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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

Christian Bourquin se réjouit du succès du train à 1 euro
« C’est une manière de redistribuer du pouvoir d’achat aux habitants de cette région. » Voilà comment Christian Bourquin résume sa vision du bilan de l’opération train à un euro. Un deuxième tronçon de TER à ce prix a été mis en place, et les fréquentations sont largement en hausse sur ces parties du réseau. Le président du conseil général des Pyrénées-Orientales (DVG) poursuit : « En période de crise, ce sont toujours les espaces où les hommes et les marchandises peuvent très facilement se déplacer qui s’en tirent le mieux. » Devant le succès de l’opération, puisque le trafic a été quadruplé, le président du conseil général menace ceux qui voudraient lui mettre des bâtons dans les roues. « Nous ne sommes pas seulement là pour faire travailler la SNCF. Nous sommes là pour transporter les citoyens au meilleur coût et dans les meilleures conditions. Si nous ne pouvons sceller un accord satisfaisant avec la compagnie nationale, alors nous créerons notre propre régie régionale ferroviaire. »
Allemagne : le groupe Deutsche Bahn table sur un chiffre d’affaires record en 2012
Malgré la contre-performance du fret, Deutsche Bahn affiche de grosses ambitions pour 2012. Objectif, atteindre 2,75 milliards d’euros de bénéfices, soit un cinquième de plus qu’en 2011. Pour la première fois, le chiffre d’affaires pourrait même atteindre la barre des 40 milliards d’euros. Et cela n’est rien en comparaison des prévisions pour 2016 : la DB espère 3,8 milliards d’euros de bénéfices et 50 milliards d’euros de CA. Pour y parvenir, la DB mise d’abord sur le trafic grandes lignes, dont les bénéfices doivent grimper de 60 % au cours des quatre prochains exercices. Mais les deux vaches à lait restent le trafic régional, largement subventionné, et la très lucrative exploitation du réseau ferré. La compagnie entend aussi porter sa rentabilité à 10 % d’ici 2014 pour attirer les investisseurs dans l’optique d’un placement en Bourse.
SeaFrance : la facture s’annonce salée pour la SNCF
Après la cessation d’activité prononcée le 9 janvier par le tribunal de commerce de Paris à l’encontre de SeaFrance, un mandataire judiciaire est désormais aux commandes. A charge pour lui de sauvegarder les droits des salariés, vendre les actifs et payer les créanciers. Les salariés devaient recevoir dans les quinze jours une proposition individuelle de poste au sein du groupe SNCF, actionnaire à 100 % de SeaFrance. Celle-ci a indiqué le 11 janvier avoir transmis au mandataire 500 offres d’emplois dans le groupe. Le mandataire s’apprête aussi à vendre les trois bateaux de la compagnie. Un actif évalué à 150 millions d’euros au maximum. En face, le passif est estimé à 410 millions, dont 170 millions de créances exigibles par la SNCF. Le mandataire, qui affirme vouloir « ne pas faire supporter à la collectivité un seul euro », va donc chercher à établir d’éventuelles responsabilités dans la faillite de SeaFrance. En premier lieu, de la part de l’actionnaire. D’ores et déjà, il apparaît que la SNCF risque de ne pas toucher un centime sur les créances. Mais plutôt de continuer à mettre la main à la poche.
Veolia-Transdev, Augustin de Romanet explique ses choix
Dans un long entretien paru dans Ville, Rail & Transports,le mercredi 11 janvier 2012 , le patron de la Caisse des dépôts, Augustin de Romanet, soutient que le rapprochement de Transdev avec Veolia ne lui a pas été imposé : « La Caisse des Dépôts n’a pas choisi son partenaire sur injonction de l’Elysée, je veux tordre le cou à cette idée. Ce projet n’est pas né d’une volonté politique de faire du Meccano industriel. » Pour le patron de la Caisse, le mariage est né d’une initiative du directeur général de Transdev, Joël Lebreton, en 2009. Augustin de Romanet indique avoir à l’époque validé le mariage avec Veolia car « Keolis avait à [son] sens des marges déjà élevées. Et puis, entre Keolis et Transdev, cela aurait été un mariage public-public ». Tout en assumant les échecs et en reconnaissant « une période de flottement ». Augustin de Romanet ne regrette pas la fusion Veolia-Transdev. « Si c’était à refaire, je le referais », martèle le patron de la Caisse, indiquant au passage que le groupe va changer de nom dans les prochaines semaines. Le patron de la Caisse souhaite que la sortie de Veolia puisse être rapide. « Il est important que nous nous présentions devant les collectivités avec un actionnariat stabilisé », indique-t-il. Faute de quoi « la Caisse des Dépôts pourrait consentir à envisager de monter au capital, probablement de manière provisoire », annonce-t-il.
Belgique : contrat-cadre Infrabel-Alstom pour le déploiement de l’ERTMS
Le gestionnaire d’infrastructure belge Infrabel et Alstom ont signé un contrat-cadre de 47,5 millions d’euros visant à poursuivre le déploiement du système ERTMS en Belgique et comprenant l’équipement en balises de 4 000 signaux, leur paramétrage et leur entretien pour une période de 15 ans. Dans ce cadre, Infrabel a commandé pour 29,5 millions d’euros d’équipements Atlas 1002 et TBL1 +, qui seront installés par le gestionnaire d’infrastructure. La livraison de ces équipements, prévue entre 2013 et 2018, s’inscrit dans le cadre d’un déploiement accéléré de l’équipement belge TBL1 + qui, dans un second temps, après mise à jour des logiciels, intégrera la norme européenne standardisée ETCS à horizon 2022.
