Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Autocar : la SNCF prévoit de lancer « Speed » à l’été 2012

    La SNCF prévoit de lancer le projet Speed en vue des JO de Londres. Selon une note interne dont VR&T a eu connaissance, le lancement de ce service serait programmé pour cet été, avec des ambitions majeures au départ sur l’axe Paris – Londres – Bruxelles – Amsterdam. Selon ce document, il y aurait notamment cinq allers-retours quotidiens entre Paris et Bruxelles, quatre entre Paris et Londres, et trois entre Paris et Amsterdam. Tous ces trajets se feraient avec une correspondance à Lille, le Paris – Lille faisant l’objet de douze allers-retours quotidiens. La ville de Lille accueillerait un hub pour ce service d’autocars avec, à la clé la création d’une cinquantaine d’emplois. Barbara Dalibard a indiqué dans un entretien au quotidien Les Echos que les autocars « Speed » n’utiliseront pas la gare routière de Paris. La SNCF a « sollicité la mairie de Paris pour trouver un site proche du périphérique, simple d’accès pour nos clients et sécurisé », a-t-elle expliqué. D’après nos informations, la SNCF qui a acheté 46 autocars de tourisme auprès d’Irisbus et de Setra a contractualisé la prestation de transports auprès de plusieurs autocaristes locaux. « L’arrivée sur le marché d'un concurrent comme Stagecoach est un challenge supplémentaire. Mais nous avons les moyens de garantir des places bon marché, en utilisant les mêmes outils tarifaires que dans le train », a indiqué Barbara Dalibard dans Les Echos, précisant que les 46 autocars achetés disposeront d’un accès Wifi « qui sera compris dans le prix » du billet, ainsi que de places pour personnes à mobilité réduite et en fauteuil roulant.
        

    Guillaume LEBORGNE
     

  • Europe : ERTMS sur les grands axes d’ici 2020

    Une semaine avant le congrès UIC sur ERTMS, qui se tiendra à Stockholm du 24 au 26 avril, des signes encourageants pour le système de sécurité européen de sécurité et de signalisation ferroviaire sont venus de Copenhague, où la Commission européenne, l’ensemble des gestionnaires d’infrastructure européens, les opérateurs ferroviaires et les fournisseurs ont signé une déclaration d’intention à ce sujet. Les parties impliquées se sont en effet engagées (une nouvelle fois) à déployer ERTMS sur tous les corridors européens d’ici 2020. Tout en exprimant sa satisfaction, le gestionnaire d’infrastructure belge Infrabel faisait sans doute allusion à l’Allemagne en commentant que « ces derniers mois, certains pays semblant remettre en question des engagements antérieurs, des doutes s’étaient fait jour quant à la concrétisation de ce projet ». Avant de conclure que « la déclaration d’intention signée [le 17 avril] confirme qu’il n’en sera rien ».
     

  • Allemagne : DB Energie baisse les prix de l’électricité

    Sous la pression de l’agence fédérale des réseaux, DB Energie, filiale du groupe Deutsche Bahn, vient d’annoncer une baisse de 4 % des prix de l’électricité fournie aux compagnies ferroviaires circulant en Allemagne. La mesure intervient même avec un effet rétroactif au 1er janvier 2012. Mieux : dès le 1er janvier 2013, la Bahn va remettre à plat sa grille tarifaire. Tous les opérateurs seront logés à la même enseigne. Jusqu’ici, les gros consommateurs bénéficiaient d’un important rabais. Un dispositif hautement contesté, car dans les faits, seule la DB était en mesure de remplir les critères. L’administration chargée de réguler les voies ferrées allemandes a par ailleurs imposé à la DB de plafonner les frais d’acheminement de l’électricité qui représentent jusqu’à 30 % de la facture et sont considérés comme une entrave importante à la concurrence.

