Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Justice : le second procès du Paris – Munich

    Le second procès de l’incendie du train Paris – Munich, qui avait fait douze morts et huit blessés le 6 novembre 2002, s’est ouvert le 26 mars devant la cour d’appel de Nancy et devait durer toute la semaine. En première instance, la DB et la SNCF avaient été relaxées, les juges considérant que le lien entre les fautes commises par les compagnies ferroviaires et l’incendie n’était pas « direct et suffisant ». Condamné à un an de prison avec sursis, l’accompagnateur de la voiture-lit allemande avait été considéré comme seul responsable « direct ». Cela avait provoqué la colère des victimes et l’appel du parquet qui, dénonçant les normes de sécurité a minima, avait requis 150 000 euros d’amende à l’encontre des deux compagnies ferroviaires.

     

  • Procès : obligation contractuelle de ponctualité pour la SNCF

    Mardi 27 mars, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la SNCF à verser 1 500 euros à une jeune femme de 25 ans, au titre de son préjudice moral, ainsi que 1 500 euros pour les frais de justice. Elle n’avait pas été embauchée, en juillet 2010, à la fin de sa période d’essai dans un cabinet d’avocats en région lyonnaise, pour cause de retards répétés dont elle attribuait la responsabilité à la SNCF. Le 31 janvier, son avocat avait évoqué six retards imputables à la SNCF entre le 22 juin et le 22 juillet 2010 et réclamé 45 000 euros de dommages et intérêts. Le 27 mars, le tribunal a finalement retenu trois des six retards allégués, de 15 minutes à 1 heure 15. Jugeant que « la ponctualité est une obligation contractuelle », il a considéré la SNCF responsable du préjudice subi, avec des retards répétés qui ont entraîné chez la jeune femme « un trouble personnel, sous forme de stress ».  La SNCF devrait faire appel de cette décision.
     

  • Jean-Paul Huchon ravi des conclusions de la commission RER

    Jean-Paul Huchon ravi des conclusions de la commission RER

    Le président socialiste de la région Ile-de-France et président du Stif se félicite des conclusions de la commission d’enquête parlementaire sur les RER. Un rapport qui « valide totalement la logique du Plan de mobilisation pour les transports que les collectivités franciliennes et le Stif défendent depuis 2008 – et auquel l’Etat s’est dernièrement rallié suite aux débats publics sur le Grand Paris ». Le Plan de mobilisation avait identifié deux urgences : les lignes RER et la désaturation de la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14. Les députés reconnaissent aujourd’hui à l’unanimité la pertinence de ces propositions. Jean-Paul Huchon salue les propositions de la commission portant sur les financements alloués aux projets de modernisation des RER. « La sécurisation des financements de l’Etat en faveur des RER et le réinvestissement en Ile-de-France de l’intégralité des redevances payées par le Stif sont une première réponse ».

  • Yves Fromion lance une pétition contre le tracé médian du Pocl

    Yves Fromion lance une pétition contre le tracé médian du Pocl

    Le président du Pays Sancerre-Sologne et député (UMP) du Cher invite les habitants des communes concernées par le tracé médian du TGV Paris – Orléans – Clermont – Lyon, prévu pour 2020, à se mobiliser contre le projet. Yves Fromion a envoyé 3 000 pétitions contre un tracé pour lequel RFF et la SNCF se sont montrés favorables pour des questions de coût. La pétition est à renvoyer à Hubert du Mesnil. En traversant le Pays-Fort et les vignobles de Sancerre et de Menetou-Salon, le TGV aurait « des conséquences catastrophiques pour le Cher, assure-t-il. Le tourisme et la viticulture sont les deux mamelles du Cher Nord, croyez-vous qu’il y aura beaucoup de gens qui viendront louer des gîtes ruraux alors que vingt TGV passeront chaque jour à 5 km ? » Pour l’élu, en revanche, le tracé Ouest « est vraiment un axe de desserte économique ». Estimant que « les habitants ne se sont pas vraiment sentis concernés » par le débat public qui s’est achevé fin janvier, l’élu veut « que chacun puisse s’exprimer » via sa pétition.

  • Marie-Guite Dufay menace la SNCF

    Marie-Guite Dufay menace la SNCF

    « Je tire la sonnette d’alarme. Depuis la mise en place du nouveau cadencement, le 11 décembre 2011, beaucoup, beaucoup de trains du réseau TER sont annulés ou en retard et le matériel n’est pas toujours en adéquation avec le nombre de passagers. » La présidente (PS) du conseil régional de Franche-Comté menace de suspendre les sommes versées à la SNCF par la région si les dysfonctionnements constatés sur le réseau TER ne sont pas résolus d’ici avril. D’après Marie-Guite Dufay, le taux de dysfonctionnements est en moyenne de 22 %, contre 8 % généralement, et il atteint 40 % sur certaines lignes comme la liaison Belfort – Besançon – Dijon. « La semaine dernière, la SNCF nous a présenté un plan d’action pour remédier à cette situation. Je lui fais confiance, mais je lui laisse jusqu’à avril pour faire fonctionner correctement le réseau TER », a-t-elle poursuivi. Dans le cas contraire, elle envisage de « suspendre les paiements de la région à la SNCF ». Cette année, « la région a augmenté son offre de TER de 15 % pour un coût de 6 millions d’euros supplémentaires. Mais au final les usagers ne voient que des dysfonctionnements ».
     

