Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • La DB augmente ses tarifs sur fond de polémique

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    Après une année de pause, la DB relève ses tarifs. A partir de décembre, le prix des billets sera renchéri en moyenne de 3,9 % sur les grandes lignes et de 2 % pour les liaisons régionales. Certaines prestations seront également plus onéreuses : il faudra ainsi débourser 4 euros pour réserver une place, contre 2,5 actuellement. La Bahn justifie cette cinquième hausse des prix en cinq ans par la flambée de sa facture énergétique. Si la compagnie bénéficie de l’aval du ministre des Transports, elle s’attire à l’inverse les foudres des usagers et de l’association Transport et Environnement (VCD). « Il va falloir payer plus pour une offre qui fonctionne mal : c’est un scandale », s’étrangle la VCD. Il faut dire que cette augmentation intervient alors que la Bahn a connu toute une série de pépins techniques au cours des derniers mois : trains bloqués par la neige en hiver, voitures transformées en sauna l’été suite à des pannes de climatisation… « Qui augmente ses prix doit aussi améliorer la qualité de service », déplore de son côté l’association de voyageurs Pro-Bahn.     

    A. H.

     

  • A Reims, Veolia-Transdev carbure au marc de raisin

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    Utiliser les déchets locaux pour servir de carburant aux bus. C’est le souhait de Veolia-Transdev et de son partenaire industriel Scania, qui viennent de lancer un test de trois mois sur le réseau de Reims avec un autobus OmniCity qui fonctionne à 100 % avec un bioéthanol issu de marc de raisin et fourni par la coopérative locale, Raisinor. Cette expérimentation a connu une première étape de mai à juillet 2011 sur le réseau de Saint-Quentin avec du bioéthanol de betteraves fourni par le groupe Téréos. Un des objectifs de ces tests est de mesurer l’efficacité énergétique et la consommation réelle de ces bioéthanols comparativement à une exploitation classique au gazole.

  • Madrid – Barcelone en deux heures trente

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    Nouvelle étape dans la grande vitesse entre Barcelone et Madrid : depuis le 24 octobre quatre relations AVE s’effectuent en deux heures trente seulement entre les deux villes, contre 2 h 38 pour le meilleur temps de parcours jusqu’alors. Après de multiples tests, le ministère espagnol du Développement (Fomento) vient de mettre enfin en service l’ERTMS deuxième niveau. Il permet aux rames S 103 (les Velaro construites par Siemens) d’afficher une durée de centre-ville à centre-ville très concurrentielle par rapport au pont aérien existant entre les aéroports Barajas et El Prat. Autorisant la circulation à 310 km/h sur quelques sections, l’ERTMS 2 fonctionne actuellement entre Madrid (Atocha) et Lleida seulement. En décembre, il concernera le tronçon Lleida – Barcelone (Sants) et, avec l’expérience acquise, progressivement toutes les relations directes devraient passer à deux heures trente. L’Espagne dispose aujourd’hui de 1 491 kilomètres de lignes équipées du système ERTMS.    

    M. G.
     

  • Passages à niveau : Aximum gagne le marché du contrôle automatisé

    La société Aximum, filiale du groupe Bouygues, a annoncé le 20 octobre avoir remporté l’appel d’offres national du contrôle automatisé de franchissement de passage à niveau. Au total, une cinquantaine de sites pourraient être équipés, suite au souhait du ministère des Transports de sécuriser les passages à niveau les plus dangereux. Le principe de fonctionnement est globalement le même que les systèmes de contrôle automatisé de franchissement de feu rouge, dont Aximum avait précédemment également remporté l’appel d’offres national pour le quart sud-ouest de la France, explique un communiqué d’Aximum. Le contrevenant qui franchit le passage à niveau après l’apparition du signal rouge clignotant est pris en photo deux fois, afin d’établir de façon irréfutable le mouvement du véhicule, et un procès-verbal lui est ensuite automatiquement envoyé par le Centre national de traitement, basé à Rennes.
     

  • France : une loi pour autoriser les liaisons par autocar entre les villes

    Un projet de loi sur les lignes express nationales par autocar devrait être proposé très rapidement au Parlement. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, l’a annoncé lors de l’ouverture du congrès de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), le 19 novembre, en indiquant qu’il ferait son possible pour que le projet soit transmis au Parlement « dès que possible », peut-être dès la cession d’automne. Ce texte de loi, dont VR&Ta pu consulter l’avant-projet, autoriserait les liaisons par autocar entre deux régions limitrophes ou non limitrophes, après consultation des départements ou régions concernés et sous réserve que « la mise en place de ces nouvelles liaisons ne compromette pas l’équilibre économique d’un contrat de service public d’un transport terrestre de personnes ».
    En somme, il s’agit d’autoriser les lignes nationales d’autocar dans un contexte de presque unanimité d’opinion sur ce sujet dans le secteur, et dans la mesure où l’autorisation en début d’année du cabotage sur les lignes internationales a déjà, en partie, ouvert ce marché. Toutes les précautions sont prises pour ne pas inquiéter les lobbies ferroviaires. « Il faut se garder d’opposer les modes sur ce sujet, sinon on va crisper les gens de la citadelle ferroviaire. Et quand elle veut résister, elle est solide, la citadelle », a « euphémisé » le directeur général de la SNCF, Jean-Pierre Farandou. La mise en place de cette loi pourrait ouvrir la porte à une substitution du train par l’autocar dans les cas où l’usage d’un mode lourd n’est justifié par un nombre suffisant de voyageurs. « Quand on a dans certaines régions des taux d’occupation inférieurs à 25 %, cela pose des questions. Ce que nous préconisons est des mises en valeur du car pour montrer que cela fonctionne ! », a indiqué le président de l’UTP, Michel Bleitrach. « Si l’autocar évolue, nous sommes convaincus qu’il évoluera comme une filière industrielle », a souligné Eric Ritter, le secrétaire général de la FNTV.