     

  • Ile-de-france : alerte au signal d’alarme

    Ile-de-france : alerte au signal d’alarme

    Les « bons » chiffres relevés en 2011 par la SNCF ne doivent pas faire oublier qu’en Ile-de-France les recours au signal d’alarme sont dans 95 % des cas abusifs et, sur certaines lignes, responsables de 10 % des retards annuels. Le dispositif de 2009 réprimant l’entrave à la circulation des trains va être assorti d’une nouvelle campagne de sensibilisation du public et de contrôles renforcés. En février 2011, déjà, la SNCF en Ile-de-France avait tenu à mettre en garde : l’abus du signal d’alarme nuit gravement à la régularité des trains. Sur le réseau Transilien, le nombre de signaux tirés avait augmenté de 7 % de 2009 à 2010 et de 25 % en quatre ans. Depuis, une mobilisation générale et la création d’un nouveau délit d’entrave à la circulation ferroviaire ont montré qu’on pouvait faire quelque chose : en effet, en 2011, la tendance régulière à la hausse s’est inversée. On a constaté une baisse de 21,5 % du nombre de signaux d’alarme tirés abusivement et donc du nombre de trains touchés (9 187 contre 12 219 en 2010). Et du coup, bien sûr, une baisse du nombre de minutes de retard cumulé (106 897 mn soit 74 jours, contre 99 jours en 2010).
    Mais l’impact du phénomène reste considérable, comme en témoignent quelques autres chiffres. Un signal d’alarme, c’est en moyenne 10 mn de retard pour le train concerné. Et par effet boule-de-neige, en pointe, cela peut provoquer le retard de plusieurs dizaines de trains transportant plusieurs dizaines de milliers de voyageurs… Il faut donc relativiser les « bons » chiffres 2011 car ce sont tout de même 6 729 signaux tirés abusivement en Ile-de-France. Soit 18 par jour en moyenne. Et un total de 12 828 trains retardés de plus de cinq minutes ou supprimés. Rageant lorsque l’on sait que le signal d’alarme est tiré, dans 95 % des cas, de façon abusive, c’est-à-dire sans situation de danger.
    Transilien remonte aujourd’hui au créneau, parce que l’Ile-de-France est la région la plus touchée par ce phénomène : les tirages abusifs y ont représenté, en 2011, 84 % des incidents de ce type recensés sur l’ensemble du réseau. Et si ses responsables décident de taper à nouveau du poing sur la table, c’est parce qu’on constate que le nombre d’incidents de ce type repart à la hausse depuis décembre 2011. La situation est particulièrement préoccupante sur certaines lignes comme la J, qui relie Paris-Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie. Déjà en 2010, c’était la plus touchée par ce phénomène qui avait entraîné 10 % des retards annuels.
    Après une amélioration en 2011, avec une baisse du nombre de signaux tirés de 17 %, il y a une nouvelle dégradation. On enregistre sur cette ligne une moyenne de neuf alarmes abusives au quotidien, ce qui en fait la ligne la plus touchée devant les RER B et D. Conséquence directe : plus d’une heure de retard cumulé chaque jour et 11 trains retardés ou supprimés sur cette seule ligne J. Depuis novembre, on constate aussi une légère remontée du nombre de signaux tirés sur la région Paris-Rive gauche.
    La SNCF lance donc une nouvelle campagne pour sensibiliser le public aux conséquences de ces actes, en particulier dans les écoles et les collèges. Elle annonce aussi que les contrôles vont être renforcés. Et puis, ligne par ligne, de nouvelles initiatives sont expérimentées. Cela va de la formation d’agents SNCF habilités à réarmer les signaux d’alarme en gare, à la mise en place de dispositifs adaptés sur les trains. Dans ce combat au quotidien, alors que la moindre baisse de vigilance peut avoir des conséquences directes sur des milliers de voyageurs, toutes les innovations sont bonnes à prendre.
        

    Pascal Grassart

     Des lignes plus touchées
    Les lignes SNCF Transilien du réseau de Paris-Saint-Lazare – soit la partie SNCF du RER A, les lignes J et L, vers Cergy-le-Haut, Saint-Nom-la-Bretèche et Versailles-Rive-Droite – représentent à elles seules un tiers des signaux d’alarme tirés sans raison valable en Ile-de-France et un quart de ceux tirés en France.

