Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • David Azéma prend la présidence de Keolis

    La SNCF a annoncé la recomposition du capital de sa filiale de transports publics et de stationnement Keolis. Le conseil d’administration de la SNCF a approuvé le mercredi 18 avril la montée de sa participation de 56,5 à 70 % dans Keolis, aux côtés « d’un investisseur de long terme ». Il s’agit de la Caisse des dépôts et du Québec, qui devrait, d’après nos informations, valider l’opération dans un conseil d’administration qui se tiendra dans les heures à venir. Axa Private Equity et Pragma sortent ainsi du capital, qui se réorganise donc autour de la SNCF. L’actuel numéro 2 de la SNCF, David Azéma, succédera en juin à Michel Bleitrach comme président du directoire de Keolis. L’ancien patron de Transdev et actuel conseiller du président de SNCF, Joël Lebreton, deviendra président du conseil de surveillance de Keolis. Michel Bleitrach et Michel Derbesse, l’ancien président du conseil de surveillance de Keolis, resteront dans le groupe SNCF en tant que conseillers du président.

  • Nicolas Dupont-Aignan veut « renationaliser » les transports !

    Nicolas Dupont-Aignan veut « renationaliser » les transports !

    En usager régulier du RER, le candidat de Debout la République à la présidentielle a dénoncé le 3 avril les « conditions de transport déplorables » en Ile-de-France et en province, et « l’explosion » des tarifs TGV, plaidant pour une « renationalisation » des transports publics. Ticket de RER en main, le député-maire de Yerres, qui « connaît par cœur » la ligne D, s’est rendu à la gare du Nord pour défendre « une autre politique en matière ferroviaire », en « libérant les services publics de la tutelle idéologique de Bruxelles » devant laquelle « se sont couchées la gauche et la droite ». Il a plaidé pour un doublement du tunnel gare du Nord – Châtelet qui, en accueillant « 36 trains à l’heure », est un « goulet d’étranglement » de tout le trafic RER francilien.
    Cela représente « à peu près un milliard d’euros », la même somme que celle prévue pour « couvrir la grande avenue à Neuilly-sur-Seine », a-t-il comparé, dénonçant aussi les 35 milliards d’euros provisionnés pour le « projet pharaonique du Grand Paris ». Le candidat souverainiste propose d’injecter 10 milliards dans le ferroviaire. Et renvoie dos à dos la région, de gauche, et le gouvernement, « autant coupables l’un que l’autre ». Quant au TGV, « la plus belle invention française », Nicolas Dupont-Aignan estime qu’il devient « un produit de luxe, réservé aux plus riches (…), une pompe à fric pour la SNCF et c’est inacceptable ». Réclamant des « tarifs régulés » par l’Etat, il insiste : « Il faut renationaliser définitivement. Il n’y a pas de concurrence possible pour le train. On l’a vu en Angleterre. Ça s’est fini comment ? Par des morts ! »

  • Messageries : Sernam revient à la SNCF

    Le tribunal de commerce de Nanterre a accepté le 13 avril l’offre de Geodis sur Sernam. Rappelons que la filiale de logistique de la SNCF était la seule sur les rangs pour reprendre Sernam, en redressement judiciaire depuis le 31 janvier. C’est donc un retour dans la maison pour l’ancienne filiale de la SNCF, privatisée en 2005 et acquise par le fonds Butler Capital. Calberson, filiale de Geodis, paiera 500 000 euros pour reprendre à partir du 7 mai le fonds de commerce, auxquels s’ajouteront 250 000 euros versés par BMV, filiale à 30 % de Geodis.
    Geodis proposera 833 postes, précise le jugement du tribunal, au 1 441 employés par Sernam (une série de départs a déjà eu lieu depuis le début de l’année, liés aux difficultés financières de l’entreprise). Des réunions se sont déjà tenues avec des acteurs du secteur du transport et de la logistique pour trouver des solutions de reclassement aux salariés qui ne seraient pas repris par Geodis. La SNCF devrait proposer 500 postes.
               

