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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Australie : licenciements massifs dans les chemins de fer en Nouvelle-Galles du Sud
Rail Corporation New South Wales (RailCorp), la compagnie ferroviaire opérant en Nouvelle-Galles du Sud, dans le sud-ouest de l’Australie, va subir un plan de restructuration qui devrait conduire à de nombreuses suppressions de postes. Gladys Berejiklian, ministre des Transports de l’Etat, a annoncé le 15 mai que 750 postes seront supprimés sur la base de départs volontaires. Mais elle a tenu à démentir le chiffre des 4 500 postes supprimés initialement annoncé dans le rapport du cabinet de conseil Booz & Company, rapport à la base de la réforme. Actuellement, RailCorp emploie 15 000 personnes.
Les Québécois veulent avoir leur mot à dire dans la gouvernance de Keolis
Suite à la sortie d’Axa du capital de Keolis, la SNCF en détient maintenant 70 %. La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) devient son unique partenaire minoritaire avec 30 % des parts. Dans un entretien exclusif dans Ville, Rail & Transports, Macky Tall, vice-président principal, Infrastructures, de la CDPQ, explique les nouvelles règles de cette gouvernance à deux. « Cela va se passer dans la continuité », assure-t-il, « la nouvelle convention, qui est équilibrée, nous permet d’intervenir comme actionnaire et de participer comme par le passé dans les décisions importantes ». Toutefois, le dirigeant québécois rappelle : « Nous avons 30 % dans le capital de Keolis et nous nous attendons à avoir notre mot à dire dans toutes les décisions importantes, comme cela a été le cas par le passé. » Et il insiste sur l’indépendance de Keolis par rapport à sa maison mère : « Nous n’avons pas investi dans une filiale de la SNCF mais dans Keolis. Nous n’attendons aucun changement quant à l’indépendance de Keolis vis-à-vis de la SNCF. Cette indépendance fait partie de la recette du succès de Keolis. » Lire l’intégralité de cet entretien dans Ville, Rail & Transports, en kiosque le 16 mai.
Pierre Serne entre au conseil d’administration du Gart
Le bureau du Gart a entériné le mardi 15 mai le remplacement à son conseil d’administration de Jean-Vincent Placé par Pierre Serne. Diplômé de l’ENS et agrégé d’histoire, ce dernier est également le premier vice-président en charge des Transports et des Mobilités de la région Ile-de-France, enseignant-chercheur et ancien conseiller au ministère de l’Environnement.
Transmanche : Eurostar envisage dix nouvelles destinations
La compagnie ferroviaire transmanche Eurostar envisage de lancer dix nouvelles destinations en Europe, a déclaré son directeur général, Nicolas Petrovic, dans le Financial Timesdu 14 mai. Eurostar, dont les trains à grande vitesse relient Paris et Bruxelles à Londres, voudrait profiter de la libéralisation du secteur pour desservir Amsterdam, Francfort, Cologne, Lyon ou encore Genève. «D’ici 2016 ou 2017, nous aimerions que, lorsque les gens envisagent de voyager vers ces villes, ils pensent à prendre l’Eurostar plutôt que l’avion », explique Nicolas Petrovic. La société, détenue à 55 % par la SNCF ainsi que par le groupe britannique London Continental Railways (LCR, 40 %) et les chemins de fers belges (SNCB, 5 %), sera à l’avenir concurrencée par la compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn, qui doit lancer une liaison vers Londres en passant par le tunnel sous la Manche vers la fin 2015.

