Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Journée d’action européenne contre la poursuite de la libéralisation

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    12,75 %. C’était, selon la SNCF, le taux de participation des cheminots à la grève le 8 novembre. Les syndicats de cheminots ne s’attendaient toutefois pas à un gros impact, ce mouvement s’inscrivant dans la journée d’action européenne lancée par la Fédération européenne des travailleurs de transports pour peser dans les débats qui doivent avoir lieu les 14 et 15 novembre au Parlement européen sur la révision du premier paquet ferroviaire. La CGT dénonce notamment la volonté de la Commission « d’aller plus loin dans la séparation entre les gestionnaires d’infrastructure et les entreprises exploitantes ». Selon elle, le statut des cheminots serait aussi clairement remis en cause. Autant de questions qui sont au cœur des Assises du rail lancées en France depuis septembre. La CFDT appelle d’ailleurs les cheminots à participer à une autre journée d’action, le 15 novembre, pour dénoncer le dumping social à l’occasion de l’assemblée plénière de ces Assises, appelant notamment les conducteurs à faire siffler leur train à 12 heures précises.

  • CDG Express : Vinci se retire du projet

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    Le gouvernement va l’acter dans les prochains jours : Vinci se retire du projet CDG Express, cette liaison directe, fréquente et dédiée entre le centre de Paris et l’aéroport de Paris-Charles-Gaulle. « C’est la reconnaissance officielle que le projet n’est pas réalisable en l’état », confie une source proche du dossier. Depuis 2007, l’Etat était engagé dans des discussions interminables avec Vinci, seul candidat en lice après le retrait de quatre autres compétiteurs. Le dossier était considéré comme particulièrement complexe et inédit : la délégation de service public envisagée portait tout à la fois sur la construction, l’exploitation et la maintenance de cette ligne entre la gare de Paris-Est et l’aéroport de Roissy. Cela sans aucun subside public. La loi obligeait même le futur concessionnaire à confier la traction des trains à la SNCF. Autant de points qui, dans un contexte de crise, ont contribué à enliser le dossier. Ainsi, les difficultés entre la SNCF et Vinci n’ont pas pu être surmontées. Le groupe privé fustigeait notamment le coût de ses conducteurs… et les risques sociaux.
    Par ailleurs, le montage financier élaboré par Vinci et ses partenaires (Caisse des dépôts, Axa Infrastructures Investissements et Keolis), tournant autour du milliard d’euros, butait sur des problèmes de financement, tous les acteurs hésitant à s’engager dans un projet aussi aventureux compte tenu des incertitudes sur le trafic aérien à l’avenir, impactant directement le trafic de CDG Express. Sans oublier qu’entre-temps Nicolas Sarkozy a lancé le Grand Paris, qui prévoit notamment un métro automatique reliant l’aéroport de Roissy. Un concurrent potentiel de CDG Express…
    Reste que le gouvernement ne renonce pas au projet. A la fin du mois de novembre ou au début décembre, il devrait réunir autour d’une table ronde « toutes les parties prenantes » pour relancer CDG Express. SNCF, RFF, ADP seront ainsi invités. Un retour à la case départ pour ces trois établissements publics qui avaient créé un GIE (groupement d’intérêt public) dans les années 2000 pour lancer CDG Express ? Pas tout à fait, car d’autres acteurs devraient être invités à ce tour de table : RATP, compagnies aériennes, chambres de commerce et d’industrie, départements… Avec une différence de taille : cette fois-ci, l’Etat pourrait accepter de prendre une partie du risque.
     