Espagne : ERTMS Alstom sur la ligne nouvelle Albacete – Alicante
Adif, le gestionnaire d’infrastructure espagnol, a attribué à un consortium piloté par Alstom un contrat « d’environ 280 millions d’euros » pour la fourniture, l’installation et la maintenance sur 20 ans des systèmes de signalisation et de télécommunications de la ligne à grande vitesse qui reliera Albacete et Alicante. Ce contrat est le tout premier attribué par Adif dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) pour un équipement de LGV. Outre Alstom, le consortium rassemble Grupo Comsa-Emte, Isolux Concesiones et CAF. La part d’Alstom dans ce contrat s’élève à environ 110 millions d’euros et comprend la coordination générale du projet, l’architecture du système et la fourniture, l’installation et la maintenance de l’équipement ERTMS. Pour la première fois en Espagne, le niveau 2 d’ERTMS sera installé seul, sans recourir au niveau 1.
Pékin teste un GPS urbain pour régler ses problèmes de congestion
Pour faire face à ses problèmes de congestion automobile, Pékin va tester un système GPS pour alerter les conducteurs sur les conditions de trafics. 12 000 habitants du quartier de Wangjing vont être équipés gratuitement de ce système jusqu’en octobre. Ce quartier offre un profil représentatif du reste de la ville, avec des artères principales complètement bouchées et des routes secondaires qui ne le sont pas. La ville, qui a commencé à se préoccuper il y a un an de ce problème, souhaite développer un système de transport en « microcirculation ». Elle compte injecter 5,6 milliards de yuans (693 millions d’euros) en cinq ans pour développer un système de transport intelligent qui encouragerait également l’usage des transports publics, avec par exemple des applications mobiles d’information-voyageurs sur les horaires de leur bus ou métro en temps réel ou encore des places de parking.
NFC : 17 projets présélectionnés pour le programme d’investissements d’avenir
Dix-sept projets, concernant en premier lieu les transports publics, ont été retenus fin décembre concernant l’appel « déploiement de services mobiles sans contact NFC ». Lancé par le gouvernement le 17 mai 2011 dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, cet appel à projets, géré par la Caisse des dépôts, est doté de 20 millions d’euros qui permettront de cofinancer des projets de développement de services Near Field Communication (NFC) innovants portés par des agglomérations de plus de 200 000 habitants. Ces 17 projets ont été sélectionnés parmi 29 candidatures, émanant de 15 collectivités : Besançon, Bordeaux, Caen, Dijon, Grenoble (deux projets), Lille, Marseille, Mulhouse, Nice, Reims, Rennes, Strasbourg, Toulon, Toulouse et Paris/Ile-de-France (deux projets du Stif). Le gouvernement souhaite qu’elles recherchent des synergies afin d’encourager la mutualisation des développements et l’interopérabilité des services d’une ville à l’autre.
Christian Tonna, d’Alstom à Bombardier
Bombardier Transport a nommé Christian Tonna comme directeur général de son site de Crespin (Nord). Cet ingénieur, diplômé de l’Ecole des arts et métiers, dirigeait auparavant le site Alstom d’Ornans (Doubs). Il a commencé sa carrière en 1985 dans le groupe Otis, en France, puis s’est dirigé vers le domaine ferroviaire en intégrant Alstom Transport en 1999. « Premier site industriel français » d’après Bombardier, le site Bombardier de Crespin regroupe les centres d’excellence des bogies, de la fiabilité et de l’informatique embarquée. Sur ce site, Bombardier développe notamment le TER à deux étages Régio 2 et l’Autorail Grande capacité dont le fabricant a livré son 700e exemplaire en juin.
SeaFrance : les salariés rejettent l’offre de Nicolas Sarkozy
Le tribunal de commerce de Paris doit se pencher le 9 janvier sur le sort de la compagnie de ferries SeaFrance en liquidation judiciaire. Il a aussi donné jusqu’au 6 janvier, 18 heures, aux porteurs du projet de Scop (société coopérative et participative), seul projet de reprise, pour déposer leur business plan et préciser son financement. C’est précisément là que le bât blesse.
Bien que le projet de Scop ait reçu le soutien inattendu, le 2 janvier, de Nicolas Sarkozy, ses promoteurs (syndicalistes à la CFDT Maritime Nord, majoritaire à SeaFrance), rejettent l’offre du président de la République, la jugeant irréalisable. Celui-ci a demandé à la SNCF, actionnaire à 100 % de la compagnie, de verser d’importantes indemnités de licenciement aux salariés qui pourront ensuite les réinjecter dans la Scop.
Persuadée que la liquidation judiciaire est inéluctable et que toute autre solution publique serait contraire aux règles européennes, la SNCF se dit prête à racheter les navires de SeaFrance pour les louer ensuite à prix modérés à la Scop.
Le gouvernement, qui a reçu 5 janvier les porteurs du projet, estime que la balle est maintenant dans leur camp. Et dans celui des salariés : « Sont-ils prêts à faire confiance aux porteurs de la Scop ? », s’interroge Nathalie Kociusko-Morizet, la ministre de tutelle.