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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

Roland Ries renvoit la Commission européenne dans ses 22
Il est d’accord avec elle sur le fond, mais estime qu’elle s’occupe de ce qui ne la regarde pas. Voilà comment on peut résumer la position de Roland Ries, sénateur du Bas-Rhin et maire de Strasbourg, à propos de la proposition de règlement européen rédigée par la Commission européenne sur le réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Il détaille ses arguments. « dans l’article 51, d’une part, les pouvoirs confiés au “ coordonnateur européen ” empiètent sur la programmation des infrastructures de transport, qui doit continuer d’être entre les mains des Etats nationaux. Dans l’article 53, d’autre part, le champ des décisions d’exécution ouvert est si vaste qu’il risque de conduire en pratique à ce que la Commission européenne interfère sur l’exercice des Etats membres ».
Roland Ries estime également que « le Bundesrat allemand a lui aussi considéré qu’il y avait sur ce sujet une méconnaissance du principe de subsidiarité de la part de la Commission européenne ». Il souligne ainsi que « la commission des Affaires économiques a donc adopté à l’unanimité la proposition de résolution qui, dans un délai de trois jours, deviendra résolution du Sénat et sera transmise à la Commission européenne. »
Martine Aubry ne lâche rien sur le transport des lycéens
Malgré la mobilisation des lycéens et des syndicats, rien n’y fait. Martine Aubry, maire de Lille, a récemment réaffirmé sa position dans la polémique qui entoure le transport scolaire. Il s’agit de la fin de la gratuité pour certains scolaires, au profit d’un tarif social qui se veut plus ciblé. « Ce tarif qui fonctionne selon les revenus de la famille est plus social, plus juste et plus intelligent », a ainsi déclaré la première magistrate de la ville, selon nos confrères de La Voix du Nord. Les associations de parents d’élèves attendent pour leur part des clarifications avant d’appeler à manifester, ou pas.

Jean-Luc Mélenchon prend position pour le ferroutage
Le candidat à la présidentielle du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a pris position la semaine dernière sur son site de campagne, sur le thème des transports. Plus précisément, dans un long développement, il affirme être foncièrement contre les mises en concession des autoroutes et pour le ferroutage. « Par ailleurs, le Front de gauche mettra en œuvre une vaste politique de développement des transports alternatifs au tout routier. Nous favoriserons le développement des transports publics de proximité et leur gratuité. Nous développerons le transport ferroviaire et fluvial et le transport maritime côtier. Nous favoriserons le ferroutage en régénérant, modernisant et adaptant les réseaux existants, en baissant les tarifs ferroviaires voyageurs et en fixant un prix unique au kilomètre. Nous inscrirons dans la loi le wagon isolé (messagerie ferroviaire) comme un service d’intérêt général, éligible pour des subventions publiques. Nous lancerons un grand plan ferroutage avec comme objectif que tous les camions traversant notre pays entre la frontière belge et la frontière espagnole passent sur des trains. » Par ailleurs, et la formule est assez violente pour être soulignée, le Front de gauche du 95 a dénoncé dans un communiqué les conditions de transport sur le RER A. Suite à un incident qui a immobilisé les voyageurs vers La Défense pendant plusieurs heures, le parti de Jean-Luc Mélenchon a décrit « des conditions de transport moins bonnes que celles très réglementées des animaux d’abattage. »

Jean-Yves Petit s’insurge contre la hausse de la TVA dans les transports
Le vice-président (EELV) du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur Jean-Yves Petit a la dent dure contre le gouvernement. Il a exprimé la semaine dernière son vif désaccord avec la hausse de la TVA dans les transports. « Au prétexte de lutter contre les déficits publics, le gouvernement a fait voter le 28 décembre la hausse du taux réduit de TVA de 5,5 à 7 %, notamment sur les transports. Sur d’autres produits de base, par exemple des produits alimentaires, le gouvernement a accepté de laisser le taux réduit de 5,5 % ».?
Selon lui, le secteur des transports n’a pas vocation à être concerné par cette hausse : « La hausse sur les transports est scandaleusement injuste sur le plan social et aberrant sur le plan environnemental. Si les collectivités répercutent mécaniquement cette hausse sur le prix des titres de transport, les usagers perdront encore du pouvoir d’achat ; si elles choisissent de payer cette hausse de TVA sur leurs recettes, c’est autant de moyens en moins pour développer les réseaux », a-t-il affirmé dans un communiqué. Avant de poursuivre et de développer ses arguments : « Dans tous les cas, à l’heure où il faut réduire la pollution dans nos villes et baisser nos émissions de gaz à effet de serre, comment inciter nos concitoyens à laisser leur voiture au profit des modes moins polluants, en augmentant le coût des transports urbains et ferroviaires ? Cette hausse de TVA rapportera au plan national 83 millions d’euros. Rappelons que, dans le même temps, l’évasion fiscale coûte chaque année 30 milliards d’euros de manque à gagner sur les recettes de l’Etat ! Face aux crises financière, environnementale et sociale, le gouvernement en place se trompe de réponse. La hausse de la TVA devrait coûter 1 million d’euros à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour ce qui concerne les TER et les LER. »