  • SNCF : mieux pour les voyageurs, moins bien pour Geodis

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    D’un côté, il y a une « cassure » depuis juin sur le transport de marchandises. « Inquiétante car l’activité de Freight Forwarding (commission de transport) souffre de façon anticipée des inversions de conjoncture. Et l’on peut observer des indicateurs pas extrêmement positifs. » De l’autre, il y a une nette progression pour les voyages « assez équilibrée, aussi bien sur l’Europe qu’en domestique. La conjoncture a, cet été, peut-être incité davantage de voyageurs à demeurer en France ». Pour David Azéma, directeur général délégué du groupe, ce sont les tendances fortes de l’évolution du chiffre d’affaires du groupe SNCF sur les neufs premiers mois, dévoilé le 19 octobre. Si c’est globalement moins bon que prévu pour Geodis, mieux pour les voyageurs, il estime qu’« il n’y a pas d’écart majeur » par rapport aux prévisions budgétaires. « Les performances d’exploitation sont au rendez-vous et nous sommes confiants dans la capacité de tenir les résultats. »

     

  • Le barreau de Gonesse sous les feux de la concertation

    Le projet de nouvelle branche du RER D, également connu sous le nom de barreau de Gonesse, va être soumis à la concertation du 20 octobre au 9 décembre. Cette liaison, attendue à l’horizon 2020, doit prolonger les parcours du RER D dans le Val-d’Oise (dont le terminus est aujourd’hui Villiers-le-Bel-Gonesse-Arnouville), jusqu’à la gare du RER B du parc des Expositions de Villepinte.
    Ce projet a avant tout pour objectif de relier les zones d’habitations du Val-d’Oise aux zones d’emplois de l’aéroport de Roissy, du parc des expositions et de Paris-Nord 2. Il permettra aux voyageurs de ne plus transiter par Paris et de faire ce parcours en dix minutes seulement. Le projet prévoit également une gare nouvelle pour desservir le triangle de Gonesse, qui sera en correspondance avec le BHNS (bus à haut niveau de service) et avec la gare du Grand Paris Express. Le coût du projet est estimé entre 300 et 320 millions d’euros.
     

  • L’activité d’Eurotunnel en hausse

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    Le gestionnaire du tunnel sous la Manche enregistre une activité en hausse de 10 % au troisième trimestre (à 231,7 millions d’euros) comparé à la même période 2010. « Le chiffre d’affaires de l’activité cœur de métier, le transport de camions et de véhicules de tourisme à bord de ses navettes, augmente de 8 % », précise le groupe dans un communiqué du 19 octobre. La seule filiale Europorte, qui a gagné plusieurs contrats dans le fret, affiche une hausse de son chiffre d’affaires de 30 %.
     

  • Eurotunnel coopère avec RFF pour son système de radiocommunication

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    Eurotunnel a décidé de mettre en place le GSM-R dans le tunnel sous la Manche à l’horizon 2014, afin d’offrir une interopérabilité totale avec l’ensemble du réseau ferroviaire transeuropéen. Le contrat signé en décembre 2009 par RFF avec Alcatel-Lucent prévoit la réalisation de la 1re phase du système ERTMS (European Rail Traffic Management System), dite GSM-R. Dans le cadre d’une coopération renforcée avec les réseaux adjacents et dans un souci d’économie, Eurotunnel vient de signer avec RFF un contrat jusqu’à 2025 pour mutualiser les équipements (réseau, serveurs de terminaux fixes) et la maintenance sous conditions de performance de la radio sol-train sur le réseau géré par Eurotunnel, pour une valeur de 11 millions d’euros environ. Eurotunnel, qui a toujours voulu maintenir son infrastructure au meilleur niveau de performance, souhaite ainsi faciliter une réelle ouverture à la concurrence des trafics à destination de la Grande-Bretagne.

     

  • Le sort de Seafrance tranché le 26 octobre

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    La France avait jusqu’au 24 octobre pour trouver une solution concernant l’avenir de la société de ferries Seafrance. Le 26 octobre, une réunion de l’exécutif européen devait déterminer si cette solution était conforme aux exigences de la Commission européenne, a annoncé le 19 octobre un de ses porte-parole. Cette solution « doit nécessairement impliquer la participation d’une entité indépendante », a-t-il ajouté. Sinon, la Commission européenne refuserait le plan de sauvetage de cette filiale à 100 % de la SNCF. Rappelons qu’en juin Bruxelles a fait part de « ses doutes sérieux sur les perspectives de retour à la viabilité de l’entreprise à terme » et craignait que le plan de sauvetage ne crée des distorsions de concurrence. Ce plan prévoit notamment un prêt de 100 millions d’euros venant de la SNCF. Le tribunal de commerce de Paris doit aussi se prononcer le 25 octobre sur l’avenir de Seafrance, en redressement judiciaire depuis juin 2010 et qui emploie 880 salariés CDI et 200 CDD selon les saisons.