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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Espagne : rien ne va plus entre Renfe et la Catalogne
La généralité (gouvernement de Catalogne) a, le 4 juin dernier, opposé un « ferme veto » à la nomination proposée par Renfe d’un nouveau directeur pour les Rodalies (lignes de banlieue de Barcelone). L’opérateur actuel voit là un reflet du « conflit politique » entre la Catalogne et Madrid. La généralité bloque pour mettre en évidence « son total manque de confiance envers Renfe et Adif », car ils n’ont pas vraiment mis en œuvre le plan 2008-2015 convenu pour la réhabilitation de la banlieue de Barcelone. Cet échéancier prévoyait 4 milliards d’euros d’investissements, mais manquent à l’appel à ce jour 3,6 milliards, ainsi qu’en a convenu elle-même la ministre espagnole des Transports, Ana Pastor. Et le ministre catalan des Transports, Lluis Recorder, de demander une réforme législative pour que la généralité puisse désormais choisir elle-même, et elle seule, l’opérateur de ses lignes, ce qui alimente les rumeurs sur d’autres opérateurs candidats.
Alstom et le FSI reprennent Translohr
Alstom et Lohr ont finalement trouvé un accord sur la reprise de Translohr par Alstom (51 %) et le Fonds stratégique d’investissements de l’Etat (FSI, 49 %) pour 35 millions d’euros. La reprise ne devait porter au départ que sur 85 % des actions de la filiale de transport public, le groupe présidé par Robert Lohr conservant 15 % des parts restantes. L’examen de la situation financière et commerciale de Translohr et, surtout, la complexité du dialogue entre les deux groupes ont conduit à opter pour une solution de cession totale des parts pour un montant de 35 millions d’euros. Outre le FSI, appelé à la rescousse pour porter la moitié du financement de la reprise, et l’implication d’un ministère du Redressement productif voulant montrer par cette opération une première concrétisation de son action, une autre bonne volonté du secteur publique est intervenue. La RATP et le Stif ont décidé de renoncer aux 5,1 millions d’euros de pénalités dues par Translohr au titre des projets de lignes de tramway sur pneus T5 (Saint-Denis – Garges-Sarcelles) et T6 (Châtillon – Vélizy – Viroflay). Aucune contrepartie n’a été évoquée. Cette mesure « s’accompagne d’un engagement de bonne fin d’Alstom pour l’exécution des contrats existants, sans majoration de prix », a simplement fait savoir la RATP. Dans un communiqué, Patrick Kron, PDG d’Alstom, indique que « cet accord va permettre de préserver l’activité concernée en Alsace, de maintenir l’ensemble des emplois liés à cette activité, d’assurer la bonne exécution des projets en cours, (…) ainsi que de développer la technologie et les perspectives commerciales de Translohr grâce à l’appui des forces du groupe Alstom ». Les parties concernées sont toutefois restées prudentes au moment d’annoncer ce dénouement. « L’accord sera finalisé à l’issue des procédures engagées, des processus d’information et de l’approbation des autorités compétentes », a indiqué Alstom.
Corée du Sud : Thales a livré les systèmes ETCS niveau 1 pour deux lignes
Thales a annoncé le 29 mai que sa filiale Thales Autriche avait livré des systèmes ETCS niveau 1 pour deux lignes à grande vitesse en Corée du Sud. Il s’agit de la ligne de Gyeongchun (81 km) et de celle de Jeolla (89 km). Cette dernière desservant Yeozu, ville qui accueille l’Exposition internationale 2012. Selon le groupe français, l’installation de ces systèmes devrait « permettre d’augmenter la vitesse des trains de 80 km/h à 200 km/h et ainsi d’accroître leur fréquence jusqu’à un train toutes les quatre minutes ».