    Quand les scolaires abusent
    Sur l’ensemble des lignes Transilien, la majorité des signaux d’alarme abusifs sont tirés par des jeunes d’âge scolaire. Un tiers sont tirés entre 16 h et 20 h, dont une forte proportion par des jeunes pendant leurs déplacements domicile – collège ou domicile – lycée. Et un quart le sont le samedi, notamment dans les trains permettant d’accéder à Paris et d’en revenir. Principaux motifs de ces actes malveillants : le jeu, la provocation, le désir de maîtriser le territoire, des représailles après une verbalisation pour traversée des voies par exemple ou pour non-respect de l’interdiction de fumer en gare…

    Un nouveau délit
    La SNCF a fortement communiqué sur la création par le législateur, en décembre 2009, d’un nouveau délit de « trouble ou d’entrave à la mise en marche ou à la circulation des trains ». En cas d’usage sans justification réelle du signal d’alarme « dans l’intention clairement établie de troubler ou entraver la marche des trains », il prévoit que l’auteur peut être sévèrement puni, jusqu’à six mois de prison et 3 750 euros d’amende. Depuis, une dizaine d’interpellations suivies de dépôts de plaintes ont été enregistrées en Ile-de-France. Toutefois, selon la SNCF, « aucune peine dissuasive ne semble avoir été prononcée à ce jour ».

     

    Pour faire réfléchir avant d’agir

    Sur la ligne D, des rames ont été équipées de « buzzers ». Ce signal sonore de forte intensité vise à attirer l’attention des passagers et à dissuader ceux qui tirent le signal sans raison. Le Francilien est conçu pour permettre de réarmer le signal d’alarme depuis la cabine de conduite. Intérêt essentiel : le conducteur n’a plus à sortir de sa cabine d’où il constate, par interphonie et à l’aide de caméras embarquées, la cause de l’alerte. Il peut l’annuler sans se déplacer. D’où le gain de précieuses minutes. La SNCF étudie la mise au point d’un boîtier transparent protégeant le signal d’alarme des trains du RER D. Objectif : mieux matérialiser le caractère exceptionnel de l’usage du dispositif et donner un temps « moral » de réflexion à la personne qui s’apprête à tirer le signal.
    Depuis 2008, des agents SNCF présents dans les gares ont été formés au réarmement des signaux d’alarme, après autorisation du conducteur qui peut rester dans sa cabine et donc gagner du temps. C’est notamment le cas des agents de la Suge ainsi que, sur la ligne J, des agents de plusieurs gares. Résultat : le temps de réarmement d’un signal est passé de 13 mn en moyenne en 2009 à 8 mn en 2011 sur les lignes du réseau Paris-Saint-Lazare.

  • Alstom et quatre entreprises nordistes se regroupent pour la déconstruction du matériel roulant

    Alstom Transport, Hiolle Industries, LME Trith, Ramery Environnement et le groupe Vitamine T ont signé un accord de groupement industriel portant sur la déconstruction de matériel roulant ferroviaire réformé. Présents dans le Nord-Pas-de-Calais, les cinq membres du groupement couvrent l’intégralité des compétences requises par la déconstruction du matériel roulant, y compris le désamiantage et la valorisation des aciers, les questions de recrutement et de formation ou l’environnement. Le site retenu est une plateforme multimodale issue d’une friche industrielle réhabilitée à Trith-Saint-Léger (Nord), à proximité immédiate de Valenciennes et au sein de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut. Les premières voitures que le groupement aura à déconstruire devraient provenir de la RATP.
     

  • Avec l’acquisition de MF Cargo, Geodis se renforce en Europe centrale

    Le prestataire de services logistiques Geodis vient de faire l’acquisition de MF Cargo, spécialiste du transport en parc propre pour la grande distribution, comme l’annonce la filiale de la SNCF ce jeudi 19 avril. L’arrivé de ce groupe basé en Hongrie permet à Geodis d’intégrer « le top 3 des prestataires logistiques » dans ce pays et de conforter sa place de 4e principal prestataire de services en Europe. Cela va également permettre à l’entreprise de développer ses activités en desservant les pays limitrophes de l’Union européenne. Jean-Louis Demeulenaere, directeur général délégué de Geodis, estime que cette acquisition va permettre de « séduire [des] clients internationaux en Hongrie et, plus largement, en Europe centrale et orientale ».
     

