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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Ile-de-France : un dernier tour de Petite Ceinture
Le 18 janvier, la CC 72084 attelée à la voiture Club 32 est partie déplacer quatre voitures Corail garées dans le tunnel de Vaugirard (Paris XVe) et louées à une association de réinsertion qui entretient la Petite Ceinture. En effet, cette voie ferrée circulaire doit être prochainement transformée en coulée verte « réversible » entre Balard et la gare provisoirement fermée d’Ouest-Ceinture, dans le sud-ouest de Paris. Sans doute le dernier train avant très longtemps sur cette section de la Petite Ceinture…

Le manifeste pour une nouvelle politique de la ville
Trois associations d’élus urbains (Maires de grandes villes de France, Communautés urbaines de France, Ville et Banlieue) viennent d’envoyer un manifeste aux candidats à la présidentielle. Michel Destot, député-maire (PS) de Grenoble et président de l’AMGVF ; Renaud Gauquelin, maire de Rillieux-la-Pape (PS) et président de Ville et Banlieue, et Pierre Cohen, député-maire de Toulouse (PS), représentant l’Acuf, y rappellent « l’urgence d’un engagement national renouvelé au service des quartiers populaires et de leurs habitants ». Ils souhaitent notamment « adapter les horaires des transports aux besoins des populations et systématiser les clauses d’insertion dans les marchés publics et partenariats public-privé ». Ils proposent aussi de « désenclaver les quartiers par les transports en commun et de conditionner toute nouvelle opération de rénovation urbaine à une réflexion systématique sur l’enjeu des dessertes ».
Arabie saoudite : trois contrats pour la ligne Nord – Sud
L’Arabie saoudite a conclu trois marchés d’une valeur totale de 2,34 milliards de rials (485 millions d’euros) liés au projet de ligne fret et voyageurs Nord – Sud, qui reliera Riyad à Al Haditha, non loin de la frontière jordanienne, totalisant à terme quelque 2 400 km. Al-Rashid Trading & Contracting a remporté le principal contrat, chiffré à 1,57 milliard de rials (325 millions d’euros), pour la construction des gares voyageurs de Majmaa, Qassim, Hail, Al-Jouf et Qurayyat. Chiffré à 495,7 millions de rials (103 millions d’euros) et attribué à Yabi Markazi, le deuxième contrat comprend la maintenance des locomotives, du matériel remorqué et des voies, ainsi que l’établissement de pompes à carburant. Enfin, Sulaiman Al-Qudaibi & Sons a remporté un marché de 271,58 millions de rials (56,37 millions d’euros) pour la construction de 36 petits ateliers de maintenance.
Fer de France sans président
Fer de France, le futur organisme sorti des Assises du ferroviaire, devait être doté d’un président, si possible avant la fin 2011. Sa première mission : esquisser pour le 15 février les contours de cette instance chargée de préserver et développer la filière industrielle. Mais les candidats ne s’empressent pas et les pressentis se récusent. Aussi, selon nos informations, le gouvernement change-t-il son fusil d’épaule. Il va mettre au point pour commencer la structure avant de nommer une personnalité à sa tête.
LGV Rhin – Rhône : signature d’un protocole pour la 2e phase de la branche Est
Un protocole d’intention pour la réalisation de la 2e phase de la branche Est de la LGV Rhin – Rhône a été signé le 18 janvier entre le ministre des Transports, Thierry Mariani, RFF et les présidents des régions Bourgogne, Franche-Comté et Alsace. Il a pour objectif de « définir les perspectives d’engagement des travaux de cette nouvelle étape ». Cette deuxième phase doit compléter les deux extrémités de la première phase d’environ 15 km vers l’ouest (entre Genlis et Villers-les-Pots) pour un coût de 310 millions d’euros, et de 35 km vers l’est (entre Petit-Croix et Lutterbach) pour un coût de 850 millions. Rappelons que la première phase, mise en service le 11 décembre dernier, relie Villers-les-Pots (Côte-d’Or) à Petit-Croix (Territoire-de-Belfort). Les signataires ont pour objectif de signer la convention de financement à la fin du premier semestre 2013, ce qui permettrait début des travaux au plus tard en 2014.
Agences de notation : la SNCF et RFF dégradés
Après avoir abaissé les notes de neuf pays de la zone euro, l’agence de notation Standard and Poor’s a remis en cause le 17 janvier les évaluations de plusieurs entreprises publiques, en avertissant que d’autres allaient suivre. La SNCF a ainsi vu sa note passer de AA+ à AA, Réseau ferré de France perd son triple AAA+ pour passer à AA+, ou encore EDF et sa filiale RTE rétrograde de AA à A+. Ces décisions sont la conséquence directe de la perte du triple A par la France, puisque la note des entreprises publiques est en relation directe avec la très forte probabilité que l’Etat actionnaire ou l’autorité de tutelle vienne à son secours. L’affaiblissement de ce dernier se répercute donc sur leur notation. Si la SNCF s’est refusée à tout commentaire, RFF note qu’elle reste notée AAA par les agences Fitch et Moody’s. Le gestionnaire des infrastructures rappelle que l’évolution de sa note n’impactera pas les péages 2012 et 2013 et ne devrait pas avoir d’impact immédiat. Mais il reconnaît toutefois qu’une « vigilance accrue » est nécessaire sur le montant de ses recettes et de ses dépenses à venir. D’où cette conclusion qui valide selon lui sa stratégie : « Le réseau ferroviaire doit améliorer ses performances. Le contexte économique renforce la pertinence des efforts de maîtrise des coûts de maintenance et d’exploitation du réseau que RFF a entrepris depuis 2008. » Quant à la RATP, elle n’a pas été touchée par cette salve de dégradations car, explique-t-elle, « elle n’est pas cliente de Standard and Poor’s ». En revanche, précise un porte-parole, elle affiche « un triple A chez Fitch et Moody’s ».
