Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Le Gart et l’UTP en réflexion sur le modèle économique
Le modèle économique actuel des transports publics urbains est en crise. Et le Gart et l’UTP ont décidé de le remettre à plat de concert. « Nous réaliserons une analyse approfondie avec le Gart pour réfléchir à la pérennité du modèle économique, puis définir des lignes communes »,a expliqué Michel Bleitrach, nouveau président de l’UTP, en dévoilant sa feuille de route devant une dizaine de journalistes. L’équation est simple, elle est posée par Jean-Marc Janaillac, vice-président de l’UTP et DG chargé du développement à la RATP : « La volonté des collectivités d’étendre les réseaux urbains sur des zones moins urbanisées engendre une hausse structurelle du coût par personne transportée, alors que parallèlement, les recettes sont en baisse ou stagnent ».Des recettes en berne puisque la fréquentation, subissant la crise de plein fouet, baisse ou stagne dans tous les réseaux en 2009 et 2010, qui obligent la profession toute entière à se poser la question « Est-ce que le modèle peut subsister ? ».
Gefco : la SNCF explique qu’elle perdait de l’argent
Selon Pierre Blayau, le directeur général de SNCF Geodis, Gefco n’a pas renouvelé son contrat avec la SNCF pour le transport ferroviaire de ses voitures car il n’a pas voulu s’inscrire dans le nouveau plan de transport de la SNCF, baptisé multilots-multiclients, qui nécessite de s’engager sur des volumes et s’accompagnait d’un relèvement des tarifs. SNCF Geodis fournissait une double prestation à Gefco : l’organisation de la logistique et la traction des trains. Gefco, qui est commissionnaire de transport, a décidé de reprendre en main cette fonction d’architecte du plan de transport, selon Pierre Blayau. Le groupe a uniquement sous-traité la traction des trains à des concurrents de la SNCF : ECR, Europorte et Colas, « qui ont un avantage compétitif de 20 % », précise le patron de Geodis. Pour la SNCF, la perte de ce contrat se traduit par 27 000 wagons à transporter en moins. Soit 10 % du nombre total de wagons acheminés annuellement par la société nationale. La répercussion sur le chiffre d’affaires ne serait que de 3 % car ce contrat était réalisé à perte par la SNCF.
Vossloh Cogifer acquiert la société américaine JMI
Le 30 juin, Vossloh Cogifer a acquis le fabricant américain d’équipements de signalisation ferroviaire JMI (J Rail Components & Manufacturing). Implantée à Grass Valley (Californie), cette entreprise de 28 salariés a réalisé un chiffre d’affaires de 4,7 millions de dollars (3,5 millions d’euros) en 2010. Ses principaux clients sont actuellement les grands réseaux ferrés américains (Class I) et les réseaux de transports en commun. La gamme de JMI vient compléter l’offre en matière de signalisation de Vossloh Cogifer sur le marché des grands réseaux américains, ainsi que dans les pays où les normes techniques américaines sont en vigueur.
Une nouvelle navette conteneurisée entre Dunkerque et Paris
Rail Link Europe a inauguré le 21 septembre une navette ferroviaire conteneurisée hebdomadaire, d’une capacité de 80 EVP, entre le terminal des Flandres de Dunkerque-Port et le terminal de Bonneuil-sur-Marne dans le sud-est de la région parisienne. L’opérateur souhaite ainsi proposer une offre de transport combiné dédiée aux chargeurs présents dans le sud-est de la région parisienne. « Cette nouvelle liaison, bien cadencée par rapport aux escales de navires-mères touchant Dunkerque et réalisée en “saut-de-nuit” bénéficie d’une procédure douanière super-simplifiée », souligne le port de Dunkerque dans un communiqué. L’objectif est d’élever rapidement la fréquence de cette navette à 2 rotations par semaine. La traction a été confiée à Europorte, filiale du Groupe Eurotunnel.
La DB présente ses pointages… et anticipe un hiver difficile
Lancée dans une grande offensive de charme pour redresser son image, la DB vient de présenter pour la première fois ses performances en matière de ponctualité : de janvier à août, 93 % de ses trains sont ainsi arrivés à l’heure, c’est-à-dire avec moins de dix minutes de retard, selon des pointages officiels qui seront désormais publiés chaque mois. Un chiffre qui tombe néanmoins à 80 % sur les grandes lignes. Destinée à satisfaire une vieille revendication des usagers, cette opération « transparence » n’empêche les problèmes : la compagnie anticipe déjà un hiver difficile. En cause, cette fois-ci : des retards imprévus dans la livraison de matériels roulants. Plus de 100 trains régionaux produits par Bombardier n’ont toujours pas reçu l’agrément de circulation. Résultat : l’opérateur affirme ne pas disposer de réserves suffisantes pour faire face aux caprices de la météo. Malgré ces perturbations à venir, la DB s’apprête à annoncer une hausse de ses tarifs, justifiée par une pression sur ses coûts salariaux et énergétiques.