Les gestionnaires d’infrastructures plaident pour plus d’indépendance
Les gestionnaires d'infrastructures ferroviaires européens ont besoin de plus d'indépendance ainsi que d'une clarification de leurs responsabilités afin d'améliorer l'efficacité des systèmes ferroviaires, a indiqué leur association dans un communiqué le 1er juin dernier. Hubert du Mesnil, le président de Réseau Ferré de France (RFF), qui est aussi le président de cette association, insiste sur l'intérêt "de concentrer dans les mêmes mains" (sous le contrôle d'une autorité régulatrice) la maîtrise des coûts et de la tarification pour réaliser des gains de productivité. Or, rappellent les gestionnaires d’infrastructures, selon la législation européenne, seules la tarification (péages acquittés par les opérateurs ferroviaires) et l'attribution des sillons (créneaux de circulation) entrent actuellement dans la catégorie des "fonctions essentielles", organisées indépendamment des entreprises ferroviaires.
Novatrans : le ministre demande une table ronde
Le ministre des Transports a demandé le 5 juin à la SNCF d'organiser "au plus vite une table ronde" visant à examiner "toutes les solutions possibles pour assurer la pérennité de l'activité" de sa filiale de transport combiné rail-route Novatrans menacée de liquidation. Dans un communiqué, Frédéric Cuvillier demande "que la décision, qui devait être prise lors du conseil d'administration du 8 juin, sur la situation de la société soit repoussée dans l'attente des conclusions de cette table ronde". Le ministre, qui précise aussi qu’elle doit associer les représentants des salariés, insiste pour qu' "une solution de reclassement au sein de la SNCF soit proposée aux personnels de Novatrans si cela devait s'avérer nécessaire".
Aecom chargé de l’étude sur la future LGV entre la Malaisie et Singapour
Aecom Technology a annoncé le 22 mai avoir remporté un contrat de 42 millions de dollars (33 millions d’euros) pour effectuer une étude sur la création d’une liaison rapide entre Johor Bahru, en Malaisie, et Singapour. L’étude devra proposer plusieurs options et définir les paramètres techniques de ce projet. Un tunnel sous le détroit de Malacca est notamment envisagé.
Actuellement, il faut presque 6 heures pour relier les deux villes. Avec l’arrivée de la grande vitesse, la durée du parcours sera réduite à 90 minutes et les formalités de douanes pourront être accomplies au départ des deux gares. Devant l’explosion du prix de l’immobilier à Singapour, Johor Bahru est devenu une extension malaisienne de la cité-Etat. Seconde ville du pays, Johor Bahru est le principal centre industriel du pays. Tous les ans, la ville voit passer un peu moins de 50 % des 22,5 millions de touristes qui visitent Singapour. La ligne devrait ouvrir en 2018.
SNCF : retour de Rachel Picard, nouvelles fonctions pour Jean-Pierre Farandou
Un retour à la SNCF, celui de Rachel Picard, 45 ans, qui après avoir dirigé voyages-sncf.com puis effectué un passage à la tête de Thomas Cook va remplacer Sophie Boissard comme directrice générale de Gares & Connexions. Et un changement de cap pour Jean-Pierre Farandou, directeur de la branche SNCF Proximités depuis 2006, qui devient directeur général délégué Epic SNCF. Ce sont les principaux changements qui viennent d’être annoncés, ce 31 mai, lors du conseil d’administration de la SNCF. A son poste nouvellement créé, directement rattaché à Guillaume Pepy, Jean-Pierre Farandou est chargé d’importants dossiers transversaux, avec en ligne de mire l’adaptation du groupe à la réforme du système ferroviaire : la réduction des coûts de structure, les évolutions managériales, la régionalisation de la SNCF en Ile-de-France, le Grand Paris.
C’est Joël Lebreton, conseiller du président, qui « animera » la branche Proximités, alors que Bénédicte Tilloy (Transilien), Claude Solard (TER) et David Azéma (Keolis) rendront compte directement à Guillaume Pepy.