    Marie-Hélène Poingt

     

  • Bordeaux passe à l’open data en temps réel

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    Après avoir entamé l’ouverture de ses données publiques en juin dernier, avec son site www.data.lacub.fr, la communauté urbaine de bordeaux (CUB) va plus loin, en proposant de l’open data en temps réel. Il est désormais possible de consulter sur ce site le nombre de places disponibles dans vingt parkings de la CUB, les données étant réactualisées toutes les trois minutes. Une application Web légère, l’API CUB, a parallèlement été lancée le 2 novembre pour permettre d’intégrer facilement les cartes dynamiques de l’agglo dans n’importe quel site Web et les consulter depuis un ordinateur, un smartphone, une tablette tactile…
     

  • LGV Bretagne – Pays de la Loire : Ansaldo STS fournira l’ERTMS niveau 2

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    Le 2 novembre, Ansaldo STS a annoncé que sa filiale française avait signé un contrat avec Eiffage pour l’étude, l’installation et la mise en service de l’ERTMS niveau 2 sur la LGV Bretagne – Pays de la Loire. La valeur du contrat est de 62 millions d’euros et les travaux devront être terminés pour l’automne 2016. Au total, 182 km de ligne à grande vitesse (320 km/h maximum) doivent être équipées ERTMS niveau 2 et TVM 300, alors que 32 km de ligne classique recevront un ERTMS niveau 1. La fourniture comprend les enclenchements, les détecteurs de boîtes chaudes, les circuits de voie, le RBC (Radio block centre) et les Eurobalises. Ce contrat renforce la position d’Ansaldo STS comme « fournisseur unique de systèmes de signalisation pour les LGV françaises depuis 30 ans », auparavant sous le nom CSEE.
     

  • La RATP lance « J’aime ma ligne », une appli communautaire

    Pour trouver à proximité de sa ligne de métro parisienne, les bonnes adresses pour se restaurer, se cultiver et s’oxygéner, la RATP lance l’appli iPhone gratuite « J’aime ma ligne ». La version sur Androïd est prévue pour janvier 2012. Pour l’heure, l’appli propose d’explorer les lieux autour des lignes 1, 4, 7 et 7 bis ainsi que le tramway T3, et fin novembre, les lignes 5 et 9 seront en ligne. Puis 2 nouvelles lignes seront ajoutées tous les deux mois. La RATP prévoit de proposer 100 lieux par ligne, mais les utilisateurs de l’appli devraient l’enrichir avec leurs coups de cœur. De plus « J’aime ma ligne » possède une fonction de géolocalisation et un bouton « je suis ici » pour indiquer à ses amis dans quel lieu on se trouve.
     

  • Systra vise les 600 millions de CA en cinq ans

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    Un an après l’accord entre la RATP et la SNCF sur Systra, Pierre Mongin (président du conseil de surveillance) et Guillaume Pepy (vice-président) ont présenté le 26 octobre avec Pierre Verzat (président du directoire) les perspectives du nouveau Systra. Le groupe, qui pèse maintenant, avec la consolidation d’Inexia (filiale SNCF) et de Xelis (filiale RATP) 400 millions de CA, doit atteindre en cinq ans un CA de 600 millions d’euros, le doublement à 800 millions restant à l’horizon. La fusion d’Inexia et de Xelis dans Systra est prévue pour le premier semestre 2012. Année qui s’annonce très difficile, mais les commandes enregistrées ou en vue permettront de suivre le plan de marche. Cependant, déplore Pierre Mongin, en France, « les collectivités locales souffrent d’un accès difficile à la ressource » financière. Et la crise, dit Guillaume Pepy peut « étirer les projets ».  Et elle pourrait atteindre durement les pays émergents. Pari du groupe : les besoins d’équipement sont tels que ces pays ne pourront repousser longtemps leur effort. Systra, très présent en France (44 % du CA), en Europe, au Moyen-Orient et au Maghreb, veut mieux s’implanter en Asie-Pacifique et, à l’avenir, au-delà des Bric, dans une douzaine de nouveaux pays émergents.
     

