cahuzac, Pierre Cunéo vient d’être nommé directeur de cabinet de la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie dans le gouvernement « Ayrault 2 ». Ces deux derniers ont un point commun : ils ont été directeurs de cabinet de Guillaume Pepy. Déjà, lors de la formation du premier gouvernement, Pierre Cunéo, 36 ans, avait été sollicité par divers cabinets, en particulier celui de la Réforme de l’Etat de Marylise Lebranchu.
    Directeur de la ligne C depuis décembre 2010, après avoir été directeur de la stratégie ferroviaire et de la régulation et directeur de cabinet de Guillaume Pepy, président de la SNCF, Pierre Cunéo est diplômé de l’ENA, de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’Ensae, Ecole nationale de la statistique et des études économiques. Après l’Insee, il a rejoint en 2003 l’Inspection générale des finances, avant d’intégrer le cabinet de Jean-Pierre Jouyet – dont il est resté très proche –, alors secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, en tant que directeur adjoint. Il rejoint donc Delphine Batho, qui avait succédé en 2007 à Ségolène Royal comme députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres et a été, en 2012, porte-parole de François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012.

     

  • Suède : Keolis renforce sa présence à Göteborg

    Le 25 juin, Keolis a annoncé que sa filiale suédoise Keolis Sverige avait remporté l’exploitation de la desserte par bus de Hisingen, la partie insulaire de Göteborg. Sur huit ans, ce contrat qui démarrera le 16 juin 2013 devrait générer « un chiffre d’affaires cumulé de 320 millions d’euros ». Pouvant être prolongé de deux ans, ce marché remporté au terme d’un appel d’offres concerne 500 salariés et un parc de 150 bus, la majorité au biogaz (le diesel « sera uniquement utilisé pour le transport à la demande et représentera environ 2 à 4 % des kilomètres parcourus »). La fréquentation des lignes en question s’élève actuellement à 20 millions de voyageurs par an, total que Keolis a pour objectif d’augmenter « de 30 % d’ici huit ans ». Avec ce nouveau contrat, Keolis Sverige, déjà deuxième exploitant de bus en Suède, devient le plus important dans l’agglomération de Göteborg (deuxième ville du pays), avec 350 bus et 950 salariés. Et désormais son parc de véhicules « fonctionnant aux énergies alternatives » comprendra 1 200 bus.
     

  • Doublement de Paris – Lyon : RFF retient deux scénarios

    Réseau ferré de France va poursuivre les études sur deux des quatre scénarios présentés lors du débat public organisé d’octobre à janvier derniers sur le projet de ligne à grande vitesse POCL (Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon). Le tracé médian a les faveurs de la SNCF, tandis que le tracé ouest est supporté par de nombreux élus, qui estiment qu’il répond mieux à un objectif d’aménagement du territoire. Les études, qui vont durer un an environ, seront menées par RFF sous l’égide d’un comité de pilotage qui regroupera notamment l’Etat et les cinq régions concernées.
    Ce projet de ligne à grande vitesse vise notamment à doubler la ligne historique Paris – Lyon, menacée de saturation, tout en mettant Clermont à moins de 2 heures de Paris. Il doit aussi relier Orléans au réseau des TGV et mieux desservir Bourges et les villes du grand Centre. Sa réalisation est envisagée à l’horizon 2025 pour un coût de 13 milliards d’euros environ.
     
     

  • Alain Veyret contre la LGV à Agen

    Alain Veyret contre la LGV à Agen

    « Jean Dionis veut réaliser coûte que coûte la LGV alors que la priorité est ailleurs, sur la restauration des lignes existantes par exemple. » Le candidat UMP dans la circonscription Agen-Nérac, l’UMP Jean Dionis du Séjour en prend pour son grade. La question de la LGV dans le sud-ouest divise les deux camps et le candidat dissident socialiste aux législatives dans le Lot-et-Garonne n’est pas tendre avec le sortant. « La LGV pourrait s’inscrire dans des projets d’infrastructures européennes permettant de relier Paris, Bordeaux et Bilbao, côté Atlantique, et côté Méditerranée, Toulouse, Montpellier et Barcelone, affirme Alain Veyret dans La dépêche du Midi. Dans ce cadre-là, le barreau Bordeaux – Toulouse a simplement besoin d’aménager la ligne existante, sans construire une ligne en site propre, très coûteuse et destructrice pour l’environnement ».   

  • Suisse : la faiblesse de l’euro handicape Stadler

    Le constructeur suisse Stadler a beau enregistrer de nombreux succès sur son marché national, chez ses voisins ou en Europe centrale et de l’Est, la faiblesse de l’euro par rapport au franc suisse lui cause des soucis. En particulier, Stadler estime que ce problème de taux de change lui a coûté la commande massive de tramways passée par les transports de Bâle-Ville (BVB) à « un concurrent avec des usines en Allemagne de l’Est et en Autriche » – comprenez Bombardier. Grâce au niveau de commandes élevé en 2008-2010, le chiffre d’affaires de Stadler a tout de même augmenté en 2011, atteignant 1,39 milliard de francs suisses (1,15 milliard d’euros), avec des effectifs également en hausse, de 4 500 salariés dont 3 000 en Suisse. Mais les commandes de 2011, qui atteignent un total de 1,3 milliard de francs (1,08 milliard d’euros), se situent « en dessous de la moyenne de ces dernières années ».