  • Messageries : nouveau sursis pour Sernam

    Le tribunal de commerce de Nanterre a accordé un nouveau sursis à Sernam, en fixant au 10 avril la nouvelle audience pour examiner le projet d’acquisition de Geodis. Cela donne un peu de temps au seul candidat à la reprise, qui attend la décision de la Commission européenne sur sa position : Geodis pourrait reprendre partiellement les activités du transporteur ainsi que la moitié environ de ses salariés (833 personnes sur 1 600), à condition de ne pas être obligé de rembourser les 642 millions d’euros d’aides versées par l’Etat au Sernam, jugées illégales par Bruxelles.
    En attendant, le ministère des Transports a organisé plusieurs réunions pour étudier le reclassement des salariés en cas de reprise partielle comme de liquidation. Selon les pouvoirs publics mobilisés sur la question de l’emploi en cette période préélectorale, « les entreprises de la filière, notamment les groupes SNCF et La Poste, la Fédération des entreprises de transport et de logistique de France et la Fédération nationale des transports routiers ont su se mobiliser rapidement pour garantir le reclassement du plus grand nombre de salariés ». En cas de liquidation, Geodis pourrait proposer de reprendre 300 à 400 postes et le groupe SNCF 400 autres postes, estime Maxime Dumont, secrétaire général de la CFDT-Transports, majoritaire chez Sernam. 
     

  • Italie : Hitachi intéressé par AnsaldoBreda et Ansaldo STS

    Selon le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore, le conglomérat industriel japonais Hitachi pourrait être intéressé par l’acquisition d’AnsaldoBreda et d’Ansaldo STS. AnsaldoBreda, le constructeur, est détenu à 100 % par Finmeccanica, et Ansaldo STS, le spécialiste de la signalisation, à 40 % par le même groupe. Hitachi prendrait 50 % du premier groupe et entrerait avec « un rôle de poids » dans Ansaldo STS. Finmeccanica, contacté par l’AFP, s’est refusé à tout commentaire. Le groupe en difficulté a présenté en novembre un plan de restructuration comportant la cession de ses filiales ferroviaires.

     

  • Avec Google Map Maker, construisez le plan

    Vous pouvez désormais vous improviser cartographe grâce au logiciel participatif de Google lancé aujourd’hui en France. Déjà disponible aux Etats-Unis et dans 180 autres pays à travers le monde, la France est néanmoins le premier pays européen à disposer de cet outil. Google Map Maker permet à ses utilisateurs de cartographier les lieux qui leur sont familiers en apportant des informations précises « en temps réel ». Selon l’entreprise, il s’agit de s’appuyer sur « l’expertise locale » de « cartographes citoyens ». Afin de s’assurer de la qualité des informations apportées, les « contributions sont ensuite contrôlées et corrigées par d’autres utilisateurs, des experts régionaux, ainsi que par une équipe de correcteurs Google ». Vous pouvez ainsi ajouter des lieux mais aussi des routes, des pistes cyclables ou encore des projets en cours.

  • Alain Rousset demande au gouvernement de revoir le financement du projet SEA

    Alain Rousset demande au gouvernement de revoir le financement du projet SEA

    Le président (PS) du conseil régional d’Aquitaine a lui aussi demandé à Matignon de changer le modèle de financement des LGV du projet SEA, dont fait partie le projet au Pays basque. « Il est nécessaire que l’Etat prenne aujourd’hui une initiative majeure pour reprendre le rôle de pilotage qui lui revient », a écrit Alain Rousset à François Fillon. Et « permettre par là même le respect du calendrier fixé ». En effet, la fragilité du mécanisme financier choisi par l’Etat, consistant à faire porter « la moitié de la charge sur un très grand nombre de collectivités locales », est aujourd’hui avérée selon lui. Alain Rousset suggère que l’Etat « autorise RFF à alléger la charge des collectivités en réintégrant dans le financement global du projet le montant des provisions constituées au titre de la variation des taux d’intérêt intervenues entre la remise des offres et la signature du contrat, qui s’élèvent à 332 millions d’euros et dont il est acquis aujourd’hui qu’elles ne seront pas utilisées à cette fin ».

  • Martin Malvy presse le gouvernement de valider le tracé de Bordeaux – Toulouse…

    Martin Malvy presse le gouvernement de valider le tracé de Bordeaux – Toulouse…

    Le président (PS) de la région Midi-Pyrénées a pressé le gouvernement de valider sans attendre le tracé de la future LGV Bordeaux – Toulouse. Si ce tracé n’était pas validé très rapidement, « on perdrait huit mois, au moins », a estimé Martin Malvy le 1er mars, alors que l’inquiétude grandit quant à la réalisation du projet. « Puisque le lancement de l’enquête publique doit être pour la mi-2013, il faut que, maintenant, le tracé soit approuvé, sinon ce sera impossible […] on ne serait plus en 2017, on serait en 2018 » pour le début des travaux. Martin Malvy est un grand défenseur de cette ligne qui mettrait Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris vers 2020 contre plus de 5 actuellement. Le gouvernement devrait en théorie valider prochainement les tracés de Bordeaux – Toulouse et de Bordeaux – Hendaye, mais le projet venant d’essuyer les désengagements financiers du Lot-et-Garonne et du Gers (qui devaient apporter 250 millions d’euros), ses promoteurs craignent que le gouvernement ne valide pas le tracé avant les élections. Avec Pierre Cohen et Pierre Izard, Martin Malvy a proposé à François Fillon de revoir la formule de financement de Tours – Bordeaux et de Bordeaux – Toulouse. Avec « des formules qui ne nous mettent pas à la merci d’autres collectivités plus tard, quand il faudra entrer en chantier », a-t-il précisé.