  • RFF reçoit les offres finales pour le contournement de Nîmes et de Montpellier

    Ultime étape avant la désignation du titulaire du contrat de partenariat public-privé (PPP), les offres finales des groupements constitués autour de Bouygues et de Vinci pour la construction du contournement de Nîmes et de Montpellier (CNM) ont été reçues par RFF le 24 octobre. Objectif : entrée en vigueur du contrat de PPP en 2012. Après des offres initiales remises le 5 mai 2010, Eiffage, Bouygues TP et Vinci avaient été admis à participer au dialogue compétitif au premier semestre 2011. Le titulaire pressenti doit être désigné début 2012. Le candidat retenu se verra confier la construction et la maintenance de la ligne nouvelle pendant la durée du contrat, en contrepartie de financements publics et de loyers versés par RFF. Première LGV mixte voyageurs et fret, ce projet de 80 km comprend 60 km de LGV entre Manduel (à l’est de Nîmes) et Lattes (à l’ouest de Montpellier), 10 km de liaison sur la rive droite du Rhône et 10 km de raccordement. Deux gares nouvelles l’accompagnent : à Manduel et dans le quartier Odysseum de Montpellier. Dans sa forme finale, le CNM mettra Paris à 3 heures de Montpellier et libérera des sillons pour augmenter l’offre TER en Languedoc-Roussillon.

  • Italie : la compagnie privée NTV retarde son lancement à 2012

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    La compagnie ferroviaire privée italienne NTV (Nuovo Trasporto Viaggiatori) a finalement repoussé le lancement de son service de fin 2011 à début 2012. « Ce petit retard est dû au fait que notre projet est innovant, complexe et difficile », a expliqué l’administrateur délégué de NTV, Giuseppe Sciarrone. Ce dernier se dit néanmoins « confiant » et rappelle que cette compagnie, qui s’apprête à défier le groupe public Trenitalia en lançant dans la Botte le premier service TGV privé, attend simplement d’obtenir tous ses certificats de sécurité. A terme, la société, détenue à 20 % par la SNCF, compte desservir neuf villes italiennes en proposant 51 liaisons TGV par jour, notamment le trajet clé Rome – Milan grâce aux trains « Italo » fabriqués par le français Alstom. D’ici juin 2012, 1 100 personnes devraient être engagées par la nouvelle compagnie, qui a investi un milliard d’euros dans ce projet. Objectif affiché par NTV ? Conquérir 20 % du marché TGV d’ici 2015.

  • Bosnie-Herzégovine : l’espagnol Adif aidera à la mise à niveau des infrastructures

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    Appliquant le protocole signé en avril dernier à Madrid de transfert de savoir-faire, les chemins de fer de Bosnie-Herzégovine (BHZJK) et Adif (le gestionnaire d’infrastructure espagnol) vont moderniser ensemble le réseau ferroviaire de l’ex-république yougoslave. Parmi les priorités : l’électrification des lignes Doboj – Zvornik et Brcko – Banovici (un total de 190 km), la sécurisation de 206 passages à niveau et l’installation de plusieurs centres de contrôle centralisé du trafic. La mise en route de ce programme à Sarajevo implique, outre Adif, plusieurs industriels ibériques spécialisés dans les infrastructures ferroviaires : Indra, Inabensa, Ineco, ICF, Transmadrid. En 2007 et 2008, l’espagnol Talgo avait déjà envoyé pour démonstration en Bosnie, et également en Croatie, une rame articulée train-hôtel bien adaptée à des trajets sinueux et de nuit.  

     M. G.
     

  • Affaire Arbel Fauvet : la France devant la Cour de justice européenne

    La Commission européenne a indiqué dans un communiqué du 19 octobre qu’elle traduisait la France devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour non-respect de la décision de juin 2010. La Commission estimait dans cette décision – qui confirmait déjà une précédente décision d’avril 2008 – qu’Arbel Fauvet Rail, fabricant de wagons installé à Douai, avait reçu en 2005 de la région Nord-Pas-de-Calais et de la communauté d’agglomération du Douaisis des aides illégales et incompatibles avec le marché intérieur, à des conditions préférentielles. La France n’ayant pas notifié ces prêts, d’un montant total de 2 millions d’euros, pour approbation avant leur octroi est tenue de récupérer auprès d’Arbel Fauvet la différence entre les taux qu’elle lui a accordés et ceux du marché en vigueur à l’époque.