  • Le nouveau site Alstom de Tarbes-Séméac inauguré

    Le nouveau site Alstom de Tarbes-Séméac inauguré

    Le nouveau site Alstom de Tarbes-Séméac a été inauguré le 5 avril 2012. Le nouveau site Alstom de Tarbes-Séméac a été inauguré le 5 avril 2012 en présence de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Gérard Trémège, président de l’agglomération du Grand Tarbes, Patrick Kron, PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, président d’Alstom Transport, et Christophe Florin, directeur de ce site employant 700 salariés. Les nouveaux bâtiments de cette usine, spécialisée dans les modules de puissance et les chaînes de traction pour le matériel roulant ferroviaire (grande vitesse, régional, locomotives, métro, tram…), ont été construits pour 20 millions d’euros entre décembre 2009 et décembre 2011, remplaçant les ateliers de 1921. A la clé, une consommation de gaz réduite de 60 % et – à terme – une facture d’électricité réduite de 25 %. Cerise sur le gâteau : une centrale photovoltaïque de 5 000 m2 a été installée sur la toiture des nouveaux bâtiments.
     

  • Messageries : Sernam sur le chemin du retour à la SNCF

    Le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) devrait rendre sa décision le 13 avril sur l’offre de reprise de Geodis sur Sernam, en redressement judiciaire. La filiale de logistique de la SNCF, seul repreneur en lice, avait confirmé son offre trois jours auparavant, en l’améliorant. Elle a notamment proposé 500 000 euros pour la reprise du fonds de commerce contre 50 000 euros initialement. Pierre Blayau, le patron de Geodis, a également indiqué être prêt à reprendre la société de transport dès le 7 mai, alors qu’il souhaitait jusqu’alors que la période de jouissance démarre dans un délai de 45 jours à partir de la décision de justice. En revanche, le nombre de salariés repris ne change pas : 826 postes peuvent être sauvegardés sur 1 441. La SNCF a été sollicitée, comme l’ensemble des professionnels du secteur, pour proposer des postes aux salariés qui seront licenciés. Selon Maxime Dumont, secrétaire général de la CFDT-Transports, « pour l’heure, la SNCF propose 500 postes, la fédération TLF, 92, la société de transport T2L, 105. Petit à petit, le nombre de postes s’étoffe ».
     

  • Stif-SNCF : le contrat mis en examen au CA de la SNCF

    Le 11 avril, le conseil d’administration du Stif a approuvé le contrat qui doit le lier avec la SNCF pour quatre ans. La SNCF, qui transporte au quotidien 3,5 millions de voyageurs, devrait faire de même le 18 avril. L’enjeu est majeur : c’est l’exploitation des transports ferroviaires en Ile-de-France sur la période 2012-2015 et plus de 1,7 milliard d’euros par an, soit 7 milliards sur la durée du contrat. Sans compter les 2,6 milliards investis par le Stif et contractualisés avec la SNCF.
    Ce devait donc être l’épilogue d’un feuilleton à rebondissements. Le dernier : alors que la RATP a signé son contrat dès le 16 mars, la SNCF avait annoncé qu’elle retirait de l’ordre du jour de son conseil d’administration du 11 avril l’approbation du contrat avec le Stif. Les discussions finales avaient dans un premier temps achoppé sur les questions de prise en compte des péages de RFF et de leur hausse à venir. Depuis, une clause de revoyure a été ajoutée, après la fixation par RFF de ses augmentations de péages pour 2014-2015.
     

