Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Le gouvernement de Brasilia cherche des constructeurs pour une ligne de 4 500 km

    Projet de l’exécutif brésilien, relier le centre du pays à la côte Pacifique par une nouvelle ligne transcontinentale de 4 500 km qui déboucherait dans un port péruvien. L’objectif est de faciliter l’exportation de minerais et de soja vers les marchés asiatiques. La Chine a déjà fait des offres, et une délégation brésilienne menée par le sénateur Valdir Raupp s’est rendue fin janvier à Madrid, Bilbao et Barcelone présenter ce projet à des banques, entreprises de BTP et constructeurs ferroviaires ibériques.

  • Espagne : Talgo étoffe ses moyens humains et financiers

    Afin d’accélérer son déploiement sur les marchés internationaux, le constructeur espagnol Talgo a décidé d’ouvrir son capital en introduisant le titre à la Bourse de Madrid. A ce jour, l’actionnaire majoritaire est la famille fondatrice Oriol, qu’accompagnent des fonds publics liés à l’Institut pour l’industrialisation (INI). Par ailleurs, le conseil d’administration de la firme s’élargit à deux anciens responsables d’Alstom à l’international : Michel Moreau (ancien dirigeant d’Alstom Transport jusqu’en 2003) et Antonio Oporto (ex-président d’Alstom Espagne et Amérique latine de 1999 à 2010).   

    M. G.
     

  • Araf : sillons disponibles et transparence

    L’Araf juge que les informations relatives aux sillons disponibles manquent de transparence. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires a rendu son avis le 25 janvier sur le document de référence du réseau publié par RFF à la fin de l’année dernière. Il ne s’appliquera qu’en 2013.
    Ce manque de transparence « est un frein important à l’accès du réseau », affirme Pierre Cardo, son président. Il estime que les opérateurs doivent connaître le prix définitif d’un sillon au moment où ils veulent le réserver. RFF s’est engagé à le faire. Autre barrière, les trop longues procédures visant à vérifier la compatibilité des matériels. L’Araf demande à RFF un « registre d’infrastructures » qui permettrait d’unifier l’ensemble des données techniques du réseau. Quant aux prix, elle estime qu’elle ne peut pas évaluer la politique tarifaire, manquant de données justificatives. Elle demande à RFF un nouveau modèle pour qu’elle puisse juger sur pièce. Et affirme que « la formule d’indexation actuellement utilisée doit être abandonnée dès 2014 au profit de plafonds de prix, accompagnés de dispositions incitatives à la performance ». Pierre Cardo explique qu’il « n’est pas sûr que les choix actuellement faits reflètent l’évolution des coûts de revient ». Il estime qu’il faut distinguer les péages payés par le TGV sur le marché domestique, largement dictés par des choix politiques, et le marché international. « Si un nouvel entrant nous démontre que son business plan n’est pas viable avec certains niveaux de péages, il faudra examiner sa position », affirme-t-il.    

    M.-H. P.
     

  • Eurotunnel : activité en hausse de plus de 16 %

    Le gestionnaire du tunnel sous la Manche affiche une croissance de son chiffre d’affaires de 16,1 %, à 844,8 millions d’euros, en 2011. Les navettes enregistrent une hausse de 10 %. Elles augmentent leurs parts de marché, représentant 38 % du marché transmanche, affirme le groupe. « Le trafic voitures d’Eurotunnel s’est révélé lui aussi extrêmement dynamique (+6 %), alors même que le marché transmanche enregistre une légère contraction en 2011 », écrit Eurotunnel dans un communiqué, avant de préciser : « Au quatrième trimestre, les difficultés de SeaFrance ont alimenté davantage encore la dynamique du trafic camions, qui enregistre une progression de 13 %, et celle du trafic voitures (+ 12 %). »
    Eurostar, de son côté, progresse de 2 %. « Eurostar parvient à poursuivre sa progression, malgré une diminution de la capacité offerte (2 allers-retours par jour en moins, en semaine, par rapport à 2009, sur les liaisons Paris – Londres et Londres – Bruxelles), n’atteignant pas de ce fait la barre des 10 millions de passagers, à 9,7 millions », commente encore Eurotunnel. Quant à sa filiale fret, elle affiche un bond de son activité de 26 % à périmètre constant, « du fait de la signature de nouveaux contrats et de la reconduction de la totalité des contrats déjà acquis par Europorte France. »
     

  • Sernam : retour à la SNCF ?