A. H.
Les fraudeurs allemands s’organisent sur Facebook
Difficile d’en mesurer l’ampleur avec exactitude, mais le phénomène a été observé dans plusieurs grandes villes allemandes : les usagers des transports en commun s’organisent sur Facebook pour échapper aux contrôles des billets. Le principe est simple : les fraudeurs créent une page sur le fameux réseau social, qui invite les usagers à signaler la présence de contrôleurs sur une ligne de métro ou dans une station de S-Bahn. Grâce à leurs smartphones, les resquilleurs peuvent ainsi alerter et être prévenus en temps réel du risque de subir un contrôle, un peu à la manière des automobilistes qui signalent les radars de la police par un appel de phares. Ces pages Facebook ont été signalées à Dortmund, Francfort ou Hambourg. A chaque fois, les « fans » sont nombreux. De quoi inquiéter les opérateurs qui n’ont aucun recours possible. Tant qu’il n’est pas explicitement appelé à frauder, la loi n’interdit pas aux usagers de se prévenir mutuellement des opérations de contrôle des titres de transports.
A. H.
Veolia-Transdev, ça va chauffer à Madrid
La convention annuelle du club des élus et techniciens des villes Transdev (Trans.cité), qui se tient cette année le 28 septembre à Madrid, devrait être mouvementée. Le président du club, Marc Baïetto, et quelques-uns de ses soutiens souhaitent queTrans.cité devienne un club d’élus et de techniciens ouvert à tous les réseaux, ce qui semble difficilement acceptable pour Veolia-Transdev (VTD). Au-delà du club, plusieurs agglomérations questionnent la présence de Transdev, devenue Veolia-Transdev dans le capital de leur SEM de transports. A Grenoble, les dés semblent déjà jetés, et personne ne semble plus douter que, lors du prochain renouvellement de la DSP, l’agglomération changera de partenaire industriel. A Nantes, Transdev semble être en ballottage. Attachée à sa SEM, l’agglo qui a renouvelé son contrat récemment s’interroge sur l’opportunité de changer de formule. Faute de données nouvelles, certains évoquent l’entrée d’un partenaire financier au capital ou un passage en SPL. A Strasbourg, on avance, comme souvent, avec prudence, mais la menace est tout juste voilée, la ville de Roland Ries peut basculer. Du côté de Montpellier, enfin, on réserve les commentaires sur l’évolution de la gouvernance du réseau à l’après-Madrid.
A Madrid, VTD compte donner des gages de sa future bonne conduite. Trois mesures doivent être annoncées par le président de VTD, Jérôme Gallot, dont voici les deux premières : l’adoption d’une charte de Trans.cité et la création d’un pacte d’actionnaires à l’usage des SEM. Cet outil permettrait à chacun des actionnaires de définir ce qu’il attend de l’autre et de circonscrire la collaboration (voir l’article complet et l’entretien avec Marc Baïetto dans le numéro 527 de VR&T, paru mercredi 21 septembre).Maroc : coopération renforcée entre l’ONCF et l’Adif espagnole
Réunis le 14 septembre au Centre des technologies ferroviaires de Málaga, les responsables de l’Office national des chemins de fer marocains et ceux de l’Adif (le RFF ibérique) ont donné deux axes à la coopération relancée en juillet dernier à Rabat entre Mohamed Rabie Khlie (ONCF) et Antonio González Marin (Adif). D’abord, l’Adif conseillera le Maroc pour la valorisation des gares (commerces, intermodalité, intégration urbaine). A commencer par celles de Casablanca, Rabat-Agdal, Kenitra, Tanger et Oujda. Ensuite, va s’intensifier l’implantation du système de régulation du trafic Da Vinci, conçu par la société espagnole Indra et l’Adif et utilisé sur les lignes AVE hispaniques. Ce projet d’un montant de 3 millions d’euros concerne le réseau conventionnel ainsi que la section à grande vitesse en chantier entre Kenitra et Tanger.
Le français Egis acquiert la majorité de Vega
Egis a annoncé le 20 septembre qu’il avait acquis 51 % du capital de Vega, société brésilienne spécialisée dans l’ingénierie ferroviaire. Les deux dirigeants-actionnaires de Vega conservent 49 % des parts, qu’ils céderont progressivement à Egis jusqu’en 2014. Leader sur le marché brésilien des études et travaux de supervision ferroviaire, Vega a enregistré un chiffre d’affaires, essentiellement réalisé au Brésil, de 31 millions de reals (environ 13 millions d’euros) en 2010, précise Egis dans un communiqué. Cette société de 270 salariés réalise notamment les études de doublement de la ligne de chemin de fer de Carajas, une ligne de près de 900 km empruntée par des trains de minerai de fer parmi les plus longs (3 500 m) et les plus lourds du monde (53 000 t).
Changement à la tête de l’UITP
Le 21 septembre, le conseil exécutif de l’Union Internationale des transports publics (UITP) a désigné Alain Flausch pour succéder, à la fin de l’année, au poste de secrétaire général, à Hans Rat qui se retire de la vie active après avoir dirigé l’association pendant treize ans. « Poursuivre sur ses traces sera un défi passionnant », a commenté Alain Flausch. Dès la mi-octobre, Ousmane Thiam, le vice-président le plus ancien, succédera à Alain Flausch en tant que président. Administrateur et DG de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib) depuis onze ans, Alain Flausch y a instauré une nouvelle culture d’entreprise, plaçant le client au cœur d’une offre commerciale nouvelle, avec pour résultat un doublement de la fréquentation du réseau bruxellois. Il a en outre été membre du conseil de direction de l’UITP depuis 2004. Ousmane Thiam, quant à lui, est le président du conseil exécutif des Transports urbains de Dakar (Sénégal) et le président de l’Union africaine des transports publics (UATP), qui représente également la division africaine de l’UITP.