  • Alstom et le FSI étudient l’acquisition de 85 % de Translohr

    Le 10 avril, Alstom a annoncé étudier avec le Fonds stratégique d’investissement (FSI) le rachat conjoint de 85 % du capital de Translohr, la marque de Lohr Industries spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de tramways sur pneus. Lohr SA, société mère du groupe Lohr Industries, conserverait les 15 % restants. Une fois les discussions finalisées, la transaction (de l’ordre de 60 millions d’euros) serait soumise à l’information des différentes instances représentatives du personnel et à l’approbation des autorités européennes de la concurrence. Cette acquisition « permettrait d’assurer la pérennité de l’activité de Translohr à Duppigheim [en Alsace] et la poursuite en France d’une activité d’équipements de transports publics spécialisée ». Alstom Transport pourrait également faire bénéficier Translohr de son réseau commercial, de ses compétences dans les domaines de la gestion de projets, de son expertise industrielle et de sa puissance d’achats. A ce jour, 150 rames de tramway sur pneus Translohr ont été vendues : en France (Clermont-Ferrand, futur T6 de la RATP), en Italie (Padoue, Mestre-Venise), en Chine (Shanghaï, Tianjin) et en Colombie (futur réseau de Medellin).
     

  • Alstom modernise une ligne dans l’ouest de la Roumanie

    Le 4 avril, Alstom a annoncé qu’un consortium sous sa direction avait signé avec CFR SA, le gestionnaire d’infrastructures roumain, un contrat de 300 millions d’euros, portant sur la rénovation d’une ligne à double voie de 41 km dans l’ouest du pays, afin d’accroître la vitesse des trains à 160 km/h pour les voyageurs et à 120 km/h pour les marchandises. La part de contrat d’Alstom, qui s’élève à 69 millions d’euros, porte sur la fourniture des équipements d’électrification (y compris une nouvelle sous-station) et de signalisation ERTMS/ETCS niveau 2. Le consortium est responsable des nouvelles voies et des modifications des schémas de voie sur les 41 km, ainsi que dans quatre gares, dont celles d’Arad et de Curtici. Outre l’ERTMS, ce premier projet de signalisation d’Alstom en Roumanie, basé sur la solution Atlas 200, comprend Smartlock (aiguillage informatisé) et Iconis (centre de contrôle intégré).
     

  • Les premiers Italo rouleront le 28 avril en Italie

    « La liberté de choix devient enfin une réalité. » C’est ainsi que NTV (Nuovo Trasporto Viaggiatori), premier opérateur ferroviaire privé en Italie, dont la SNCF détient 20 %, présente l’arrivée de son Italo sur les lignes à grande vitesse. Première circulation commerciale le 28 avril sur la liaison Naples – Rome – Florence – Bologne – Milan, les billets étant ouverts à la vente à partir du 15. « Le défi est de conquérir les voyageurs avec des technologies à l’avant-garde, la qualité des services et des propositions de voyages pour tous les budgets », souligne la compagnie, qui ne dévoilera ses tarifs que le 12 avril. Les trains d’Alstom proposeront trois niveaux de confort (Smart, Prima et Club), le Wifi gratuit pour tous, des écrans individuels avec TV par satellite (une première mondiale souligne NTV) en classe Club, ou encore une voiture cinéma pour la classe Smart. D’ici à la fin de l’année, NTV complétera son offre de deux lignes, Salerne – Turin et Rome – Venise, « quand la flotte de 25 trains sera entièrement à disposition ».
     

  • Messageries : Geodis confirme son offre de reprise de Sernam

    Le PDG de Geodis, Pierre Blayau, a confirmé le 4 avril l’offre de reprise partielle du transporteur Sernam, en redressement judiciaire, par son groupe, filiale de la SNCF, après l’annonce par Bruxelles que le repreneur n’aura pas à rembourser 642 millions d’aides illégales. Mais Pierre Blayau a aussi rappelé la seconde condition au maintien de son offre, « tenant à la viabilité de Sernam ». Par ailleurs, le 3 avril, une bourse de l’emploi a été mise en place par les acteurs du transport et le gouvernement pour aider au reclassement des salariés en cas de reprise partielle ou de liquidation totale.