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    Sernam a été placé en redressement judiciaire le 31 janvier par le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine), qui a décidé d’une période d’observation de six mois, tout en fixant une nouvelle audience le 27 mars. «Cette procédure, déclenchée à la demande de Sernam, va permettre à l’entreprise de poursuivre son activité dans un cadre juridique sécurisé », indique le groupe de messageries dans un communiqué. Le tribunal a également désigné un administrateur et un mandataire pour examiner la situation de l’entreprise, qui emploie 1 600 salariés, et chercher une solution pour sa survie. Ancienne filiale de la SNCF privatisée en 2005, Sernam connaît de grandes difficultés financières depuis plusieurs années (15 millions d’euros de déficit en 2010 pour un chiffre d’affaires de près de 300 millions d’euros).
    Plusieurs repreneurs potentiels pourraient être intéressés par Sernam : le groupe Caravelle, spécialisé dans la reprise d’entreprises en difficulté, Norbert Dentressangle, selon le journal Libération, ou encore Geodis, la branche de SNCF chargée des transports et de la logistique. Ce qui signifierait alors un retour de Sernam dans le giron de la SNCF, qui l’avait créé, en 1970, pour gérer le transport des colis et des bagages. Un intérêt qui pourrait répondre à un souhait du gouvernement, soucieux de préserver l’emploi en cette période électorale. Pourtant, en mars 2011, Pierre Blayau, le patron de Geodis, avait indiqué à L’Officiel des transporteurs qu’« en aucune manière » son groupe ne rachèterait Sernam.

     

  • Selon Jacques Auxiette les cheminots doivent pouvoir prendre leur avenir en main

    Selon Jacques Auxiette les cheminots doivent pouvoir prendre leur avenir en main

    Le président (PS) de la région Pays de la Loire, Jacques Auxiette, a publié la semaine dernière une note de blog dans laquelle il explique son soutien aux cheminots face à « la politique de gribouille du gouvernement sur les perspectives de libéralisation ». Jacques Auxiette, qui est aussi président de la commission transports de l’Association des régions de France (ARF) se dit impressionné par la soif des agents de la SNCF et de RFF d’échanges et de débats. Sur son blog, il poursuit : « Les cheminots souhaitent prendre leur avenir en main. […] Afin de peser sur le débat de la libéralisation et devant le foisonnement d’idées des cheminots, il est important que les représentants syndicaux préparent des propositions partagées par l’ensemble des différentes familles syndicales, tout comme l’ont fait les régions en septembre dernier avec le Manifeste des régions sur le transport des voyageurs. Face aux injonctions du gouvernement, il importe que toutes celles et ceux qui ne croient pas aux mirages de la libéralisation coordonnent leurs actions pour dénoncer la marche forcée de la concurrence du ferroviaire vers laquelle la droite nous conduit. »        
        

    J. Sa.
     

  • Les tracés du GPSO ont été adoptés et cela fait plaisir à Martin Malvy

    Les tracés du GPSO ont été adoptés et cela fait plaisir à Martin Malvy

    Malgré les nombreux opposants, malgré la fronde des élus basques, les tracés définitifs du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) ont été adoptés. C’est le comité de pilotage qui en a décidé, avec en son sein Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées. Ce dernier s’en est largement félicité. Le journal Sud-Ouest a rapporté ses propos : « Nous sommes dans les clous de notre calendrier initial. La décision du Copil est incontestablement une étape importante. Elle était indispensable pour que le calendrier soit respecté. Les deux branches du projet que nous avons examinées aujourd’hui feront progresser de 50 % le nombre de voyageurs dès leur mise en service, soit 6 millions de voyageurs supplémentaires par an. » On se souvient que les travaux des LGV Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Espagne doivent commencer en 2017, au plus tôt.