Ingénierie : Systra vise 800 millions de CA d’ici 2016
Systra, filiale d’ingénierie commune à la RATP et à la SNCF, va achever le 1er juillet la fusion avec Inexia (filiale 100 % de la SNCF) et Xelis (100 % RATP). Le premier groupe français d’ingénierie des transports publics est aujourd’hui le deuxième groupe mondial derrière Balfour Beatty, numéro un sur ce segment de marché depuis l’absorption de Parsons Brinkerhoff en 2010. Avec l’apport d’Inexia et de Xelis, Systra affiche pour 2011 un chiffre d’affaires de 416 millions d’euros, une marge opérationnelle de 23,5 millions et un résultat net de 14,5 millions. Le carnet de commandes s’élève à 807 millions. L’objectif d’un doublement d’ici 2016 du chiffre d’affaires, à 800 millions d’euros (pour un marché mondial estimé à 4 milliards), annoncé avec parfois quelque hésitation par les deux actionnaires, est affiché par le directoire, que préside Pierre Verzat, qui s’exprimait devant la presse, le 24 mai, avec les autres membres du directoire.
Systra, dont le chiffe d’affaires se répartit à parts égales entre la France et l’international, compte sur la croissance de la population mondiale et du besoin de transport public pour assurer sa croissance. Jugeant qu’auparavant Systra avait tendance à « passer d’une grosse affaire à une autre », il veut « ratisser plus profond », prospecter systématiquement le monde entier, et se renforcer particulièrement au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique latine, en Europe du Nord. Aux Etats-Unis, le groupe est à la recherche de partenariats avec des ingénieries de taille moyenne. En Russie, au Chili, il va implanter des bureaux d’études locaux, comme il l’a fait à Dubaï, en Pologne ou en Inde. En France, il compte notamment pour sa croissance sur le réseau du Grand Paris. Symboles de la fusion, l’adoption d’un nouveau logo et l’emménagement, le 15 décembre, dans un grand siège commun à ParisGrand Paris : le Val-de-Marne aussi s’inquiète du choix de Duflot
Le président du conseil général du Val-de-Marne, Christian Favier (Front de Gauche), a mis en garde le 25 mai contre toute "remise en cause" du projet du Grand Paris, s'inquiétant du choix de l'écologiste Cécile Duflot pour porter ce dossier au sein du gouvernement. "Avoir confié ce dossier essentiel pour l'avenir de la Région capitale à une ministre présidente d'un groupe qui ne l'a pas soutenu à la Région n'est pas forcément le meilleur signe donné sur le sujet", a-t-il estimé dans un communiqué repris par l’AFP.
La ministre de l'Egalité des territoires a annoncé jeudi qu'elle allait lancer une concertation "dans les jours qui viennent" avec "tous les acteurs" du projet, assurant agir "sans a priori". Commentaire de Christian Favier : "J'entends et je lis, à l'occasion de la mise en place du nouveau gouvernement, des propos inquiétants sur le devenir de projet de transport du Grand Paris Express". Il poursuit : "Toute remise en cause de ce projet qui a fait l'objet d'un accord unanime entre l'Etat, la Région Ile-de-France et les huit départements franciliens, serait incompréhensible pour nos concitoyens et funeste pour nos territoires". Rappelons que le Val-de-Marne est depuis l’origine en pointe dans le projet de métro automatique.
Autre personnalité interloquée par le choix de Cécile Duflot, Rama Yade, qui twitte : « Aberration : Cécile Duflot en charge du Grand Paris qu’elle a toujours combattu ! »
Grand Paris : Valérie Pécresse juge « incompréhensible » le choix de confier le dossier à Cécile Duflot
Valérie Pécresse voyait, le 23 mai, un mauvais présage dans « le flou total » qui entourait l’attribution ministérielle du Grand Paris Le flou est dissipé, Valérie Pécresse n’en est que plus alarmée. La présidente du groupe Mouvement populaire au conseil régional d’Ile-de-France, considère, dans un communiqué du 25 mai, que « le Gouvernement fait le choix incompréhensible de confier ce projet majeur à l’une de ses opposantes les plus virulentes. » Valérie Pécresse s’inquiète des véritables intentions du Gouvernement : « en affirmant vouloir le rediscuter, notamment pour permettre une articulation plus importante entre les collectivités locales et l’Etat , Cécile Duflot annonce-t-elle en réalité le démantèlement programmé du Grand Paris ? »