Maryse Joissains Masini vante son bilan transports en matière de développement durable
Le site Internet Maritima.info s’est fait la semaine dernière l’écho d’un conseil municipal d’Aix-en-Provence largement consacré au développement durable et aux transports en particulier. La députée-maire (UMP) Maryse Joissains Masini y a fait la promotion de son bilan. « On essaie de moduler comme on peut avec ce qu’on a. Il est évident qu’on ne peut pas intervenir sur Berre et sur Gardanne. Et puis, nous avons également mis en place la piétonnisation, c’est pour ça que [le chargé des transports] met progressivement en place un système de transports qui fonctionne plutôt bien », a-t-elle notamment affirmé. Une manière, aussi, de répondre à l’opposition de gauche. Cette dernière n’a bien entendu pas le même point de vue : « Vous recommandez le triple A, mais, nous, nous serions beaucoup plus du côté du triple C que du triple A. Aix n’a toujours pas d’écoquartiers, il n'y a pas non plus de plans vélos ! », lui a-t-elle adressé.
Proposition de loi pour mieux contrôler les finances des CE
L’Assemblée nationale a adopté, le 26 janvier, en première lecture, une proposition de loi visant à rendre plus transparente la gestion des comités d’entreprise. Un texte présenté à l’initiative du député centriste Nicolas Perruchot, qui intervient après la mise en cause récente de plusieurs CE, notamment au sein de la RATP, d’Air France ou de la SNCF (notamment le comité d’entreprise régional de Rhône-Alpes, le CER de Lyon). Il prévoit que les comités d’entreprise devront publier et faire certifier leurs comptes au-delà d’un certain niveau de ressources. Le texte initial fixait le niveau à 230 000 euros annuels mais, après un amendement, il a été décidé de renvoyer à un décret la fixation de ce seuil. Actuellement, les CE sont simplement tenus d’établir des comptes rendus annuels comprenant ressources et dépenses. Si le texte était définitivement adopté, un commissaire aux comptes devrait également certifier les comptes.
Thello : incidents et service bien compris
Difficile fin de semaine pour Thello, la filiale commune de Trenitalia et Veolia-Transdev. Vendredi 3 février, un incident caténaire sur le réseau suisse a contraint à détourner les circulations par Berne et entraîné des retards de 1 heure 30 à 3 heures des Paris – Venise. Puis, le dimanche 5, la locomotive du Venise – Paris est tombée en panne dans le Haut-Jura. Dans le même temps, les deux autres locomotives 36000 risquant également la panne du fait des conditions météo, les responsables de Thello ont préféré trouver une solution alternative pour dimanche et lundi soir : le trajet en train de Venise à Milan et en autocar de Milan à Paris. Les clients ont eu le choix de confirmer leur voyage, avec de deux à trois heures de retard par rapport à l’horaire initial, ou d’y renoncer, en étant alors remboursés à 100 % sans frais ni pénalités. Quant aux clients français bloqués à Venise, il leur a été offert de retarder leur départ et de rester à Venise aux frais de l’opérateur jusqu’au départ du mardi soir.
Protestation à la SNCF contre l’instauration d’un jour de carence
Les organisations syndicales protestent contre l’instauration d’une journée de carence applicable aux salariés relevant des régimes spéciaux, prévue par la loi de finances 2012. « L’Unsa-Cheminots a appris par hasard la décision de la SNCF de mettre cette loi en application pour les arrêts de travail qui seront prescrits à partir du 1er février 2012, sans même attendre la sortie d’un décret d’application et sans en informer les organisations syndicales », écrit le syndicat dans un communiqué. Selon Roger Dillenseger, responsable syndical, la convention collective des personnels de la SNCF prévoit que l’entreprise maintienne la rémunération le premier jour d’un arrêt maladie. Une interfédérale réunissant les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise devait se réunir le 9 février pour décider de la suite à donner. L’Unsa-Cheminots n’écarte pas l’idée de saisir le tribunal, tout comme l’Unsa-RATP l’a déjà fait après la décision de la RATP de retenir à partir du 1er janvier une journée de rémunération à chaque salarié bénéficiant d’un arrêt maladie.
Collision d’Allinges : la SNCF et RFF mis en examen
Près de 4 ans après la collision entre un TER et un car scolaire qui avait causé la mort, le 2 juin 2008, de 7 adolescents et fait 25 blessés à Allinges (Haute-Savoie), la SNCF et Réseau ferré de France ont été mis en examen afin d’éclaircir la responsabilité des deux entreprises. Jusqu’à présent, seul le chauffeur du car, qui aurait mal engagé son virage au passage à niveau, était mis en examen pour « homicides involontaires ». Mais, pour les parties civiles, poursuivre le seul chauffeur revenait à juger un lampiste. Au vu des arguments développés par les parties civiles, les juges ont estimé « préférable de permettre le débat », a expliqué le procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud, confirmant une information du site du Dauphiné Libéré. Contactés, ni la SNCF ni RFF n’ont souhaité faire de commentaires.
POCL : fin du débat
Le débat public sur le projet de liaison à grande vitesse Paris – Orléans – Clermont – Lyon (POCL) a pris fin le 31 janvier. « Il a attiré 14 000 participants et a donné lieu à de nombreux échanges pendant quatre mois. Nous avons produit 13 études complémentaires. Tout cela a permis de faire mûrir le projet », estime RFF. D’ores et déjà, il semble que parmi les quatre scénarios envisagés, celui passant le plus à l’est pourrait être écarté, faute d’un réel consensus. Ce devrait aussi être le cas pour les variantes d’arrivée sur Lyon via Mâcon. « Les élus se montrent très attentifs au fait que la future liaison desserve des territoires n’ayant pas accès à la grande vitesse », souligne RFF, tout en affirmant que « rien n’est encore tranché ». Il faudra attendre fin mars pour connaître le bilan qu’en tirera la commission du débat public. RFF disposera alors de trois mois pour prendre position.