M.-H. P.
Social : le bras de fer dans la Loire pourrait servir de leçon
Les cheminots de Saint-Etienne ont voté la reprise du travail le 18 janvier. Ils ont ainsi mis fin à un long conflit qui perturbait depuis le 3 novembre les circulations des TER dans la Loire. C’est la venue deux jours auparavant de Jean-Pierre Farandou qui a permis de dénouer la situation. Le directeur général de SNCF Proximités a assuré par écrit aux représentants de Sud-Rail et FO, les deux syndicats qui appelaient à la grève après le retrait le 6 janvier de la CGT, que l’entreprise n’avait pas le projet de filialiser le nouvel établissement créé dans ce département. Rien de vraiment nouveau, mais cela a permis aux syndicats d’appeler à la fin du conflit sans rien obtenir. Cette grève longue, permise par l’exploitation d’une faille de la loi 2007 sur la continuité du service public dans les transports terrestres, va peut-être servir de leçon. Le ministre des Transports Thierry Mariani a indiqué que l’examen, le 24 janvier à l’Assemblée, de la proposition UMP encadrant le droit de grève dans l’aérien serait l’occasion de « compléter » la loi de 2007. Cela permettra peut-être de mettre fin à la possibilité de perturber profondément le service à moindre frais : se déclarer gréviste 48 heures avant le conflit mais venir finalement travailler alors que les trains ont été supprimés !
La SNCF sort du programme de fidélisation S’Miles
Depuis la mi-janvier, la SNCF a commencé à informer ses clients de l’évolution de son programme de fidélité. En mai, elle sortira de l’alliance S’Miles qui permet de cumuler des points auprès des enseignes partenaires (Galeries Lafayette, Monoprix, Caisse d’épargne…), puis de les échanger contre des cadeaux, des services ou encore des voyages en train gratuits. La SNCF avait annoncé cette évolution dès l’automne dernier. Elle l’explique par le nouveau contexte concurrentiel qui l’a conduit à vouloir maîtriser totalement son programme de fidélité. Celui-ci sera dévoilé en mai prochain, affirme un porte-parole, qui annonce d’ores et déjà un programme gratuit, ouvert à tous et 100 % SNCF. Selon lui, l’entreprise devrait proposer « de nombreuses réductions sur les billets de trains, des bons plans, des promotions personnalisées, des contacts dédiés, beaucoup de services ou encore l’accès à des salons ».
Le gouvernement espagnol penche pour la formule concessions
Après la signature, le 14 janvier à Riyad, du contrat pour le TGV entre La Mecque et Médine, la nouvelle ministre espagnole des Transports entend transposer dans la grande vitesse espagnole la formule public-privé qui vient de gagner en Arabie saoudite. En place depuis le 22 décembre, Ana Maria Pastor compare les chantiers en cours et les ressources qu’elle négocie avec Mariano Rajoy pour son ministère et l’Adif, son bras pour les infrastructures ferroviaires. Sans donner pour l’instant de liste précise, elle laisse pointer deux pistes : l’étalement des opérations dans le temps (par exemple pour le tunnel vers les Asturies et le Y basque), et surtout le recours à des formules PPP avec concessions des travaux et de l’exploitation à des consortiums privés comme pour Perpignan – Figueras.
Le différend entre La Pyrénéenne, SNCF et RFF en voie de règlement
Une rencontre déterminante a eu lieu le 13 janvier entre RFF, la SNCF et la société de travaux publics La Pyrénéenne, pour trouver un accord sur un défaut de paiement d’un chantier. « Un grand pas a été franchi », admet cette société de Haute-Garonne qui affirmait depuis la fin de l’année dernière que la SNCF et RFF n’arrivaient pas à se mettre d'accord pour savoir qui devait lui régler des travaux déjà effectués. La Pyrénéenne, qui participe au groupement avec Eiffage pour le chantier de génie civil et de terrassement de doublement de la ligne entre Toulouse et Saint-Sulpice (Tarn), réclamait « au minimum 3 millions d'euros » du fait de travaux complémentaires. Mise en redressement judiciaire en octobre, elle craignait de disparaître en janvier faute de solution. RFF affirme de son côté n’avoir découvert la situation qu’en décembre lorsque l’affaire a commencé à être médiatisée. Finalement, RFF a accepté de payer 500 000 euros « qui correspondent effectivement à des frais supplémentaires. Mais pas 3 millions ».