  • Sophie Boissard sera numéro 2 de la SNCF

    Sophie Boissard succédera dans quelques semaines à David Azéma, actuel directeur général délégué du groupe SNCF, nommé à la présidence de Keolis. L’actuelle directrice générale de Gares & Connexions deviendra donc le numéro 2 de la SNCF, chargée de la stratégie et du développement. Diplômée de l’Ecole normale supérieure et ancienne élève de l’ENA, conseiller d’Etat, Sophie Boissard a exercé des fonctions de directrice de cabinet du ministre du Travail, puis de l’Economie. Elle a également été commissaire au Plan puis directrice générale du Centre d’analyse stratégique.
     

  • Patrick Hatzig réclame un VT régional

    Patrick Hatzig réclame un VT régional

    Dans une adresse aux candidats à la présidentielle, le vice-président (PCF) chargé de la mobilité en Lorraine explique que « de fortes inquiétudes existent sur la volonté réelle d’apporter un vrai changement en matière de transports ferroviaires en France et dans les régions ». L’élu souhaite « un bilan du transfert de compétence des TER dans les régions et (nous) projeter vers un nouveau développement de l’offre en travaillant l’intermodalité… Bref, favoriser un report modal de la voiture vers le transport collectif ». Rappelant que l’Etat, en gelant la dotation générale de décentralisation, « doit 150 millions d’euros à la région », il réclame notamment des ressources fiscales : « Il est désormais plus que temps de faire en sorte que les AOT régionales, qui sont dépourvues de toutes ressources propres pour financer leur compétence transport, puissent bénéficier enfin du produit d’un versement transport régional. La mise en place du VT régional aux entreprises apporterait à la région Lorraine près de 37 millions d’euros par an pour son activité de mobilité et d’intermodalité », a-t-il calculé. Ce VT « serait associé à la création d’un syndical mixte régional du transport collectif qui, sans se substituer à la production de transport de chaque AOT, organiserait l’intermodalité idéale », conclut-il.  

  • Eva Joly déclare l’urgence de développer des modes alternatifs

    Eva Joly déclare l’urgence de développer des modes alternatifs

    La candidate EELV à l’élection présidentielle a pris la peine d’écrire à la Fnaut pour commenter sa charte des transports proposée aux candidats. « Je ne peux que partager votre constat de la situation des transports tant de voyageurs que de fret », commence Eva Joly. Selon elle, « il est urgent de développer les alternatives à la voiture, qui capte encore 80 % des déplacements mécanisés, donc d’augmenter la capacité et la fiabilité de nos réseaux de transports publics urbains, régionaux et même nationaux. (…) La priorité en matière d’infrastructures doit aller vers les modes de transports alternatifs à la route et à l’aérien ». La candidate écologiste déplore aussi le manque de cohérence des politiques en matière de TCU, le désengagement de l’Etat pour leur financement, et « également une absence totale de lisibilité, voire d’implication du gouvernement pour déterminer et accompagner des orientations politiques fortes en faveur du transport ferroviaire et fluvial, tant pour les voyageurs que pour le fret. Le gouvernement de M. Sarkozy a été inexistant ! »

  • Pierre Mériaux estime que les objectifs climat en Rhône-Alpes sont insuffisants

    Pierre Mériaux estime que les objectifs climat en Rhône-Alpes sont insuffisants

    Après une grande concertation, la préfecture de région propose des objectifs climatiques, jugés insuffisants par les Verts régionaux. Le vice-président de la commission énergie-climat de Rhône-Alpes estime qu’« il est nécessaire d’envisager de profonds changements qui ne soient pas seulement technologiques, mais qui touchent aussi à la manière dont notre société est structurée ». Or le document régional « ne peut que pointer du doigt les obstacles et est impuissant à montrer la voie ». Pour Pierre Mériaux, conseiller régional EELV, « la première mesure à prendre serait une remise à plat de notre système fiscal pour créer une véritable fiscalité écologique, et pas seulement une taxe carbone qui ferait figure de rustine. Cette fiscalité à la fois dissuasive et incitative encouragerait le développement des transports en commun… »