Michèle Alliot-Marie conteste la validité des tracés de la LGV SEA
La députée UMP des Pyrénées-Atlantiques conteste la procédure de validation de deux tracés de la LGV Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Espagne via Hendaye. Michèle Alliot-Marie assure que la validation des tracés annoncée le 6 avril par RFF s’est faite sans l’aval du Premier ministre, avec des hauts fonctionnaires de Matignon et du ministère des Transports. L’ancienne ministre a d’ailleurs décrit François Fillon et Thierry Mariani comme « tombant des nues » lorsqu’elle leur avait parlé de la décision du 6 avril. Le Premier ministre a immédiatement rétorqué dans un communiqué que cette validation « a été prise en toute transparence » et « en plein accord avec le gouvernement ». Mais l’ex-ministre des Affaires étrangères persiste et signe : dans un courriel au quotidien Sud-Ouest rapporté par l’AFP, elle dit « comprendre que le Premier ministre se trouve dans une situation délicate par rapport à son cabinet » avec cette affaire. « Cependant, si François Fillon considère qu’il est normal que son directeur de cabinet contredise ses engagements et qu’un fonctionnaire prenne position sur un dossier important sans en avertir son ministre, c’est que lui et moi n’avons pas la même lecture des institutions républicaines […] ! Moi, je m’en tiens à une lecture gaulliste, en accord avec Nicolas Sarkozy, pour qui la technostructure ne doit jamais l’emporter sur les politiques. »

CFAL : Jean-Jacques Brun et 799 élus interpellent les candidats à la présidentielle
Après des années de vain combat pour imposer un autre tracé au contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL), les 800 élus du collectif Parfer, représentant une trentaine de communes et 300 000 habitants, continuent la lutte. Ils ont adressé un dossier à chacun des candidats à la présidentielle et relancé les « finalistes » dans le but d’obtenir une réouverture du dossier. « Si le nouveau gouvernement ne change pas de cap, nous allons reproduire les erreurs commises par le passé pour les infrastructures routières comme le tunnel de Fourvière ou la rocade est », prévient Jean-Jacques Brun, maire (sans étiquette) de Ternay et président de Parfer. « L’Etat avait proposé sept tracés. Celui qui a été retenu ne nous convient pas. Le CFAL signifie bien contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise, et avec le dernier retenu par l’Etat, on se rend compte qu’il traverse une partie de l’agglomération lyonnaise », écrit-il dans la Tribune de Lyon. Le tracé définitif doit être avalisé à l’été.
RATP Dev vise une nouvelle phase de croissance rapide
En 2011, RATP Dev (11 000 salariés, 603 millions de chiffre d’affaires 2011) a consacré une bonne partie de son énergie à accueillir et à intégrer seize nouvelles sociétés rétrocédées suite à la fusion entre Veolia et Transdev. Chose aisée pour les 3 filiales de Grande-Bretagne et d’Italie, mais plus difficile pour les 13 filiales françaises qu’il a fallu « débrancher » des services centraux de Veolia et de Transdev pour les connecter à RATP Dev. « Il a fallu que ce soit “sans couture”, ce d’autant plus que les élus ne nous avaient pas choisis », a expliqué le président du directoire de RATP Dev, Jean-Marc Janaillac, lors d’une rencontre avec la presse le 10 mai. Et puis, il a fallu gérer l’atterrissage : la reconduction des contrats et le redressement des comptes. « Nous n’avons pas hérité des contrats les plus longs ni les plus rentables », a noté Jean-Marc Janaillac. Le groupe aura toutefois connu quelques succès en France (liaison express A14, DSP de Charleville-Mézières) et continué son développement à l’étranger (acquisitions de BBC et de Metrolink en Grande-Bretagne). « Notre profitabilité de 2,2 % est non seulement supérieure en 2011 à celle de Veolia Transdev, mais elle dépasse également celle de Keolis », a soutenu la directrice financière du groupe, Laurence Battle. La société, dont le chiffre d’affaires a été triplé en 3 ans, vise une nouvelle phase de déploiement. Le groupe, qui a déjà enregistré en 2012 les renouvellements d’exploitation de Bourges, Châteaudun et Moulins, ainsi que le réseau d’Austin au Texas, a plusieurs contrats en voie d’acquisition au Maghreb et table déjà sur une augmentation de 25 % de son chiffre d’affaires. En 2020, RATP Dev a pour objectif de représenter 30 % du chiffre d’affaires du groupe RATP. Il souhaite dans cette optique devenir une véritable troisième option en France et « pas seulement celui que l’on vient chercher pour challenger le sortant avant de le reconduire », a indiqué Jean-Marc Janaillac. « Il nous reste à convaincre les maires de grandes villes », a-t-il ajouté. A l’international, le groupe fonde beaucoup d’espoir sur ses pays forts : le Royaume-Uni, où il s’est récemment renforcé et où il sera candidat à l’exploitation de Docklands et de Crossrail, et le marché italien, sur lequel il s’est récemment positionné pour racheter Ataf (bus de Florence). Par ailleurs, il compte bien reprendre la totalité de la JV qu’il partage en Asie avec Veolia Transdev, comme le contrat lui en offre théoriquement la possibilité.