  • Martin Malvy écrit son mécontentement au préfet à propos de La Pyrénéenne

    Martin Malvy écrit son mécontentement au préfet à propos de La Pyrénéenne

    En redressement judiciaire depuis octobre, la société La Pyrénéenne est en grande difficulté. Elle réclame notamment à RFF 3 millions d’euros : le paiement de dépassement de montants de travaux conduits sur Toulouse – Saint-Sulpice. RFF ne l’a pour l’instant pas reconnu. Le président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy s’est en tout cas mobilisé pour les 200 emplois menacés. Il a écrit une lettre au préfet de région dans laquelle il explique s’être « entretenu à plusieurs reprises de la situation de cette entreprise de travaux publics, cotraitante avec Eiffage d’un marché ferroviaire de 30 millions d’euros qui a été attribué au groupement par Réseau ferré de France. (…) M. Dumesnil, président de RFF, et M. Dubost, directeur régional, nous ont confirmé la mise en paiement imminente d’un marché à hauteur de 451 000 euros. Il est à craindre que ceci ne règle que très provisoirement la situation de La Pyrénéenne qui est en procédure de redressement judiciaire ». Ce à quoi il ajoute : « La Pyrénéenne n’a pas honoré ses dettes à l’égard de ses propres fournisseurs dont j’ai reçu à plusieurs reprises les représentants. Ceux-ci sont également en très grande difficulté. Là aussi, plusieurs dizaines d’emplois sont en jeu et des petites entreprises menacées de disparition. Ce qui leur est dû par La Pyrénéenne s’élèverait à plus de 2 millions d’euros. » Une table ronde, à laquelle doit participer Martin Malvy doit avoir lieu, afin de débloquer la situation.    

    J. Sa.
     

  • Gérard Chausset veut un ticket unique pour le réseau autour de Bordeaux

    Gérard Chausset veut un ticket unique pour le réseau autour de Bordeaux

    Gérard Chausset, vice-président EELV de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), a pour objectif un ticket unique sur les trois réseaux de la CUB, ainsi que l’émergence d’un quatrième réseau. Ainsi que le relatent nos confrères du site internet aqui.fr, Gérard Chausset a notamment déclaré : « Les deux tiers des déplacements font moins de 5 kilomètres. » Il détournait ainsi les critiques qui sont faites à la faisabilité de ce ticket unique, sur les trois réseaux et leur compatibilité. Plus largement, il s’agit de mettre en avant les transports doux. « Un plan vélo et l’accessibilité aux gares sont un atout non négligeable dans le cadre d’une politique intermodale intégrant la dimension environnementale », a-t-il déclaré.
        

    J. Sa.

  • Michel Hiriart et le Pays basque ne veulent pas aider l’Etat pour la LGV

    Michel Hiriart et le Pays basque ne veulent pas aider l’Etat pour la LGV

    Le tracé de la LGV Bordeaux – Espagne est acté, et il ne fait pas que des heureux. Les élus du Pays basque ont exprimé leur mécontentement la semaine dernière, s’estimant lésés par des économies. Le journal du Pays Basque a ainsi relaté dans ses colonnes que Michel Hiriart, maire de Biriatou, s’est demandé publiquement « comment l’Etat va s’en sortir », financièrement. Et l’élu de poursuivre sa vindicte : « Ce qui est sûr, c’est qu’ils vont venir aux communautés de communes demander des subventions pour financer le tracé Bordeaux – Espagne, mais nous n’avons aucune intention de leur en donner. » L’élu a par ailleurs déploré que l’altitude de la voie ait été revue de quinze mètres à la baisse. Il dénonce un climat général d’économie de bouts de chandelles et un mécontentement général des élus qui serait ignoré.    

    J. Sa.