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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Châteaudun poursuit son partenariat avec Cars Dunois
La ville de Châteaudun (Eure-et-Loir) vient de signer un nouveau marché de quatre ans avec son exploitant actuel Cars Dunois. La ville avait lancé un nouvel appel d’offres pour un contrat qui devait être opérationnel au 1er janvier. La consultation avait finalement été repoussée au 31 mars, mais les réponses des groupes nationaux ont été jugées « inacceptables » par les élus. La ville a donc signé un marché négocié de 413 000 euros par an avec Cars Dunois (RATP Dev). Ce marché conforte la gratuité des transports instaurée en 2009 et instaure de nouveaux horaires cadencés et de nouvelles dessertes pour un total de 1 209 000 km/an.
CDG Express : études complémentaires dans 6 mois
Le Premier ministre François Fillon a chargé le 3 avril le préfet de la région Ile-de-France Daniel Canepa de poursuivre les études sur la faisabilité d’une desserte ferroviaire directe entre l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle et le centre de la capitale. Le préfet a déjà remis le 12 mars un premier rapport analysant les schémas envisageables tant sur les plans technique et juridique que financier, précise la lettre du Premier ministre. Deux scénarios sont « privilégiés ». Soit l’engagement d’une « nouvelle procédure d’attribution de délégation de service public en réduisant les investissements à la charge du concessionnaire (…), solution présentant le moins de risque juridique », soit une option confiant « à Réseau ferré de France la maîtrise d’ouvrage des infrastructures (…), l’exploitation pouvant être confiée directement à la SNCF, ou à une société commune SNCF-RATP, ou encore faire l’objet d’une mise en concurrence ». Cette deuxième solution présente l’avantage de pouvoir relancer plus rapidement CDG Express. Des « études et expertises » sont encore nécessaires avant le choix définitif, estime le Premier ministre, qui donne six mois de plus au préfet avant la présentation des résultats.

L’équipe de campagne de François Hollande dénonce le prix de la démagogie à la pompe
« Nicolas Sarkozy ignore la réalité économique de notre pays et le quotidien de nos concitoyens : pour nombre de Français, le carburant pèse de façon insupportable sur leur budget. » C’est ainsi que Roland Ries, responsable du pôle Transport et mobilité de l'équipe de campagne du candidat PS et Bernard Soulage, secrétaire national aux Transports pointent la démagogie de la droite. Car avec un litre de carburant à 2 euros, le président de la République « propose aux Français d’aller “acheter l'essence là où c’est moins cher”, comme s’il s’agissait là du remède miracle », dénoncent-ils. Estimant que l’Etat se crée ainsi « une cagnotte sur le dos des Français » (avec plus d’un milliard d’euros de recettes en plus entre 2010 et 2011), ils promettent le retour de la TIPP flottante. « François Hollande entamera le blocage des prix des carburants pour une durée de trois mois. Ce temps sera mis à profit pour permettre de réviser la fiscalité des carburants, à commencer par une réintroduction de la TIPP flottante et de restituer aux consommateurs ce que l’Etat perçoit en recettes supplémentaires. Nous engagerons simultanément un plan de soutien aux transports en commun et des actions qui permettront de reconvertir progressivement notre parc automobile en faveur de véhicules moins énergivores. »

Maurice Vincent critique des dysfonctionnements de l’Etat
Le sénateur et maire (PS) de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole s’insurge. La presse locale du 20 mars fait état d’un rapport sur le projet de réalisation de l’A45, demandé par Nathalie Kosciusko-Morizet au CGEDD, publié en septembre 2011. « Ce rapport n’a pourtant jamais été communiqué officiellement aux élus locaux. Plus grave encore, lors d’une réunion des élus concernés par le projet à la préfecture, le 14 novembre 2011, nulle mention de ce rapport », écrit Maurice Vincent. S’agissant d’un rapport « incontestablement favorable » à la réalisation de cette autoroute, il estime que « la non-information des élus a clairement impacté le contenu de cette réunion ». Et demande « que toute la lumière soit faite sur les raisons qui ont conduit à de tels dysfonctionnements de l’Etat ». Attendu pour 2015, ce projet consiste à doubler l’A47 sur 40 km entre Saint-Etienne et Lyon. Le département de la Loire et Saint-Etienne Métropole ont confirmé leur accord de financement et demandent que la procédure d’appel à la concession soit lancée.