Guillaume LEBORGNE

Dominique Plancke aimerait pouvoir monter dans les Eurostar
C’est un drôle de lièvre que viennent de lever Dominique Plancke, président de la commission Transports du Nord-Pas-de-Calais, et Ronny Balcaen, député Ecolo en Belgique : entre Lille et Bruxelles, il n’est plus possible depuis quelques semaines de réserver une place dans les Eurostar si l’on n’est pas abonné. Incroyable mais vrai, sur le site de la SNCF, les trains apparaissent bien dans la recherche horaire, mais dès que l’on veut réserver, cela s’avère impossible. Simple bug technique ou conséquence de la polémique soulevée par le voyage sans contrôle d’un journaliste britannique au début de l’année (voir VR&T n° 536S du 6 mars 2012) ? Difficile d’en savoir plus. Quoi qu’il en soit, Lillois et Bruxellois sont en ce moment contraints de se rabattre sur les TGV, TER et trains de la SNCB. Mais de ce côté-là, les élus ont également des inquiétudes. Dans le cadre de son vaste plan d’économies, la SNCB compte supprimer 21 trains entre la France et la Belgique. Toutes les liaisons entre Erquelinnes et Jeumont pourraient disparaître d’ici à la fin de l’année. En 2013, le Courtrai – Lille de 7h19, le Lille – Courtrai de 8h08 et le Tournai – Lille de 6h21 doivent également être supprimés. En attendant, Lillois et Bruxellois pourront se rabattre sur l’offre d’autocars « speed » lancée par la SNCF entre Lille et Bruxelles, mais pas en 34 minutes.
RATP Dev se maintient dans le Centre
Bourges, Moulins et Châteaudun, ces trois villes du Centre détenues par RATP Dev, viennent de renouveler leur confiance au groupe. Un an après avoir intégré les filiales de Bourges et de Moulins et racheté les Cars Dunois (urbain et interurbain à Châteaudun), RATP Dev vient de remporter les appels d’offres pour exploiter ces trois réseaux. Soit un chiffre d’affaires cumulé de 91 millions d’euros. A Bourges, la DSP de 5 ans débute au 1er juillet pour Agglobus (22 lignes, 2 navettes de centre-ville, 5 TAD, des circuits scolaires, totalisant 3 millions de kilomètres et 10 millions de voyages par an). A Châteaudun, les Cars Dunois sont reconduits pour 4 ans pour exploiter les réseaux urbain, périscolaire et services spéciaux scolaires. A Moulins enfin, la RATP exploite le réseau de bus Aléo en DSP pour 7 ans à compter du 1er juillet : 9 lignes, 5 TAD, 2 services spécifiques à la demande et un service aux PMR.
Opérateur : Veolia affirme avoir un second investisseur
Façon de calmer les rumeurs, en présentant ses chiffres clés du premier trimestre, Veolia Environnement (VE) a consacré un paragraphe de son communiqué du 4 mai au processus de son désengagement de Veolia Transdev. Le groupe confirme être « entré en négociation exclusive avec un acquéreur potentiel de sa participation dans Veolia Transdev le 27 février. Celui-ci a réitéré son intérêt et a remis une offre ». VE ne donne pas son nom, mais n’a jamais non plus démenti qu’il s’agissait de Cube Infrastructure, le fonds d’investissement de Natixis. « Par ailleurs, un nouvel acquéreur a manifesté et récemment confirmé à VE son intérêt pour participer également au processus », est-il ajouté, sans en dévoiler l’identité. Enfin, VE et la Caisse des dépôts envisagent le transfert des 66 % de la SNCM détenus par Veolia Transdev à VE, ainsi que les droits et obligations attachés à cette participation. Cube Infrastructure aurait en effet indiqué clairement ne pas souhaiter reprendre la compagnie maritime en difficulté.