Eric Quiquet refuse d’augmenter le ticket lillois
Le vice-président (EELV) chargé des Transports à Lille Métropole communauté urbaine (LMCU) a voulu faire cesser la polémique sur la possible hausse du prix du ticket à Lille. Cette augmentation avait été évoquée par le délégué du collectif de retraite interprofessionnel CGT de Lille, Jacques Lefebvre, selon qui Transpole aurait proposé à LMCU des hausses de 7 % ou 14 % pour le ticket unitaire, de 18 % sur les carnets, et la fin de la gratuité pour les personnes âgées. « Aucune augmentation n’est à l’ordre du jour, a rétorqué Eric Quiquet dans l’édition du 18 mars de La Voix du Nord. C’est moi qui me suis battu pour la gratuité totale pour les voyageurs de plus 65 ans, pour la baisse des tarifications pour les jeunes. J’ai aussi imposé la gratuité des transports pour les enfants de moins de 12 ans. Vous pensez que j’irais détricoter ce que j’ai construit ? » Il précise que les différents scénarios proposés par Transpole en janvier ont été « tous rejetés ».
Allemagne : la DB commande 16 Twindexx à Bombardier
Le 30 mars, Bombardier a annoncé que 16 automotrices électriques régionales à deux niveaux avaient été commandées par la DB Regio. Cette commande, qui fait partie d’un contrat-cadre signé en 2008, se chiffre à « environ 160 millions d’euros ». Ces rames quadricaisses (deux motrices encadrant deux remorques) seront livrées au cours du deuxième semestre 2014 au réseau LVS (Schleswig-Holstein) pour assurer les liaisons Hambourg – Flensbourg et Hambourg – Kiel. Ces Twindexx Vario, dont les bogies seront fournis par le site Bombardier de Siegen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) et l’équipement de traction par le site suédois de Västerås, seront assemblés sur le site de Görlitz (Saxe).
Allemagne : DB Regio commande 28 Coradia Continental à Alstom
Le 3 avril, Alstom a annoncé que 28 automotrices électriques régionales seraient construites pour DB Regio NRW GmbH (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Ce premier volet d’un contrat-cadre signé en 2011 avec DB Regio et prévoyant de fournir jusqu’à 400 trains environ se chiffre à « environ 140 millions d’euros ». Ces rames seront mises en service en 2014 sur les lignes de S-Bahn S5 et S8 (Dortmund – Mönchengladbach) du réseau Rhin-Ruhr. Ces Coradia Continental seront fabriqués sur le site de Salzgitter (Basse-Saxe), qui a déjà construit 141 trains du même type.
Un tunnel plus long pour le VAL de Rennes
Grâce aux recommandations d’Egis Rail, Rennes Métropole vient d’adapter son projet de ligne B du métro. Lors du vote de l’avant-projet pour cette ligne nord-est/sud-ouest de près de 13 km et 15 stations, en conseil communautaire du 29 mars, il a en effet été décidé d’allonger la partie en tunnel de 7,4 à 8 km. « Le maître d’œuvre nous a en effet fait cette proposition car il est désormais possible de creuser 7 km avec un seul tunnelier – s’agissant d’un modèle de conception récente –, cela supprime 600 m de tranchée couverte, donc nous avons demandé à Egis d’aller plus loin dans cette étude », souligne Guy Jouhier, vice-président délégué aux transports et aux infrastructures à Rennes Métropole. Il en découle environ six mois de plus avant la mise en service, dorénavant annoncée pour mi-2019.
Le surcoût est marginal, d’autant que le système choisi étant maintenant connu – le Cityval de Siemens –, les estimations initiales s’avèrent surévaluées. D’un investissement de 1,029 milliard d’euros valeur janvier 2005, l’actualisation incluant les frais de maîtrise d’ouvrage se monte à 1,291 milliard, mais le projet évalué en janvier 2010 sera finalement de 1,184 milliard, soit un gain net de 107 millions d’euros. Le plan de financement adopté prévoit 20 % de subventions (225 millions d’euros environ), un autofinancement de 42 % et un emprunt pour les 38 % restants. Prochaines étapes : le rapport des commissaires-enquêteurs, attendu pour la mi-avril, puis l’arrêté de DUP à l’été, « afin de lancer les consultations d’entreprises fin 2012, début 2013 », poursuit l’élu. Le début des travaux de génie civil pourrait ainsi se situer fin 2013.Mode de gestion : Saint-Brieuc passe à la SPL
Les TUB de Saint-Brieuc Agglomération rejoignent la petite dizaine de réseaux urbains et interurbains désormais gérés en direct par l’intermédiaire d’une société publique locale. La décision a été entérinée le 29 mars, après que les offres reçues pour la DSP eurent été jugées trop élevées. Le sortant Veolia Transdev réclamait 1,5 million de plus par an (9,8 millions d’euros jusqu’à présent) pour le même service, Keolis était aussi 1,2 million d’euros au-dessus de l’ancienne subvention. A l’unanimité, les élus ont donc voté le changement. « C’est un choix politique, comme pour l’eau, les déchets, l’énergie. Nous y gagnerons une plus grande maîtrise de nos politiques publiques, a estimé Bruno Joncour, le maire (MoDem) de Saint-Brieuc, cité par Ouest-France. Nous serons aussi moins dépendants des multinationales privées. » Les élus, qui sont allés visiter le réseau choletais, espèrent donc faire des économies, notamment en optimisant leurs moyens techniques et humains, même si bien sûr les actuels salariés des TUB (Transports urbains briochins) seront repris d’office, seule la direction étant à recruter. Promesse de l’AO : coller aux besoins des habitants, qui sont d’ailleurs actuellement sondés sur leurs attentes en matière de transport.
La SNCF lance le contrat garanti
Six « garanties voyages » sont mises en place par la SNCF à partir du 31 mars pour renforcer les droits des voyageurs sur l’information, le remboursement, la ponctualité, la place assise pour les trajets de plus de 1 heure 30 ou encore la gestion des réclamations. Selon Guillaume Pepy, le président de la SNCF, de telles obligations n’existent nulle part ailleurs dans les transports. Même si la plupart ne sont pas totalement nouvelles, ces garanties marquent un renforcement de l’existant. Elles devraient représenter un coût annuel de 50 millions d’euros environ (contre une trentaine aujourd’hui). Dans un premier temps, elles ne concerneront que les TGV et Intercités. Plus tard, la SNCF voudrait les étendre aux TER et Transilien, même si le sujet est plus compliqué, nécessitant notamment d’en discuter avec les autorités organisatrices des transports. Pour la société nationale, la démarche présente un double avantage : elle est jugée plutôt positivement par des associations d’usagers, en particulier la Fnaut qui la voit comme un " premier pas encourageant avant d’aller plus loin".Et elle obligera sans doute les concurrents ferroviaires potentiels à placer la barre au moins aussi haut qu’elle.